Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

 

 

Rechercher

16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 22:07

 

16 janvier 2011

Freddy Mulongo

 

Un pays ne change pas d'adresse tous les quatre matins, et on ne révise pas non plus une Constitution tous les quatre matins dans un pays responsable et démocratique ! Surtout pas pour des raisons fallacieuses, bidons comme l'ont fait les Joséphistes au Palais du Peuple. Un pays se construit démocratiquement avec tous ses fils et filles, avec des piliers de contre-pouvoirs: Une opposition institutionnelle respectée et protégée par ceux qui sont au pouvoir, des partis politiques qui fonctionnent sans entraves, une société civile écoutée, une justice indépendante pour tous, une presse libre et indépendante...Cela ne doit pas être un slogan mais être une réalité au quotidien ! Les Joséphistes ont prouvé à la face du monde qu'ils sont corrompus, véreux, rusés, gnomes, illusionnistes, fourbes, roublards, tricheurs, dribbleurs... Ils ont votés la révision constitutionnelle pour favoriser Joseph Kabila à l'élection présidentielle de 2011. Pour masquer leurs turpitudes ils entonnent à l'unisson la chanson:"Même à un tour le candidat de l'opposition peut gagner". En effet, les Joséphistes sont prêts à vendre le Congo pour un plat de lentilles !

Joseph Kabila, président à vie au Congo ? Photo Réveil-FM, archives

Pourquoi cette précipitation pour réviser la Constitution de Liège ? Pourquoi ce mépris du souverain primaire c'est-à-dire du peuple congolais ? Pourquoi avoir accepter que la Constitution de Liège ait été votée par en référendum en 2005 et le faire voter précipitamment par les Députés et Sénateurs ? La bande des Joséphistes croient comme fer que la République démocratique du Congo, notre pays à tous, est leur "Ligablo" en bons jouisseurs, ils estiment qu'ils doivent en jouir comme bon leur semble. Ils se trompent ! On ne peut justifier aucune violence mais lorsque notre parlement se transforme en ring de boxe. On ne peut que que s'inquiéter et s'interroger.On apprend que lors du vote de la révision constitutionnelle au Palais du Peuple, Evariste Boshab, le président de l'Assemblée nationale aurait été copieusement rossé par un Député du MLC, dans sa fuite Boshab aurait perdu quelques feuilles de notes...sans doute aussi quelques dollars pour corrompre ! Il serait sortie par la petite porte !

Kinshasa le 18 février 2006, sous un soleil d'aplomb, Joseph Kabila, promulgue la Constitution de Liège qu'il est entrain de combattre à 9 mois de la fin de son mandat. Photo Réveil-FM

Voici les 7 autres raisons pour les Congolais de s'indigner face à la révision constitutionnelle de l'AMP, Parti-Etat:

4. Kingakati Bwene, la ferme de tous les maux !

Mobutu Sese Seko se repliait à Gbado Lite quand il n’était pas dans le bateau présidentiel, le MS-Kamanyola. Joseph, lui, a trouvé son lieu de villégiature sur la route de Bandundu. Kingakati Bwene est une petite bourgade perdue où se dessinent des scénarii sur la gestion de la République démocratique du Congo. A deux jours du vote de la révision constitutionnelle au Palais du Peuple, Joseph a reçu 400 parlementaires (députés et sénateurs) dans la désormais célèbre «Ferme de Kingakati». Aux allures de garden-party, la rencontre a été l'occasion pour recevoir un mot d’ordre de vote en insistant sur la «discipline» avec enveloppes. Les parlementaires de l'AMP, Parti-Etat ont reçus chacun une enveloppe de 20.000 $ distribuée par Evariste Boshab et Augustin Katumba Mwanké, pour les Députés; Léonard She Okintundu et Henri-Thomas Lokondo pour les Sénateurs.

Souvenons-nous avant l'éviction de Vital Kamerhe au perchoir de l'Assemblée nationale. C’est à Kingakati qu' Boshab Evariste, a été choisi par Joseph Kabila lui-même, pour remplacer Vital Kamerhe.. Boshab a succédé à Kamerhe à la tête du parti présidentiel, le PPRD ; c’est encore lui, Boshab, qui a pris le siège de Kamerhe après sa démission. Selon certaines sources, le mercredi 15 avril 2009, «Joseph» aurait remis à chaque parlementaire une «enveloppe» contenant un montant oscillant entre 2.000 et 5.000 $. Et il s’était par ailleurs engagé à prendre à sa charge le solde à payer pour les véhicules 4x4 livrés à ses convives. La réunion s’est terminée par un grand barbecue. Le champagne avait coulé à flots. «Ce fut un géant méchoui. Une fête avant la fête. Champagne grand cru, grands vins, blanc et rouge, poulets, viandes diverses, saucisses grillées, etc." Pour cacher sa trahison à l'égard du Congo, Joseph s’est par ailleurs engagé à prendre à sa charge le solde à payer pour les véhicules 4x4 livrés à ses convives.»

Vital Khamerhe. Le président démissionnaire, également issu de l’AMP, a été éjecté de son fauteuil par sa propre famille politique, pour avoir osé critiquer la décision autocratique de Joseph Kabila. Une trahison de plus contre le Congo et les Congolais. Joseph, avait donné son accord, en janvier 2009, à l’entrée de l’armée rwandaise en RDC pour démanteler, aux côtés de l’armée congolaise, les bases des rebelles hutus du FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda). Vital Khamerhe, dans une intervention sur les ondes de la radio onusienne, avait alors qualifié cette décision de « très grave » pour le pays, signant ainsi sa déchéance. L’Alliance de la majorité présidentielle (AMP, Parti-Etat, dont il était issu, avait mis tout en œuvre pour obtenir sa démission et celle du bureau qu’il dirigeait. Après quelques semaines de résistance, Vital Kamerhe avait finalement jeté l’éponge, le 25 mars 2009, à la veille de la visite de Nicolas Sarkozy, le président français en RDC.

Kingakati, c'est aussi le lieu où a eu lieu du 8 au 10 octobre 2010, un conclave entre les Chefs des partis et autres indépendants AMP, entre autres, le PPRD, l’ARC, le MSR, le RCD/KML, la CCU, le PDC, DCF-Cofedec, le PA, la CODECO, l’UNAFEC, l’UNADEF pour transcender leurs divergences en vue de consolider le leadership de Joseph Kabila, leur seul candidat-président. Enfin Kingakati, c'est le lieu où Armand Tungulu a été assassiné. Kingakati est plus que le lieu où se prenne des décisions névralgiques de la République, c'est le lieu de toutes les compromissions, les trahisons contre le pays avec des décisions alambiquées, l'achat et la corruption des parlementaires pour voter les lois en faveur de l'AMP, Parti-Etat, les nominations partisanes et farfelues, l'accueil des courtisans et le débauchage pour le clan des Joséphistes...o...

5. La peur bleue du grand débat démocratique !

La remise en cause de deux tours de l'élection présidentielle annule de fait le grand débat démocratique entre les deux candidats en lice au premier tour. Or la peur bleue de Joseph de se retrouver en face d'un bon tribun. Depuis 10 ans qu'il est à la tête du Congo, ses actes de trahisons à l'égard du pays sont avérés. Il n'a aucun bilan palpable à défendre si ce n'est les deux fontaines à Kinshasa qui n'arrivent même pas à refouler l'eau. Joseph peut-il tenir un débat de 2 heures face à Etienne Tshisekedi ? Vital Kamerhe, son ancien ami et défenseur ? Djamba Yohé ? Marie Thérèse N'landu ? Pasteur Théodore Ngoy ? Pasteur Jean Paul Moka ? Christian Badibangi ? et tant d'autres tribuns de l'opposition congolaise ? Non et mille fois, non ! Le Congo n'a pas recouvré la paix, le Congo n'est pays démocratique, le Congo ne respecte pas les droits de l'homme, le Congo n'a pas une presse libre et indépendante...

En 2006, Modeste Mutinga alors président de la Haute Autorité des Médias (HAM) s'était fait corrompre pour annuler le débat constitutionnel tant attendu entre Joseph kabila-Jean-Pierre Bemba. Contre espèces sonnantes et trébuchantes et postes, Modeste Mutinga et ses acolytes annulèrent le grand débat démocratique. Modeste Mutinga fut nommé Rapporteur au Sénat pour le compte de l'AMP, Parti-Etat; Esdras Kambale qui fut le Ier Vice-président de la HAM, est Ministre de la culture et des Arts; Dominique Sakomi Inongo devenu président de la HAM a été contraint, en mai 2008, de poser l'acte de Zachée en restituant 47 000 dollars américains, salaires de membres du Centre de monitoring des médias congolais (CMMC) avant d'être viré. C'est un seigneur de guerre Primo Mukambilwa qui préside l'étouffoir des libertés: la Haute Autorité de Médias (HAM) au profit de l'AMP, Parti-Etat

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de Communication (CSAC) dont la loi vient d'être promulguée en date du lundi 10 janvier 2011, ne risque-t-il pas d'être le clone de la HAM ? Voyez comment Malu Malu s'accroche à la CEI ! Le CSAC sera-t-il vraiment indépendant ? Les membres de CSAC ne risquent-t-ils pas de faire comme Modeste Mutinga, Esdras Kambale, Primo Mukambilwa... jouer aux prédateurs de la liberté de presse avec des décisions farfelues, monnayer des postes, se faire corrompre...?

6. Les politiciens-mangercrates !

La classe politique congolaise fait la honte ! Nos acteurs politiques sont trop versatiles et cela pénalise le pays:Ils étaient Kasavubistes à Joseph Kasa-Vubu, Lumumbistes avec Patrice Emery Lumumba, Mobutiste avec Joseph-Désire Mobutu Sese Seko, Kabilistes avec M'zée Laurent-Désiré Kabila, ils sont devenus des Joséphistes avec Joseph avec des retournements de vestes, chemises ... Les Mobutistes qui avaient traversé le fleuve Congo à pied pour fuir l'entrée de l'AFDL sont revenus et agissent avec amnésie désopilante comme s'ils n'avaient jamais été chassé du pouvoir. Seul la mangeoire compte. L'acteur politique congolais ne se bat pour ses idées et convictions mais veut à tout prit se retrouver à la mangeoire. La politique est le seul métier payant au Congo. Alors par opportunisme, avec l'idéal de la ventripotence, on fait de la politique pour manger. Et les mangeurs à tous les râteliers se retrouvent à tous les gouvernements et dans toute les institutions de la République. Comment comprendre Evariste Boshab qui se dit constitutionnaliste, qui avec Bob Kazadi Kabamba sont les deux seuls Congolo-Belges à avoir participé à la rédaction de la Constitution de Liège avec leurs compatriotes Belges: Nicolas Banneux, Marc Bossuyt, Pierre Verjans, André Alen, Paul Lemmens, Jean Spreutels...Le Belge Evariste Boshab qui préside notre parlement en toute illégalité et illégitimité sait-il au moins que la Constitution de son pays la Belgique nommée Constitution belge actuelle est la seule et unique norme juridique suprême qu'ait jamais eu la Belgique. Elle est dite « Constitution du 7 février 1831 » ou « Constitution du 17 février 1994 » car elle a été votée le 7 février 1831 par le Congrès national mais elle a été coordonnée le 17 février 1994. Elle instaure un système monarchique constitutionnel, parlementaire et fédéral. De sa création en 1831 aux années 1960 elle n'a quasiment pas été modifiée. Les premières modifications, ont eu pour but d'élargir le scrutin. Par la suite, elle ont eues pour cadre une décentralisation de l'État. La dernière modification date du 22 décembre 2008.

Comment Boshab a pu accepter qu'on révise la Constitution de Liège pour l'intérêt de Joseph Kabila ?

Science sans conscience n'es que ruine de l'âme. Evariste Boshab et les parlementaires du ventre ont peut-être des diplômes qu'ils accrochent comme des trophées sur les murs de leurs résidences, ils ne sont en rien des intellectuels. Nous espérons qu'ils sont fiers d'eux lorsque le matin, ils se regardent dans le miroir pour se raser. On devrait prendre le temps nécessaire pour réviser cette Constitution, pas pour de besoin électoraliste, partisan et mercantiliste. Les Joséphistes ont choisi la voie de déshonneur. Ils sont hués, conspués, sifflés, injuriés, insultés, apostrophés, vilipendés, abimés, diffamés, flétris, salis, calomniés, dénigrés, décriés ....par les Congolais !

7.Pluralisme politique et pluralité d'opinion

Le Congo n'est ni le Rwanda encore moins le Burundi qui n'ont que trois ethnies: Hutu, Tutsi et Twa (pygmées)Pluralisme politique-pluralité d'opinion. Les parlementaires Josépistes véreux qui veulent nous ramener à une dualité politique:Majorité présidentielle et une opposition voire un opposant ignorent les vrais soubassements des réalités politiques congolaises. La République démocratique du Congo, pays aux dimensions continentales, a plus de 450 ethnies, il est à craindre que l'émiettement du suffrage universel dans une compétition électorale pluraliste à un seul tour ne consacre l'avènement à la tête de l'Etat d'un président élu avec peut-être 10 % des voix exprimées par son seul groupe ethnique ou peut être encore par trois ou quatre de 145 territoires que compte la RDC. Dans ce cas précis, le président qui sera élu dans ces conditions sera contesté, voire rejeté par l'ensemble du territoire national faute de légitimité nationale. Ce qui entraînerait une situation chaotique hypothéquant ainsi l'avenir et le développement de la République démocratique du Congo.Le schéma politique des Joséphistes est faussé dès le départ, le résultat sera faux.

La réduction du scrutin de deux tours à un diminue ou, mieux, réduit ainsi les conditions d’aisance et de lucidité qui servent de sous bassement à une élection responsable et judicieuse, conditions pourtant garanties dans la présente constitution.Il est plus difficile de choisir judicieusement et en toute responsabilité un Président de la République sur une liste de plus de cinquante candidats que de le faire sur une liste de deux candidats et que, par conséquent, la possibilité donné aux électeurs de tamiser, au premier tour, les candidats et de choisir, au second tour, l’un sur les deux candidats restants permet aux citoyens en âge de voter d’exercer judicieusement et en toute responsabilité leur droit de vote.Ramener le scrutin de deux à un tour veut dire retirer au citoyen les conditions de mieux connaitre le candidat à élire et d’élire aisément, judicieusement, en toute responsabilité et en connaissance de cause après tamisage de candidat ; et ce, en l’obligeant, tout en sachant qu’il est analphabète, de choisir le Président de la République en une seule fois et sur une liste de plusieurs personnes.

 

Le scrutin à deux tours organisé en 2006 n’avait pas débouché sur une guerre identitaire en République démocratique du Congo. Les violences armées ayant opposé la Garde présidentielle de Joseph Kabila et la Garde de Jean Pierre Bemba n’avaient pas pour source le mode de scrutin ni la contestation des résultats électoraux. Elles sont intervenues plus ou moins un an après que Jean Pierre Bemba ait reconnu la victoire de Joseph Kabila.

Dossier à suivre !

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
commenter cet article

commentaires

Likata 28/01/2011 17:38


Joseph kabila, bete k´il est, pense que le peuple est affaibli. tres bien. mais il se mordra les doigts d´ici peu. Les congolais sont pas des cons. il va fuir coe Ben Ali. Quand le peuple se
soulevera,je vois pas les armes qui l´arreteront. Kabila, LIKATA NA YO.


Textes De Juliette