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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 13:08
27/02/2008

 

Au nom de la patrie en grand danger un dialogue politique véritablement inclusif est plus que primordial, il est indispensable !


© Copyright L'Indépendant

Par Adrien de Saint Serge Poussou

Pour y parvenir, celui qui est aujourd'hui considéré comme le premier citoyen centrafricain, donc patriote par l'essence même de cette considération doit, il n' y a plus d'autres alternatives, suivre l'esprit positif, objectif, manifestement avant-gardiste et incontestablement rassembleur des signataires du manifeste pour un dialogue véritablement inclusif en Centrafrique, qui n'ont été guidés que par les intérêts supérieurs de la nation et non par des calculs politiciens bassement égoïstes de tous les opportunistes et Gui Kobë Ti yanga de la périphérie du pouvoir qui ne font pas mystère sur leur intention de vider le prochain dialogue de sa substance. Ceux-ci pensent à tort ou à raison que tel voulu et réclamé par le peuple, le prochain dialogue politique favorisera le retour d'autres larrons et grands gosiers à la mangeaille nationale. Soit. Mais de là à ignorer le grand danger qui guette la patrie, c'est faire partie des ennemis du progrès social de notre pays.

Nous ne comprenons pas, le peuple martyr de Centrafrique encore moins, que François Bozizé, qui a longtemps côtoyé les sérails du pouvoir dans notre pays, d'abord comme aide de camp de l'empereur Bokassa 1er, ensuite comme éphémère ministre de l'information d'André Kolingba, puis chef d'état major de l'armée centrafricaine du temps d'Ange Patassé, n'a pas encore tiré les leçons nécessaires d'un passé ressent aussi bien tumultueux que pathétique.

Est-il vraiment besoin de rappeler que le pays va mal ? Faille-t-il encore forcer l'évidence en affirmant que notre cher et beau pays se trouve à la croisée des chemins ? Par conséquent, il est urgent, voire même impérieux que les Centrafricains se mettent au tour de la table et se parlent franchement entre les quatre yeux, car ils ont des choses à se dire. Nous devons coûte que coûte dialoguer. Il n'y a pas d'autres alternatives au dialogue. Les va-t-en guerres et autres thuriféraires fieffés n'ont vraiment plus droit de cité en Centrafrique. Cela doit être compris par François Bozizé, l'actuel garant de la pérennité de notre pays et la de la paix sociale sans laquelle, il est à la fois illusoire et dérisoire d'envisager un quelconque effort pour le développement de la nation.

Le président François Bozizé, pointé du doigt par les différent rapports des organisations non gouvernementales de défense des droits de l'homme, affaibli par les condamnations quoique de facette, et les pressions certes très molles de la communauté internationale, n'a plus d'autres choix que de s'engager totalement et courageusement dans la voie d'un dialogue politique véritablement inclusif, cela va de la survie du peuple centrafricain. Les armes ont montré leurs limites. La force du biceps ne sert plus à rien, elle est couteuse et fatigante. Les forces extérieures ne seront pas éternellement à ses côtés pour le sauver des impasses. Le salut de son régime ne peut venir que du peuple centrafricain.

Pour y parvenir, celui qui est aujourd'hui considéré comme le premier citoyen centrafricain, donc patriote par l'essence même de cette considération doit, il n' ya plus d'autres alternatives, suivre l'esprit positif, objectif, manifestement avant-gardiste et incontestablement rassembleur des signataires du manifeste pour un dialogue véritablement inclusif en Centrafrique, qui n'ont été guidés que par les intérêts supérieurs de la nation et non des calculs politiciens bassement égoïstes de tous les opportunistes, Tè Ka Mo Tè Gué et Gui Kobë Ti Yanga de la périphérie du pouvoir qui ne font pas de mystère sur leur intention de vider le prochain dialogue de sa substance. Ceux-ci pensent à tort ou à raison que tel voulu et réclamé par le peule, le prochain dialogue politique favorisera le retour d'autres larrons et grands gosiers à la mangeaille nationale. Soit. Mais de là à ignorer le grand danger qui guette la patrie, c'est faire partie des ennemis du progrès social de notre pays.

La République en danger, on ne saurait encourager son morcellement par des guerres larvées sur l'ensemble du territoire national. Pour une paix durable, effective et définitive, il est hors de question d'écarter du prochain dialogue certains acteurs majeurs de la crise centrafricaine.

Non pas que nous donnons carte blanche à ceux qui ont le sang des Centrafricains sur les bras. Mais nous estimons qu'en situation de crise, la logique de pardon doit être de mise. Qui n'a pas perdu un cousin, un père une mère, un frère, une sœur, bref un parent même lointain au cours des multiples soubresauts politico-militaires que notre pays a connus ?

Enormément soupçonnée, encore vitupérée et vilipendée, la justice centrafricaine ne saurait actuellement dire le droit au nom du peuple centrafricain dans les affaires hautement sensibles telles que celles qui touchent des crimes d'Etat, sans qu'on y voie une main politique derrière. Ceci ou cela n'engendra que des péripéties malheureuses pour le pays. Ce n'est qu'une question de bon sens.

D'où l'impérieuse nécessité de fonder notre confiance dans la justice internationale et de lui accorder le temps pour mener à bien sa mission. D'autant qu'elle est déjà à pied d'œuvre. Ceux qui ailleurs se sont cru au dessus de toutes règles et qui se sont rendus coupables des crimes imprescriptibles dans leurs pays respectifs ont été rattrapés par les instances judiciaires internationales. Nous en voulons pour preuve, les exemples du congolais Thomas Lubanga et de l'ex président Charles Taylor qui croupissent actuellement dans les geôles de la Cour Pénale Internationale (CPI). Il en sera de même pour les auteurs, commanditaires et autres complices des barbaries dont a été victime le peuple centrafricain. Nous y croyons dur comme fer.

Sans jouer les magistrats, encore moins les donneurs de leçon, nous disons sans arrogance ni condescendance aucune, qu'ils sont trop peu, ces leaders centrafricains qui peuvent véritablement se bomber le torse pour proclamer à haute et intelligible voix qu'ils n'ont pas le sang du centrafricain sur les doigts. Car il n'a pas que les crimes de sang, il y'a aussi les crimes économiques.

C'est ici l'occasion de rappeler cette maxime biblique : que celui qui n'a jamais pêché jette la première pierre. Nous pensons pour notre part que la plupart des acteurs majeurs de la vie sociopolitique de notre pays sont des malfrats. Tous coupables d'avoir plongé le pays dans le chaos. Qui dit mieux ?

Là où le bât blesse c'est l'irresponsabilité et la naïveté qui frise l'inconscience aussi bien chez les tenants du pouvoir qu'au niveau de ceux qui s'affublent du qualificatif d'opposant. Tous semblent ignorer qu'à cause des immenses richesses que regorgent le sol et le sous sol de notre pays, les ennemis de la nation centrafricaine ne ménagent pas leurs efforts par la destruction des vies humaines pour nous diviser afin de mieux piller et d'abuser de nos richesses.

C'est pourquoi nous devons opposer à cette logique belliqueuse et de prédation, non seulement l'amour de la patrie, mais surtout et avant tout la solidarité entre centrafricain et la fraternité. Nous ne construirons pas le pays par les armes, les querelles intestines et inutiles. L'intérêt supérieur de la nation nous exige un changement de cap qui passe obligatoirement par la destruction des haches de guerres. Faisons la paix des braves. A bon entendeur, la patrie reconnaissante.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
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