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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 03:50

8 décembre 2012
Source: Le Confident



Bozizé partira, partira pas.....?

Arrivé au pouvoir, l’homme du 15 mars 2003 organisait le dialogue national non seulement pour tenir la promesse mais surtout pour avoir la caution nécessaire pour se présenter aux élections présidentielles de 2005 afin de légitimer son pouvoir

La politique dit-on est l’acte d’hypocrisie et de ruse. Hier le Général François Bozizé dans la rébellion faisait du dialogue l’une de ses exigences parce que son prédécesseur Ange Félix Patassé ne voulait pas s’asseoir avec ses compatriotes autour d’une table pour trouver des solutions à la détérioration de situation sociopolitique et économique. 

L’appétit venant en mangeant, il parvint avec la bénédiction de la Cour Constitutionnelle et l’Assemblée Nationale a contourné la résolution politique du vide constitutionnel causé par le retard accusé dans les préparatifs et l’organisation des élections groupées de 2010. 


Finalement les résultats des élections de 2011 qui donnaient gagnant au premier tour avec une majorité parlementaire écrasante furent contestés à cause des fraudes massives et des irrégularités. 


Des signes qui ne trompent pas 

Durant son premier mandat, le Général –Président François Bozizé tirant les leçons du bras de fer avec le Conseil National de Transition (CNT) n’a pas hésité à mettre à contribution la Cour constitutionnelle pour empêcher Charles Massi, Jean-Paul Ngoupandé, Abdou Karim Mackassoua et Emilie Béatrice Epaye qui ont servi le pays en qualité de membres du gouvernement de regagner leur siège au Parlement. 


En 2011, le locataire du Palais de la Renaissance qui a des ambitions a transgressé l’accord politique pour une seconde fois en apportant son soutien qu’aux candidats du KNK aux législatives. 

Une manière de se passer de ses partenaires politiques dans la réalisation de la pérennisation de son règne. 
Au fur et à mesure que le temps passe, son intention de confisquer le pouvoir se précise. C’est ainsi que la tentative de récupérer le troisième atelier destiné à la révision du code électoral, procéder à la révision constitutionnelle va échouer à cause de la vigilance de l’opposition. Ce document serait selon l’opposition politique, retouche d’une manière unilatérale par le pouvoir. 

De même, la rencontre qu’aurait organisé le maître de Bangui avec des généraux au cours de laquelle, il aurait tenté sans succès de les convaincre sur la nécessité de ne pas abandonné leur "pétrole" aux civils constitue des signes qui ne trompent pas. 

Actuellement l’homme fort de Bangui est convaincu qu’en organisant le dialogue, les personnalités de la société civile ainsi que celles de l’opposition démocratique risquent de faire échouer son projet de réviser la constitution pour se présenter autant de fois qu’il voudra. 

Le schéma qu’il compte utiliser demeure le même que celui de 2005 qui consiste à multiplier des manifestations pacifiques financières à grands frais pour prouver à la communauté nationale et internationale que le peuple souhaite qu’il poursuive sa mission. 

Pour réussir ce scénario, le Président Bozizé doit commencer dès aujourd’hui multiplier les recettes en vie d’étouffer les courants qui naissent au sein de son parti, de son clan ainsi que de la majorité présidentielle et parlementaire et qui militent contre sa volonté d’être candidat à sa propre succession en 2016. 

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Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
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