Au nom d'une Afrique centrale ensanglantée et traînée dans la boue, et
d'une Afrique déniée de son droit à la souveraineté,
luttons ensemble et maintenant, pour une nouvelle éthique politique,
contre la légitimation d'un enrichissement illicite indécent,
contre une impunité institutionalisée,
et contre des droits de l'Homme à deux vitesses. Juliette AbandoKwe
« L’arme la plus puissante dans les
mains des oppresseurs, est la mentalité des opprimés ! » Stephen Bantu Biko
L’ONG de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) accuse le
gouvernement de Guinée Equatoriale de confisquer les revenus du pétrole pour s’enrichir aux dépens des populations.
Dans un rapport publié aujourd’hui, l’ONG note que le produit intérieur brut de la Guinée Equatoriale a augmenté de 5 000 pour cent depuis la découverte du pétrole au début des années 1990.
Néanmoins, le niveau de vie ne s’est guère amélioré et le taux de pauvreté des populations est supérieur à ceux constatés en Afghanistan ou au Tchad.
Human Rights Watch impute la responsabilité de cette situation au président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, qu’elle accuse de corruption et de mauvaise gestion, vu notamment son incapacité à fournir
des services de base à la population.
La Guinée Equatoriale restera la billetterie automatique des dirigeants au pouvoir, ajoute l’ONG, à moins que la communauté internationale n’exerce des pressions substantielles en vue de
l’amélioration de la gouvernance dans ce pays.
Human Rights Watch appelle l’administration Obama à changer de politique vis-à-vis de la Guinée Equatoriale. Sous l’administration Bush, le président Obiang avait été accueilli à bras ouverts à
Washington par l’ancienne secrétaire d’Etat Condoleezza Rice, qui l’avait qualifié de « bon ami » des États-Unis.