Textes de Juliette

22 avril 2012
Petit-Lambert Ovono

 

 

En moins de trois ans, le Gabon, avec à sa tête l’usurpateur Ali Bongo, vient d’entamer sa descente aux enfers, avec le manque d’eau et d’électricité dans la capitale gabonaise, dame SEEG s’étant résignée à alimenter les quartiers de la capitale à tour de rôle. 

 

http://www.goodplanet.info/var/ezwebin_site/storage/images/zones/etat-du-monde/pays/gabon2/8488-8-fre-FR/Gabon_scale_ficheTem.gifAutrement dit, suite aux délestages, les populations sont désormais privées d’électricité pendant 2 à 3 jours avec les conséquences qui en découlent à savoir la perte des denrées alimentaires conservées dans les « congélateurs », et des médicaments qui exigent une chaîne de froid conséquente. 

 

Il y a ensuite le manque d’eau potable suite à l’arrêt des moteurs qui alimentent les surpresseurs, la prolifération des moustiques à l’origine de paludisme (première cause de mortalité au Gabon). 

 

Enfin, usines et hôpitaux se mettent à l’arrêt, obligeant des centaines de milliers de travailleurs à se mettre en chômage technique, tout comme les automates des banques qui ne peuvent plus fonctionner, les lignes téléphoniques, Internet, et finalement l’ensemble de l’économie du pays qui se bloque petit à petit. 

 

Plutôt que de dénoncer VEOLIA et la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG), se pose le problème de la programmation du développement et notamment celui de la réalisation des infrastructures dont les infrastructures énergétiques. 

 

En France, pays de référence par excellence pour les gabonais, le Général de Gaulle disait jadis que la France ne pouvait être reconnue comme une grande puissance dans le monde que si elle était indépendante sur le plan énergétique. Pour y parvenir, il avait confié à un polytechnicien, son stratège industriel Pierre Guillaumat, la mission d’atteindre cet objectif. Ainsi fut créée la société ELF Aquitaine, et la françafrique dont l’histoire funeste n’est plus à raconter, d’autant plus que le Gabon fut la première victime de cette politique. 

 

Plus loin de nous, on peut aussi citer les USA qui, pour garantir leur approvisionnement en pétrole brut et assurer leur production énergétique, n’ont pas hésité à faire la guerre à l’Irak sans l’accord du conseil de sécurité des Nations Unies. 

 

En résumé, tout pays qui se respecte se préoccupe en premier lieu d’assurer son indépendance énergétique. 

En inscrivant dans son projet de société, qui a été rejeté par les gabonais à l’élection présidentielle du 30 août 2009,  la construction d’un Gabon industriel, mais installé au pouvoir par la force, on ne s’attendait pas à ce que l’électricité manque jusque chez les ménages. 

 

C’est malheureusement une réalité, et le Gabon industriel un simple slogan creux.

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