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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 16:16

Douala, 25 Octobre 2012

 

Déclaration liminaire du Combattant MbouaMassok,

Leader Nationaliste Panafricain Agissant, 

Secrétaire Général de la NODYNA

 

Procès politique, verdict politique, dénouement politisé

 

Mesdames,

Mesdemoiselles,

Messieurs,

Ouvrières et ouvriers de la communication,

 

Au moment où je vous parle, je suis un prisonnier encore accidentellement en liberté, du moment où il est établi que depuis le lundi 22 Octobre 2012, un mandat instruisant mon internement dans une maison d’arrêt a été signé à l’audience, au TPI de Bonanjo.

 

Quand l’Etat du Cameroun invente une loi pour MbouaMassok

 

En effet, au terme d’une énième procédure engagé depuis juin dernier par l’Etat du Cameroun à mon encontre, le Combattant YonMbok et moi-même, nationalistes Panafricains agissants et militants de la NODYNA, avons été reconnus coupables de « rébellion simple » par le tribunal. A la suite de cette supposée culpabilité, une peine pécuniaire de 50 000 frs cfa non prévue par la loi support du verdict prononcé a été infligée à chacun de nous, additivement aux dépens collectifs d’un peu plus de 33 000 frs cfa soumis au paiement immédiat ou à un internement de 06 mois.

 

A la suite de notre refus collectif de nous soumettre au paiement de ces dépens, nous avons été détenus du 22 au 23 Octobre 2012 à la police judicaire de Douala d’où nous sommes reconduits à la cellule du parquet sis au TPI de Bonanjo. Ici, le Combattant MbouaMassok est reçu à deux reprises par Monsieur le Procureur Général, qui a dans ces entrefaites sollicité et obtenu de s’entretenir sur la question avec un responsable de la NODYNA. Le cadre de notre mouvement mis en « état d’alerte » dans ce dossier a à cet effet échangé avec Monsieur le Procureur. Aucune perspective de paiement immédiat de la somme dont le non versement est mué en détention n’est perceptible. Combattant YonMbok, à la suite des échanges avec Monsieur le Procureur de la République émet la probabilité de réviser sa position. C’est alors que le représentant de l’Etat du Cameroun face aux CombattantsYonMbok et MbouaMassok est alors illuminé par cette idée de donner aux deux concernés la latitude, selon ses propres termes, « d’aller regrouper la somme qui leur est demandée et de passer la fête du mouton en famille ». Monsieur le Procureur demande par la suite aux deux prisonniers momentanément mis en liberté de se retrouver par devant lui le lundi 29 Octobre 2012 à une heure non convenue.  

 

Je ne négocie pas ma liberté avec le pouvoir Biya

 

 

Ouvriers et ouvrières de la communication,

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

 

Afin de favoriser une bonne compréhension de ma position définitive actuelle quant au non paiement d’aucun franc pour, dans une certaine mesure, négocier ma liberté, il me semble opportun, à la suite de cette restitution des derniers événements dans ce procès Etat du Cameroun contre les Combattants YonMbok et MbouaMassok, de revenir un peu en arrière. Pour relever dans le cadre du procès qui vient de s’achever par la reconnaissance de notre culpabilité par la justice de mon pays, que c’est parce que la manœuvre traditionnelle par laquelle j’ai été à ce jour à 9 reprises interné à la prison de New Bell sans autre forme de procès aura échoué que mon dossier s’est retrouver par accident sur le bureau du Président du tribunal. En effet, le 14 juin 2012, c'est-à-dire 04 jours après notre arrestation et alors que nous sommes encore en cellule, le Lieutenant Colonel de gendarmerie ZE ONGUENE Charles Gustave, qui nous aura violenté sous plus d’une forme et à souhait dans son bureau ce 11 juin 2012 a, par le message porté N° 148/GGT/-DLA/2TO, sollicité (heureusement sans suite) de Monsieur le Gouverneur du Littoral qu’il délivre un arrêté de garde à vue administrative à l’encontre du Combattant YonMbok et moi même. Pour relever ensuite que dans le cadre des procès à mon encontre engagés par l’Etat du Cameroun face à ma détermination de voir prospérer enfin au Cameroun des stèles, monuments, mausolées et autres signes de marques en faveur de nos propres devanciers et devancières, de nos héros et martyrs à nous, j’ai déjà, à ce jour, eu à payer financièrement à deux reprises sans considération de quoi, le spectre de l’internement en prison m’était encore brandit. Je dois le souligner ici afin que nul n’en ignore et que l’histoire retienne : Dans le cadre de l’expression de mon militantisme nationaliste et révolutionnaire, je suis assez préparé à absolument tout assumer.

 

Ces deux paiements faits (pas loin de 300 000 frs cfa), et en nette harmonie avec la philosophie militante de la NODYNA le Mouvement politico-culturel dont je suis le principal animateur j’ai, de manière irrévocable, décidé de ne plus me complaire, sous quel que prétexte que ce soit, à négocier ma liberté. Qui plus est au terme d’une procédure judiciaire bancale sanctionné par une décision toute aussi bancale ; du moment où mes conseils, à suffire, ont démontré dans leur plaidoirie au cour de ce procès, autant la nullité à la base de toute la procédure y relative, que l’inexistence des preuves d’inculpation. A notre étonnement ? si j’ose ainsi dire, c’est ce qui nous est aujourd’hui servi par le tribunal  qui est connu : une inculpation sur les faits non établis et l’invention d’une peine non prévue par l’article de loi évoqué pour justifier notre condamnation le Combattant YonMbok et moi-même. Je n’y abonde pas, mes conseils ici présents étant qualifiés pour aborder ce aspect de droit de ce procès à caractère purement politique.

 

Condamnés pour son soutien aux faibles et affaiblis, aux pauvres et appauvris

 

Mesdames et Messieurs les ouvriers de la communication,

 

Leader Nationaliste Panafricain, je suis de surcroit Secrétaire Général d’un mouvement politique disposant de la plus forte légalité du moment où celle-ci est, par l’ordonnance de la Cour Suprême N° 26/CS/PCA/91-92 du 18 Septembre 1992 consécutive à l’aboutissement heureux d’une procédure judiciaire qui place, sous ma diligence, notre Mouvement politique face à l’Etat du Cameroun. Comment ce procès ne serait-il donc pas politique lorsque les faits établissent que ce qui est à vrai dire le fond de l’accusation dont Combattant MbouaMassok que je suis est victime, c’est en réalité l’expression de son engagement militant de tous les instants auprès des pauvres et des appauvris, des faibles et des affaiblis. Et cette posture sienne est encore bien explicité dans le message (unique élément de son inculpation versé au dossier) qu’il adresse dès le 4 juin 2012 au corps socio-économique reconnu sous le vocable « Ben-Skineurs » et sur la base duquel sa présumée culpabilité a été retenue par la justice du Cameroun néocolonial encore malheureusement en place. En effet, dans le cadre de l’opération dite « Résistance Jusqu’au But » initiée et engagée au Cameroun depuis le 23 février 2011, CombattantMbouaMassok écrit à l’adresse du corps sus évoqué :

 

« Aux Ben-Skineurs, mon total soutien »


‘’Ainsi est justifié mon combat sociopolitique. Pour en faire un camp fort, toujours je me place du côté de faibles et des affaiblis. Voilà pourquoi est total mon soutien pour les plus exposés et, en ce moment, surtout, en faveur des Ben-Skineurs, désormais présentés comme étant des handicaps à la mise en œuvre des « grande-réalisations » par ces voleurs de la fortune publique et arrogants fossoyeurs de la justice sociale et de la paix des cœurs au Cameroun’’.

 

Les motifs politiques de la condamnation des Cbts. YonMbok et MbouaMassok

 

Une bonne lecture de ce texte rend plus claire et crédibilise la thèse d’un procès aux élans purement politiques engagé par l’Etat du Cameroun à l’encontre des Combattants YonMbok etMbouaMassok. Pour mieux l’établir, relevons que le 12 mai 2012 sous le titre « Cameroun : un Peuple Envoûté ? », le Secrétaire Général de la NODYNAau terme d’une démonstration conséquente, soutient entre autres : « Nous pouvons donc, pour le déplorer, constater aujourd’hui au dépend de mon pays et de mon Peuple, le degré d’enchevêtrement, de confusion…,entre ce que dit et ne fait, entre ce que pense et ne réalise pas l’individu Biya ; pour soutenir que des ‘’des grandes réalisations’’ sorties des cendres d’une nature étrangère à Biya comme démontré plus haut, sont et vont demeurer dans les anales, un autre de ces multiples leurres qui sont promus d’années en années par le promoteur d’une rigueur et d’une moralisation qui, hélas n’ont, sous nos yeux, et c’est un fait, accouché que d’une dégénérescence de l’Etat, de l’éthique et de la morale avec la corruption généralisée des tenants de l’autorité publique autant que de la frange la plus significative de mon Peuple, le Peuple Camerounais. ». En faisant constat, le Combattant donne à ses cohéritiers, un élément de nature à favoriser une juste interprétation du lourd silence qui à cette date entoure depuis près de 8 mois le slogan électoral de Biya Paul, à savoir « Les grande-réalisations ». Par le message aux Ben-Skineurs du 4 juin 2012, le Combattant MbouaMassok revient à la charge sur la question et, cette fois, fait effectivement bouger les lignes en face. N’est-ce pas l’histoire retiendra que c’est seulement à la suite de la sortie de ce second message du Secrétaire Général de la NODYNA en rapport avec le slogan ‘’grande-réalisations’’ et Combattant MbouaMassok en cellule, que l’on retrouve Biya en ballade de pose de première pierre par ci, de seconde ou troisième par là, dans le cadre de la soit disant « mise en œuvre » des « grande-réalisations » ? Par ailleurs, le procès s’achevant est aussi celui de délit d’opinion ce d’autant plus que, nous venons de le démontrer, le seul élément évoqué pour inculper les Combattants YonMbok et MbouaMassok de « rébellion simple »est ce message du Leader Nationaliste Agissant adressé le 4 juin 2012 aux Ben-Skineurs du Cameroun.

 

En toute solennité

 

Ouvriers et ouvrières de la communication,

 

Africaines et Africains présents ici à la place de l’Afrique Debout du Pavillon du Devoir National,

 

Sur la base des éléments que Hilôlômbi  mon Dieu a permis que je mette à votre disposition avant que je n’aille travailler en prison pour ma liberté définitive de penser, de rendre public mon opinion et d’agir et même, dans une certaine mesure, pour la liberté de nombre de mes cohéritiers et cohéritières Camerounais et Africains,

 

Je réaffirme ce jour, en résistant agissant, mon engagent  sociopolitique militant.

Je refuse de souscrire au « silence républicain » que prône le désormais couple Biya-Fru Ndi et leurs accompagnateurs électoraux désormais bien identifiés.

 

Je réaffirme ma détermination de poursuivre, , contre vents et marrées, à temps et à contre temps, seul ou en groupe, au prix s’il le faut des arrestations, des séquestrations, des détentions, des tortures, des emprisonnement et même s’il y a lieu, de cette vie sans considération de laquelle je ne puis rien faire pour marquer, comme telle est en toute humilité mon ambition actualisée, l’opération « Résistance Jusqu’au But », entendre la mise hors d’état de nuire du système néocolonial avec la chute du régime presque totalitaire des corrompus, des voleurs et des fossoyeurs de la richesse nationale, de la justice sociale, de la paix des cœurs dans ce Cameroun si cher à moi qui reconnais le prix des sacrifices consentis par tous nos devanciers dont les illustres Manimben TombiA Ngwam Laa et leurs compagnons de la première vague, Um NyobeAbel Kingue  et leurs compagnons pour la seconde.

 

Je réitère le serment que j’ai pris devant ma conscience et devant Hilôlômbi le Dieu des dieux que mes aïeuls ont su louer et servir en tout temps, de ne pas abdiquer, de ne pas, sous l’influence de quelle que matière que ce soit, sous la pression de quelle que force que ce soit, laisser s’émousser le feu humain en moi et sans considération duquel je rejoindrais la médiocrité des âmes envoûtées et ne pourrais donc plus entendre les appels humains en moi et qui, seuls, donnent à la créature humaine toute la place que chacun de nous doit se battre à ne pas perdre devant Hilôlômbi qui nous a créé à son image, à sa ressemblance, unique position véritablement verticale qui distingue l’homme à conscience consciente de l’homme envoûté, des autres créatures animées et des choses.

 

Taire la résistance pour sauver le ‘’politiquement correcte’’

 

C’est donc compréhensible par toute personne restée malgré tout équilibrée que je décide que ma liberté, aujourd’hui ou demain, ne soit pas mise à prix. Je mets à profit cette tribune pour souhaiter de mon Peuple et de tous les individus et organismes impliqués dans la lutte en faveur de la défense et de la promotion des libertés, de la démocratie, du respect des opinions entre autres, de ne pas me laisser seul face au régime oppressif et corrompu encore installé à Yaoundé, surtout aujourd’hui où, par leur attitude face aux multiples procès instrumentalisés par le pouvoir en place à mon encontre tout autant qu’à l’encontre de la NODYNA dont je suis le Secrétaire Général, la plupart des responsables dits de l’opposition donnent l’impression d’être des partenaires intéressés du pouvoir ; surtout aujourd’hui où presque la totalité des médias et des journalistes qui en dépendent, donnent des signes de faiblesse quant à la restitution aux opinions, de l’expression sur Combattant MbouaMassok et son entourage politique, de la détermination du gouvernement Biya, de taire définitivement cette voix qui refuse d’adhérer à la formule d’un genre de paix dans l’insouciance, la misère et la violence dans toutes ses formes.

 

Appel au soutien en faveur des 15 combattants de la liberté

 

C’est le lieu de rappeler aux uns et aux autres, qu’au moment où je vais me retrouver en prison comme tout porte à le croire dès le Lundi 29 Octobre 2012, c’est-à-dire un an après la re-confiscation du pouvoir d’Etat par Biya, 15 de mes collaborateurs et sympathisants de la NODYNA, inculpés tout aussi du même motif de ‘’rébellion’’ depuis octobre 2011 du fait de la popularisation par eux, sous ma responsabilité, d’un message en rapport avec la pseudo élection du 9 octobre 2011 attendent encore d’être jugés. Je lance un appel en faveur, dans tous les aspects, du soutien de ces Combattants de la liberté et de la démocratie dans notre cher pays. Cet appel est particulièrement adressé aux avocats et aux Conseil de l’ordre des avocats qui, de manière spontanée, a en son temps, et c’est louable, s’est proposé de mettre son savoir faire au service de nobles causes.

 

En guise de conclusion

 

J’achève ainsi pour vous et pour ceux à qui vont s’adresser vos restitutions respectives du déroulement du présent entretien, l’analyse du pan politique du dossier qui nous réunit ici, et me propose de laisser à mes conseils le soin d’aborder le volet droit du même dossier, en attendant bien entendu de me soumettre si besoin est, à vos interrogations.

 

Je vous remercie, d’accepter, le moment venu peut être dans six mois ou à tout moment que Hilôlômbi mon Dieu pourrait le favoriser, que nous puissions ensemble faire le point sur l’évolution des choses. La parole est à mes conseils à qui j’adresse ici, en toute solennité, mes remercîments et ma reconnaissance pour le professionnalisme dont ils ont fait preuve et le courage qu’ils ont manifesté en se déterminant à défendre un « non nanti » doublé d’un « rebelle ».

 

En toute humilité.

 

Cbt. MbouaMassok

Leader Nationaliste Panafricain Agissant

Secrétaire Général de la NODYNA

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Published by Juliette Abandokwe - dans Cameroun
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