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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 08:11

27 avril 2011

Bernard Tchami

La Nouvelle Expression


Cameroun : La société civile exige la refonte d’ELECAM


Elle affirme que le régime néocolonial en place endossera, le cas échéant, toute la responsabilité des troubles que pourraient susciter les justes et légitimes mécontentements du peuple.Les leaders de « Cameroun O Bosso », Franck Essi, d’Alternative, Célestin Djamen, de Cfa de Marie Louise Eteki, de l’Upc branche Mack-It et autres se sont retrouvés le jeudi 21 avril 2011 au siège de « Cameroun O Bosso », à Bali (Douala), dans le cadre d’une conférence de presse dont le thème était : « Le système électoral camerounais est-il crédible ? »

 

Après avoir fait le tour de l’actualité politique au Cameroun, les conférenciers Célestin Djamen, Franck Essi et Patrick Sappack, ont conclu que le gouvernement néocolonial actuel demeure jusqu’ici délibérément sourd aux légitimes revendications du peuple camerounais, pour des saines élections totalement libres et transparentes au Cameroun. Ces derniers estiment ensuite qu’en l’absence d’une réponse rapide dans le sens de revendications , notamment, la refonte complète de la liste électorale ; le vote à deux tours ; la mise en place d’une vraie Commission électorale indépendante, l’inscription sur les listes électorales par système biométrique d’au moins dix millions de camerounais avec remise immédiate de la carte d’électeur publiée sur Internet ; un bulletin à vote unique ; la majorité électorale comme la majorité pénale, à 18 ans ; l’instauration d’un véritable code électoral unique; le droit de vote des camerounais de la diaspora ; les candidatures indépendantes pour toutes les élections ; un calendrier fixe, connu à l’avance et non modifiable. Faut de tout cela, disent les conférenciers, le peuple n’aura pas d’autre choix que la rue pour manifester son ras-le-bol. Ces exigences constituent les propositions de cette plateforme sur le processus électoral au Cameroun à la veille des élections présidentielles prévues en octobre prochain.

 

Front uni

 

Une déclaration commune du Front uni pour des élections libres et transparentes au Cameroun, a été communiquée à la presse dans le but de prendre l’opinion publique et internationale à témoin.

 

Sur le plan pratique, le président d’Alternative a ajouté que la direction générale d’Elecam, chargée de l’organisation matérielle des élections devra fabriquer des bulletins de vote uniques pour toutes les élections, afin d’éviter les confusions et autres pratiques observées jusqu’ici. Un membre de la société civile qui prenait part à la conférence et ayant requis l’anonymat, en a profité pour expliquer en substance, que cette refonte des listes électorales et d’Elecam était difficilement envisageable du fait du cadrage juridique dans lequel cet organe évolue. «Jusqu’alors, la loi autorisait les préfets à procéder aux refontes des listes électorales. Aujourd’hui, c’est Elecam et non plus l’administration qui organise les élections. Et on voudrait nous faire croire que la loi interdit Elecam de faire ces refontes ? », s’interrogeait-il. Un vaste mouvement social du Front uni est annoncé au mois de juin et commencera avant, par des sensibilisations de proximité. 

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Published by Juliette Abandokwe - dans Cameroun
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commentaires

Kamga 04/05/2011 12:57


C’est des avis et un procès à charge qui masque l’incapacité de certains à soutenir une campagne électorale idéologique. Lorsqu’on n’arrive pas à mobiliser son électorat, on évoque le manque de
transparence du scrutin ou comme c’est le cas, de kidnapping de la commission électorale.


Textes De Juliette