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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 11:40

6 mai 2008

 

Des cadres du Rdpc ont voulu susciter un nouveau mandat en 2011 au chef de l’Etat. L’allusion a été élaguée de la motion de soutien adressée.

© Léger Ntiga, Mutations


La convocation et la tenue d’une réunion des ressortissants du département de la Lékié suscitée dans les locaux de l’Hôtel de ville par le ministre des Finances (Minfi), Emmanuel Essimi Menye (selon un communiqué de presse sans ordre qu’il a rendu public), mercredi, 30 avril dernier suscitent interrogation et réactions dans l’opinion. D’abord parce que, contrairement à l’esprit du communiqué du Minfi, seuls des partisans et sympathisants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se sont retrouvés à cette rencontre. 

Ensuite parce que certaines personnalités pourtant des plus attendues à cette assise, le président du groupe parlementaire RDPC à l’Assemblée nationale, Jean Bernard Ndongo Essomba par exemple, étaient absentes. Enfin, du fait du fait du contexte, celui d’un “meeting” qui se tient en réaction d’un autre ayant eu lieu douze jours auparavant à la résidence de l’ancien ministre Martin Medjo.

Déferlante

Au cours de cet autre conclave, les ressortissants de ce département présents, entendaient adresser une pétition visant l’élargissement de l’ancien ministre de la Santé publique, Urbain Olanguena Awono, au président de la République, Paul Biya.

Sur la même lancée, le conclave présidé par le ministre Essimi Menye (en l’absence du ministre des Relations extérieures, Henri Eyebe Ayissi), intervient alors que le même son de cloche visant une action publique de protestation de certains ressortissants de la Lékié en direction de la direction de la police judiciaire (Dpj) au quartier Elig Essono à Yaoundé, a fait l’objet d’une dissuasion peu de temps après l’interpellation de M. Olanguena Awono, au début du mois de mars.

D’où, les réactions vives qui ont suivi la lecture de la motion de soutien lue par les initiateurs de la réunion du 30 avril dernier. En effet, contrairement aux molles réactions de l’assistance lors de l’évaluation des activités de commémoration des 25 ans de l’accession de Paul Biya au pouvoir qui aboutira à l’appel dit de Monatélé demandant au chef de l’Etat de modifier la Constitution et aboutir à la déferlante observée par la suite à travers le pays. Pour cette fois, le texte soumis à l’attention de l’assistance a été expurgé de certains extraits. Dont le principal visant à susciter la candidature de Paul en 2011.

Par la même occasion, une partie de l’assistance a tenu à dénoncer la manière avec laquelle les travaux de Monatélé avaient été conduits au soir du 6 novembre 2007. Le contenu du texte lu par les initiateurs de la motion de “l’appel de Monatélé” fait leur fierté, a, lui aussi été critiqué et jugé cavalier. Un peu comme certains leaders de parti, M. Metala du Parti de la nouvelle dynamique (Pnd), lui aussi ressortissant de la Lékié. Cet ancien de l’Union pour la démocratie et le progrès pense que “les réunions des ressortissants de la Lékié ne sont pas des meetings du parti au pouvoir. Il n’est donc pas question de convoquer parla radio, les autres sensibilités du département comme des forçats ou des écoliers rapidement mis en rang sans en énoncer ni l’ordre du jour, ni modalités”.

Cette interpellation partagée y compris par certains membres de l’assistance, est d’autant plus entretenue qu’elle dénonce la formulation sur les interpellations de personnalités bien que la campagne d’assainissement de la vie publique soit à encourager. Comme on le voit, l’action et l’avenir politiques de Paul Biya provoquent dissidences et dissonances dans la Lékié.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Cameroun
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