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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 14:38

Relu pour vous

9 janvier 2011

Source: Révolution citoyenne

 

 

Pendant que la Côte D'Ivoire est sur le bord du chaos, le candidat supporté par l'ONU et la communauté internationale, Alassane Ouattara, se prélasse au Golf Hotel alors que ses maîtres occidentaux préparent son couronnement par la force. Décidément, la manipulation de l’information depuis novembre 2010 nous rappellent les mensonges qu’avait utilisé George W. Bush pour attaquer l’Irak. Cette fois-ci, on ne parle pas d’armes de destructions massives, mais la même stratégie de dénigrement et de diabolisation du régime en place.

Pourtant, Laurent Gbagbo est ouvert à la négociation et est même prêt à accueillir un comité d’évaluation international pour clarifier les résultats de la dernière élection présidentielle : « Je suis donc prêt, dans le respect de la Constitution, des lois ivoiriennes et des procédures que nous nous sommes librement données, à accueillir un comité d’évaluation sur la crise post- électorale en Côte d’Ivoire.» Mais l’ONU et la communauté internationale ne veulent rien entendre, ils ont déjà choisis leur camp et leurs positions sont bien arrêtées. Il n’y a pas de place à la négociation avec le président Gbagbo qui a pourtant cumulé autour de 50% de l’électorat!

Laurent Gbagbo et Ouattara ne sont pas de nouveaux ennemis, c’est justement Ouattara qui avait mis en prison Gbagbo en 1992 alors qu’il était Premier ministre de M. Houphouët-Boigny. Laurent Gbagbo dénonçait à l’époque la complaisance du gouvernement ivoirien avec les institutions internationales, dont le FMI et la Banque Mondiale. Son emprisonnement survient alors que la Côte D’Ivoire croulait sous les dettes et que le FMI demandait sans cesse davantage de sacrifices et imposait des mesures d’austérités ciblées aux populations ivoiriennes défavorisées. Mais leur tête-à-tête n’est pas l’enjeux principal.
               
Le véritable enjeu c’est que l’Afrique est convoitée par les deux grands blocs économiques que sont les États-Unis (l’économie occidentale) et la Chine (l’économie asiatique). La Côte D’Ivoire n’y fait pas exception. Pourquoi tant de dispute pour acquérir l’Afrique et la Côte D’Ivoire? Car l’Afrique est le continent où il y a le plus de ressources naturelles (Zinc, Cuivre, Diamant, etc.) sur la planète. Puisque la Côte D’Ivoire est la plaque tournante de l’économie de l’Afrique du Nord-Ouest, avec ses installations urbaines modernes et ses ports commerciaux imposants, pour exporter en Europe et aux États-Unis.

Alors que nos médias occidentaux soutiennent fermement Alassane Ouattara, et prétendent ad nauseam que Laurent Gbagbo s’accroche illégitimement au pouvoir, ils oublient de mentionner que la Russie, la Chine, le Brésil et le Mexique, eux, reconnaissent la légitimité du président Gbagbo. Ce qu’ils prétendent, eux, c’est que “ce qui arrive à la Côte d’Ivoire est la faute à l’ONU, qui a été incapable de respecter ses engagements et d'assurer le désarmement des forces de la rébellion au nord. L'élection a eu lieu sous le contrôle des forces armées de la rébellion». L'ONU, qui était supposée désarmer les rebelles, a préféré fermer les yeux quand la France et les États-Unis ont commencés à armer militairement le camps rebelle d'Alassane Ouattara. Les mêmes rebelles qui, le 19 septembre 2002 ont tentés d’envahir la Côte D’Ivoire en s’y infiltrant par le Burkina Faso et qui ont finalement réussis à prendre le contrôle des villes de Bouaké et Korhogo, au nord du pays, aujourd’hui fiefs de l’opposition et du pantin de la communauté internationale, Alassane Ouattara

Philippe Evanno, directeur de l’Institut de Prospective Africaine et qui connaît parfaitement l’Afrique soutient que cette crise est un tournant historique : “cette crise a eu pour mérite de manifester au grand jour le fait que les organisations africaines [dont l’Union Africaine et la CEDEAO] étaient sous contrôle américain.” Aujourd’hui, nous faisons un constat supplémentaire, à savoir que nos médias nationaux ne sont pas impartial, mais qu’ils sont prêts à tout pour protéger les intérêts de notre bourgeoisie nationale, même si cela va à l’encontre des droits humains et de la démocratie. C’est exactement la définition du fascisme. La réalité est que l’occident, la France et les États-Unis en tête, réalise de plus en plus sa perte de contrôle sur l’Afrique, ils font donc l’utilisation des États et des instances internationales pour tenter de maintenir leur hégémonie. Nuls besoins de vous rappeler les enjeux : la première guerre mondiale a justement été déclenchée parce que les puissances d’Europe (Royaume-Uni, France, Espagne...) refusaient de partager l’Afrique avec les Allemands, qui devenaient de plus en plus imposants.

Nos médias prétendent que la population supporte Alassane Ouattara, mais pourtant, son appel à la grève générale aura été respectée seulement dans la ville de Bouaké, bastion de l’opposition à Gbagbo. L’ONU soutient que le président Gbagbo doit quitter le pouvoir, mais on apprenait par son organe ivoirienne, l’Onuci que le 27 décembre dernier, "une foule nombreuse a encerclé le convoi, blessant un soldat au bras avec une machette et incendiant un des trois véhicules". On a du mal à imaginer ce qu’il arriverait si les populations locales n’appuyaient pas l’ONU et la communauté internationale... Alassane Ouattara peut bien se prélasser au Golf Hotel pendant que ses sbires font le sale boulot, s’il n’a pas l’appui de la population et que NOTRE communauté internationale s’obstine à le soutenir militairement, un bain de sang est inévitable.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Panafrique
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