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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 22:49

7 octobre 2011
Juliette Abandokwe

 

Election présidentielle du 9 octobre 2011

Mis au conditionnel, le vrai choix du peuple camerounais

 

Mis à part le remaniement nécessaire du paragraphe sur Paul Biya, les descriptifs des différents aspirants à la fonction suprême,  ainsi qu'une synthèse indicative de leurs ambitions pour le Cameroun, sont restés tels quels, tirés d'une source proche du pouvoir, et souvent teintés d'une certaine condescendance.

Le lecteur saura sans nul doute faire si nécessaire, les ajustements personnels selon son entendement.

 

Paul BIYA 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRk1arotBuzAjzdYvQkxw57tJkmtxia40B585aNp8AGqPH_nPyQEn exercice depuis 1982, auto-reconduit dans ses fonctions en 1997 et en 2004, Paul Biya peut se targuer d'avoir précipité le Cameroun dans un profond désastre socio-économique. En 29 ans d’un pouvoir émaillé de violations systématiques des droits humains, d’assassinats et autres crimes contre l’humanité, à travers une machine répressive extrêmement brutale, écrasant toute forme de manifestation populaire de protestation, ainsi que des crimes économiques d’une magnitude incommensurable, Paul Biya dirige aujourd’hui un Cameroun exsangue, dont il ne veut pas savoir grand-chose puisqu’absent du territoire national environ 9 mois par année.

 

Les biens de la Nation qu’il confisque entièrement pour les mettre à la disposition de sa famille et de son clan, représente une perte inestimable pour le développement humain du peuple camerounais.  Sa ferme intention de se maintenir au pouvoir coûte que coûte est illustrée depuis trois ans déjà par un certain nombre d’événements. Les amendements de la Constitution éliminant notamment la clause de la limite des mandats, l’institution d’une commission électorale censée être indépendante, mais qui par sa composition est ouvertement acquise à la cause du parti au pouvoir, ainsi que la falsification de listes électorales dans les services consulaires à l’étranger, relèvent d’une préparation minutieuse d’une fraude électorale, qui n’a lieu d’être que dans un contexte où sans fraude son pouvoir serait menacé.

 

Une autre arme redoutable de Biya pour se maintenir au pouvoir, est la culture d’une corruption méthodique de ses adversaires politiques, ainsi que le maintien délibéré d’une société civile dans un état de délabrement avancé, lui enlevant tout pouvoir d’autodétermination, à travers la répression et la privation de développement. Soutenu logistiquement depuis son avènement par un Etat français, dont les grandes multinationales dépendent entièrement des arrangements très déséquilibrés en termes de droits humains et économiques du peuple camerounais, sa validation systématique par son parrain, lui permet de maintenir son peuple impunément dans une culture de l’abus profond, dans la soumission par la terreur, et finalement dans la résignation qui lui permet de rester au pouvoir sans trop de questionnement.

 

La croyance populaire, persuadée qu’il n’y a pas d’opposition au Cameroun, est bien le symbole de la répression des esprits, qui visent l’élimination par le pouvoir du concept même d’opposition ou de résistance dans l’esprit du citoyen moyen. Paul Biya a tout fait durant son règne pour qu’il n’y ait pas d’opposition proactive au Cameroun. Néanmoins, des hommes et des femmes de valeur, il y en a, comme dans n’importe quel pays au monde. Simplement, les activités normales d’une opposition qui a été systématiquement réprimées et divisées, n’ont pas pu se développer, laissant finalement une impression de résistance insipide et sans relief, en présence d’un pouvoir ravageusement pimenté qui ne peut que détruire toutes les saveurs sur son passage.

 

Des résistants à la tyrannie, capable de diriger, il y en a toujours eu au Cameroun, et il y en a toujours, qu’on se le dise. Mais le pouvoir a systématiquement empêché les initiatives et leur organisation, à tous les niveaux de fonctionnement, provoquant une grande médiocrité apparente. Pour appuyer l'annihilation de l'effort citoyen, vient la censure, le viol systématique du droit d'expression, la persécution de multiplicateurs de vérités désagréables à entendre, à l'instar du regretté Pius Njawé, sans oublier tous les autres. Des journalistes dont l'oeil critique fait très peur à ceux qui font tout pour dissimuler la lumière de l'émancipation. On tabasse, on casse, on pille les outils de travail, on cherche à faire peur à des hommes et des femmes qui n'ont plus peur depuis longtemps.

 

Comme ailleurs, le degré d’intégrité politique et économique dans les rangs l’opposition est très variable, et ne nous leurrons pas, la volonté de continuer à profiter d’un système qui profite à une minorité laissant la majorité dans un état de ruine totale, existe bien chez certains. Mais pour que le peuple sache exactement qui est qui, il faudrait qu’il ait pu mesurer, jauger une classe politique opposante à travers des actions concrètes. Or le pouvoir a empêché et détruit à la racine ces instruments de mesure, instillant la conviction dans l’esprit du citoyen moyen qu’il n’y a même rien à mesurer.

 

Le peuple camerounais, aveuglé par les réalités fabriquées par la machine idéologique sophistiquée et démoniaque de Paul Biya, commence lentement à comprendre aujourd’hui que des alternatives il y en a, même si en l’absence de preuves réelles par les actes, certains choix doivent se faire dans un esprit de risque. En 29 ans de pouvoir, Paul Biya a largement eu le temps de faire ses preuves, et surtout de montrer de quoi il était capable. Malgré une peur viscérale du changement, la peur de perdre le petit 40 000 fr CFA mensuel pour nourrir et loger sa famille, Paul Biya est bel et bien aujourd’hui le risque numéro un pour le Cameroun. Son régime profondément incompétent et abusif ne pourra pas éternellement cacher la vérité au peuple camerounais. L’opposition camerounaise a juste besoin de l’espace nécessaire pour que le citoyen camerounais puisse décider en toute connaissance de cause entre les bons et les moins bons.

 

En fin de compte, ce ne sont pas les personnalités à choisir qui manquent, c’est le pouvoir de choisir qui a été éradiqué artificiellement. Un pouvoir de décision purement personnel, qui appartient à chaque citoyen camerounais. Ni le mépris, ni l’arrogance et la condescendance, ni la jalousie et le désir de détruire ce qui appartient au voisin, ni la volonté de prouver que l’autre ne peut jamais être mieux que soit, ne pourront détruire le fait que des femmes et des hommes sont là, dont certains ont réellement la volonté et des compétences en puissance pour faire progresser la Nation.  

 

Paul Biya, le sang aux yeux, a passé 29 ans, par la tricherie, à chercher à détourner le regard du Camerounais des alternatives à son pouvoir. Paul Biya, « Le choix du peuple » ? non. Il est le choix que son ego tyrannique en fin de course veut que le peuple aie. Nuance.

 

Ce que le citoyen camerounais doit refuser, c’est la confiscation de son droit de choisir entre ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas.

 

Comme Biya sait que le peuple a malgré tout la capacité essentielle de choisir, il est obligé de tricher, de tabasser, de museler les multiplicateurs de vérité, acculé dans les derniers retranchements de sa médiocrité criminelle et insolente.

 

Voici néanmoins les 22 alternatives que Paul Biya laisse, en désespoir de cause, exposé aux yeux délibérément embrouillés de l’électeur Camerounais : 

 



John FRU NDI 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQUY0LgI6nSvsQkbFdAtqebajYw8heOqf2sONdQwP27hyiHddxtGA"Le charismatique chairman, 70 ans, est sorti de sa réserve suite aux déclarations de Amadou Ali révélées par wikileaks, à propos de la succession à la tête de l'Etat au Cameroun. Il estime que, écarter les Béti et les Anglo-Bamiléké, entité ethnique à la quelle il appartient, c'est conduire le pays tout droit vers un génocide. Homme courageux, John Fru Ndi est leader du principal parti de l'opposition depuis 21 ans, le Social démocratic front (Sdf). Candidat malheureux à la présidence de la section départementale RDPC de la Mézam en 1989, il attire les foules au début des années 90. Lors de ses meetings très courus, il lâche "Soffer Don Finish", "Power to the people", des slogans qui rencontrent une adhésion populaire à l'époque. Seulement, au fil des ans, l'ancien libraire de Ntarikon Palace semble perdre son capital de sympathie. Et malgré les défections des pères fondateurs et autres cadres du Sdf, le chairman est toujours d'attaque. Il a été investi samedi 03 décembre dernier par le Nec pour représenter le Sdf à la présidentielle d'octobre 2011."


Esther DANG BAYIBIDIO 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS-aQUK2Zb6GCLwAvVPx3vgevfEQ4ZaTLYJi9hm_pw7LzSNd0c1Tw"Le 22 janvier 2011, dans une lettre au secrétaire général du comité central du RDPC, Esther Dang, directeur général de la SNI de 1990 à 2003, annonçait sa démission du parti au pouvoir. Très remontée contre le "gouvernement Rdpc" à qui elle réclamait 10 ans d'arriérés de salaire, cette dame âgée de 65 ans a annoncé sa candidature le 12 mai dernier. Docteur d'État ès sciences économiques de l'université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, sa biographie reflète un parcours professionnel dense, multiforme, dégageant beaucoup d'expertises. Le programme de société qu'elle propose, selon elle, ne vise que le seul et incontournable objectif de développement économique et social du Cameroun. Ce programme est articulé autour de 10 chapitres et de 27 groupes d'actions que chaque Camerounais doit approfondir en terme de solutions et s'en approprier en terme d'actions, car le bilan des problèmes à résoudre est très lourd."


GARGA Haman Adji

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQDwVlVQOsn1OeEDpgPz_uuAL8JWpXyThqsM-kuxXK4aE8BDT09Vw"Très connu pour sa rectitude morale, Garga Haman Adji, 67 ans, se considère comme la troisième force politique. Il est également le premier ministre sous le Renouveau à avoir démissionné de ses fonctions, alors qu'il occupait le portefeuille de la Fonction publique et de la Réforme administrative. Diplômé de l'ancienne Ecole nationale de la France d'outre Mer, il s'est s'illustré au sein du gouvernement au début des années 90 par ses positions, ses décisions et sa lucidité. Président de l'Alliance pour la démocratie et le Développement (Add), il a publié en 2009 aux éditions l'Harmattan "Le mal africain, diagnostique et thérapie". Une publication qui reprend les maîtres-mots de son projet politique, à savoir, l'économie humaniste et l'édification des Etats-Unis d'Afrique." 


Albert DZONGANG 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQbQrhny8J4fC8AgOSifUtIpTM1ndUOgO7-pknrfsQ2_4Db9jHF"Il est le premier candidat à avoir déposé son dossier de candidature. C'était auprès de la délégation régionale d'Elecam du Littoral. Il avait donc reçu à cette occasion, le récépissé de dépôt n°001. Fervent défenseur du parti au pouvoir au début des années 90, Albert Dzongang démissionne du RDPC en 1996, alors qu'il est même député à l'Assemblée nationale. En novembre de la même année, il crée La dynamique citoyenne, sa formation politique. Expert automobile, "la contradiction" est le maître mot du contrat de société qu'il propose aux Camerounais. Lequel vise en particulier à créer des conditions propices à l'emploi des jeunes, et à renforcer l'indépendance des institutions républicaines. Il indique néanmoins être prêt à entrer dans le gouvernement, au côté du Rdpc."


Jean NJEUNGA 

Jean_Njeunga021011300.jpg"Il est le président du Front uni du Cameroun (FUC) et aime à dire que sa formation politique est un parti d'avenir. Lors de l'inauguration du siège de ce parti l'année dernière à Douala, il indiquait : ''C'est lorsque les gens auront pris conscience que le FUC est un parti d'avenir que nous allons entrer à l'Assemblée nationale. Et ce moment n'est plus loin. Le FUC va évoluer et se poser comme une force de premier plan''. Jean Njeunga promet de mener le combat, ''tant que les Camerounais souffriront, je n'aurai pas de répit. Je vais lutter avec les moyens que je dispose afin que la misère cesse au Cameroun. Avec autant de richesses, je ne peux pas comprendre que nous soyons un pays pauvre très endetté. C'est une grande insulte pour nous''. C'est pourquoi il sollicite le vote des Camerounais lors de la présidentielle du 09 octobre prochain, afin de rectifier le tir."


Hubert KAMGANG 

"Le président de l'Union des populations africaines (Upa) est à sa troisième tentative à l'accession à la magistrature suprême. Les dernières, 1997 et 2004, se sont soldées sur des scores en dessous de 1%. Mais le panafricaniste ne désespère pas. Il est clair que Hubert Kamgang demandera, une fois encore, aux jeunes de répondre à cette question qu'il leur avait déjà posée : "Etes-vous pour ou contre les Etats-unis d'Afrique ?". Car, si le candidat de l'UPA a toujours milité en faveur des Etats-unis d'Afrique, c'est pour que le destin de chaque pays soit pris en main par des ressources humaines jeunes. Elles seules, dit-il, permettront de réduire le gaspillage des ressources naturelles qui doivent servir au développement. "En 2030, le monde sera dominé par les grands ensembles humains et économiques", soutient-il avant d'ajouter : "Pour résister aux chocs du futur, les Etats africains devront s'être unis sous la forme des Etats-unis d'Afrique". 


Edith KAH WALLA 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTQxR7CDg3WJkiI3f3u1ndVVQxHVDwF_8aFR4sdOm2dSLM8vws8Yg"C'est la nouvelle égérie de la politique camerounaise. Dissidente du Sdf, elle a été investie candidate du Cameroon People's Party (Cpp) pour la présidentielle du 09 octobre prochain. Connue pour ses activités militantes, la fondatrice de Cameroun O' Bosso, s'est mise à la page dimanche 4 septembre 2011, et Elecam a jugé recevable sa candidature. Du haut de son 1,62 m, Edith Kah Walla, 45 ans, célibataire et sans enfant, s'est forgée un caractère de fonceuse dans le monde de l'entreprise. Elle figure d'ailleurs sur la liste des "150 femmes qui font bouger le monde", établie par l'hebdomadaire américain Newsweek et le site web d'information The Daily Beast, en 2011. Son ambition pour le Cameroun : ''Devenir la puissance économique de l'Afrique centrale''. Comment ? ''Mettre au niveau de chaque collectivité territoriale un tracteur qui servira à la communauté. Mettre en place une véritable banque des agriculteurs...'' 


Isaac FEUZEU 

"Très peu connu du landerneau politique nationale, Isaac Feuzeu a créé le Mouvement pour l'émergence et le réveil du citoyen (Merci) en 2001, avec pour devise "Progrès-Unité-Engagement". Il se réclame centriste car, "En choisissant la position du centre, nous manifestons notre intérêt à associer toutes les forces vives du Cameroun à l'œuvre de construction nationale", avance-t-il. Le projet de société du Merci : réviser la Constitution, relever le niveau de vie des Camerounais; apporter la démocratie, le progrès et la prospérité au Cameroun. Isaac Feuzeu estime que son parti n'a cessé de grandir, d'avancer et subséquemment d'engranger des lauriers qui ont contribué à lui conférer une certaine part de popularité. Il se revendique un parcours appréciable et précise que son parti ''milite afin que les Camerounais émergent. Nous entendons susciter en eux un certain engouement afin qu'ils prennent davantage conscience'' confie-t-il."

Pierre ATANGANA NSOE 

http://grandcameroun.kwalai.com/__oneclick_uploads/2010/12/atangana-nsoe-6.thumbnail.JPG"Agé de 46 ans, il a déposé sa candidature à la direction générale d'Elecam à Yaoundé samedi 03 septembre dernier. Economiste de développement, diplômé de l'université Paris IX Dauphine et de l'Institut des Relations internationales de Paris, Pierre Atangana Nsoé estime qu'il est venu le temps où le Cameroun doit changer. Le candidat de Grand Cameroun, milite pour un rapprochement avec le Nigeria accompagné d'un départ de la Cemac, pour des raisons commerciales. Son projet social est orienté vers un environnement plus protégé, des infrastructures routières, sportives et culturelles, un véritable entreprenariat tant public que privé non seulement dans les grandes métropoles mais éparpillé sur toute l'étendue du territoire, en fonction des spécificités de chaque région, un nouveau visage pour l'agriculture, une politique de réduction des privilèges de la caste gouvernante, repenser l'ENAM (Ecole Nationale d'Administration et de Magistrature) symbole même de la mal gouvernance selon lui, une fonction publique assainie…"


Jean-Jacques EKINDI 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS8-TMrirpwUY9Y-iAsuDzBzicZ2RMAnFJ07fnUe6CceDqKKl5fOg"Il est réputé "chasseur de lion" depuis 1992, lorsqu'il a décidé de faire partir du pouvoir Paul Biya qui, avait choisi pour slogan de campagne, ''L'homme lion''. Jean Jacques Ekindi, rentre au Cameroun à la fin de ses études en France, à la fin des années 60. Ses prises de position et son activisme au sein de l'Upc lui valent quelques tours en prison. L'arrivée de Paul Biya au pouvoir en 1982 lui donne un nouvel espoir. En 1986, il opte pour le Rdpc et devient président de la section du wourri. Mais, en 1991, il démissionne du parti au pouvoir. Pour la première fois, il s'oppose à Paul Biya lors de la présidentielle de 1992 et acquiert ainsi son surnom de Chasseur du "Lion". En 1996, il se présente à nouveaux aux élections municipales de Douala et n'obtient que quatre sièges. En juillet 2007, il est élu Député de Douala 1er. Le programme politique de Jean Jacques Ekindi, 66 ans, inscrit dans sa dernière publication "Politiques du Cameroun et d'Afriques : Les défis", se résume en : qu'il faut faire rase de l'héritage colonial et repenser une Afrique nouvelle." 


Adamou NDAM NJOYA 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTpO8wnh0hLrf-3PsNvyWXKD4P6RaHI_y-7rh1EGSocButzucqC"Le président de l'Union démocratique camerounaise a toujours estimé qu'il était le leader incontesté de l'opposition camerounaise. Et, devrait de ce fait, toujours être le candidat unique des différentes coalitions des partis d'opposition. Malheureusement, les tentatives d'union de 1992 et de 2004 ont toutes échoué. Adamou Ndam Njoya, aujourd'hui âgé de 69 ans, docteur en droit public international, devient vice-ministre des affaires étrangères dès 1975 puis, ministre de l'Education Nationale entre 1977 et 1980 et enfin ministre délégué à l'Inspection générale de l'Etat et à la Réforme Administrative entre 1980 et 1982. Son passage à l'Education Nationale sera très remarqué. Il va instaurer "la colle". En 1991, à la faveur de l'ouverture démocratique, Adamou Ndam Njoya annonce la formation de l'Union Démocratique du Cameroun (Udc). Après 20 ans d'existence il demeure le président national de l'Udc, dont il représente toujours à l'élection présidentielle. Alors qu'il est maire, sa femme est député, sous la bannière du même parti. En 2004, il a réalisé un score de 4,5 % occupant la troisième position." 


Bernard MUNA 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSyNOJAOzlWdQtHhxj_pZ1tRurIq-C-3x8X9NOoHwUG3Qxd5VJBzg"Le 2e fils de la famille Muna, aujourd'hui âgé de 71 ans, est l'un des Founding Fathers du Social Democratic Front (Sdf), au début des années 90. Le clash entre John Fru Ndi et lui intervient en mai 1996, avec l'assassinat de l'un de ses lieutenants, Grégoire Diboulé. Les sympathisants de Bernard Muna au sein du parti imputent ce décès au clan de John Fru Ndi, et saisissent la justice qui ne tarde pas à leur donner raison. Par la suite, il démissionne du parti et crée l'Alliance des forces progressistes (Afp) en 2007. Pour la présidentielle de 2011, il a été l'un des premiers à se lancer dans l'arène. Son programme se décline en l'installation d'un gouvernement de transition de 3 ans, qui devrait permettre selon lui de conduire un ensemble de réformes dont la moindre n'est pas la révision de la Constitution. Avocat, il créé en 1971 ce qui est aujourd'hui l'un des cabinets d'avocats parmi les plus célèbres du Cameroun : Muna, Muna&Associés. Il a été procureur général adjoint du Tribunal pénal international pour le Rwanda (Tpir) dont le siège est à Arusha." 


Me Jean de Dieu MOMO 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQIaGZYBSUPngGKGOdnTm_QB__gfirsEzvhS2xNXgSpruFnKKFv"Très peu connu des milieux politiques, Me Jean de Dieu Momo, 51 ans, a établi sa réputation avec l'affaire des ''Neuf de Bepanda'' et au tribunal pénal international des Nations-unies pour le Rwanda. Candidat du Parti des patriotes démocrates pour le développement du Cameroun (Paddec), il vient de sortir son tout premier album musical intitulé "commandement opérationnel". Il affirme que, s'agissant de l'élection présidentielle du 09 octobre : ''Les dés sont pipés d'avance et les choses sont taillées à la mesure de ceux qui gouvernent''. Son programme politique tient en deux points : "l'armée et l'agriculture". Il ambitionne conquérir le pouvoir politique à tous les niveaux, équilibrer les pouvoirs de l'exécutif, du législatif et du judiciaire, lutter contre la corruption et les détournements de deniers publics, redorer le blason de la justice camerounaise en rendant la liberté et l'indépendance à la justice dont les membres seront élus par leurs pairs et non plus nommés par le président de la République…" 


Victorin Hameni BIELEU

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRvAlGXgDVpiCxCUyigZ2Cd6lhFcQeax2AjkM9A_nfY2GUTiqe9"C'est l'une des figures emblématiques de l'opposition camerounaise au début des années 90. Titulaire d'un doctorat d'Etat en sciences politiques, option stratégie de défense, obtenu en 1979 à la Sorbonne à Paris, il a longtemps été cadre au ministère de la Défense, enseignant de défense nationale à l'Emia et à l'Ecole de Police de Yaoundé. Il est président de l'Union des forces démocratiques du Cameroun (Ufdc) depuis sa légalisation le 1er mars 1991 et, il ne compte actuellement ni maire, ni député. Classé au dixième rang sur les seize candidats en lice lors de la présidentielle de 2004, il a obtenu 11 920 suffrages exprimés en sa faveur, pour un pourcentage de 0,31%. Il est favorable aux privatisations et indique à cet effet : "L'Etat doit se désengager des secteurs productifs". Il précise pour le moins que le Cameroun doit respecter les conditions des institutions financières internationales. L'un des objectifs du président de l'Ufdc est également de réduire le chômage en créant plusieurs nouveaux emplois. La famille, ainsi que la lutte contre la corruption et l'insécurité sont aussi des axes de son programme."


EKANE Georges Anicet 

http://www.journalducameroun.com/images/articles/26/1314014178843.jpg"Combattant infatigable, 60 ans, Ekane Georges Anicet démissionne de la présidence du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) en novembre 2009 et devient conseiller au bureau politique. Pourtant, il en était depuis la création en 1995. Malgré ce retrait, c'est lui qui a été investi par le parti comme candidat à l'élection présidentielle du 09 octobre prochain. Ceinture noire de Aïkido 2e dan, Georges Anicet Ekane rentre au Cameroun en 1983, après l'accession du président Paul Biya au pouvoir. Il est arrêté avec Me Yondo Black à la fin de l'année 1989, traduit devant le tribunal militaire de Yaoundé et condamné à quatre ans de prison ferme. Il est l'un des initiateurs des cartons rouges, animateur influent des villes mortes, puis animateur de la campagne présidentielle de l'Union Pour le Changement en Octobre 1992, Anicet Ekanè a été de tous les combats de l'opposition camerounaise. Il a obtenu un score de 0,36% à la présidentielle d'octobre 2004."


AYAH Paul ABINE 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ_IyldahV1wnJFPAAD9Zez5whDpYg4dZ5VtIlfDz5SzIGDTgnR"Siègeant à l'Assemblée nationale, cet ancien militant du RDPC s'est projeté au devant de la scène pendant la session de mars 2008, en s'opposant à la modification de la Constitution de janvier 1996. Magistrat hors hiérarchie, Paul Ayah Abine (61 ans), démissionne du parti au pouvoir et annonce dès décembre 2010 sa candidature à l'élection présidentielle d'octobre prochain. En janvier 2011, à travers de nombreux sms envoyés aux jeunes, il sollicite le soutien de ces derniers. Porte-étendard du People actions party (Pap), le député de la Manyu a présenté son projet de société depuis. Il prône le retour au fédéralisme à dix Etats avec un gouvernement fédéral, une répartition "équitable" des ressources nationales avec notamment 10% du budget national accordé aux Etats fédérés, deux fois plus aux communes, l'abolition de la peine de mort, la fin des concours administratifs, Le rapatriement de la dépouille de l'ancien Président Ahmadou Ahidjo…Il promet une parité parfaite dans la répartition des postes au gouvernement dont 50% devront revenir aux jeunes." 


Olivier BILE 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRlYdocBADYlTvcSAJprTK24iAE7xBSQzfDyawbJgnQ2yIGWlO6"Considéré comme le candidat de la CRTV, le 17 novembre 2010, le docteur Bilé Olivier, réalisateur à la Crtv-télé et enseignant à l'Esstic, donnait une conférence de presse au cours de laquelle, il présentait le Cameroun sous un tableau suffisamment sombre. A 44 ans, il se présente comme la solution pour refaire le pays. Président national de l'Union pour la fraternité et la prospérité (Ufp), il a déposé sa candidature dimanche 4 septembre 2011 en fin d'après-midi. Enseignant, chercheur à l'Ecole supérieure des sciences et techniques de l'information et de la communication (Esstic), Olivier Bilé envisage la création d'une monnaie dénommée "Camer" pour sortir du franc Cfa symbole du joug colonial. Il pense mettre sur pied une institution appelée "Chômage 0", pour parvenir à créer 500.000 emplois par an. Il se projette également à l'horizon 2025, pour atteindre ses objectifs par le biais de 20 000 milliards de Francs Cfa qui résulteraient des mobilisations d'épargnes populaires et du lancement d'emprunts obligataires de grande envergure…" 


Joachim TABI OWONO 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTXXmCESEtY829wIYW75fpn1NmXDN1QbJ11mzhpns01gFXxeegK"Le président de l'Action pour la méritocratie et l'égalité des chances (Amec) a animé les conversations après la présidentielle de 2004. Ingénieur agronome, le Dr Joachim Tabi Owono avait saisi la Cour suprême au motif "d'annuler l'investiture par le Rdpc du président Paul Biya''. Car, disait-il, le candidat Paul Biya ne s'était pas présenté sous la bannière de l'Amec qui l'avait pourtant investi plusieurs mois avant. N'ayant pas refusé, cette investiture de l'Amec, Tabi Owono considérait que le président national du Rdpc avait accepté. Il avait également fait un autre recours devant la même juridiction pour demander la validation de sa candidature, présentée par la formation politique dont il est le leader. Selon Joachim Tabi Owono, sa candidature n'avait été rejetée que parce qu'il est considéré comme "un opposant béti issu de la zone traditionnellement classée comme fief de Paul Biya''. Cette fois, sa candidature est validée."


George DOBGIMA NYAMNDI 

315000_220240588035357_100001482528002_612781_6034-copie-1.jpg"Le Dr George Dobgima Nyamndi, 61 ans, se réclame ''founding fathers'' de l'Udc du Dr Adamou Ndam Njoya. Pendant longtemps haut cadre de l'ancien ministère de l'Information et de la Culture, il a milité dans de nombreux mouvements politiques avant de former sa propre formation en 2000, le Social Liberal Congress (Slc), avec son siège à Buea. Il se veut le défenseur des minorités, de la jeunesse, garant de la promotion des femmes, des personnes âgées et des couches déshéritées. Le manifeste du Slc milite pour un régime semi-présidentiel, avec une indépendance totale des pouvoirs législatif et judiciaire. Le Dr George Dobgima Nyamndi réclame depuis toujours, l'application de l'article 66 de la Constitution, portant déclaration des biens et avoirs des membres du gouvernement et des hauts fonctionnaires." 


Pierre Fritz NGO 

http://www.journalducameroun.com/images/home2/1317811913.jpg"Le Mouvement des écologistes camerounais (Mec) a investi son président, Pierre Fritz Ngo, comme candidat à l'élection présidentielle d'octobre 2011. C'était samedi 2 juillet 2011, à l'occasion de la célébration du 12è anniversaire de cette formation politique. Au cours de ces assises le président a présenté le projet de société du Mec. Le parti entend se classer à la 3e position ou au pire des cas, à la 4e place à la prochaine présidentielle. Pourtant, le Mec n'a obtenu que 0,34% des voix en 2004. Comme projet de société, le Mec propose : la création des centres de formation professionnelle et d'un forum de métiers, la revalorisation des allocations familiales (jeunesse), la mise en place d'une sécurité sociale mutualisante, la diminution du prix de l'eau, de l'électricité et du téléphone soutenue par une subvention de l'Etat, la création des universités d'Etat dans toutes les régions (social)…"


Marcus LONTOUO 

"Marcus Lontouo, 44 ans, a décidé de se porter candidat à l'élection présidentielle du 09 octobre prochain. Cette candidature est motivée par, affirme-t-il : "le mauvais état de la situation sociopolitique au Cameroun et l'incapacité de l'opposition à proposer au peuple des solutions claires à leurs multiples problèmes". Pour ce faire, s'il est élu, il s'occupera pendant les trois premières années de son magistère à : "réconcilier les camerounais sur la base d'un réarmement moral, organiser les élections générales après avoir adopté une Constitution consensuelle et un code électoral unique, consolider la présence digne du Cameroun en Afrique et dans le monde". Marcus Lontouo estime que "le Biyaisme ne doit pas survivre au président Paul Biya". A cet effet, pour tout balayer, il a choisi comme insigne de son bulletin de vote, un ballai tenu à bout de bras." 


Daniel SOH FONE 

daniel-soh-fone_0.png"Créé en avril 1991, le Parti socialiste unifié (Psu) est l'une des formations politiques les plus anciennes sur l'échiquier camerounais. Son fondateur, Daniel Soh Fone, propose la suppression des termes "allogènes" et "autochtones" qui à son avis sont des qualificatifs des "Républiques bananières". le Psu condamne "l'attitude de certains administrateurs qui répondent aux justes revendications populaires par l'usage de la force publique. S'il se prononce pour" la prise de mesures adéquates en vue de modifier certaines dispositions de la Constitution du 18 janvier 1996, le Psu exige de rendre public "les mécanismes de succession à la tête de l'Etat, eu égard au spectre de "l'ivoirisation" qui arrive à pas de géant à travers les pouvoiristes de tout bord dont certains ont déjà constitué des trésors de guerre pour des décennies."

 

Source: Journal La Météo

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Published by Juliette Abandokwe - dans Cameroun
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