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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 10:49
23 septembre 2013
Louis-Firmin Kongoube


Chers Compatriotes et amis de la République CentrAfricaine, les yeux me sont sortis des orbites en visionnant les affreuses images de notre belle et historique ville de Bossangoa, préfecture de l’Ouham, grenier de la capitale, maintes fois décorée pour la fête de la moisson dans les années de l’abondance pacifique. 

Bossangoa, Boston pour les vacanciers scolaires avec les titres de transports réquisitionnés par le trésor centrafricain à l’époque.

Bossangoa mon Amour, Bossangoa je t’aime, Bossangoa-Bangui gbaya ga é goué, Bossangoa for ever !

Bossangoa la Ville Martyre, voilà plus d’une décennie l’abbé Kilamong, archevêque de ce chef-lieu rencontra brutalement le Christ lors de la rébellion des dits libérateurs.

Peuple de Centrafrique, à quoi ça sert de changer de régime si l’on ne change pas en même temps la mentalité des administrés dans le bon sens ? pas si sûr que la réponse ne tardera à venir avec nos amis sur la toile, aux bistrots, ou dans les transports peut-être à un mariage ou un enterrement ?

Dans "Séléka nous t-elle surpris"? j’ai bien apprécié les commentaires au vitriol venus de toutes parts. Mes amis s’en sont donnés à cœur ouvert, mais, il y’a un mais. Centrafricains, nous ne trouvons pas quelque chose de sage à dire qu’à nous calomnier ?

On dépasserait déjà le Burkina ou le Rwanda voire le Singapour, si cela pouvait nous enrichir intellectuellement, financièrement ou socialement. Pour vous faciliter la tâche, je vous prie de m’injurier, moi Louis-Firmin Kongoubé, l’auteur de cet article et non les autres ou entre vous. Dans mon statut, je me sens proche de ce paragraphe, Docteur Lamessi aussi :"La Haine, en effet, est un sentiment primitif, rudimentaire et grossier, indigne d’un esprit subtil et délié".

Je ne suis pas le messie attendu qui détient la vérité, en rédigeant ces publications, de facto je deviens un personnage public qui s’intéresse à son pays en dérive, dites-moi tout ce que vous avez sur le cœur et non dans la tête. Revenons au titre d’aujourd’hui. Alain m’a perturbé ce 16 septembre dans le train bondé qui me ramenait à destination avec ce texto affolant "Fouh, Miskine…

sous psychose depuis le déménagement en catimini de nombreuses familles Goula et Rounga (qui craignent l’entrée sur Bangui d’on ne sait qui)" allant jusqu’à m’intimer l’ordre de réagir avec le ton qu’il m’en connaît sur facebook, et cela sans égard pour une pénible journée de travail d’immigrant africain en France. Me tenant tout coi, lui ai-je répondu que je ne suis pas juge ni juste pour condamner une telle sortie, aussi malencontreuse soit-elle.

A la Génération Républicaine que nous représentons, tous les Goula et Rounga ne doivent en aucun cas être assimilés Séléka.

Nous avions vécu un drame similaire dans l’histoire récente de notre pays notamment entre 1996 et 2003 et qui tourbillonne encore en nous. A ceux qui pensent ainsi, qui ruminent leur vengeance à peine voilée, que les victimes d’aujourd’hui ne deviennent pas les bourreaux de demain, qu’ils sachent que nous sommes tous Goula, Rounga, chrétiens, athées, kimbanguistes, musulmans, kandha, Yohndow-N’garkey, Ngakollah, Mbomba, Gazromon ; centrafricains d’abord et avant tout, et que nous sommes en République, et de surcroît laïque.

Au fil des temps, en suivant le regard bienveillant de notre Généraliste ATT, ancien, futur nouveau et ex président malien qui est toujours parmi nous et disponible quelque part au Sénégal avec son passeport centrafricain bien rangé, la crise interminable centrafricaine est devenue une créature qui s’est échappée de nos propres mains, et plus personne ne peut la maîtriser, elle s’est emballée, incontrôlable et incontrôlée. Elle devient de plus en plus sanguinaire, communautaire, religieuse, ethnique, tribale et civile.

Un pays de plus 623000 km2 qui ne se résume qu’à Bangui intra-muros, et puis c’est tout. Un éminent membre de l’actuel gouvernement supplie ce machin de l’Onu (selon de Gaulle) d’administrer le pays, pendant ce temps, des pétitions dans ce sens se multiplient partout où besoin sera, vaste reconnaissance pour la mémoire les pères fondateurs de la R.CA. Quel savant fou nous fera ressusciter le doyen Omar Bongo du Gabon ?

Pioché à Rfi du vendredi 13 sept-13 : [Tout a commencé quand des hommes armés ont attaqué la position des ex-Séléka et les membres de la communauté musulmane samedi dernier. Les représailles de la Séléka ont été cruelles. Il y a eu des morts et plus 4500 personnes ont trouvé refuge chez les prêtres catholiques et comptent y rester, malgré le manque d’assistance. « Nous allons rester ici aussi longtemps qu’il le faut. Nous voulons la présence d’une force neutre, pour sécuriser la ville. C'est à ce moment-là que nous rentrerons chez nous » raconte un témoin.

Du côté de la communauté musulmane, on se dit aussi victime et on affirme qu’il ne faut pas assimiler des éléments de la Séléka aux musulmans. « Actuellement nous, les musulmans, nous souffrons beaucoup. C’est notre pays, nous sommes nés ici.

Mais nos frères nous prennent toujours pour des étrangers. Ils nous assimilent à leur malheur et nous ne comprenons pas. Nos enfants souffrent de faim. Qu’allons-nous faire, qu’allons-nous faire ? La ville de Bossangoa est aussi la nôtre. Nous demandons la paix, nous voulons que la paix se fasse » assure un autre homme.]

Mes chers Compatriotes, la classe politique centrafricaine est littéralement trépassée par les événements qui se déroulent sous nos yeux, elle s’est auto-discréditée et ce, depuis longtemps avec l’usurpation de la société civile coupable et qui s’enlace en permanence avec elle pour creuser davantage la fosse commune pour nous autres indigents.

C’est pourquoi, ici à Bossangoa, Bouca, Baoro, Batangafo, Bangassou, Kabo, Paoua, Boda, Bria, N’Délé, Obo, Birao, Bambari, Bohong… la Génération Républicaine avec votre Résistance NCR, nous lançons un cri d’alarmes, pas à un parti politique, pas à un groupe de personnes, mais à Un Seul, oui un seul Centrafricain. Qui pourra sortir du lot comme un loup solitaire et s’imposer en un leadership incontesté qui nous ramènera de l’Espérance et la Paix. Ce fils du pays consentira à mettre en réserve ses convictions personnelles ou partisanes, et donnera droit à la préservation de l’indispensable consensus social pour un début de sourire qui a disparu de nos lèvres.

A l’instant même, vers pk 13 la tante de Christian vient de succomber à ses blessures par balles. Combien de centrafricains sont égorgés, froidement abattus, violentés, brûlés vifs, pillés, violés, passés à tabac par des hors la loi locaux et étrangers dans nos villes et campagnes de l’arrière pays ? Qu’ils calment un peu leur joie, la République les rattrapera.

Notre R.CA-Éternelle va très mal, elle tombe en ruine, cela nous attriste tous. Les temps politiques sont incertains, nos hommes politiques ne sont plus à hauteur de la chose publique.

Ils disent n’importent quoi actuellement et le feront davantage pendant leur campagne pestilentielle pour se révéler par la suite incapables de gouverner le Pays. Nous ne savons toujours pas quand est-ce auront lieu les prochaines échéances électorales, que la guéguerre entre les deux derniers premiers ministres de Patassé est à son comble.

Ils ne se parlent que par personnes interposées, pour le grand plaisir des choux gras de pimenter une saga fratricide, quelle honte leurs excellences ! Un ancien chef du gouvernement Bozizé, qui si égeait à leur assemblée à la place de son patron, s’apprête lui aussi à créer sa propre formation politique pour briguer la magistrature au sommet de l’Etat fantôme, un parti de plus dans cet océan atlantide sur le continent, et pourquoi pas l’ex-maire de Bangui de toutes les controverses.

Au vu de tout ce qui précède, il convient qu’une volonté patriotique assez puissante vienne forcer notre destin et emporter toute la société centrafricaine qui sans elle, ne cesserait de louvoyer sans cap, sans conviction, ni directive. Seuls les Hommes d’Etat possèdent la puissance et le désintéressement qui conviennent à l’accomplissement de telle mission que nous attendons tous comme de la providence, à ne pas confondre à l’homme providentiel que j’ai soigneusement évité de citer ici.

Il est de notre devoir de préserver avant tout l’unité nationale, un Homme d’Etat, c’est celui qui tire le peuple vers le haut. La politique pour l’Homme d’Etat Centrafricain que nous souhaitons tous son avènement après le président de la transition Mr Michel Djotodia, ce sont ses convictions, des principes et des valeurs qu’il défendra tous les jours sur le terrain social, économique, sanitaire, militaire, financier, sécuritaire… et dans l’exemplarité devant le peuple et l’histoire.

La Résistance Nationale Centrafricaine et Républicaine,

Génération Républicaine, avec Louis-Firmin KONGOUBE

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Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
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