Textes de Juliette

30 juin 2012
Talha Mahamat Allim 

 

http://www.afrique-express.com/afrique/tchad/images/Ibni-big.jpgLe Haut Commissariat Des Nations Unies Aux Droits De L’homme Dont Le Siège Est À Genève, La Fédération Internationale Des Ligues Des Droits De L'homme (FIDH) ; Amnesty International Et Plusieurs Autres ONG Tchadiennes Et Internationales Réclament De Plus En Plus De Clarifications Sur Le Cas De L’opposant Politique, Le Professeur IBNI OUMAR Mahamat Saleh Enlevé À Son Domicile De N’Djamena Le 3 Février 2008 Et Disparu Depuis Lors.Le dossier Ibni Oumar continue de susciter une vague de protestations et de pressions à Genève. Les ONG et divers supports médiatiques ont souligné récemment à Genève que l’impunité plombe le pays de Toumaï et qu’il est urgent que les auteurs des violations des droits de l’homme répondent de leurs actes. Ils ont insisté sur le fait que certaines autorités tchadiennes utilisent leur fonction et leur poste pour rester à l’abri des poursuites. Le Haut Commissariat et son Conseil des droits de l’homme avaient qualifié de problème urgent l’impunité judiciaire qui prévaut au Tchad, notamment dans le cas de la disparition du professeur Ibni Oumar Mahamat Saleh.

 

Les différentes instances des droits de l’homme à Genève se sont insurgées contre l’absence de réponse du Tchad face aux différentes interpellations. Depuis septembre 2009 jusqu’à la présente session 2012 du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève, le Tchad est toujours interpellé sur ce dossier et les autorités tchadiennes ne répondent toujours pas alors qu’il a une représentation diplomatique présente à Genève. Cette situation discrédite de plus en plus le pouvoir tchadien. L’ambassadeur Bamanga ne sachant quoi faire préfère plus s’éclipser que de défendre la position de son gouvernement. Or, par respect aux valeurs qui lient le Tchad aux institutions des droits de l’homme et à ses différents partenaires, le pouvoir en place ou son représentant diplomatique, devrait au moins exprimer et défendre la position du Tchad vis-à-vis de ce dossier.  

 

Le fait de refuser ou d’avoir peur de s’exprimer, avec des arguments juridiquement fondés et en accord avec le respect des droits de l’homme, devant les instances onusiennes et internationales alors qu’on y représente officiellement son pays, revient à fuir ses responsabilités ou du moins à ne pas assumer la responsabilité des actes commis par le pouvoir qu’on représente. Cela ne fait que mettre actuellement le Tchad dans une situation délicate tout en écornant son image aux yeux du monde ! De nombreux cris d’alarmes fusent de partout, mais les autorités tchadiennes persévèrent dans leur silence assourdissant. Pour autant, les ONG à Genève n’abandonnent pas. Pour elles, il faut continuer à apporter un éclairage juste de la situation globale des droits de l’homme au Tchad en vue de son amélioration, même si en face, c’est-à-dire du côté du gouvernement tchadien ou de son représentant à Genève, il n’y a pas de répondant. 

 

A l’évidence, l’affaire de la disparition de l’opposant IBNI OUMAR Mahamat Saleh continue par mobiliser la diaspora tchadienne, des personnalités politiques européennes, des ONG et dans le monde médiatique en Europe pour que la vérité finisse par triompher. Derrière cette affaire, c’est le sort de tous les disparus des événements de 2008 qui est en filigrane. Cet élan de solidarité démontre aussi la prise de conscience des personnalités européennes attendues ce jour à Genève et qui pourront contribuer à faire évoluer ce dossier. C’est aussi, peut-être, le début d’un signal lumineux envoyé par la nouvelle équipe au pouvoir en France. Rien n’arrêtera la dénonciation et la médiatisation de cette disparition jusqu’à ce que lumière soit faite, confie un membre d’une ONG à Genève. Gageons que ce cela le cas, et un début d’un véritable changement au Tchad.

 

Talha Mahamat Allim 

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