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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 12:14

(Pas de date nécessaire!)

Elites hyper-corrompues africaines, voyez ce que vous faites aux enfants de l'Afrique...








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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 10:47

4 août 2008

 

Robert Ménard attaque Nicolas Sarkozy et le président du CIO

 

 

En ménageant la Chine, Nicolas Sarkozy participe à une "coalition de lâches" qui compte dans ses rangs le président du Comité international olympique (CIO) Jacques Rogge, déclare le secrétaire général de Reporters sans frontières.

 

A quatre jours de l'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, Robert Ménard a accusé le président français d'avoir fait passer les questions économiques avant les droits de l'homme.

 

Quant au président du CIO, il n'aurait selon lui pas tenu son engagement de peser sur la Chine dans ce domaine.

 

"Jacques Rogge est un Ponce Pilate, un lâche et un salopard dans cette histoire", a déclaré Robert Ménard sur France 2.

 

"Vous l'avez entendu Jacques Rogge depuis sept ans ? Il n'a pas levé le petit doigt."

"On lui a donné des listes de gens, vous croyez qu'il les a présentées ? Vous croyez qu'il a plaidé leur cause ? Vous croyez qu'il s'est mobilisé ?", a poursuivi le responsable de RSF.

"Comme les hommes politiques, à l'image de Nicolas Sarkozy, ont tellement peur des autorités chinoises, ont tellement peur de perdre une part de marché, ont tellement peur de les fâcher, vous avez une coalition de lâches qui donne la situation aujourd'hui", a ajouté Robert Ménard.

 

Au journaliste qui expliquait que le chef de l'Etat français jugeait qu'"on ne pas faire avancer les droits de l'homme en humiliant un peuple et ses dirigeants", Robert Ménard a répondu : "Je lui dis qu'il se fout du monde, est-ce que quelqu'un parle du peuple chinois ? On parle des dirigeants chinois."

 

"M. le président, vous vous rappelez ce que vous avez écrit sur la Chine ? Il a écrit un livre dans lequel il parle de la Chine et il dit 'il faudra avoir une attitude différente, les droits de l'homme ne sont pas un détail'", a ajouté Robert Ménard.

Jean-Baptiste Vey, édité par Pascal Liétout
Reuters
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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 01:44

10 juillet 2008
Source: Libération Afrique

Transparence international (France) et l’Association SHERPA indiquent qu’a été déposée mercredi 9 juillet au Parquet de PARIS, une nouvelle plainte simple visant les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France par Messieurs Denis SASSOU NGUESSO, Omar BONGO, Téodoro OBIANG, Blaise COMPAORE, Eduardo DOS SANTOS ainsi que les membres de leur entourage.

 

Déposée par TRANSPARENCE INTERNATIONAL (France) et des ressortissants gabonais et congolais représentés par Maître William Bourdon, cette plainte vise exactement les mêmes faits que ceux dénoncés dans une plainte déposée l’année dernière par les associations SHERPA, Survie et la Fédération des Congolais de la Diaspora. Malgré les résultats très probants d’une première enquête préliminaire, cette dernière a fait l’objet d’un classement sans suite.

 

Le nouveau dispositif issu de la loi du 5 mars 2007 fait obligation aux nouveaux plaignants - qui envisagent par la suite de se constituer partie civile - de déposer une nouvelle plainte simple. Ceux-ci espèrent qu’une information judiciaire sera ouverte dans les plus brefs délais. En effet, la première enquête de police avait révélé l’existence d’un patrimoine considérable. La plupart des informations réunies dans la plainte initiale avaient en outre été confirmées.

 

Il n’y a aucun doute sur le fait que ce patrimoine n’a pu être acquis grâce aux seuls salaires et émoluments des personnes visés. Il existe de plus pour certains d’entre eux de très sérieuses présomptions d’être ou d’avoir été les instigateurs d’importants détournements de biens publics. Il appartiendra au Juge d’instruction de déterminer dans quelles conditions ce patrimoine immobilier a été acquis et celles dans lesquelles les très nombreux comptes bancaires identifiés par les services de police ont été alimentés. Il conviendra également de tirer toutes les conséquences du concours prêté par certains intermédiaires à la réalisation des opérations litigieuses.

 

TRANSPARENCE INTERNATIONAL (France) considère qu’il est urgent de faire progresser les droits à réparation des victimes de la corruption. La restitution des avoirs détournés par les dirigeants indélicats est l’une des toutes premières priorités de Transparency International qui a beaucoup œuvré pour que ce principe figure dans la convention des Nations unies contre la corruption (convention dite de Mérida, 2003). Les populations les plus défavorisés sont toujours les premières victimes de ces détournements.

 

La restitution des avoirs détournés constitue le chapitre de la convention autour duquel existe le plus fort consensus parmi les pays signataires, tant au Sud qu’au Nord. L’Etat français, qui a, à plusieurs reprises, réitéré son soutien à ce principe, doit s’assurer que l’argent de la corruption n’est pas recyclé au travers d’investissements réalisés sur son territoire.

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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 17:48

31 juillet 2008
Pascale David
Source: ANR

La rente pétrolière au cœur de la corruption

La corruption et le détournement de fonds publics ne sont pas un mal africain, ni même un fléau spécifique aux pays en voie de développement. Mais ils sont un facteur aggravant du sous-développement. C’est pourquoi, les suites qui seront données à la deuxième plainte déposée début juillet contre les faits de détournements de fonds publics, visant cinq chefs d’Etat africains (voir les articles des 29 et 30 juillet), donneront une idée de la volonté politique française d’assainissement, autant dans ses relations avec l’Afrique que dans le rôle que la France entend jouer en Europe, dont elle a la présidence pour les six prochains mois.

Les enquêtes de l’ex-juge Eva Joly, au cœur de quelques affaires bien françaises, ont montré en leur temps la corruption comme un “fait politique” au cœur du système. 
Les mesures prises en Europe même, entre les pays du Pacte de Stabilité pour le Sud-Est européen, en accord avec l’OCDE, prouvent assez que la corruption est partout et qu’elle produit partout les mêmes ravages. Ainsi, lors d’une réunion internationale, à Londres en 2003, sur le Pacte de Stabilité, le constat a été que l’Union Européenne avait apporté une aide très importante, comparable au plan Marshall après la guerre en Europe, mais que cette aide n’avait pas produit les résultats escomptés, à cause de la corruption.

La mise à sac du continent africain par des dirigeants corrompus relève du même système au départ, bénéficiant de la complicité des pays riches - de la France pour ce qui nous concerne -, mais aggravé d’un “indice colonial”. L’Afrique est riche de pétrole, de diamants et de minerais divers, de bois précieux et de nombreuses autres matières premières, pour s’en tenir aux ressources les plus visibles. Seule une corruption tenace et très étendue, installée au cœur de cette richesse, peut expliquer l’immense pauvreté qui afflige la grande masse des Africains. Ce continent est complètement marginalisé dans les échanges mondiaux : avec près de 700 millions d’habitants, l’Afrique subsaharienne exporte moins que la Belgique (10 millions d’habitants).


Ce qu’il y a de très spécifique avec le pétrole, selon le journaliste Xavier Harel, (1), est qu’il n’a pas seulement été soustrait à des peuples qui auraient pu en tirer un certain niveau de développement : le système de détournement dont la rente pétrolière est le cœur de cible appauvrit les pays producteurs.

 

La même histoire se répète au Congo-Brazzaville et en Guinée équatoriale, pays doté d’une richesse pétrolière qui en fait une sorte de Koweit du golfe de Guinée, mais qui, pas plus que le Congo, ne tire de bienfait de cette richesse en termes de politique d’équipements publics. 

« Le quatrième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne (250.000 barils/jour officiellement...) compte parmi les pays les plus pauvres et les plus endettés de la planète », relève Xavier Harel. « Deux Congolais sur trois vivent en dessous du seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins d’un dollar par jour ». Un rapport de la commission des droits de l’Homme des Nations Unies (2000) sur la Guinée équatoriale établit que« 80% du revenu national est entre les mains de 5% de la population ».

Une spoliation parfaitement opaque

« Le pétrole et Elf ont été et sont restés, jusqu’en 1993, les ambassadeurs de la France en Afrique », a dit Loïk le Floch-Prigent, ancien PDG d’Elf, dans une “confession” (2) d’une dizaine de pages qui raconte, entre autres choses, comment ce bras armé de l’Etat gaulliste, doublé d’une officine de renseignements sur les pays pétroliers, a fait et défait les gouvernements africains. « Ainsi, au Gabon, où Elf nomme Bongo ; mais c’est vrai du Congo, devenu quelque temps marxiste, toujours sous le contrôle d’Elf ; c’est vrai aussi pour le Cameroun, où le président Biya ne prend le pouvoir qu’avec le soutien d’Elf pour contenir la communauté anglophone de ce pays. Houphouët-Boigny cède le leadership de l’Afrique francophone à Bongo à cause du pétrole et de la présence d’Elf (raffinerie d’Abidjan). Elf s’introduit en Angola, au Nigeria et plus récemment au Tchad à la demande du gouvernement français, qui veut étendre sa zone d’influence et la sécuriser grâce à des liens économiques solides », dit aussi l’ancien PDG d’Elf.
On pourrait croire jusque-là qu’il ne s’agit que de “raison d’Etat” invoquée pour la consolidation de liens mutuellement avantageux. Ce n’est pas ce que constatent les Africains, premières victimes de réseaux prédateurs dont ne profitent, en fin de compte, que très peu d’initiés.


« Bien que les anciens fonctionnaires à la Direction d’Elf aient été emprisonnés en France pour “abus de biens sociaux”, leur héritage d’opacité et de comptabilité épouvantable continue »,relevait en 2004 un rapport de Global Witness, “Le temps de la transparence”. (3)

Xavier Harel fait un rappel détaillé du « système de corruption tentaculaire élaboré par le groupe pétrolier sur le continent africain », pour observer aussitôt après que les protagonistes jugés et condamnés (4) l’ont été « pour avoir tapé dans la caisse » - ô combien -, mais que le système, lui, « mis en place par Elf pour le plus grand bénéfice des dirigeants africains, de la classe politique française et de la compagnie pétrolière », n’a jamais été jugé. C’est un système à trois étages qui permet, à chaque niveau, des sorties d’argent par paquets de dizaines de millions de dollars : d’abord vers les officiels des pays qui permettaient la mise en place des opérations, puis vers les comptes off-shore des chefs d’Etat eux-mêmes et, à un troisième niveau - celui des prêts à taux exorbitant (40%) pour “préfinancement d’extractions futures” - vers les protagonistes de montages financiers complexes dont une partie restait invisible. C’est toujours l’Etat africain producteur qui acquitte les taux d’intérêt astronomiques de ces prêts, en versant à une banque suisse qui est l’unique interlocuteur visible, mais qui a dans son sillage une série de sociétés écrans qui se rémunèrent à chaque étape de la transaction. Au final, résume Xavier Harel, « le résultat est identique : des intermédiaires qui s’enrichissent sur le dos de l’Etat et des Congolais ».


C’est aussi une histoire jalonnée de massacres, de coups tordus et de scandales politico-judiciaires, du type de celle des disparus du Beach : où l’on apprend l’intervention directe et “musclée” du pouvoir chiraquien (c’était en avril 2004) dans les poursuites judiciaires engagées contre le chef de la police congolaise. Inculpé et écroué pour « crime contre l’humanité »par un juge de Meaux - où cet officiel congolais a une résidence -, le chef de la police, accusé par les plaintes de plusieurs centaines de parents de victimes congolaises, a été libéré en pleine nuit sur l’intervention d’un procureur de la République étrangement conseillé par le ministère des Affaires étrangères.


Un financement occulte des guerres civiles et leurs trafics d’armes

A noter encore que la France et Elf n’ont rien à apprendre - en termes de corruption et de pratiques occultes - aux “amis” des Etats-Unis et des grandes compagnies pétrolières américaines placées elles aussi dans le golfe de Guinée et engagées dans les mêmes trafics de commissions occultes pour le compte de leurs propres banques, par les mêmes voies opaques. 

Et comment les uns et les autres pourraient-ils négliger l’Angola, deuxième producteur de pétrole de l’Afrique subsaharienne (avec plus d’1,4 million de barils/jour en 2006) ? L’évaporation de la rente pétrolière dans ce pays atteint des proportions inouïes : de plusieurs centaines de millions à près de 2 milliards de dollars entre 1997 et 2002 ! 
La guerre civile, qui a longtemps opposé dans cette ancienne colonie portugaise la fraction anti-apartheid dominée par le MPLA de José Dos Santos à l’Unita de Jonas Savimbi, s’est prolongée jusqu’à l’assassinat de ce dernier, en 2002 - longtemps après la fin de la Guerre froide et de l’Apartheid - parce qu’un camp finançait sa guerre par le pétrole et l’autre par les diamants.

Selon Global Witness, les compagnies pétrolières portent une lourde responsabilité dans cette guerre civile qui compte parmi les plus longues et les plus meurtrières du continent africain, en servant à financer des achats d’armes - dont les péripéties actuelles du “trafiquant” Arcadi Gaydamak ne sont qu’un remous de surface.


Pour clore provisoirement cette série démarrée avec la relance de la plainte contre les « biens mal acquis » de cinq chefs d’Etat africains corrompus, il faut rappeler que l’Afrique est immensément riche et que la seule façon d’appuyer réellement les efforts de développement des Africains est de leur permettre d’user de toutes ces richesses naturelles de manière à satisfaire les besoins des populations. 
Il faut « clore le bal des hypocrites », en combattant la corruption, les détournements, en exigeant la transparence des opérations menées par les grandes compagnies pétrolières (et cela vaut aussi pour les compagnies minières, etc...). C’est la responsabilité des institutions internationales et des gouvernants des pays développés qui, jusqu’ici, ont fermé les yeux sur les spoliations en tout genre, de se demander s’ils continuent à fermer les yeux ou s’ils prennent l’initiative d’un sursaut. 


Les citoyens de nos pays, les organisations syndicales ou de défense des droits humains peuvent aussi, en exerçant leur vigilance, aider à ce réveil.

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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 14:53

24 juillet 2008

 

Source: Le Quotidien (Sénégal)

 

Après avoir préparé l’opinion mondiale à l’inculpation pour génocide du Président Omar Hassan El Béchir, la Cour pénale internationale a, pour la troisième fois de son existence, osé s’attaquer à un président en exercice d’un Etat souverain. Après Slobedan Milosevic (Serbie) et Charles Taylor (Liberia).

Et comme par hasard, cet homme mis au ban d’une supposée «communauté internationale», qui se limite à cinq donneurs d’ordres et de leçons au monde entier, est un… Africain, arabe, donc ressortissant de ce que la Conférence de Bandoeng a consacré sous le nom de «Tiers-monde», depuis 1955. Il ne s’agit pas dans ce dossier-ci de sombrer dans un réflexe de «solidarité africaine» pour défendre El Béchir, ainsi qu’un éditorialiste bien-pensant d’un quotidien parisien du soir essaie de cadrer l’affaire dans son édition de ce jour. Lui et son journal auraient aujourd’hui toute la crédibilité requise pour mettre en garde les dirigeants africains et arabes contre toute protection du Président soudanais si, en d’autres circonstances, ils défendaient les mêmes principes pour tout le monde et en tout lieu. En réalité, et en plus d’être superbement malhonnêtes, ils sont dans un univers mental qui leur permet de transformer l’équité en principe à géométrie variable selon
la tête et la provenance des individus en situation.

On peut bien lister les «crimes» commis par le Président Omar El Béchir dans la gestion par l’Etat soudanais de la crise du Darfour. Il est évident que le Soudan a une grande part de responsabilité dans ce qui se passe dans cette partie de son immense territoire. Il va de soi que s’il existe des autorités liées au pouvoir central à Khartoum justement convaincues de crimes et d’atrocités sur des populations darfouries, elles doivent en payer le prix.

Le problème est que les idéologues de la culpabilité à géométrie variable qui officient à la Cour pénale internationale, ne s’attaquent jamais à des chefs d’Etat protégés par des puissances politiques ou financières.
Et pourquoi Pas Bush, Sassou, Rumsfeld, Sharon… ?
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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 12:35

26  juillet  2008
Source : L'International Magazine

 

Sarkozyste, et donc « décomplexé », le secrétaire d’Etat à la Coopération et à la francophonie a présenté son programme, « Huit chantiers pour l’Afrique », à la presse. Trois mois jour pour jour après avoir pris ses fonctions… et mis en sourdine « l’acte de décès de la Françafrique », que Jean-Marie Bockel avait appelé à signer.


Huit chantiers pour « PLUS DE France » en Afrique

A côté du soutien aux entreprises et de l’aide publique au développement, la nouvelle politique de coopération consiste à renforcer la présence française sur place. Huit chantiers seront ainsi
mis en œuvre, après finalisation :

1) Le soutien aux entreprises, et le renforcement de l’aide publique au développement ;


2) La relance des grands dossiers agricoles entre l’Union européenne et le Continent noir ;

3) La promotion des femmes dans les projets portés par la coopération française, dans les domaines agricoles, de l’économie, de l’éducation et de la santé ;


4) Parvenir à 15 000 volontaires internationaux d’ici quatre ans (le seul chantier véritablement abouti);

5) L’augmentation de la part des ONG dans l’aide bilatérale, en renforçant notamment la coordination entre organisations ;

6) Le soutien à l’éducation et à la langue française, permettant – entre autres – de « promouvoir les valeurs liées à l’Etat de droit et à la démocratie » ;

7) «Réformer, mais pas bouleverser » l’audiovisuel extérieur français, par exemple en améliorant la couverture des « bonnes nouvelles » en provenance du continent africain ;

8) La renégociation des accords de défense et de coopération militaire (annoncée par Nicolas Sarkozy au Cap, le 28 février).

 

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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 11:50

29 juillet 2008
Emile  Fidieck
Source: Linternationalmagazine


Union pour la Méditerranée: Jean Ping dit 'non' au projet de Nicolas Sarkozy

Pour le Chef de l'exécutif africain, le projet d'UPM de Nicolas Sarkozy vise la partition du continent et contredit les décisions des sommets de l'Union Africaine stipulant que le continent africain est une unité intégrée sur les plans géographique, humain et politique et une unité indivisible.

Connu pour la discrétion de ses positions diplomatiques, l'actuel président de la Commission de l'Union Africaine, Jean Ping a pour une fois rompu avec sa réputation en affirmant lors de l'entretien qu'il a eu samedi soir avec Mouammar Kadhafi à Tripoli que le projet d'Union pour la Méditerranée du Président français Nicolas Sarkozy allait de pair avec les objectifs colonialistes visant toujours le partage de l’Afrique, selon une source officielle libyenne.

Pour Jean Ping, l'Union pour la Méditerranée vise la partition du continent africain et contredit les décisions des sommets de l'Union Africaine à Banjul, en Gambie et à Khartoum, au Soudan, stipulant que le continent africain est une unité intégrée sur les plans géographique, humain et politique et une unité indivisible.

Dans ce contexte, l'Homme fort de la Commission de l'Union Africaine a annoncé l'opposition de la commission à de tels projets et souligné son appui total aux données évoquées par le guide libyen sur le projet de "l'Union pour la Méditerranée" et sur les dangers que ce projet représente pour le continent africain selon la même source.

Initialement, le projet d'Union méditerranéenne, défendu par Nicolas Sarkozy a pour but de relancer le partenariat entre le Nord et le Sud de la Méditerranée. Il s'agit, en quelque sorte de créer une deuxième union réservée aux Etats riverains de cette mer, basée sur la réalisation de projets concrets (dépollution de la Méditerranée, le co-développement et les pôles de compétitivité).

Mais le projet a susciter très vite l'hostilité des pays non riverains, notamment l'Allemagne qui craingnait d'être exclue du projet tout en ayant à y contribuer financièrement. A Hanovre, le 3
mars 2008, Nicolas Sarkozy négocie avec Angela Merkel son projet d'Union méditerranéenne. Pour obtenir l’assentiment des allemands, il sera profondément modifié.

Une volonté implicite d'affaiblir l'Union Africaine


A la demande de la chancelière allemande, le projet est ouvert à l'ensemble des membres de l'Union européenne. Suite à cet accord franco-allemand, les 13 et 14 mars 2008, le Conseil européen de
Bruxelles approuve le principe d'une Union pour la Méditerranée qui englobera les Etats membres de l'UE et les Etats riverains de la Méditerranée qui ne sont pas membre de l'UE.

La démarche est mal appréciée par la plupart des dirigeants africains qui voient dans la démarche de l'Union Européenne une volonté implicite d'affaiblir l'Union Africaine. S'exprimant en marge d'une
rencontre internationale sur les changements climatiques en Afrique organisée par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAfD), le chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade, sera parmi les premiers Chefs d'Etat à ouvrir les hostilités contre le projet phare de la "diplomatie sarkozienne" en déclarant que  « L'idée d'une Union méditerranéenne, si elle se fait, va permettre à l'Afrique du Nord d'être arrimée à l'Europe…c'est une barrière qui isole l'Afrique au sud du sahara et il faut que les africains en soient très conscients ».

Pour le plus ardent opposant au projet européen le libyen Mouammar Kadhafi, les pays arabes riverains de la Méditerranée concernés par ce projet appartiennent à un espace arabe sous le parapluie de la Ligue arabe et à l'espace africain sous l'égide de l'Union africaine (UA).
Dans ce contexte, il faut plutôt soutenir les formules de coopération entre Bruxelles, capitale de l'Union européenne, Le Caire, capitale de la Ligue arabe, et Addis-Abeba, capitale de l'Union africaine. Or "La capitale qui gère ce projet (d'UpM) est Bruxelles et nous ne dépendons
pas de Bruxelles" soutien le Colonel Kadhafi, lors d'un mini-sommet Arabe organisé à Tripoli pour marquer son opposition au projet d’UPM.

En affirmant ainsi son opposition au projet européen d'UpM, Jean Ping ne fait qu'officialiser une position actuellement dominante au sein de l’Union Africaine.

 

 

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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 11:39

29 juillet 2008

 

Immigration et prisons : le Comité des droits de l'Homme de l'ONU tance la France

 

Le Comité des droits de l'Homme de l'Onu a tancé la France pour une série de pratiques de privation de liberté et de traitement des étrangers en France, critiquant notamment la "rétention de sûreté" et la surpopulation carcérale, dans des "observations" obtenues lundi par l'AFP.

 

Dans ce texte daté du 22 juillet et adressé à l'Etat français à propos de l'application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le comité onusien basé à Genève considère également que la France "devrait réexaminer" la loi du 21 février 2008 sur la "rétention de sûreté" des détenus ayant déjà purgé leur peine au nom de leur "dangerosité".

 

Le comité est également "préoccupé par la surpopulation et les conditions par ailleurs mauvaises qui règnent dans les prisons". Il juge le plan visant à augmenter la capacité d'accueil des prisons pour atteindre 63.500 places d'ici 2012 "nettement insuffisant" et dénonce les "comportements non déontologiques de certains agents pénitentiaires, notamment le recours inapproprié à l'isolement cellulaire et les violences à l'intérieur de la prison".

 

Il note que la France "devrait limiter la durée de rétention avant jugement et renforcer le rôle des +juges des libertés et de la détention+", en soulignant que dans les affaires de terrorisme et de criminalité organisée, la détention provisoire peut atteindre quatre ans et huit mois.

 

Sur la manière dont les étrangers sont traités par l'Etat français, l'organisme "note avec préoccupation" que "de très nombreux" sans papiers et demandeurs d'asile "sont retenus dans des locaux inappropriés - zones d'attente dans les aéroports et centres et locaux de rétention administrative", dénonçant plus particulièrement la situation de l'Outre-Mer et celle des mineurs non accompagnés.

 

Il regrette également que l'Etat français n'ait "pas ouvert d'enquête" sur des allégations de mauvais traitements d'étrangers et de demandeurs d'asile dans des prisons et des centres de rétention, "ni sanctionné comme il convient leurs auteurs".

 

Le comité des droits de l'Homme s'inquiète aussi du fait que des étrangers aient été renvoyés par la France "dans des pays où leur intégrité était en danger", relevant par ailleurs que les étrangers ne sont "pas correctement informés de leurs droits", notamment de celui de demander l'asile ou d'être assisté par un conseil.

 

Il condamne la procédure dite "prioritaire", permettant que l'expulsion physique d'un étranger ait lieu "sans attendre la décision d'un tribunal si la personne est renvoyée vers un +pays d'origine sûr+" et épingle la France pour la durée des procédures de regroupement familial pour les réfugiés statutaires.

 

Le Comité regrette que le rapport de la France ait été soumis "avec un retard de six ans" et fixe le cinquième rapport périodique que devra fournir ce pays à juillet 2012.

"Face à ces critiques formulées par un collège d'experts internationaux, les autorités françaises se doivent de réagir", a souligné dans un communiqué l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT - France).

AFP
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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 09:54

31 juillet 2008  

Juliette Abandokwe

 

Pendant que la France pille, écrase et assassine l'Afrique, soutient et protège activement les dictateurs-prédateur présidents-fantôche africains à garder leur siège présidentiel dans le sang, la violence et l'escroquerie institutionnalisée, voici ce qui se passe en France!


http://www.youtube.com/watch?v=3hxiOGtMFss

Le kosovar - blanc -, qui menace de mort l'hôtesse de l'air de l'avion qui l'expulse est relâché dans la nature, car trop dangereux dans l'avion, tandis que la femme congolaise - noire - inoffensive et sincère, et expulsée de force vers son pays natal, dont le dirigeant pillent les biens communs de son peuple avec la collaboration de la France, tout en méprisant et écrasant ouvertement la société civile!

 

C'est ça l'immigration choisie de Sarkozy!?

C'est comme ça qu'il va construire la France de demain... en continuant à piller l'uranium et le pétrole africain, pour ne citer que ceux-là, tout en abusant massivement l'Africain.

 

Voici pour rappel quelques mots d'Aimé Césaire, commentant la nature de la classe politique occidentale il y a de cela déjà presque 60 ans déjà!

 

"Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.

 

Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte.

 

Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde.

 

Le fait est que la civilisation dite « européenne », la civilisation « occidentale », telle que l’ont façonnée deux siècles de régime bourgeois, est incapable de résoudre les deux problèmes majeurs auxquels son existence a donné naissance : le problème du prolétariat et le problème colonial ; que, déferrée à la barre de la « raison », comme à la barre de la « conscience », cette Europe-là est impuissante à se justifier ; et que, de plus en plus, elle se réfugie dans une hypocrisie d’autant plus odieuse qu’elle a de moins en moins chance de tromper.

 

L’Europe est indéfendable.

(…)

 

Discours sur le colonialisme, 1955


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