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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 12:38

Lu le 29 mai 2010

Témoignage de Bokhit Bakri Dicheli

 

Depuis un certain temps, une des plus hautes institutions de notre cher pays le Tchad, sombre dans le chao, comme l'a précisé un de mes collègues dans son articles "Cour Suprême: autopsie d'une institution" dans tchadactuel.com.

 

 Comme il l'avait bien souligné à quelques détails près, la Cour Suprême (CS) est tout à fait devenue une machine familiale, dont le guide n'est autre qu’Abderahim Brémé Hamid, Président en exercice de la Cour Suprême (PCS), qui dirige la Cour avec main forte, comme si c'était un de ses biens légués héréditairement. 

 

 En effet, ce fervent défenseur de ses soi-disant intérêts, est un diplômé arabophone d'un institut privé soudanais, et parle faussement, le français, a été projeté à ce poste pour son savoir-faire de "lèche-bottes".

 

 Sachant que pour accéder à un poste à la CS il faut avoir une longue expérience dans le domaine de la Justice, par étapes, et ce n'est pas le cas de notre cher badaud. De plus, Me Abdurahim Brémé a parachuté à la CS toute sa maison. Il a embauché les membres désœuvrés de sa famille proche, qui ne viennent jamais à la Cour Suprême, et qui se présentent à la fin du mois pour recevoir des salaires parfois élevés. Un de ses amis, fonctionnaire au ministère de l’Education (recruté certainement à l’époque où Brémé était ministre de l’Education), gagne une énorme bagatelle à la Cour Suprême en même temps qu’un salaire au Ministère de l’Education. 

 

 Le PCS ajoute illicitement des noms et vient retirer leurs salaires. Après la mort du greffier-en-chef Me Banané, le PCS n’a en aucun cas proposé son remplacement car il perçoit le salaire du défunt. Jusqu’à ce jour encore, il n’y a qu’un greffier-en-chef à la CS. Comment peut-on imaginer un président d’une haute Institution comme la CS ayant juré et prêté serment puisse s’enrichir illicitement de la sorte. Rendez vous à la CS pour voir les séquelles d’une institution qui boite, et vous vous étonnerez du nombre de proches de Brémé.

 

 Autre cas, le budget annuel de la CS étant en sa main après l’écoulement de l’exercice budgétaire, il reste au moins une quarantaine de millions dans la caisse de l’institution, qu’il partage avec les conseillers pour qu’ils se taisent. Ni chef greffier, ni greffiers, ni gardes gendarmes, ni plantons, ni chauffeurs, ni  jardiniers ne bénéficient de cet argent. Normalement cet argent doit  servir é l’achat de mobilier manquant dans les différents bureaux du CS, et à l’achat de motocyclettes pour les différents travailleurs. Gardes gendarmes, plantons, chauffeurs, jardiniers et gardiens se déplacent à pied.  N’est proche du PCS qui souffre à la CS !

 

 En plus des huit conseillers, il y a sept conseillers référendaires, qui pour la plupart ne savent où mettre la tête vu le blocage imposé par le PCS à leur égard, pour l’installation de leur bureau. En plus, il ne sont en aucun cas consulté concernant les problèmes de la présidence de la CS. Le PCS étant  dur de cœur, il refuse toute ouverture aux employés qualifiés, et lui seul voyage à tout moment, avec à la clé d’énormes sommes en guise de frais de mission.

 

Ayant recruté un de ses proches au poste d’attaché de presse, ce dernier l’a boudé pour Adoum Hassaballah, jusqu’à aller la rejoindre dans la rébellion à l’Est. Le PCS perçoit le salaire du mercenaire pour son compte. Jusqu’à ce jour il n’y a pas d’attaché de presse à la CS.

 

Monsieur le Président de la République, son Excellence  Idriss Deby Itno,

Comment pouvez-vous nommer de tels gens à la tête d’une aussi haute institution telle que la Cour Suprême ?  Ce poste est pour l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. C’est une honte que Brémé puisse succéder à Ahmad Batchiret, car celui-ci a tout fait pour la Cour Suprême lors de son passage à la tête de cette institution.

 

Autre problème important pour le fonctionnement de la Cour Suprême. Les conseillers ne remplissent pas bien leur mission. Depuis 1998, date de la création de la CS et de leur nomination, ils ne font que de se promener et de contrôler les gens pour former des mensonges à leur encontre. Les conseillers de la Chambre judiciaire ne sont là que pour entretenir la corruption. Voici les paroles d’un des leurs : « Prêter serment ça s’achète, sans argent votre audience est reportée ! » Tous les travaux qui leur incombent sont traités par les greffiers, qui d’ailleurs effectuent le 80% du travail à la Cour Suprême. 

 

Les conseillers de la Chambre des comptes ne font que la moitié de leur travail car certains d’entre eux sont compétents et travaillent, alors que d’autres ne sont là que pour formuler des mensonges.

 

Voici donc en quelques mots comment fonctionne une très haute institution telle que la Cour Suprême au Tchad. Si mes propos sont mensongers, allez donc faire un audit sur place et vous m’en direz plus.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Tchad
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