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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 02:10

25 septembre 2013
Tchadpages

 

La rébellion au pouvoir a été officiellement dissoute et ses quelque 15 000 combattants doivent être désarmés. La Seleka reste un groupe disparate de cinq chefs. Parmi eux, l’actuel chef d’Etat, Michel Djotodia, qui n’a pas le contrôle sur tous les autres.

Ces généraux sont perçus comme une force d’occupation étrangère dans la mesure où ils comptent des hommes comme Noureddine Adam, ministre de la Sécurité publique, réputé proche d’Idriss Déby, dont une partie de la famille se trouve au Tchad mais qui se revendique centrafricain. Le général Mohamed-Moussa Dhaffane, un Centrafricain de père soudanais, a quant à lui été arrêté le 30 juin par Michel Djotodia.

Selon l’évêque de Bossangoa, la Seleka est composée à « 70 % de Tchadiens, à 20 % de Soudanais et à 10 % de Centrafricains ».

Un propos tempéré par Mathias Morouba, le président de l’Observatoire centrafricain des droits de l’Homme (OCDH) : « N’oublions pas que dans la Seleka , certains ont prêté serment sur la Bible et d’autres sur le Coran ». Le rôle du Tchad, qui a envoyé le 23 septembre un bataillon de 400 hommes pour renforcer la Force multinationale des Etats d’Afrique centrale (Fomac) pour remettre de l’ordre en Centrafrique, prête à de nombreuses questions.

« Le Tchad a-t-il carte blanche en RCA pour bons services rendus au Mali ?», s’interroge ainsi Béatrice Epaye. De son côté, Mathias Morouba se demande quel est le jeu d’Idriss Déby : « Les rebelles du Sud du Tchad opposés à Déby sont occupés à piller en RCA, et les objets volés se retrouvent sur les marchés du Tchad ».

Le bilan, en termes de violations de droits de l’homme, est difficile à chiffrer, mais des exécutions sommaires ont été commises par la Seleka comme par l’armée régulière de Centrafrique, selon Mathias Morouba. Les corps de 40 personnes abattues en décembre 2012 ont été retrouvés dans une fosse commune, à 45 km de Bangui. Une fillette de onze ans aurait subi un viol collectif à Mobaye, un village situé à 600 km de Bangui, en représailles à des actes de résistance posés par des jeunes commerçants rançonnés par des rebelles de la Seleka sur le marché.

Extrait de l’article : RCA : La société civile va faire entendre sa voix à New York

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Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
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