Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

 

 

Rechercher

27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 06:29

22 juin 2008

Cellule Françafrique
Antoine Houphouët-Boigny

 
Le nouveau secrétaire d’Etat à la coopération, Alain Joyandet, refuse le terme "Françafrique" au motif qu’il daterait des années 60. Certes, l’épouvantail agité par Paris n’est plus le bloc soviétique, mais la Chine. A cette réserve près, le père du néocolonialisme français, Jacques Foccart, aurait pu tenir, mot pour mot, le même discours que le petit soldat africain de Sarkozy. Jugez-en plutôt.

Foccart est mort, vive Joyandet

 

La tête de Bockel tombée pour plaire à Bongo, Sarkozy a voulu le maire de Vesoul. Et on a le maire de Vesoul - pour paraphraser le grand Jacques. Deux semaines après sa nomination, le premier fait d’arme de Joyandet, que nous avions célébré gaiement, était prometteur : visite de courtoisie au mollah Omar pour le remercier d’avoir libéré la place.

 

3 mois après, Alain Joyandet présente son programme, qui tient en 8 chantiers pour l’Afrique. Huit confirmations que si Sarkozy a promis la rupture, eh ben... on l’aura pas.

Déjà, au cours de la conférence de presse, il fait peu de cas de la démocratie et du respect des libertés fondamentales par certains chefs d’Etats africains. Interrogé par un journaliste africain, il répond sans ambage : "Je porte le message d’une France attachée à la démocratie et à la transparence. Mais est-ce que cela doit être notre seule préoccupation ? Il ne faut pas faire de ces valeurs notre seule expression."

 

Sur France 24, quelques heures après, le secrétaire d’Etat Alain Joyandet nous offre un florilège de sa pensée et de ses projets pour l’Afrique. Continent, rappelons-le, qu’il a découvert il y a trois mois. La Cellule Françafrique en a sélectionné pour vous quelques extraits... pour vous mettre l’eau à la bouche :


- "le détournement d’argent public en Afrique ? Ce sont vraiment des sujets qui ne me semblent pas devoir être au cœur de (...) notre expression"
-  "c’est nous qui allons envoyer des cerveaux"
- "je souhaite plus d’influence française, j’ose le mot, plus d’influence française"
- "si nous ne sommes pas les partenaires économiques privilégiés, alors on ne pourra plus défendre nos valeurs"

Partager cet article

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Panafrique
commenter cet article

commentaires

Textes De Juliette