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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 14:56

Yaoundé le 6 Juin 2011     

COMICODI

 

                                                       

Monsieur le Délégué Général

A  la Sureté nationale

 

Réf : 101/DEN/DEN/15

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Objet :  Demande d’ouverture d’une enquête sur les faits d’arrestation arbitraire, séquestration, tortures, et fabrication de preuves, dont a été victime le citoyen Salomon MBU, de la part des éléments de la Police judiciaire du Littoral à Douala

 

Monsieur le Délégué Général,

L’édition n°2920 du lundi 03 juin 2011 du quotidien « Mutations » paraissant à Yaoundé, révèle le calvaire d’un jeune citoyen du nom de Salomon Mbu, lequel à la suite d’une banale discussion avec un voisin de quartier, a subit les pires exactions de la part d’un policier, ce dernier aidé par ses collègues de la police judiciaire. Les faits sont d’une gravité qui tendent à monter que les camerounais vivent dans l’insécurité la plus totale non pas à cause des bandits, mais d’abord à cause de ceux là mêmes qui sont chargés du maintien de l’ordre, de la sécurité des personnes et des biens.

 

En effet monsieur Mbu, selon son témoignage, a été pratiquement enlevé, séquestré à la police judiciaire, torturé durement, puis conduit avec un faux dossier monté de toute pièce, devant le procureur de la république.  Nous sommes, Monsieur le Délégué, dans le contexte où des policiers se comportent en tueurs, en criminels froids passés professionnels dans l’art d’envoyer des citoyens honnêtes en prison en les faisant passer pour des braqueurs. Combien y ‘a-t-il de citoyens en prison ayant été victimes des mêmes méthodes ? Combien de citoyens meurent de cette manière ? Combien de malversations, de faux et usages de faux, les tortionnaires de Monsieur Mbu, ont-ils déjà commis dans le cours de leurs fonctions ?

 

En tout état de cause, la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination exige l’ouverture d’une enquête appropriée et des sanctions sévères contre les auteurs de ces forfaits qui n’honorent ni la réputation de la police, ni l’image du Cameroun.

 

Dans l’attente, la Commission renouvèle à Monsieur le Délégué Général, les assurances de sa très haute considération.

 

Le président de la Commission

 SHANDA  TONME


Copie : SG/PR ; PM

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Published by Juliette Abandokwe - dans Cameroun
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