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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 01:09

4 mars 2010
Claudine Paillard


A ces Messieurs de la Politique Centrafricaine,

 

Je suis surprise de voir que l’ensemble de la classe politique centrafricaine qui s’assoit aujourd’hui à la table du Président de la C.E.I. dont elle a demandé hier la démission, ne fasse pas de la disparition du Colonel Charles Massi, Leader Politique, Président fondateur du Forum Démocratique pour la Modernité, Député de Baboua, l’une de ses revendications.

 

Ses prises de positions et ses actes politiques lui ont coûté la vie. Faut-il en plus que le silence de ses amis du FRUD, de l’UFAP, du GPO, du CPPO, de L’UFVN et du CNT ne l’assassine à nouveau et que vous donniez l’occasion au Président BOZIZE de se laver les mains dans le sang de Charles MASSI ou de GOUNGAYE WANFIYO ?

 

Si tel avec été le cas pour un seul d’entre vous, le Colonel Charles Massi se serait levé contre l’impunité et l’injustice dans ce Pays.

 

De tout temps, ils se sont battus à vos côtés pour faire respecter la démocratie, la justice et l’équité.

 

Chaque homme a ses idées et a le droit de les exprimer, mais nul n’a le droit de laisser dans l’oubli ces Hommes qui ont subi les actes odieux d’enlèvement, de séquestration et de tortures jusqu’à ce que mort s’ensuive de la part de celui que vous allez élire demain.

 

Aussi, à la veille de vos élections présidentielles et législatives, permettez-moi, Messieurs les politiques, de m’interroger sur le devenir de votre pays.

 

En vous comportant de la sorte, vous ne faites que consolider la réélection déjà volée de François BOZIZE.

 

Aujourd’hui, vous criez au scandale et demandez le report pour cause d’irrégularité ! Mais, souvenez-vous, Messieurs les politiques, que Charles Massi, en précurseur, avait dénoncé le risque d’un Dialogue

Politique et d’un Programme de D.D.R. mal préparés sur les ondes d’Africa N°1 à la fin de l’année 2008. Le « coup d’épée dans l’eau » visionnaire de Charles Massi est malheureusement d’actualité.

 

Alors, Messieurs les politiques, combien de temps encore allez-vous trembler devant les bourreaux de la Nation, qu’attendez-vous pour vous soulever comme un seul homme et exiger que le corps d’un des vôtres vous soit rendu et que la vérité soit établi sur la mort d’un autre ?

 

Que chacun se pose la question : à qui le tour, demain ? 

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Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
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