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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 10:28

6 novembre 2011
Meboon Môôn Meba Ondo
Pour le mouvement "Le Citoyen"

 

http://www.zenga-mambu.com/vignettes/gabon-paris.JPGLe gouvernement gabonais est résolument engagé dans la rupture du corps social et de ses gouvernants. C’est désormais par médias interposés que les annonces fusent pour museler et intimider l’expression populaire qui est pourtant pacifiste car ne possédant pour seules armes que les revendications légitimes pour l’instauration d’un état de droit au Gabon.  Réclamer la transparence électorale ne peut en aucun cas être un crime sinon quelles sont les nouvelles garanties données par le pouvoir du Parti Démocratique Gabonais [PDG] dans le processus électoral afin d’éviter les scenarios de la « Cité de la Démocratie » et de « l’Ile Mandji » en 2009 ?

 

Nous entendons donc le gouvernement scander ici et là que la «Force restera à la loi » ! Evidemment, à condition de restituer celle-ci à qui de droit.  Parce que la loi, c’est le parlement.  Le parlement n’est que le représentant du peuple gabonais. Le peuple gabonais est souverain et c’est lui qui, après tant de scrutins entachés de fraude depuis 1993 jusqu'à récemment en 2009 avec l’élection « façon-façon » d’Ali Bongo Ondimba, exige les conditions de transparence afin de lui éviter toutes les turpitudes dont il a toujours été victime. C’est donc dire que FORCE RESTERA AU PEUPLE GABONAIS !

 

Monsieur Jean François Ndougou , le très engagé ministre de l’intérieur, inutile de menacer les gens car vous n’effrayez personne avec votre mimétisme  et votre lecture biaisée de cette loi  incomprise de vous vous-même. La loi, quoi qu’on en dise, demeure un contrat qui unit les corps social et politique. Et comme tout contrat, lorsque les parties ne s’accordent plus sur ses termes, celui-ci est  frappé de nullité et encore plus lorsque  le juge représenté par  la cour constitutionnelle est largement impliqué dans l’une des parties notamment celle du pouvoir PDG en place. Il est  alors judicieux que l’autre partie, le peuple désabusé et continuellement opprimé, se retourne vers sa souveraineté dans son combat pour la mise en place d’institutions fiables et justes envers tous.

 

Nous tenons à rappeler au Parti démocratique Gabonais [PDG], ce petit jeu mathématique pour lui dire que personne n’éprouve un « pixel » de crainte à affronter son impopularité aux élections. Si  le but des élections législatives est d’obtenir un maximum de députés afin de s’assurer d’une force relative ou absolue dans l'hémicycle du peuple, il serait tout de même étonnant de voir une prochaine assemblée à dominante « PDG » avec un score à la présidentielle de 41 %.  Messieurs les PDGistes, le candidat naturel « OBO » n’est plus, ne vous méprenez pas car malgré le score frauduleux sus mentionné, il  n’en demeure pas moins qu’une une majorité écrasante de gabonais continue de rejeter  le PDG et ses affidés. D’où les nombreuses tentatives de sabotage du  parti de feu Pierre Mamboundou l’Union du Peuple Gabonais [UPG] et de cooptation d’anciens membres de l’ex Union Nationale afin de justifier numériquement sa prochaine forfaiture. 

 

Et  Ali Bongo Ondimba  d’affirmer le 31 octobre dernier aux militants de son parti : « Avançons en rangs serrés, soudés par des objectifs communs, déterminés pour CONVAINCRE CEUX QUI S'ÉTAIENT TROMPÉS UNE FOIS ET QUI NE VEULENT PAS SE TROMPER UNE SECONDE FOIS, afin de doter l'EMERGENCE des moyens de ses ambitions ».  Non « Ya Ali », personne ne s’est trompé ! Le seul à le faire c’est bien vous !  Mais nous pouvons vous rassurer car rien mais absolument rien n’a changé pour les gabonais à votre sujet. Au contraire, c’est la hausse du chômage, votre arrogance, votre gestion dispendieuse des ressources de l’état dans la terreur permanente, dans l’indifférence de ce peuple et vos destructions discriminatoires récentes de bâtisses dans la ville qui viennent s’ajouter à votre impopularité avérée.

 

Malgré la volonté des médias gouvernementaux notamment la RTG, la presse et leur conglomérat  à jeter du flou et le doute dans l’esprit des vrais citoyens résolus à arrêter la mascarade ; malgré les déclarations tumultueuses d'une certaine  opposition émergente fidèle à « Ya Ali » ; malgré les besoins alimentaires de cette opposition qui ne représente rien sur l’échiquier politique national ; malgré les nominations contre-nature validées par l’incestueuse cour constitutionnelle de dame Mborantsuo, la dynamique impulsée par le mouvement «  Ça suffit comme ça » reste imperturbable ! 

 

Parce que des gabonais sont  morts en 2009 à « l’ILE MANDJI » à cause de ce  système électoral PDG actuel et inchangé, nous réaffirmons donc le mot d’ordre : 

 

«  PAS DE CONDITIONS DE TRANSPARENCE, PAS DE BIOMETRIE, PAS D’ELECTION » ! 

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Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
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