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luttons ensemble et maintenant, pour une nouvelle éthique politique,
contre la légitimation d'un enrichissement illicite indécent,
contre une impunité institutionalisée,
et contre des droits de l'Homme à deux vitesses.
Juliette AbandoKwe
« L’arme la plus puissante dans les
mains des oppresseurs, est la mentalité des opprimés ! »
Stephen Bantu Biko
13 septembre 2009
AFP
La Guinée équatoriale a "formellement démenti" dimanche "toute ingérence" et "toute tentative de déstabilisation" du Gabon, secoué du 3 au 6 septembre par des violences après la victoire
contestée par l'opposition d'Ali Bongo à l'élection présidentielle au Gabon.
"La Guinée équatoriale dément formellement toute ingérence dans les affaires du Gabon ou toute tentative de destabilisation d'un pays souverain", a affirmé à l'AFP par téléphone le ministre de
l'Information et porte-parole du gouvernement équato-guinéen, Jeronimo Osa Osa Ekoro.
Le ministre réagissait à des déclarations samedi soir d'un présentateur vedette de la télévision gabonaise, travaillant auparavant pour la Chaîne Télé+ du candidat André Mba Obame, ex-ministre de
l'Intérieur, arrivé deuxième à la présidentielle du 30 août.
Le journaliste Francis Sala Ngouah Beaud, accuse notamment la Guinée équatoriale d'avoir "encouragé une espèce de déstabilisation du pays", envoyé "des mercenaires (...) sur le territoire
national" et des "officiers extérieurs qui allaient (à Port-Gentil) pour une reconnaissance du terrain et prévenir (préparer) ce qui s'est passé par la suite".
Il affirme également que M. Mba Obame a reçu le soutien du président guinéen Téodoro Obiang.
"Ce sont des mensonges purement et simplement. En aucun cas, ni aujourd'hui ni demain, la Guinée équatoriale n'a envoyé la moindre troupe dans aucun pays souverain d'Afrique ou du monde pour
créer le désordre. Nous sommes dans une position où nous voulons renforcer nos relations bilatérales avec les pays et en particulier avec le Gabon qui est un pays frère et ami", a affirmé M. Osa
Osa Ekoro.
"Il y a eu des hauts et bas dans nos relations en raison du différend de l'île de M'banie (îlot que se disputent les deux pays). Mais, nous n'avons jamais franchi les frontières et nous avons
toujours été favorables à une solution politique", a assuré le ministre.
Il a averti que son pays prendrait des "mesures légales et judiciaires" contre le journaliste, "s'il ne rectifie pas ses déclarations".
Ali Bongo, fils du défunt président Omar Bongo, a été élu avec 41,73% des voix, devant l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame (25,88%) et l'opposant Pierre Mamboundou (25,22%), qui
revendiquent chacun la victoire.
Après la proclamation des résultats, des violences se sont produites du 3 au 6 septembre à Libreville mais surtout à Port-Gentil, la capitale pétrolière, un des fiefs de M.
Mamboundou.