Textes de Juliette

16 novembre 2009
Matini Marcos
Aube Nouvelle



20eme anniversaire de la Convention des droits des enfants: Plaidoyer pour la liberté d’expression des enfants


La situation des enfants dans le monde n’est guère reluisante en dépit de la ratification par 193 pays de la Convention des droits des enfants (CDE). Vingt ans après la signature de cette Convention par l’Assemblée générale des Nations Unies, les droits des enfants dont la liberté d’expression des enfants sont foulés aux pieds par les adultes.

La Convention internationale des droits des enfants (CDE) a été signée le 20 novembre 1989 par l’Assemblée Générale des Nations Unies. Aujourd’hui, à l’heure de la célébration du 20eme anniversaire, 193 pays ont signé ce traité. Ce qui ne signifie pas que les droits des enfants sont respectés. Si dans d’autres pays comme le Bénin, des efforts sont consentis par les gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays, force est de reconnaître, que dans plusieurs pays qui ont ratifié la Convention, rien n’est fait pour respecter les droits des enfants. L’un des droits fondamentaux des enfants est de reconnaître l’identité de chaque enfant.

C’est dire que chaque enfant doit être considéré comme un être à part entière qui est libre d’exprimer ses opinions sur tous les sujets. Ce qui n’est pas toujours respecté. Dans plusieurs rapports du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), il est reconnu que le travail et l’exploitation des enfants continuent, au vu et au su de tous. Dans les carrières de pierre du Nigéria, les enfants « placés » ou Vidomégon (en langue fon du Bénin) se blessent les mains à force de concasser, avec le marteau, les roches. Dans les marchés des pays en développement, les enfants continuent de vendre, le plateau rempli de marchandises, pour le compte de leur tutrice.

Ces enfants, le plus souvent sont victimes des bandits qui leur arrachent l’argent issu de la vente. Le paradoxe, est qu’une fois averties, leurs tutrices acariâtres ne font qu’un seul geste : manier le bâton. L’enfant, dans le cas général, n’est pas écouté. Très peu d’enfants ont la liberté d’expression. Parfois, le fait de manifester le droit à l’instruction est un motif de bastonnade par les tuteurs. Le drame est qu’avec l’accroissement de la pauvreté dû à l’échec des politiques et stratégies de lutte contre la pauvreté des gouvernements africains, les ménages déshérités ont tendance à confier leurs enfants à des parents qui affichent une certaine aisance.

Mais, malheureusement, les enfants « placés » deviennent des esclaves soumis à la maltraitance de toutes sortes, pendant que les vrais parents se font des illusions sur l’avernir de leurs enfants. Certes, dans les pays développés comme ceux du Nord, l’enfant est écouté et est libre d’exprimer ses opinions sur sa vision du monde, sur le choix de ses parents. Ce qui n’est pas observé dans les pays du Sud et en particulier dans les pays d’Afrique. C’est dire que beaucoup reste à faire dans le respect des Droits des enfants. Le constat amer fait est que les pays même signataires de la Convention internationale des Droits des enfants sont au stade des déclarations d’intention.


La santé maternelle et néonatale

Dans le rapport 2009 de l’UNICEF, l’accent a été mis l’accent sur la santé maternelle et néonatale Avoir un enfant représente un grand risque pour la santé des femmes du monde entier. Chaque jour, quinze cents femmes meurent lors de leur accouchement, soit un demi million de femmes par an. L’accent est également mis entre la différence entre les risques courus par une femme enceinte du monde industrialisé et une femme enceinte d’un pays en développement. Le fossé est très profond et appelle à la reponsabilité des dirigeants du Sud et de ceux du Nord. Selon le rapport 2009 de l’Unicef, une femme du Niger a une chance sur sept de mourir au cours de sa vie de complications survenues au cours de sa grossesse ou de l’accouchement.

Le contraste est frappant avec les mères des Etats-Unis, par exemple, où ce risque est de 1 sur 4 800 ou encore les mères d’Irlande, où il est de 1 sur 48 000. Pour réussir à combler ce fossé, il faudra mobiliser des spécialistes de diverses disciplines, et insister sur l’éducation, les ressources humaines, l’engagement des communautés et l’égalité des chances dans la société. Les gouvernements africains, au lieu de chercher par tous les moyens à s’éterniser au pouvoir en engloutissant des sommes faramineuses, doivent faire des choix judicieux pour garantir au minimum aux femmes, des soins prénatals, la présence des soignants qualifiés à l’accouchement et des spécialistes des soins obstétricaux d’urgence et de soins post-partum.

La Directrice générale de l’UNICEF Ann M. Veneman demande, dans l’avant-propos du rapport, que l’on redouble d’efforts pour prévenir cette " tragédie humaine ".

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