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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 17:27

27 janvier 2011

Source: GuinéeWeb

 


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Un certain nombre de pays ‘enorgueillissent depuis des siècles d’être les chantres et les semeurs de la liberté, de la démocratie et des droits de l’homme, mais leurs Histoires réelles ne reflètent que tout le contraire. Esclavage, impérialisme, colonisation, néo-colonisation, françafrique et autres n’ont été que des moyens pour ceux-ci de s’enrichir au détriment d’autres peuples.

 

Les mêmes parlent de libre marché, d’offre et de demande, de village planétaire, d’humanisme, de diplomatie et passent leurs temps à fomenter des coups d’état, des assassinats ciblés en Afrique entre autre, pour placer des marionnettes, qui rappellent ces contremaitres de l’époque de l’esclavage et qui permettront de s’arroger les ressources africaines à vil prix?

 

La France par exemple, qui se dit un grand pays serait peut-être aujourd’hui au niveau de la Roumanie ou de l’Irlande du Nord si elle ne comptait pas sur l’Afrique francophone principalement.

 

Souvenons-nous il y a environ 50 ans des accords qu’elle obligea les pays africains à signer, à coup d’assassinats de véritables leaders et des populations africaines qui voulaient accéder à une véritable Indépendance. Le Général de Gaulle avait bien compris que la France allait redevenir un pays quelconque (tout petit) sur la scène mondiale, si elle ne pouvait plus disposer à sa guise de l’exclusivité des ressources africaines.

 

Rien de surprenant dans ce trait caractéristique, quand on sait qu’elle avait par exemple, escroqué 150 millions de francs or au début du 19ème siècle aux haïtiens qui venaient de mettre en déroute l’armée de Bonaparte. Il ne leur avait pas suffit de les avoir enlevés en Afrique, maltraités, exploités dans le travail esclave et s’être enrichis à leur détriment, sans aucune honte. Rien n’a changé dans leur petit esprit de nos jours, et heureusement pour eux, l’inconséquence de nombreux africains les conduit à l’ignorer.

 

Le véritable problème est le suivant : depuis des décennies, la France empêche les pays africains de la mettre en concurrence avec d’autres, elle s’arroge des marchés en Afrique, qu’elle se partage avec d’autres pays occidentaux et en profite pour avoir les matières premières à des prix dérisoires. Elle utilise ces mêmes biens « achetés » à petit prix pour son propre compte, mais aussi pour les revendre et en tirer les plus grands profits et financer ainsi son développement.

 

Aujourd’hui, si ce pays est considéré comme une grande puissance économique, ce n’est pas grâce au mérite de ses économistes, de ses hommes d’affaires, de ses commerciaux ou de ses industries qu’elle vante tant. Son petit « secret », c’est une technique historique de tricherie, de magouille, de corruption, de brigandage, de meurtres et de terreur qui coûte des millions de vies aux africains notamment, et maintient les autres, de générations en générations, dans une misère inexplicable.

 

La France comme bon nombre de pays occidentaux ont peur que l’Afrique se développe. Lorsqu’ils parlent de démocratie à implanter en Afrique et ailleurs à leurs opinions publiques, cela consiste sur le terrain en Afrique à placer leurs contremaitres et leurs préfets, qui leur faciliteront l’accès aux ressources à des prix dérisoires.

 

Lorsque les analystes économiques de ce monde occidental évoquent les Pibs, les croissances économiques et autres grands agrégats positifs et vantent la richesse de ce bloc de pays, ils omettent de rappeler que le commerce international est loin d’être vertueux et que leurs industries enrichies ne le sont que grâce à des comportements vicieux systématiques à travers le monde. Ils trouvent normal de considérer les États-Unis comme la première puissance économique mondiale, mais ne font jamais le lien avec ces multiples agressions dans l’histoire à travers le monde. Peut-être que celles-ci constituent, disons à leur insu, la fameuse « main invisible » qui les rend si prospères.

 

Pour en revenir à notre chère France, sans sa puissance militaire, également acquise en grande partie grâce au capital accumulé à partir de ressources africaines, elle ne ferait pas le poids, dans un marché ouvert et libre où tous ses concurrents mondiaux non occidentaux, auraient un accès équitable aux ressources africaines.

 

La loi de l’offre et de la demande forcerait la France à payer aux africains le juste prix de leurs ressources qu’elle tente désespérément de se garder pour elle. Par exemple, demandez au Président Sarkozy pourquoi le Président Tandja a été déposé il y a quelques temps au Niger. Le Niger possède de l’uranium exploité par Areva évidement à vil prix. Demandez encore à Sarkozy quel uranium il (re)vendra à l’Inde comme il a récemment indiqué lors d’une visite dans ce pays.

 

La grande peur de la présence chinoise grandissante en Afrique est là pour démontrer comment les occidentaux, notamment leurs chevaux de Troie que sont entre autres les États-Unis et la France, craignent la véritable concurrence.

Et la Côte d’ivoire, qui reste un bastion américain, mais surtout français n’ayant pas encore été vraiment pénétré par les Chinois et d’autres éventuels concurrents véritables occupe une place centrale.

 

En dehors du Nigéria et des pays disposant de ressources importantes découvertes à ce jour, comme le Niger, la Guinée, le Ghana entre autres, les autres pourraient tomber dans la véritable concurrence des pays asiatiques et des BRIC sans véritablement gêner le business franco-américain en Afrique de l’Ouest, tant qu’ils conservent la Côte d’Ivoire. Et comme le Président Laurent Gbagbo veut leur faire partager cet immense gâteau avec d’autres, ils ne l’entendent pas de cette oreille.

 

Le pire pour la France et ses consœurs occidentales c’est que, malgré leurs avancées économiques indéniables, obtenues tout au long de leur histoire ancienne et contemporaine en grande partie grâce à des actions vicieuses, elles se font rattraper chaque jour, même par des pays et des régions qui n’ont pas connu le même parcours.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Beurre et argent du beurre
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