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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 16:13

19 juin 2011

RFI

 

Polémique sur le projet d'élection d'un vice-président au Sénégal


Au Sénégal, le projet de loi constitutionnel instituant un ticket présidentiel permettant d’élire un président et un vice-président continue de faire débat. Après les représentants politiques, la société civile s’est immédiatement mobilisée. Elle a lancé une campagne ce samedi 18 juin intitulée « Touche pas à ma Constitution » afin de contrer ce projet mené par l’actuel président Abdoulaye Wade, candidat à sa propre succession en février 2012.

 

Pour la société civile, introduire un ticket présidentiel, dans lequel les Sénégalais voteront pour un président et un vice-président, est un « coup d’Etat institutionnel ». Plusieurs ONG se sont donc mobilisées pour lancer une campagne contre ce projet. Son nom : « Touche pas à ma Constitution ».

 

« Avec ce projet, on ne donne pas une initiative aux Sénégalais de choisir le prochain président, c’est-à-dire le successeur d’Abdoulaye Wade », dénonce Alioune Tine, le président de la Rencontre Africaine de défense des droits de l’homme. « C’est lui qui le choisit avec ce projet qu’il impose, poursuit-t-il.Nous n’accepterons pas d’ici les élections, toute initiative visant à changer les règles du jeu, par voie constitutionnelle, par voie législative ou par voie règlementaire ».

 

Selon ce projet de loi, la fonction du vice-président sera d’« assister » le chef de l’Etat, et surtout, de le remplacer en cas d’indisponibilité ou de vacance du pouvoir. D’après Serigne Mbacké Ndiaye, le ministre conseiller et porte-parole de la présidence, ce projet « vise à renforcer la démocratie » au Sénégal. « Nous allons avoir -si l’Assemblée nationale adopte ce texte-, un vice-président qui va être élu au suffrage universel en même temps que le président de la République. La durée du mandat du président et du vice-président est la même, poursuit-il.Le vice-président est renforcé dans ses pouvoirs, donc sur le plan de la légalité, aucun problème, rien ne peut être reproché à la proposition qui vient d’être faite », martèle le porte-parole de la présidence.

 

Ce projet de loi devrait être discuté à l’Assemblée nationale dans les semaines à venir. De son côté, la société civile peaufine un plan d’action qui veut mobiliser « toutes les forces vives » du pays dans sa campagne.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Panafrique
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