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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 13:53

15 octobre 2012
Samir Abi

 

http://www.pressafrique.com/images/Thomas%20Sankara.jpgSankara aura été le reflet en quatre ans de cette Afrique debout tant rêvée par les pères de l’indépendance. Il aurait pu incarner la fin d’une ère, il a consacré le début d’une nouvelle lutte. La lutte contre l’esclavage financier qui lie les peuples par la dette. Aux yeux du monde, tant que demeurera son souvenir, des jeunes africains pourront encore avoir espoir en leur étoile. L’espoir qu’un jour, quelque part sur le continent, naitra un nouveau souffle libérateur.

 

Thomas Sankara, the black star

Lomé, en cette nuit calme du 15 octobre 1987, accueilli cette nouvelle, subite et brusque : Sankara est mort. La Radio France Inter venait de l’annoncer. Bien avant tous les médias africains. En outre-mer on était déjà informé qu’une étoile noire, brillante dans le ciel obscur d’Afrique, s’en était allée. Et, me revient encore en mémoire le visage du père Kao, en cette nuit sombre, assis la tête entre ses mains et criant le désespoir d’un continent encore une fois humilié.

 

Vingt cinq ans ont passé, beaucoup d’eau a coulé sous le pont mais la nuit semble toujours être la même. Longue et couvrant tous les malheurs de peuples mille fois saignés. La mémoire se refuse cependant à oublier les luttes de nos courageux pères résistants à la colonisation et ceux de leurs descendants réclamant l’indépendance, les martyrs de la lutte discontinue contre l’impérialisme économique renouvelé depuis l’esclavage jusqu’à sa face post moderne du capitalisme financier. Le front contre l’oubli s’amplifie pour qu’à jamais l’Afrique se souvienne de ses dignes fils.

 

Sankara aura été le reflet en quatre ans de cette Afrique debout tant rêvée par les pères de l’indépendance. Il aurait pu incarner la fin d’une ère, il a consacré le début d’une nouvelle lutte. La lutte contre l’esclavage financier qui lie les peuples par la dette. Aux yeux du monde, tant que demeurera son souvenir, des jeunes africains pourront encore avoir espoir en leur étoile.

 

L’espoir qu’un jour, quelque part sur le continent, naitra un nouveau souffle libérateur.

 

L’éveil des peuples arabes a prouvé à plus d’un que les idées intemporelles seront toujours victorieuses de tous les complots contre la chair. « Je soussigné cardiaque » disait Sony Labou Tansi aux jeunes africains pour exprimer la fragilité des corps et la puissance de la pensée.Une pensée restée célèbre à travers un discours à jamais immortel. Autour de cette veillée nocturne en hommage au « black star » assassiné, ce discours résonne encore, haut et fort, en ces temps de crises où les bourreaux se voient décernés des prix Nobel à la place des victimes.

 

« Les masses populaires en Europe ne sont pas opposées aux masses populaires en Afrique. Ceux qui veulent exploiter l’Afrique sont les mêmes qui exploitent l’Europe. ». Sankara, juillet 1987.

 

De la Grèce à l’Islande que ce discours soit entendu comme un élan de solidarité africaine à vous, peuples en lutte contre la nuit qui envahit votre avenir. La nuit, aussi longue qu’elle soit, n’empêchera jamais des étoiles noires de briller au firmament pour guider les peuples vers la lutte et le bien. 

La patrie ou la mort, Nous vaincrons !!!

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Published by Juliette Abandokwe - dans Panafrique
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