Textes de Juliette

7 septembre 2009
AFP

J. Abandokwe : Comme au Cameroun en février 2008, au Congo en juillet 2009, au Togo en avril 2005.... le nombre de victimes est toujours largement compté au rabais...!  Le principal étant toujours que le Président soit librement et démocratiquement élu par le peuple, et qu'il devienne le Président de TOUT le peuple...!


Le nombre de morts lors des violences post-électorales à Port-Gentil est "bien plus important" que le bilan officiel de trois morts, a affirmé lundi un collectif de candidats dont André Mba Obame et Pierre Mamboundou, qui revendiquent la victoire à la présidentielle.


"Le nombre de morts occasionné par la répression de l'armée est bien plus élevé que ne veut bien le dire le pouvoir", a affirmé le porte-parole de ce collectif, l'ancien Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, en lisant le texte de la déclaration.


Le collectif a demandé "la mise en place d'une commission d'enquête internationale pour déterminer la gravité des faits, les violations des droits de l'homme ainsi que les responsabilités de ce véritable bain de sang". "Nous condamnons (...) la répression sauvage, inhumaine et aveugle des troupes armées, composées essentiellement de mercenaires étrangers, envoyées à Port-Gentil", ont déclaré les candidats.

Ce groupe rassemble 16 des 23 candidats initiaux à la présidentielle.

Les violences post-électorales qui ont secoué Port-Gentil (ouest) du 3 au 6 septembre ont fait 3 morts selon les autorités.

Dimanche, le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou avait affirmé à la presse: sur les trois décès, "personne n'a reçu une balle tirée d'une arme militaire".  "Il y a des consignes claires et fermes de ne pas utiliser de balles réelles. Les militaires utilisent seulement les gaz lacrymogènes", avait-il déclaré se disant "prêt à accepter une enquête internationale" sur la question.
 


Gabon: un collectif de candidats demande un "recomptage des voix"
 

Un collectif de candidats malheureux à la présidentielle du 30 août au Gabon, dont l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame et Pierre Mamboundou, qui revendiquent chacun la victoire, a demandé lundi dans une déclaration commune le "recomptage des voix" du scrutin.


Selon les résultats officiels, annoncés le 3 septembre et validés le lendemain par la Cour constitutionnelle, Ali Bongo, fils du président défunt Omar Bongo Ondimba, a été élu avec 41,73% des suffrages, devant André Mba Obame (25,88%) et l'opposant Pierre Mamboundou (25,22%).


"Nous exigeons le recomptage des voix interrompu par le président de la Cénap (Commission électorale nationale autonome et permanente) sur la base des procès-verbaux de tous les bureaux de vote", a affirmé le porte-parole de ce collectif, l'ancien Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, en lisant le texte de la déclaration.


Le collectif estime que les résultats annoncés le 3 septembre ont été l'objet "de graves manipulations", qu'il y a eu "de scandaleux bourrages des urnes" et "d'incompréhensibles gonflements des listes électorales".


Ce groupe rassemble 16 des 23 candidats initiaux -André Mba Obame et 4 candidats qui s'étaient ralliés à lui, Pierre Mamboundou, Zacharie Myboto, Jules Aristide Bourdès Ogouliguende, Victoire Lasseni Duboze, Yvette Ngevilo, Luc Bengono Nsi, Marcel Robert Tchoreret, Bienvenu Erick Mauro-Nguemah, Bruno Men Moubamba- ainsi que l'ancien Premier ministre Casimir Oyé Mba qui s'était retiré le jour même du scrutin.


 


Déclaration des candidats à l'élection présidentielle

Libreville le 7 septembre 2009.

«Nous, Anna Claudine AYO ASSAYI, Yvette NGWEVILO, Victoire LASSENI DUBOZE, Jean EYEGUE NDONG, Pierre MAMBOUNDOU, Casimir OYE MBA, Paul MBA ABESSOLE, Jules Aristide BOURDES OGOULIGUENDE, Jean NTOUTOUME NGOUA, Bienvenu Erick MAURO-NGUEMAH, Marcel Robert TCHORERET, Bruno Ben MOUBAMBA, Luc BENGONO NSI, André MBA OBAME, Zacharie MYBOTO, candidats réunis ce jour, réaffirmons sans ambages notre rejet des résultats de l'élection présidentielle du 30 août 2009 tel que proclamés par la Cour Constitutionnelle.


Il est constaté en effet, à mi-parcours de l'examen des procès-verbaux des bureaux de vote et de centralisation que de graves manipulations des-dits résultats, de scandaleux bourrages des urnes, ainsi que d'incompréhensibles gonflements des listes électorales ont contribué à fausser les résultats en faveur du candidat du PDG, raison pour laquelle les représentants de l'Opposition à la Commission Électorale Nationale Autonome et Permanente (CENAP) ont refusé de signer le procès-verbal de centralisation des résultats.


Ces pratiques devenues habituelles sont inacceptables alors même que les Gabonais ont largement effectué leur choix en faveur du changement, lors de ce scrutin, il ne saurait en être autrement.


Ce coup d'État électoral, encore un de plus, de la part du PDG a été à l'origine de la légitime colère des populations. Tout en déplorant les dommages causés aux biens, nous condamnons avec la plus grande rigueur, la répression sauvage, inhumaine et aveugle des troupes armées, composées essentiellement de mercenaires étrangers, envoyées à Port-Gentil.


Pour rappel les premières violences perpétrées contre les populations, des candidats dont deux parlementaires, et un conseiller municipal l'ont été par ces mêmes troupes jeudi le 3 septembre 2009 à 8 heures avant l'annonce des résultats et l'éclatement des manifestations à Libreville et Port-Gentil.


Par ailleurs, nous tenons à dénoncer les destructions des locaux et des matériels de diffusion de deux télévisions privées pour bâillonner l'information.


Le nombre de morts occasionné par la répression de l'armée est bien plus élevé que ne veut bien le dire le pouvoir. De ce fait, les candidats demandent instamment la mise en place d'une commission d'enquête internationale pour déterminer la gravité des faits, les violations des droits de l'Homme ainsi que les responsabilités de ce véritable bain de sang.


Aux Gabonais de la diaspora, nous leur affirmons notre engagement et notre solidarité à leur côté pour la lutte qu'ils mènent pour le rejet des résultats officiels de cette élection présidentielle.

En ce qui concerne le scrutin, nous exigeons le recomptage des voix interrompu par le président de la CENAP sur la base des procès-verbaux de tous les bureaux de vote.


Pour notre part, nos experts continuent à travailler à la centralisation de tous les procès-verbaux des bureaux de vote en notre possession et au recomptage des voix pour donner les résultats de cette élection présidentielle.


Le Gouvernement serait très avisé de garantir la sécurité de tous et surtout celle des responsables politiques ainsi que les représentants de l'Opposition à la CENAP qui se sentent depuis le jeudi 3 septembre 2009, menacés dans leur intégrité physique.

Enfin, nous demandons au peuple gabonais de rester mobilisé et vigilant pour des actions graduelles».

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