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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 13:50

12 septembre 2011
Juliette Abandokwe

 

 

 

L'empêchement de la tenue de meetings d'opposition, par les forces armées de nos "républiques démocratiques" est devenue une grande mode en cette 51ème année des "indépendances", où 17 pays africains sont amenés à CHOISIR leurs dirigeants.

 

Comme Paul Biya au Cameroun, qui empêche l'expression publique de l'UPC par son meeting, ou encore du Combattant Agissant Mboua Massok qui en nombre pourtant ne réussit à mobiliser qu'une poignée de jeunes courageux, mais qui sème la graine de la prise de conscience chez beaucoup de Camerounais, le général-président François Bozizé en Centrafrique a peur aussi de l'opposition, et empêche manu militari le MLPC de s'exprimer publiquement.

 

Ceux-ci, comme d'autres, ont compris que leur règne profondément abusif trouve ses limites tôt ou tard. Ils cherchent encore à gagner un petit temps de répit, qui ressemble plus à une politique de l'autruche, qu'à une main mise aussi apparente soit-elle, sur un pouvoir qui a commencé à leur glisser des mains inexorablement. 

 

En tout temps, le peuple a le droit d'entendre tous les partis en présence, qu'ils soient intéressés et corrompus ou non, pour se faire une opinion consciente et responsable, pour ensuite pouvoir prendre des décisions citoyennes pour la vie de la Cité et de la Nation.

 

La décolonisation des esprits passe automatiquement par là. Une décolonisation qui apparemment n'arrange pas les petits pions au pouvoir, qui ne sont pas en fin de compte de simples petits pions. Les pouvoirs coloniaux extérieurs ne sont pas seuls responsables de cette situation. 

 

Toute la réflexion repose principalement sur la jeunesse, qui n'a pas pu jusqu'à ce jour se reposer sur des aînés suffisamment forts pour lui montrer le chemin. La nécessité de réfléchir sur une nouvelle éthique socio-politique, qui se détache des mécanismes de course à la mangeoire et des "ils ont trop bouffé, maintenant c'est à nous", est devenue incontournable. Une autre conception du "bonheur" et de recherche de la facilité devenue instinctive, sont essentiels pour une prise de conscience profondément responsable, pour affronter des enjeux nationaux et populaires qui se basent inévitablement sur la recherche en premier lieu du BIEN COMMUN, en faveur d'une NATION qui doit nourrir, éduquer et soigner CHAQUE CITOYEN.  

 

Tout commence par l'incorruptibilité spirituelle, sans laquelle rien ne peut se faire, et qui dépend purement et simplement de chaque individu. Aucun colon, aucun pouvoir aussi répressif soit-il, ne peut enlever la liberté spirituelle d'un être humain. De même qu'un manipulateur ne peut manipuler que des gens manipulables, le corrupteur aussi ne peut corrompre que des gens corruptibles. Retrouver le sens moral, le sens d'un civisme constructif pour le groupe dont chacun fait partie, fait partie des conditions essentielles pour l'émancipation d'un peuple trainé dans la boue et dans le sang depuis plusieurs siècles. Un peuple qui arrive aujourd'hui à saturation, et dont la capacité de développement des compétences doit plus que jamais servir un mode de pensée purement proactif, qui peut transformer le raz-le-bol général en une force qu'aucun pouvoir occupant et destructeur ne pourra contrer.   

 

Enfin, le Temps donnera raison à ceux qui réclame la liberté depuis si longtemps, une liberté qu'ils doivent se résoudre à arracher eux-même, puisque de toute évidence personne ne la leur donnera.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Articles de Juliette
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