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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 22:05

MESSAGE DE L’UPC A LA JEUNESSE KAMERUNAISE 

Jeunes Kamerunais des Villes et des Campagnes, 
Jeunes Kamerunais de la Diaspora, 
Chers Jeunes Compatriotes,
 



"... S’organiser pour lutter. Telle doit être votre préoccupation... "


Le 11 Février a été choisi comme Journée de la Fête de la Jeunesse. 
Qui dit «fête», dit «réjouissances», dit «joie de vivre» ! 

Ainsi donc, le 11 Février 2011, peut-il être un jour de Fête pour la Jeunesse kamerunaise ? La Jeunesse kamerunaise peut-elle faire la Fête ou être à la Fête aujourd’hui ? 

A chacune et à chacun de vous de répondre. 

Pour nous, la Direction de l’UPC, le 11 Février 2011, Journée de la Fête de la Jeunesse de notre pays, nous amène à quelques réflexions, nous pousse à quelques observations, nous conduit à certaines considérations ; ceci nous ramenant à un certain nombre d’interrogations. 

Toute Jeunesse est l’émanation d’un peuple. Il est impossible que la situation de la Jeunesse soit totalement différente de la situation du reste du peuple dont elle fait partie. 

ALORS, QUELLE EST LA SITUATION DU PEUPLE KAMERUNAIS AUJOURD’HUI ? 

Depuis 50 ans, après la barbarie colonialiste, notre peuple ploie sous la férule du néo-colonialisme dont le principal représentant au Kamerun hier était Ahmadou AHIDJO ; aujourd’hui c’est Paul BIYA, le Président du RDPC et aussi Président de la République. 

Après avoir trituré la Constitution en Avril 2008, Monsieur BIYA, le Président du RDPC, se prépare à gagner haut la main la prochaine élection présidentielle prévue cette année et à s’octroyer sept nouvelles années à la tête de l’Etat du Kamerun. 

Pour quelle politique ? 

Le dernier sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (30 et 31 Janvier 2011) a encore été une illustration flagrante de la politique d’absence du Président Paul BIYA. Et pourtant, les thèmes de discussion ne manquaient ni d’ampleur ni d’intérêt : 

• L’Egypte à feu et à sang, des centaines de morts (selon l’ONU 300) après 10 jours de manifestations ! 

• La révolution de Jasmin en Tunisie qui fait des prolongations ! 

• La crise postélectorale en Côte d’Ivoire qui rappelle les pires moments de l’esclavage ! 
• Et bien d’autres … 

Hélas ! La voix du Président du Kamerun ne s’est pas fait entendre ! Le Président comme d’habitude était absent. 

- Le prix du maquereau comme celui de plusieurs produits de première nécessité, fait du cha-cha-cha dans le panier de la ménagère kamerunaise qui ne sait plus où donner de la tête. 

Mais le Gouvernement du RDPC n’en a cure ! 

- L’économie bat de l’aile. Plusieurs clignotants sont au rouge ! La santé des Kamerunais est au plus mal ! Quant à l’école … Quel est le pourcentage de ceux qui n’ont pas pu reprendre les classes en Janvier, faute de moyens pour payer l’écolage ? 


LE 11 FEVRIER, JOURNEE DE LA FETE DE LA JEUNESSE KAMERUNAISE ! 

Chers jeunes compatriotes, 

Le rappel ci-dessus de la situation de notre pays, illustre votre situation et indique qu’aujourd’hui, 11 Février 2011, vous ne pouvez pas faire la Fête et vous ne pouvez pas être à la Fête. 

Il n’est pas utile ici, nous semble-t-il, de décrire ce que vous vivez. Chacune et chacun de vous, le sait mieux que quiconque. 

De la maternelle à l’Université : Locaux vétustes et délabrés en quantité insuffisante. Salles de classe bondées. Nombre d’enseignants insuffisant et parfois, compétence discutable de ces derniers, faute des possibilités de mise à niveau, comme il se doit. Offres d’emploi inexistantes ! Tel est le lot de la jeunesse urbaine. 

La jeunesse rurale est tout simplement oubliée ! 

Pour le Gouvernement du RDPC, il y a une bonne diaspora : c’est celle qui loue l’absence d’initiatives positives pour notre pays, du Président aux « grandes ambitions » et une diaspora à diaboliser : c’est celle qui exige des solutions aux problèmes qu’elle pose. Mais tous, de la bonne ou de la mauvaise sont considérés comme inaptes à participer au choix des dirigeants de leur pays, le Kamerun ! 

Bon, d’accord, le RDPC ne fait rien pour la jeunesse, diront certains d’entre vous. Mais que font les partis d’opposition ? C’est une bonne question. 

Ce que font les partis politiques de l’opposition est peut-être insuffisant. Mais, voici pourquoi. 

Percevoir les impôts, gérer le commerce national, créer des emplois, établir un cadre adéquat permettant aux jeunes de bien préparer leur avenir, relèvent de la responsabilité du Gouvernement en place et non de celle des partis d’opposition. 

Par contre, les partis d’opposition ont, entre autres, le devoir de faire des propositions de solution aux problèmes. Certains d’entre eux essaient de le faire. C’est le cas de l’UPC. Mais, il arrive parfois que vous n’ayez pas connaissance de ces propositions. Et pour cause ! 

Une chape de plomb pèse sur les partis d’opposition et en particulier sur l’UPC qui est toujours considérée comme un parti interdit par le Gouvernement RDPC de Monsieur BIYA. En effet, les partis d’opposition n’ont pratiquement pas d’accès aux médias publics. Quant au privé, l’autocensure veille au grain. 

ALORS, QUE FAIRE ? 

Nous devons, contre vents et marées, continuer à faire des propositions pour résoudre les problèmes de notre pays. Nous devons continuer à le faire avec davantage d’humilité et de détermination. Et au-delà des propositions, prendre des initiatives, chaque fois que cela s’impose. 

A vous, mes jeunes compatriotes, l’UPC dit : 

Organisez-vous et luttez pour défendre vos intérêts, pour faire respecter et prendre en compte, vos droits. Seule la lutte paie. 

De tout temps et partout dans le monde, la jeunesse a toujours été l’avenir de toute Nation. Mais, lorsque les gouvernants se montrent incapables de donner les moyes utiles pour préparer cet avenir, alors, il appartient à la jeunesse elle-même, de s’organiser pour préparer son avenir. C’est ainsi que les pères fondateurs de l’UPC, à peine sortis de l’adolescence, ont pris leur destin en mains pour exiger la réunification, l’indépendance et le bien être des Kamerunais. Il n’y a pas d’autres solutions. 

S’organiser pour lutter. Telle doit être votre préoccupation. 

Vous pouvez vous organiser seuls ou avec d’autres, par exemple avec les jeunes upécistes. 

Mais pour lutter, il est essentiel que d’autres, vos ainés, luttent avec vous. Car, c’est cette lutte commune qui a plus de chances de donner des résultats. 

Votre passé témoigne de votre capacité de pouvoir lutter. Alors, tant que vos droits ne sont pas pris en compte, organisez-vous pour lutter. L’actualité internationale récente vous y invite. Regardez la Côte d’Ivoire où le peuple avec sa jeunesse comme fer de lance lutte pour imposer la reconnaissance de sa SOUVERAINETE. 

Observez ce qui vient de se passer en Tunisie 

Considérez les manifestations du Caire, d’Alexandrie, de Suez en Egypte. 

Tout est possible. Pour cela, il faut s’organiser et lutter. 

Un autre Kamerun est possible ! 
D’autres choix sont nécessaires ! 
Il faut que ça change ! 


Le 10 février 2011

Samuel Mack-Kit

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Published by Juliette Abandokwe - dans Cameroun
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