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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 13:23
Le Potentiel 28/02/2008 

 


Crise tchadienne : vers la tenue d’un sommet extraordinaire de la CEEAC à Kinshasa

Freddy Mulumba Kabuayi / Envoyé spécial à Libreville
© Copyright Le Potentiel

On s’achemine vers le dénouement de la crise tchadienne, avec l’implication des Etats de l’Afrique centrale. C’est le sens qu’il convient de donner au périple qu’entreprend en ce moment le ministre des Affaires étrangères Mbusa Nyamwisi, envoyé spécial de M Joseph Kabila, président en exercice de la CEEAC, auprès de ses homologues de la sous région. Des discussions sur la question tchadienne, il ressort qu’un sommet extraordinaire de la CEEAC est projeté à Kinshasa dès la première quinzaine du mois de mars.

Un sommet extraordinaire de chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) sur le Tchad est désormais plus que probable. Lieu à la tenue de grand-messe, la ville de Kinshasa. Tout indique que ce sommet aura lieu à Kinshasa, dans la capitale congolaise, « dans les plus bref délais », comme l’a laissé entendre un des officiels que le président Kabila a envoyé auprès de ses pairs de l’Afrique centrale.

On se souviendra que le président du Tchad Idriss Déby Itno l’avait réclamé dès la réception du « message personnel » que le chef de l’Etat congolais lui a, début février, fait parvenir, en sa qualité de président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale.

« Très concerné », le président François Bozizé a même déjà exempté à la mission congolaise l’étape de son pays. Il n’attend « que lui soit communiqué la date et le lieu pour venir y prendre part ». On sait que la frontière que la Centrafrique partage avec le Sud Soudan est, elle aussi, une zone où prévaut l’insécurité.

A l’étape du Gabon, le président Omar Bongo Ondimba a réservé « un accueil enthousiaste à l’idée de cette rencontre », a déclaré le même officiel sous le sceau de l’anonymat. C’est en marge de la Conférence de paix et de sécurité de l’Afrique centrale (COPAX) que le président Bongo a reçu le ministre congolais des Affaires étrangères Antipas Mbusa Nyamwisi qu’accompagne M. Marcellin Cishambo, conseiller politique et diplomatique de Joseph Kabila, chef de l’Etat congolais.

La crise tchadienne a figuré en bonne place à la rencontre de Libreville. L’Afrique centrale souhaite gérer ce dossier jusqu’au bout. Une gêne n’est pas à exclure, c’est la possible entrée en scène du Sénégalais Abdoulaye Wade. N’Djamena en serait déjà saisi. Le Français Nicolas Sarkozy qui y est aussi attendu devrait confirmer la volonté de la France à prendre la crise tchadienne à bras-le-corps pour une solution qui intègrerait le cas des opposants dont le sort doit être éclairé.

UN SOMMET CEEAC À KINSHASA EN MARS

L’Union africaine y avait, pour sa part, commis Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville et le Libyen Mouammar Kadhaffi pour entreprendre des consultations en vue d’un dénouement de cette crise. Jean Ping, le président de la Commission de l’Union africaine a, quant à lui, souhaité, à l’issue d’un banquet organisé par les délégations COPAX en son honneur, que « tous les efforts soient conjugués pour que la paix revienne ou soit consolidée dans la région ». C’est du reste l’option levée par de la Conférence de Libreville.

Pour le retour de la paix à N’Djamena, les délégués 10 pays présents dans la capitale gabonaise ont recommandé que le président Sassou s’occupe du dossier. Ils ont aussi prévu la mise sur pied d’un bureau de liaison dans la capitale tchadienne. Celui-ci doit « faciliter l’instauration d’un climat propice à un dialogue national ». Tout est par ailleurs mis en branle pour que les pays de la région « apportent un soutien à la résolution de la crise humanitaire » née de derniers affrontements entre l’armée régulière du Tchad et les troupes rebelles venues du Sud du Soudan.

Sauf imprévu, Theodoro Obiang Nguema de la Guinée Equatoriale s’inscrira ce jeudi dans la même logique. L’étape de Malabo est, avec celles de Luanda, Bujumbura et Yaoundé, la dernière avant que la présidence congolaise de la CEEAC convoque dans la première quinzaine du mois de mars un sommet à Kinshasa. -

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Published by Juliette Abandokwe - dans Panafrique
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