Textes de Juliette

17 avril 2012
Am Dworaczek-Bendome

Le rôle !

Devenir président de la république où être reconduit, dans les deux cas, cela suppose ou implique une solide expertise sur des questions internationales, et en particulier, en ce qui concerne la France et sa zone d’influence que sont ses 14 anciennes colonies d’Afrique : le Bénin, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo-Brazzaville, la République Démocratique du Congo (RDC), la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Burkina Faso, Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Togo, le Sénégal et la Somalie.

L’angélisme !

La France, pays des droits de l’homme, la France éternelle des mots factices dès qu'il s'agit de tout faire pour perpétuer aveuglement des systèmes en fin de vie. Monsieur Nicolas Sarkozy avec son discours de Dakar de juillet 2007 : ″Le drame de l’Afrique n’est pas dans une prétendue infériorité de son art, sa pensée, de sa culture (...) le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire ″ n'est qu'une faribole devant la souffrance qui permet le maintien en place des régimes qui ont prouvés leur incapacité à répondre aux attentes des populations.

Connivence avec les potentats et mépris des peuples !

Avec la présidence de Monsieur Nicolas Sarkozy, il n' y a eu de rupture que dans les mots mais une continuité voire une aggravation dans les actes et les relations incestueuses avec ceux qui piétinent le droit. Pour ceux qui ont entourés le président français ces cinq dernières années, l’Afrique reste un champ de prédation et de pillage. Pour que cela ne prenne jamais fin, ils arrangent toujours pour soutenir des despotes et autres dictateurs qui les laissent tranquillement mener leurs affaires dans une opacité totale. On se rappelle des déballages de Monsieur Robert Bourgi et compagnies, on constate que depuis que Monsieur Nicolas est à la tête de la France, les chantiers divers ont été confiés à Véolia, Bouygues et Bolloré etc.… comme quoi, si les français n’ont rien déboursés pour le "Yacht", les africains "oui"

Le paradoxe des politiques français, discours contre l’immigration massive sur son territoire mais de l'autre elle soutient et participe à conforter des régimes qui favorisent les départs et amènent les populations à choisir l’exil plutôt que de crever sur place, étrange !

Éclairci à l'horizon !

Pas si sûre que ça, car du côté de Monsieur François Hollande, les choses ne sont pas plus claires, en dehors des généralités, on ne trouve rien qui puisse faire espérer une démarcation réelle avec ce que nous connaissons jusqu’à maintenant. D’ailleurs, après le voyage de Monsieur Laurent Fabius au Gabon, on a l’impression que même si le locataire de l’Elysée changeait, la politique "empreint de cécité" de l’élite politico-affairiste dirigeante demeurera. On se rappelle de Monsieur François Mitterrand à la tête de la France et sa politique du pré-carré africain, pour l’histoire, on a retenu le scandale de "l’Affaire carrefour du développement", avec Monsieur Christian Nucci, ancien ministre de la coopération pour le détournement qui portait sur 27 millions de francs entre 1984 et 1986, il y a eu également les pérégrinations de Jean-Christophe Mitterrand que Les présidents africains avaient surnommé affectueusement "Papamadit". Fils aîné de l'ancien président de la République, il avait pris en charge la cellule Africaine de l’Elysée à l’automne 1986 jusqu’ à l'été 1992.

En mars 1985, Omar Bongo ondimba, le défunt président du Gabon l’avait fait entrer dans une société minière gabonaise.



Les deux emblèmes du sarkosysme en Afrique

Messieurs Alassane Ouattara (cote d’ivoire) et Ali Bongo Ondimba (Gabon). Ces deux hommes ont en commun d’être extrêmement redevables à Monsieur Nicolas Sarkozy pour les postes qu’ils occupent aujourd’hui. Ils sont bénéficiés sa bienveillance sans faille pour prendre le pouvoir dans leur pays respectifs. Ils sont les symboles les plus représentatifs de sa politique africaine avec la Libye de Kadhafi.



Rappel : Gabon, Fin Août 2009, Omar bongo Ondimba meurt en Espagne, Maitre incontestable du Gabon, il laissait derrière lui un pays sclérosés par une élite qui en avait fait un lieu de "corruption active et permanente", rien n’échappait à leur voracité, privant ainsi le pays des moyens pour se développer. Grâce à Monsieur Nicolas Sarkosy et ses sbires, ce rêve d’un nouveau départ sera tué dans l’œuf. D’ailleurs, on ne sait pour quelle raison urgente, Monsieur Nicolas Sarkozy s’était empressé de reconnaître avant même la proclamation des résultats officiels par la Cour constitutionnelle gabonaise l'élection d'Ali Bongo à la tête du Gabon? - Mystère ! - L’espoir que la France laisserait les Gabonais librement décider leur avenir était mort.



Rappel : Cote d’ivoire, Fin janvier 2012, Alassane Ouattara et ses des chasseurs traditionnels, les "Dozos", arrivaient au pouvoir grâce au forcing de l’armée française et la complicité de l’ONU. L’économiste formé dans les universités américaines et ancien directeur du département Afrique du FMI occupait enfin ce poste qu'il avait tant convoité et que surement sans Monsieur Nicolas Sarkozy, il aurait continuer attendre. Sans son implication personnelle, son appui et la mobilisation des réseaux françafrique, ces deux hommes seraient peut-être encore aujourd’hui à rêver des honneurs et de pouvoirs.

N’étant pas au pays des Bisounours, on peut penser aisément, qu' il y a des contre parties, renvoi d’ascenseur !

Le pragmatisme

C’est savoir tronquer le petit livret des droits de l’homme contre le "bréviaire de l’asservissement des peuples".

Une autre façon de faire est possible !

Monsieur Jean Christophe Ruffin, ancien ambassadeur de France au Sénégal, par son action dans ce pays avait commencé à tracer une voie plus emphase à une coopération à visage "humain". Cette démarche ne lui a pas porté chance, puisque par demande express de Monsieur Wade, ancien président du Sénégal, il avait été remplacé rapidement mais il avait esquissé la voie à suivre face à un monde globalisé et à des société en mutation où souvent plus de 50% de la populations a moins de 20 ans.

Il faut finir avec ces chancelleries françaises qui se comportent en second "bastion" des pouvoirs en place. Ces alliances objectives nuisent gravement à l’image de la France et aux français auprès des opinions publiques des pays concernés. La Tunisie reste un exemple patent en ce sens. La France et ses Les représentants doivent équilibrer les échanges entre les pouvoir en place et les peuples :

- On peut défendre les intérêts de la France sans devenir des portes flingues des dictateurs et autres prédateurs ;

- On peut préserver les intérêts de la France tout en respectant les choix des populations, sans détourner la démocratie et nier les droits des peuples à disposer et décider pour eux-mêmes ;

- On peut défendre les intérêts de la France sans se conduire en salaud ou jouer les barbouzes et les sous-mains.

Les français ont la chance eux, de pouvoir à des échéances bien précises, de décider librement qui ils veulent pour les représenter, à cet occasion, il revient dont au français de dire si les intérêts de la France ne peuvent pas être défendus tout en préservant et respectant "l’humain",la France n’est pas la chine, l’inde ou Singapour etc...

 

Réponse à ces questions, le 22 Avril et le 6 mai 2012 à 20h. 

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