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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 18:14

12 juin 2011

A.M. Dworaczek-Bendome

 

Gabonais, avec ou sans Obama, il ne faut plus rêver

 

Contexte :

 

Ali Ben Bongo Ondimba, voyage du 5 juin 2011, à New York, Etats-Unis, avec dans la foulée, une rencontre officielle avec l’hôte de la maison, Monsieur Barack Obama.

 

Dans le Communiqué de presse, après la rencontre les deux hommes, on peut y lire :

Barack Obama a, « salué les réformes prises sous la présidence d'Ali Bongo qui ont apporté plus de transparence et de responsabilité au gouvernement.

Et le texte ajoute :

« Le président Obama a pressé le président Bongo de prendre d'audacieuses mesures pour éradiquer la corruption et réformer le système judiciaire et de toutes les institutions clés afin d'assurer la protection des droits de l'homme. »

 

Je croyais que les gabonais étaient vaccinés des déclarations du monde occidental. Je constate avec étonnement que non.

Depuis, on peut lire, ici et là, les cries de victoires de nos compatriotes, mais, personnellement, je pense et crois, que le petit peuple gabonais a appris, avec le temps, à ne plus se nourrir de chimères, même si, il faut concéder à nos frères, qu’un petit rappel de l’état des populations par un autre, que le simple gabonais d’en bas  met du baume au cœur.

 

Troubler !

Mais, où les déclarations de Monsieur Barack nous mèneront t’elles ?

Qu’est ce qui va changer dans la position empreinte de cécité et de condescendance des Maîtres du monde envers le Gabon et son peuple ?

 

Lucidité !

Toute raison gardée, le pavoisement actuel ne doit pas faire oublier l’essentiel, mis à part, le fameux reportage de la télévision américaine "ABC-NEWS" sur la famille Bongo ne changera rien. Il ne faut rien espérer des puissances étrangères, qui s’entendent toujours entre elles sur le dos des peuples.

La temporisation est nécessaire!

 

Ainsi, dans le concret, qu’a fait exactement, Monsieur Barack Obama, depuis la mort d’Omar Bongo Ondimba ?

 

Quel signe a donné l’Amérique Monsieur Barack pour témoigner sa compassion au petit peuple gabonais ?

 

Monsieur Barack Obama et ses grands principes ce sont ils pas exprimés quand des jeunes laissaient leurs vies sur les bords des trottoirs de Port-gentil ?

 

a) Pourquoi Barack Obama et son gouvernement n’ont pas refusés de reconnaître l’élection d’Ali Ben Bongo Ondimba à la tête de l’exécutif ?

 

b) Pourquoi Le président Barack Obama et son administration n’ont appelés au boycotte des entreprises américaines avec le Gabon ?

La société Américaine "Bechtel", spécialisée dans le contrôle des Grands travaux est bien devenue incontournable au palais du bord, ne rendant des comptes qu’au chef de l’état lui-même.

 

c) Pourquoi, Monsieur Barack Obama et son administration ne demandent pas à Monsieur Lee White et à son épouse Kate White, de cesser toutes collaborations avec Monsieur Ali Ben Bongo Ondimba et son épouse.

Madame Kate White a mis son carnet d’adresse et sa connaissance des ‘ONG’ et organismes à travers le monde au bénéfice de Sylvia Bongo… Que tirent les époux White de cette proximité ? -  Profits personnels seulement ou ces derniers participent également à asseoir l’influence américaine au cœur de l’exécutif Gabonais.

 

La real politique !

En effet, Non, Ils ont laissés faire, Monsieur Barack Obama y compris, abandonnant le peuple face à un système qui n’allait pas se laisser reprendre ses prérogatives.

 

L’Amérique de Barack Obama  comme la France de Monsieur Sarkozy, c’est la monnaie d’un même et unique pièce.

 

Qui laisse faire depuis cinquante ans et a placé sur le piédestal ce pouvoir ?

 

Il n’y a aucunes illusions à se faire sur les déclarations de Monsieur Obama.

 

Arrêtez de rêver!

Le peuple gabonais ne doit rien attendre de ces postures archiconnues de tous, ce ne sont que des mots, çà ne fait de mal à personne, ne mange pas de pain, coûte pas cher. Pendant ce temps, 60% de jeunes gabonais voient leur avenir compromis, mais les bonnes affaires "Amérique, France et Gabon d’en haut" peuvent continuer à se fructifier sans crainte.

 

Peuple seul tient la solution

En définitive, comme sous d’autres cieux, il revient au gabonais de prendre leur destin en main, personne ne le fera à leur place. L’esclave doit prendre seul la décision de briser ces chaînes, au lieu d’espérer qu’un jour, son maître le fasse. Tant que le gabonais acceptera de vivre dans l’indignité, de mourir en silence dans les campagnes, d’aller fouiller à la décharge de "Mindoubé" pour trouver de quoi vivre, de survivre d’expédients pendant que les mêmes continueront à remplir leur compte en banque, à se gaver de délices et de champagne.

 

Rien ne bougera !

Le Gabonais est seul RESPONSABLE de ce qu’il vit, et c’est lui seul qui détient les clés qui peuvent brisés tous les carcans qui empêchent son épanouissement et son développement.

 

Souvenez-vous, une petite femme simple, Madame Rosa Parks* qui refusa de céder sa place à un passager blanc dans un bus, à Montgomery dans l’état de l’Alabama, elle changée ainsi la place de l’homme noir au yeux du monde et de l'Amérique en particulier.

 

Le respect et la dignité ont un prix, pour le moment aucun de nous n’est prêt à franchir le pas. VOILA LA VERITE.

 

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Published by Juliette Abandokwe - dans Panafrique
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