Aujourd'hui c'est Aujourd'hui!
Au nom d'une Afrique centrale ensanglantée et traînée dans la boue, et
d'une Afrique déniée de son droit à la souveraineté,
luttons ensemble et maintenant, pour une nouvelle éthique politique,
contre la légitimation d'un enrichissement illicite indécent,
contre une impunité institutionalisée,
et contre des droits de l'Homme à deux vitesses.
Juliette AbandoKwe
« L’arme la plus puissante dans les
mains des oppresseurs, est la mentalité des opprimés ! »
Stephen Bantu Biko
4 janvier 2009
Source : Gabon Libre Expression
Les arrestations se multiplient contre la société civile, les journalistes et tous les gabonais
qui osent critiquer le pouvoir :
Deux journalistes des médias privés gabonais ont été arrêtés puis détenus dans les locaux de la police judiciaire (PJ) depuis mardi soir, a appris l'AGP vendredi de sources
concordantes.
Gaston Asseko, journaliste et directeur technique à radio Sainte-Marie et Léon Dieudonné Koungou, du journal Tendance Gabon, ont été arrêtés après avoir été convoqués au B2 (2ème Bureau des
services de renseignements de l'armée gabonaise), a expliqué l'équipe de la rédaction de Radio Sainte-Marie.
''Depuis mardi, les services de sécurité et des renseignements les ont embarqués pour le B2, avant de les conduire à la PJ'', a affirmé un journaliste de la radio, qui a requis
l'anonymat.
Ils sont détenus dans les mêmes locaux de la PJ où se trouvent les acteurs de la société civile, dont Marc Ona Essangui et Georges Mpaga, a confirmé, pour sa part, l'équipe de la rédaction du
journal Tendance Gabon.
Les deux rédactions lient cependant cette arrestation à leur participation à une réunion préparatoire sur la présentation d'un livre écrit par un membre de la société civile gabonaise, résidant
en France, dans lequel il fait le bilan des 40 années de pouvoir du président Omar Bongo Ondimba.
Une lettre ouverte au président Bongo Ondimba dont l'AGP a obtenu une copie conforte ces affirmations. ''Pour l'honneur du peuple gabonais, pour l'histoire et les générations à venir, les acteurs
libres de la société civile gabonaise ont choisi de vous tenir un discours de vérité sur l'immense gâchis de ces quarante années que vous venez de passer à la tête de notre pays'', écrit Bruno
Ben-Moubamba, journaliste et membre de la société civile gabonaise.
Dès l'arrestation de ces deux journalistes, M. Ben-Moubamba, journaliste français d'origine gabonaise actuellement recherché par les services des renseignements gabonais, est reparti en France
par ''vol spécial'', où il vit depuis plusieurs années.
''Nous ne pouvons pas rendre visite à notre collègue car nous craignons nous aussi pour nos vie'', a ajouté le journaliste de la radio catholique qui souhaite rester anonyme pour des impératifs
de sécurité.