Partager l'article ! Cameroun: Pas de code électoral, à 6 mois des élections: 20 mai 2011 Correspondance: Hilaire Kamga La Pla ...
Aujourd'hui c'est Aujourd'hui!
Au nom d'une Afrique centrale ensanglantée et traînée dans la boue, et
d'une Afrique déniée de son droit à la souveraineté,
luttons ensemble et maintenant, pour une nouvelle éthique politique,
contre la légitimation d'un enrichissement illicite indécent,
contre une impunité institutionalisée,
et contre des droits de l'Homme à deux vitesses.
Juliette AbandoKwe
« L’arme la plus puissante dans les
mains des oppresseurs, est la mentalité des opprimés ! »
Stephen Bantu Biko
20 mai 2011
Correspondance: Hilaire Kamga
La Plateforme de la Société Civile pour la Démocratie a suivi avec beaucoup d'intérêt la décision du Chef de l'Etat prise le 19 mai 2011 concernant la gratuité de la Carte Nationale d'Identité (CNI) au Cameroun dans la perspective de l'élection présidentielle de 2011. Il convient de signaler que cette décision de M. Biya fait suite aux vives critiques formulées par la Plateforme au lendemain de la publication par le Ministre de la Communication, Porte Parole du Gouvernement, d'un document d'explication de la mesure présidentielle réduisant les frais de la Carte NI à 2800 FCFA (1000 fcfa de timbre et 1800 fcfa pour la photo).
La Plate-forme avait alors rappelé que les conseillers du Président Biya l'avaient induit en erreur car :
- Les 1000 fcfa de timbres étaient une violation de l'article 40 de la loi sur l'élection Présidentielle qui consacre la
gratuité pour tout acte extra judiciaire dont la finalité est électorale ;
- Les 1800 FCFA pour la photo constituait une escroquerie à l'encontre des citoyens camerounais dès lors qu'alors des
photos numériques, le coût maximum pour une photo est de moins 120 FCFA.
Or, si tant est que le Président de la République voulait vraiment adresser la question de la CNI en matière électorale, la
seule décision possible était la gratuité.
Suite au décret du 19 mai 2011 consacrant cette gratuité, la Plateforme de la Société Civile pour la Démocratie
- prend acte de cette mesure citoyenne salutaire du Chef de l'Etat,
- la receptionne à sa juste valeur,
- Souhaite la pérenisation de cette diligence à l'endroit des désirata de la Société Civile engagée.
La Plateforme,
- constatant par cette décision que le Président de la république s'est rendu à l'évidence qu'il est de plus en plus
induit en erreur par certains de ses conseillers,
- réitère son exigence relative à l'abrogation des nouvelles lois électorales adoptées en avril 2011 dès lors que ces lois
consacrent une véritable régression du système électoral camerounais ;
- demande au Président de la République de convoquer une session extraordinaire du Parlement aux fins d'adoption d'un
véritable Code Electoral qui garantisse la transparence de la prochaine élection présidentielle avec notamment un renforcement plus lisible des pouvoirs du Conseil Electoral d'ELECAM face à ceux
du Directeur Général des Elections.
La Plateforme de la Société Civile pour la Démocratie
- réaffirme sa détermination à œuvrer pour une Alternance par les Urnes et dans la Paix au Cameroun.
- Invite une fois de plus tous les citoyens en âge de voter à s'inscrire massivement sur les listes électorales, à aller
et à DEFENDRE leur vote en cas de nécessité.
- Rappelle que seule la Masse Critique Electorale (MCE) est susceptible de vaincre toute velléité de fraude
électorale.