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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 08:49

30 avril 2011

Mensah

Koaci.com Accra

 

Pour chasser les démons du pétrole : Des spécialistes réfléchissent sur une répartition équitable des revenus

Le Ghana a débuté en décembre 2010 l’extraction de ses réserves pétrolières. Pour prévenir toute mauvaise gestion du bénéfice, lequel est une source de conflits dans certains pays producteurs de pétrole, les défenseurs de la société civile et les économistes préconisent que la richesse pétrolière soit équitablement distribuée dans le pays afin que qu’elle ne devienne pas une malédiction mais un bonheur pour les Ghanéens.

A peine les premiers barils de pétrole « made in Ghana » apparaissent sur le marché, des voix se font entendre pour cadrer ce secteur d’activité. La production qui a commencé en décembre 2010 et qui devrait atteindre la production de 120.000 barils par jour dans les prochains mois s’annonce prometteuse pour l’économie du pays. On estime que le Ghana pourrait gagner plus de $ 1 milliard par an à partir de son champ de Jubilée de pétrole offshore existants et que de nouvelles découvertes pourraient dynamiser ces chiffres.
 

Lors d'une manifestation à Washington le jeudi 21 avril 2011, les défenseurs de la société civile et les économistes ont estimé que le gouvernement du Ghana a besoin d'avoir davantage de planification et de transparence afin d'éviter une répétition de la corruption massive et de la violence qui sévit dans d'autres pays pétroliers africains. Saisissant l’occasion lors de cette tribune, le directeur de la Banque mondiale pour le Ghana, Ishac Diwan, a déclaré que l'enjeu était important pour la production pétrolière au Ghana, car de plus en plus de nouveaux champs offshores sont entrain d’être découverts dans le golfe de la Guinée.
Il a poursuivi en estimant que si le Ghana arrive à réussir son processus de gestion des revenus, il montrera une belle voie aux nouveaux pays producteurs du pétrole dans le golfe de Guinée.
 

Oxfam, une organisation non gouvernementale a jugé acceptable la gestion que font tous les acteurs (les bailleurs de fonds comme la Banque mondiale et les groupes de la société civile) impliqués dans la production du pétrole dans le pays.
 

Ceci revient à dire que si la gestion de la production est transparente c'est-à-dire combien la société reçoit, combien elle dépense et le motif de ces dépenses, alors tout le monde comprendra ce qui se fait. Mohammed Amin Adam, un membre de la société civile prévoit qu’une fois après son retour au Ghana, il fera des propositions de développement au gouvernement afin que celui-ci investisse dans des secteurs vitaux de façon transparente afin d’accroitre les chances et les perspectives de développement pour le pays.

Outre cette bonne intention, il y a lieu de signaler les dommages collatéraux que commencent à subir les populations des zones mitoyennes situées le long de la côte ouest du Ghana. En effet, les habitants des villages sont soumis à la pollution et leurs activités (pêche et agriculture) sont fortement perturbés. Au même moment, les jeunes de ces milieux à défaut de prêter leur main d’œuvre aux compagnies, sont pour l’heure confinés dans l’oisiveté. Les entreprises sur place ne recherchent que des experts en la matière.

L’anticipation que le Ghana veut faire des dividendes de son exploitation pétrolière est une bonne initiative, souligne l’ambassadeur du Ghana aux Etats Unis, son excellence Daniel Agyekum Ohene. C’est une stratégie qui permettra de mettre l’accent sur le développement du pays pour qu’aucune communauté ne soit négligée. Et cette politique pourra à terme éviter les conflits à répétition que connaissent certains pays producteurs du pétrole en Afrique.
 

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Published by Juliette Abandokwe - dans Beurre et argent du beurre
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