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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 17:36

1er août 2013

Pourquoi les jeunes devraient davantage s'impliquer en politique?

La question était au centre des échanges, dimanche 28 Juillet 2013, entre le mouvement des jeunes pour le développement de Komba  et le premier secrétaire du Purs, Serge Espoir Matomba. « Le rôle des partis politiques est réduit au Cameroun, en campagne politique. Pourtant  il est du ressort de toute formation politique, d’être proche des populations, de connaître leurs problèmes, de s’impliquer dans le quotidien des citoyens, et de contribuer à leur éducation », a expliqué  Serge Espoir Matomba, premier secrétaire du Purs. C’était en présence des membres du MJKD, (Mouvement des jeunes pour le développement de Komba) dans l’arrondissement de Douala IVème.

Pour le Purs, il est question, plus que jamais,  de bousculer les habitudes et les comportements des Camerounais, qui avouent volontiers leur désintérêt pour le politique.  C’est le cas de le dire, pour les jeunes de la cité économique en général, et ceux de  Komba  en particulier. Dont la survie au quotidien, est devenue un mélange d’abnégation et d’abdication. Pour la majorité de ces jeunes, confrontés aux problèmes d’ordre vitaux, les politiques ont déçus. Les partis politiques issus de l’opposition,  crées  pour la plupart dans les années 90, avaient donné l’impression de lutter à leur côté, pour l’amélioration de leur quotidien. Mais que non !

D’autres  raisons toutes  aussi multiples que diverses, seront évoquées  par les uns et les autres.  Notamment cette  opposition, qui  ne paie plus de mine. Broyée, laminée, discréditée, qu’elle est,  par la machine gouvernementale au service du parti au pouvoir. Sur un autre plan,  les jeunes disent ne plus faire confiance aux leaders des partis politiques, qui n’ont de cesse de solliciter leur suffrage à la veille des élections, pour  ensuite les  redistribuer au parti au pouvoir.  C’est ainsi que  plusieurs, seraient passés aves des promesses de changement.  Mais une fois arrivés  aux affaires, il n’en a jamais rien été.

Des arguments réels ou supposés qui pèsent pourtant  de tout leur poids,  dans le quotidien de ces jeunes et les pousse inexorablement à quitter le terroir à la recherche du mieux être.  Pourtant,  « le bonheur est toujours chez soi »,  poursuivra Serge Espoir Matomba. Raison pour laquelle, la classe jeune, représentative à près de 70% de la population camerounaise, devrait davantage s’impliquer dans la gestion de leur cité. Pour ce dernier, la gestion dans les plus hautes sphères des affaires de la République ne saurait être confisquée par une minorité  d’octogénaires  oligarques. Qui,  en sus,  ont tristement hissé le Cameroun au hit des pays considérés comme les plus dangereux dans le monde. Du fait du niveau de  la corruption   élevée à la plus haute échelle.
Il n’est plus un secret pour personne, que le clientélisme, le népotisme, le trafic d’influence, le tribalisme ont fait leur lit dans l’administration camerounaise. Crispant de ce fait,  les milliers de jeunes diplômés, qui, à la sortie d’école, n’ont souvent pas d’autres choix que de se tourner vers l’informel. Mais pour le premier secrétaire du Purs, réussir à cerner le problème est déjà un début de solution. C’est pourquoi, les jeunes vers qui  toutes les attentions seront indubitablement polarisées lors de la campagne électorale comptant pour les législatives et les municipales de septembre 2013, devront veiller sur leur vote. Et ne plus donner  comme par  le passé,  mandant  aux prestidigitateurs.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Cameroun
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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 17:09

1er août 2013
Africapresse


L’Etat du Cameroun a encaissé, au cours de l’année 2011, la rondelette somme de 677,932 milliards Fcfa provenant du secteur des industries extractives. L’annonce a été faite mercredi 31 juillet 2013 à Yaoundé, lors de la présentation du rapport de conciliation de l’exercice 2011, dans le cadre du processus de l’Initiative de transparence dans les industries extractives (Itie). D’après les chiffres avancés par le conciliateur, le cabinet Moore Stephens, les flux de paiements conciliés déclarés par les régies financières s’élèvent à 677,235 milliards Fcfa. Ceux déclarés unilatéralement par les sociétés sont totalisés à 284 millions Fcfa. Tandis que les chiffres déclarés de manière unilatérale par les régies financières sont de l’ordre de 412 millions Fcfa.Paul-Biya.jpg

Selon les explications du cabinet chargé de la conciliation, et après ajustement des chiffres, l’écart net non concilié sur les flux financiers reçus directement par l’Etat s’élève à près de 50 millions Fcfa. Ce qui représente 0,007% du total des paiements en numéraire. Cet écart se trouve en dessous de la marge d’erreur acceptable qui est de 1% exigé par le Comité Itie. Le rapport présenté sous la présidence d’Alamine Ousmane Mey, ministre des Finances, explique que ces revenus sont issus essentiellement du sous-secteur des hydrocarbures avec 97,5%. Le transport pétrolier et le sous-secteur des mines représentant respectivement 2,4% et 0,1%. S’agissant de la contribution par entreprise, on note que la Société nationale des hydrocarbures (Snh) vient en tête avec un peu plus de 550 milliards Fcfa (soit 81%), suivi de Pecten (7%) et Total (5%).


Statut de « pays conforme » : la confiance règne

Telles sont les principales informations contenues dans ledit rapport qui est rendu public deux semaines exactement avant la tenue du conseil d’administration de l’Itie prévu à Dar-es-Salam (Tanzanie) le 13 août prochain. C’est au cours de cette rencontre internationale que le Cameroun accèdera au statut très recherché de « pays conforme » ou tout simplement radié du processus. Une date importante qui tient en haleine toutes les parties prenantes dans la mise en œuvre du processus au Cameroun. On l’a d’ailleurs senti lors de la présentation du rapport de 2011. Même si les Camerounais semblent, après un premier échec, aller cette fois avec beaucoup de confiance. « Nous n’osons pas croire que nous ne serons pas déclarés conformes », a indiqué Robert Mouthé Ambassa, directeur général de la société Perenco, parlant au nom des entreprises représentées au sein du Comité Itie. A sa suite, le ministre des finances n’a pas manqué de marquer la même assurance. Alamine Ousmane Mey sait que le Cameroun est à la croisée des chemins, mais il confirme déjà que le pays se prépare à la production du rapport de conciliation de l’exercice 2012.

Le Cameroun a obtenu, lors de la conférence mondiale de l’Itie en mai dernier à Sydney (Australie), que la deuxième et ultime tentative porte sur le rapport de 2010. L’une des exigences était qu’il publie, avant le 13 août 2013, le rapport présenté mercredi. Les membres du comité de mise en œuvre du processus de l’Itie au Cameroun ainsi que les parties prenantes ont dû se mobiliser de manière exceptionnelle pour y parvenir. Par ailleurs, expliquent certains, pendant le travail de conciliation, un autre était effectué en parallèle pour la validation de ce rapport 2011. La validation est un audit qui vérifie si toutes les procédures de conciliation ont été respectées. Ce jeudi 1er août, une réunion est prévue au ministère des Finances pour justement présenter les résultats de cette validation. Et après, il ne faudra plus que croiser les doigts. Dans tous les cas, comme le souligne Duplex Kwenzop, représentant de la société civile au sein du Comité Itie, « ça va passer ou ça va casser ».

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 00:20
15 juilet 2013
La Nouvelle Expression

Le responsable de l’ADDEC descendu a Buea pour s’enquérir de l’affaire a été interpelé par les forces de l’ordre, tandis que les camarades de misère de Ngu Lawrence avec qui il séjournait à la prison de Buea rapportent qu’il est mort de sévices et de tortures, et que sa dépouille aurait été dérobée et ensevelie secrètement par les autorités. Un fait que le recteur Pauline Nalova Lyonga balaie du revers de la main.

Ngu Lawrence, étudiant à l’Université de Buea et détenu à la prison centrale de cette ville est-il décédé ou pas ?

http://memoire1418.free.fr/decolonisation/violence.jpgAlors que la confirmation officielle ou non de ce drame macabre reste attendue, les nouvelles sur la mort éventuelle de cet étudiant interpellé lors des récents mouvements d’humeur sur le campus de Molyko se répand, telle une trainée de poudre. On apprend ici que c’est depuis le 07 juillet dernier que l’infortunée Ngu Lawrence, étudiant à l’Université de Buea, interpellé aux cotés de ses camarades et incarcéré depuis plusieurs semaines à la prison centrale de Buea où il attendait le verdict de son procès aurait été assassiné ; une nouvelle macabre contenue dans une missive manuscrite des étudiants de cette institution universitaire en détention à la prison centrale de Buea, et adressée au représentant résident du secrétaire général des Nations Unies au Cameroun qui a ainsi fini par être publique de l’avis de ses camarades, et qui fait désormais des vagues dans la capitale régionale du Sud-ouest, Buea, qui s’apprête à recevoir le chef de l’Etat Paul Biya. La dénonciation est formulée en ces termes : «aux premières heures du dimanche 07 juillet 2013, l’un de nous, détenus avec nous ici est décédé à cause des tourments et de la torture. Ngu Lawrence Lany était sévèrement torturé et blessé avant sa mort, et son corps a été volé et mis sous terre à l’insu de ses parents et autres étudiants de l’Université de Buea ; et jusqu’à présent, ils ont tout fait pour tenir la mort de Ngu Lawrence en secret». Non seulement vont-ils rapporter le décès ce cet étudiants, mais les prisonniers de l’Université de Buea feront aussi savoir que «nous sommes sans nouvelle de 16 de nos camarades interpellés quelques jours plus tôt, et nous ne savons pas si eux – aussi ont été assassinés et ensevelis quelle que part».

Ce qui n’a d’ailleurs pas attendu pour susciter des vagues de réactions. Dans un rapport intitulé «SOS n°127», l’ONG Nouveau Droit de l’Homme Cameroun a pris acte de la détention abusive des étudiants, de la disparition des 16 ainsi que le décès de Ngu Lawrence, s’inquiétant de ce qu’elle a qualifié de «situation de quasi-non droit qui s’est installée dans l’Université de Buea où une police spéciale sévirait d’une manière permanent avec l’aval des autorités universitaires», dénonçant en passant la violation flagrante des droits de l’homme et de la franchise universitaire au sein du campus de l’Université de Buea. Suite à cela, l’ONG Nouveau Droit de l’Homme Cameroun n’est pas allé du dos de la cuillère pour demander au gouvernement camerounais d’ordonner la libération immédiate de tous les étudiants détenus, de clarifier la situation de l’étudiant Ngu Lawrence qui serait décédé en détention, de mettre en place une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur les évènements de l’Université de Buea, et de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de tous les étudiants de l’Université de Buea et d’abandonner toute poursuite pénale contre les leaders  estudiantins.

Par ailleurs, dans un communiqué rendu public dans la soirée du samedi 13 juillet dernier et signé de son président du conseil exécutif national Thierry Batoum, l’Association de Défense des Droits des Etudiants au Cameroun (ADDEC) a annoncé l’arrestation de l’un des responsables de ce mouvement estudiantin Nanfack Noumeyi Alex «au sein du campus de l’Université cet après midi par des soldatesques qui y séjournent» alors qu’il s’était rendu à Buea à la suite de l’annonce du décès de Ngu Lawrence pour s’enquérir de la situation et collecter les information y afférentes.
 
Cependant, contacté à cet effet, le recteur de cette Université Dr. Pauline Nalova Lyonga se montrera toute sereine avant de répondre : «je ne suis pas à la prison de Buea ; je ne sais pas, mais il n’est pas une poule pour mourir comme ça. Il a des parents. Vous savez, la prison est une administration à part qui a son mode de fonctionnement», répondra-t-elle, indiquant qu’elle n’est pas au fait de cette nouvelle. Pour leur part, des responsables du Syndicat des enseignants montreront plutôt leur étonnement en indiquant qu’aux dernières nouvelles, les étudiants interpelés et écroués à la prison centrale de Buea restaient bien en leur nombre. Toute fois, ils émettront des réserves, le temps de voir clair dans cette folle rumeur.

En attendant donc d’avoir la réaction des autorités administratives et du gouvernement sur cette troublante révélation si elle venait à se confirmer, tout indique ainsi une nouvelle tournure dans la crise qui secoue en continue cette institution depuis quelques mois.

Note de Juliette: 
Au Cameroun démocratique, Paul Biya et sa machine infernale ne tolère aucune contestation politique, aucune..............

Pour mémoire, voici les "gardiens de la paix" en plein travail en février 2011 au Cameroun. 


 
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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 13:47

17 juillet 2013
REDHAC



Torture et assassinat de M. Eric Ohena Lembembe, Directeur Exécutif de la Fondation Camerounaise pour le Sida (CAMFAIDS), Défenseur des Droits des  lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexuel (LGBTI) à Yaoundé.

 

Communiqué de presse

  

Après le cambriolage qui a eu lieu dans les nouveaux locaux du REDHAC le 1er Juin 2013 à Douala,  le cambriolage des bureaux de Me Michel Togue à Yaoundé le 16 Juin 2013,  les Bureaux d’Alternative-Cameroun à Douala qui ont été incendiés le 26 Juin 2013 ;

Aujourd’hui, Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) est informé de la torture et de l’assassinat de Mr Eric Ohena Lembembe Directeur Exécutif de la Fondation Camerounaise pour le Sida (CAMFAIDS), Défenseur des Droits des  lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexuels (LGBTI), tout ceci pour obliger  les Défenseurs d’abandonner leur combat de Défenseurs.

En date du 15 Juillet 2013, Mr Eric Ohena Lembembe activiste et journaliste, Directeur Exécutif de la Fondation Camerounaise pour le Sida (CAMFAIDS), Défenseur des Droits des  lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexuel (LGBTI) a été retrouvé mort à son domicile à Yaoundé.

Les faits :

Après plusieurs tentatives de joindre Mr Eric Ohena Lembembe au téléphone sans succès, ses amis ont décidé de se rendre à son domicile. Ils ont trouvé sa porte cadenassée à l’extérieur, mais pouvaient voir par la fenêtre le corps de Mr Eric Ohena Lembembe allongé sur son lit.

La police a été alertée et a enfoncé la porte, selon une amie,  le cou et les pieds de Mr Eric Ohena Lembembe semblent avoir été brisés, son visage, ses mains et ses pieds avaient été brûlés par le fer à repasser.

Rappelons que  Mr Eric Ohena Lembembe Défenseurs des Droits de LGBTI au nom de CAMFRAIDS a collaboré avec Human Rigths Watch et d’autres organisations à savoir : Alternatives-Cameroun et l'Association pour la Défense des homosexuels (ADEFHO).

En conséquence,

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) :

-
         
Est particulièrement préoccupé par les actes de tortures, de menaces et d’assassinats que subissent tous les Défenseurs des Droits de l’Homme.

-
         
Exige une enquête impartiale et les sanctions contre les personnes coupables de l’assassinat de Mr Eric Ohena Lembembe conforme au nouveau Code de Procédure Pénale.

Enfin,

L
e Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale(REDHAC) :

-         
Condamne avec fermeté cet assassinat et apporte tout son soutien à la famille de Monsieur Mr Eric Ohena Lembembe et à son association ;
-          Met en garde les autorités Camerounaise contre un énième assassinat  ou disparition d’un défenseur au Cameroun et signale qu’il ne ménagera aucun effort pour défendre ses collègues ;
-          Exige du gouvernement Camerounais  le respect de ses engagements, en ce qui concerne  la protection des défenseurs des droits de l’homme tels que stipulés dans les déclarations de Kigali et de Grand Baie ;
-          Demande aux Autorités Camerounaises de respecter l’article 2 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui stipule «Toute personne a droit à la jouissance des droits et libertés reconnus et garantis dans la présente Charte sans distinction aucune notamment de race, d’ethnie, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de naissance ou de toute autre situation» ;

Au Conseil des Droits de L’Homme des Nations Unies (ONU) :

-
         
De tout mettre en œuvre afin que les Autorités Camerounaises respectent les engagements  ratifiés par les conventions Internationales relatives à la protection de la vie humaine;
-          De demander aux autorités Camerounaise de se conformer aux dispositions de la Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l’Homme ;
-          D’œuvrer afin que les coupables de cet odieux assassinat soient punis conformément aux lois et réglementations des conventions internationales.


Cameroun-Région du Littoral-Ville de Douala -En face SGBC Bali - Derrière la Station Total -1e Villa Portail Bleu

                                                       N° de récépissé : 6321/2010/RDDA/C19/BAPP

Statut d’Observateur auprès de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples(CADHP)

                B.P. 2863 Douala-Cameroun –Tél. B.: 00237 33 42 64 04 – Mob. : 00237 96080273

                  Email: redhac.executifddhafricentrale@gmail.com - Site Web: www.Redhac.org

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 15:23

3 juillet 2013
Human Rights Watch


Le gouvernement camerounais devrait mener une enquête rigoureuse sur les effractions suspectes commises en juin dans trois bureaux de défenseurs des droits humains, dénoncer ces actes et initier des poursuites judiciaires, ont déclaré aujourd'hui six organisations camerounaises et internationales de défense des droits humains. Ces organisations - Affirmative Action, Alternatives-Cameroun, Association pour la défense des homosexuel-le-s (ADEFHO), Cameroonian Foundation for AIDS (CAMFAIDS), Human Rights Watch et Humanity First Cameroon - ont déclaré que ces attaques visaient tout particulièrement des organisations travaillant avec la communauté lesbienne, gay, bisexuelle, transgenre et intersexuée (LGBTI).

Lors de l'attaque la plus récente, le 26 juin, des assaillants non identifiés ont incendié le bureau d'Alternatives-Cameroun à Douala. Le 16 juin, à Yaoundé, des cambrioleurs ont pénétré dans le bureau d'un éminent avocat défendant les droits humains, Michel Togué, dérobant des documents confidentiels. Le 1er juin, un cambriolage a également eu lieu au siège du Réseau de défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC) à Douala. Les deux attaques les plus récentes ayant ciblé des groupes qui soutiennent les droits des personnes LGBTI, les militants ont été amenés à attribuer à leurs auteurs des (mobiles homophobes.

« Il n'y a aucun doute: des voyous anti-homos prennent pour cible ceux qui soutiennent l'égalité des droits indépendamment de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre », a déclaré Eric Ohena Lembembe, directeur exécutif de CAMFAIDS, une organisation de défense des droits humains basée à Yaoundé. « Malheureusement le climat de haine et d'intolérance qui s'est installé au Cameroun et qui touche même les hautes sphères du gouvernement, rassure les homophobes qui savent qu'ils peuvent être impunis pour ces crimes. »

La dernière victime des attaques, Alternatives-Cameroun, est l'une des plus anciennes organisations de défense des droits des LGBTI du pays. Elle fournit des services de dépistage et de conseil pour le VIH, tout en plaidant pour l'égalité des droits. Le matin du 26 juin, le personnel est arrivé au Centre Access, le centre où ces services sont fournis, pour se rendre compte qu'un incendie avait détruit la plupart des meubles, des ordinateurs ainsi que des dossiers médicaux de patients qui étaient venus pour un test du VIH.

Lors du cambriolage du 16 juin au bureau de Me Michel Togué, un ordinateur portable, des dossiers judiciaires confidentiels, des clés mémoires et le passeport de Togué ont été volés. Une grosse somme d'argent déposée dans un tiroir de bureau a été ignorée, alors que le tiroir était ouvert, ce qui suggère que cette attaque n'est pas un crime ordinaire.

Dans plusieurs procès très médiatisés, Togué a accepté de défendre des femmes et des hommes inculpés de « rapports sexuels avec une personne du même sexe » en vertu de l'article 347 du Code pénal camerounais. Au cours des neuf derniers mois, il a reçu des dizaines de menaces de mort par email et SMS, certaines le menaçant de tuer ses jeunes enfants. Ces menaces ont obligé la femme et les enfants de Togué à fuir le pays et à demander l'asile, mais Togué a choisi de rester au Cameroun pour continuer son travail. Une autre avocate qui représente des clients LGBTI, Me Alice Nkom, a reçu des menaces similaires.

L'attaque du 1er juin contre le REDHAC était comparable à celle du bureau de Togué. Les cambrioleurs sont entrés dans le bureau par effraction et ont volé des ordinateurs et des clés mémoires, laissant intacts d'autres objets de valeur. De même que Togué, la directrice exécutive du REDHAC, Maximilienne Ngo Mbe, a reçu des menaces de mort par SMS. Le 5 avril 2013, des agresseurs non identifiés ont tenté d'enlever son fils à l'école. En septembre 2012, des hommes en uniforme des forces de sécurité camerounaises avaient kidnappé et violé sa nièce. Ngo Mbe y voit une attaque ciblée visant à la punir de son travail de défense des droits humains.

Le REDHAC est une coalition de défenseurs des droits humains de huit pays d'Afrique centrale dont le siège est au Cameroun. Si parmi ses membres on trouve des gens qui s'occupent de droits des LGBTI, le travail du REDHAC est bien plus large. Il s'intéresse également à des questions comme la corruption, la réforme des forces de sécurité, les droits des femmes et la liberté d'expression et d'association.

Pour toutes ces affaires de cambriolages, les défenseurs des droits humains ont déposé plainte auprès de la police, mais aucune arrestation n'a eu lieu.

« La police a la responsabilité de protéger tous les Camerounais et d'enquêter sur tous les crimes », a déclaré Yves Yomb, directeur exécutif d'Alternatives-Cameroun. « Mais nous assistons, semble-t-il, à un manque d'intérêt sélectif lorsqu'il s'agit d'appliquer la loi et de faire rendre des comptes aux criminels. Nous continuons à aller chez la police et à déposer des plaintes, mais notre confiance s'évanouit. »

Ces attaques interviennent dans un contexte marqué par des lois, des pratiques et des discours homophobes. Le Cameroun traduit en justice davantage de gens pour des relations consenties entre personnes de même sexe que presque tout autre pays dans le monde, avec des dizaines d'inculpations de ce genre depuis 2010. Lors de l'affaire la plus récente, le 15 mai 2013, deux femmes ont été condamnées à neuf mois de prison par un tribunal de Yaoundé pour les relations lesbiennes qu'on leur attribuait. Un rapport publié en mars 2013 par Alternatives-Cameroun, l'ADEFHO, la CAMFAIDS et Human Rights Watch a révélé que les policiers et les gendarmes torturent souvent les personnes arrêtées sur des accusations d'« homosexualité ».

Le 1er mai 2013, le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a évalué le bilan du Cameroun en termes de droits humains dans le cadre de son Examen périodique universel (EPU). Quinze États membres ont recommandé que le Cameroun montre davantage de respect envers les droits humains des personnes LGBTI et de ceux qui les défendent. Plusieurs recommandations se référaient particulièrement à l'obligation du Cameroun de prévenir et de punir les violences contre les défenseurs des droits des LGBTI. Sept pays ont en outre recommandé d'améliorer, de façon plus générale, les conditions de travail des défenseurs des droits, notamment en enquêtant sur les menaces et les violences contre eux.

Le Cameroun répondra à ces recommandations en septembre 2013. En 2009, le pays avait rejeté toutes les recommandations liées aux droits humains des personnes LGBTI, y compris l'une d'entre elles qui l'incitait à « prendre des mesures pour protéger efficacement les homosexuels contre la discrimination et les attaques. » Il a accepté une recommandation qui l'incitait à améliorer les protections des défenseurs des droits humains, mais les militants camerounais rapportent qu'aucune mesure n'a été prise dans ce sens.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 15:17

3 juillet 2013
Patrice Nganang


Dire d’entrée de jeu que l’on est Bamiléké, c’est mal poser la question du tribalisme au Cameroun. C’est que Bamiléké est une identité politique. Si comme identité politique, elle subsume tous les autres métissages possibles dus au mariage, aux déplacements, à la socialisation, cette définition de soi est aussi une position subjective. Elle introduit un sujet, est donc présentation de soi : ‘Je suis Bamiléké.’ Mais elle est surtout identification politique dans la vaste mosaïque hétéroclite de cet Etat tribal qu’est le Cameroun, et dans lequel tout Camerounais est tribalement fixé. ‘Tu es d’où ?’ telle est la question que l’office des cartes d’identité pose, mais aussi la question que les Camerounais se posent réciproquement comme deuxième après la classique question du nom. Tout Camerounais a un nom et une identité tribale, le nom rendant d’ailleurs l’identité tribale évidente. Autrement dit, dans l’Etat tribal, qui n’a pas d’identité tribale, n’est pas Camerounais, car il n’aurait pas de nom. Il en sera autrement quand l’Etat tribal sera détruit – comme l’Etat apartheid en Afrique du sud. Mais sa destruction nécessite un débat sérieux sur le tribalisme par les Camerounais. En disqualifiant le sujet qui s’introduit comme Bamiléké, c’est donc le Camerounais même que l’on disqualifie comme arbitre de ce débat.

Bien poser la question du tribalisme au Cameroun c’est plutôt prendre une position objective. Cette objectivité est celle de la science. Or la science ne produit pas la vérité, encore moins quand celle-ci a à faire avec les êtres humains – elle légitimise plutôt le pouvoir. Un exemple suffirait ici, et pour rendre ce processus de légitimation du pouvoir plus visible, je prendrai le philosophe camerounais le plus critique au pays – Eboussi Boulaga. Que son œuvre respire la certitude de la recherche du vrai, est loin de discussion. Tout aussi vrai est qu’il restera l’un des rares penseurs camerounais dont l’identité tribale sera toujours floue. Poser la question d’où il vient, c’est-à-dire de quelle tribu il vient, Eboussi Boulaga, résonne comme une pire hérésie. Cette position objective personnifiée est cependant extraordinaire quand, lisant les œuvres de ce philosophe, l’on se rend compte de sa dette envers cette autre philosophe juive allemande – Hannah Arendt. Seulement voilà : Arendt, aurait-elle pu penser le racisme avec autant de force, avec autant de systématicité, si elle n’avait pas d’emblée posé sa subjectivité comme allemande et juive ? Est-il possible aujourd’hui d’imaginer le racisme sans utiliser le vocabulaire qu’Arendt aura donné à toute analyse de ce système politique dans son livre Eichmann à Jerusalem, mais surtout dans son magistral l’Origine du totalitarisme ? Dire qu’elle est juive l’a-t-elle jamais disqualifiée comme penseur critique du racisme ? En vidant les concepts d’Arendt sur le racisme de leur potentiel d’interprétation pour le tribalisme quand analysant l’Etat camerounais, Eboussi aura laissé le fondement de cet Etat dans le tribalisme impensé. Il aura dont laissé un des piliers de ‘l’Etat de violence’ qui étrangle le citoyen camerounais intouché par sa critique, au grand soulagement de cet Etat.

Le savoir qui laisse le pouvoir indemne abdique de sa tâche critique. Pire : le silence sur l’identité tribale de notre philosophe le plus respecté, en lui donnant la position objective, soustrait de sa critique l’objet tribal qui est le plus explosif de notre époque, et qui a devant nous causé le million de morts au Rwanda, plombé des pays comme la Côte d’ivoire, le Mali, le Soudan, l’Ethiopie, et sans doute très bientôt le Cameroun. La position d’Eboussi Boulaga de ce point de vue est sans doute bien différente de celle de Sindjoun Pokam, qui avec Shanda Tonme est l’un des plus vocaux avocats du Laakam, et à ce titre toujours disqualifié par les medias de l’Etat tribal, comme critique du tribalisme parce que présenté bien des fois comme apôtre de ce tribalisme qu’il décrit. ‘Il est tribaliste’, nous disent ces medias, ‘défenseur des intérêts Bamiléké.’ D’entrée de jeu, il dit, ‘Je suis Bamiléké’, et cela veut qu’il pose mal le problème du tribalisme, nous dit-on aussi. Etrange pays que le nôtre qui fixe chaque citoyen dans la tribu, mais attend l’objectivité ailleurs que de cette position subjective - ’du dedans’. ‘Il est de mauvaise foi’, est la formule de la disqualification. En réalité, si la position objective rend la question du tribalisme silencieuse, seul un qui n’est pas Camerounais la poserait avec bonne foi au Cameroun. En cela notre pays subit une constipation historique qui est africaine au fond, comme je me suis rendu compte au Mali, où les citoyens vidaient leurs rancœurs tribales réciproques entre mes mains à moi, le Camerounais, sans doute comme ils ne le feraient jamais entre eux. Pas surprenant que devant telle démission de leur intelligence si disserte pourtant quand il s’agit du racisme, de la mondialisation, de l’unité africaine ou de l’empire mandingue, tous accueillent la France avec soulagement, quand l’Etat de leur pays sombre sous le poids du tribalisme, cet impensé.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 15:06
Lu pour vous le 3 juillet 2013
FIDH
CMR 002 / 0613 / OBS 049
Harcèlement judiciaire / 
Impunité d’une tentative d’assassinat 
Cameroun
7 juin 2013
 


L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante au Cameroun . 

Description de la situation : 

L’Observatoire a été informé de sources fiables d’actes de harcèlement auxquels sont confrontés les membres de l’Association pour le développement social et culturel des Mbororo (Mbororo Social and Cultural Development Association - MBOSCUDA), une organisation de défense des droits des bergers Mbororo au Cameroun créée en 1992, à la suite d’une plainte déposée par M. Baba Ahmadou Danpullo, un homme d’affaires milliardaire, éleveur et propriétaire d’une plantation de thé [1]

Selon les informations reçues, le 10 mai 2013, M. Musa Usman Ndamba, vice-président national de la MBOSCUDA, a été cité à comparaître devant le Tribunal de première instance de Bamenda, au nord ouest du Cameroun, à la suite d’une plainte déposée par M. Baba Ahmadou Danpullo pour « propagation de fausses informations susceptibles de nuire aux autorités publiques », « fausses déclarations réalisées au cours d’une procédure judiciaire sous serment », « élaboration d’un faux rapport contre Baba Ahmadou Danpullo susceptible de conduire à sa poursuite judiciaire » et « injure à la réputation de Baba Ahmadou Danpullo par allégation de faits invérifiables », infractions passibles d’une peine de prison et d’une amende. 

Lors de l’audience, M. Ndamba a réfuté toutes les allégations et a plaidé non coupable. M. Ndamba a été libéré sous caution, en attendant une autre audience prévue pour le 27 mai 2013. Ce jour-là, le propriétaire terrien ne s’étant pas présenté à l’audience, l’affaire a été ajournée au 28 juin 2013, et le juge a averti qu’il le condamnerait à payer les dépens si celui-ci échouait à nouveau à comparaître devant le tribunal. 

Ce cas de harcèlement judiciaire semble se rapporter à une autre affaire pénale concernant la tentative d’assassinat de M. Jeidoh Duni, juriste de la MBOSCUDA, le 1er juillet 2012. Les 18, 19 et 20 Juillet 2012, cinq membres de la MBOSCUDA, M. Jeidoh Duni, M. Adamou Isa, membre de l’exécutif, M. Sali Haman, président régional de la branche littorale de la MBOSCUDA, M. Dahiru Beloumi, conseiller municipal et membre, et M. Njawga Duni, infirmier vétérinaire et membre, ont comparu en tant que témoins dans une enquête sur la tentative d’assassinat de M. Jeidoh Duni afin d’identifier les suspects de la tentative ainsi que la personne qui les a employés. Les membres de la MBOSCUDA ont soutenu que ceux qui ont tiré et blessé M. Duni ont été embauchés comme tueurs et ont exigé que justice soit faite dans cette affaire. Parmi les cinq suspects qui ont été arrêtés trois semaines après l’incident, trois ont avoué le crime et l’une d’entre elles est même allé jusqu’à évoquer le propriétaire Baba Ahmadou Danpullo comme étant le « commanditaire » de l’attaque. Cependant, tous les suspects ont été relâchés peu de temps après avoir été remis aux autorités de gendarmerie de la Légion du Nord-Ouest. Malgré les confessions, y compris des enregistrements téléphoniques et des engagements des autorités gouvernementales à ce que justice soit faite, le dossier n’a toujours pas été transmis aux tribunaux et personne n’a été inculpé pour la tentative d’assassinat de M. Duni. 

Dans un geste évident de représailles contre leurs témoignages, les cinq membres de la MBOSCUDA ont été convoqués et ont comparu devant le tribunal militaire de Bafoussam [2], le 23 avril 2013, et ont été inculpés de « coups et blessures », « diffamation » et de « possession d’armes à feu » au moment de l’arrestation des suspects, le 18 juillet 2012. Ils ont ensuite été informés d’attendre l’appel pour leur audition. L’ironie est que M. Duni était à l’hôpital en raison de ses blessures à cette date et les suspects ont été arrêtés pendant l’attaque par des officiers de la brigade d’intervention rapide anti-criminalité (BIR). 

Le 23 avril 2013, les cinq ont été contraints de se cacher car ils craignaient d’être arrêtés en raison de soupçons d’influence indue de la part du propriétaire terrien sur les gendarmes en charge du dossier et les autorités judiciaires militaires. 

L’Observatoire exprime sa grande préoccupation au sujet de ces actes de harcèlement et craint que celles ci n’aient augmenté depuis que la MBOSCUDA et ses membres ont présenté, au début du mois de mai 2013, un rapport dans le cadre de l’examen du Cameroun dans le cadre de l’Examen périodique universel du Conseil des Droits de l’Homme à Genève, décrivant les différents problèmes rencontrés par la communauté Mbororo [3]

En outre, cet incident de harcèlement judiciaire est loin d’être isolé. D’autres dirigeants Mbororo font actuellement l’objet de harcèlement judiciaire devant les tribunaux de Wum et Foumban en raison de leur militantisme, y compris MM. Lamido Roufai DahirouAhmadou AhidjoElhadj Seini et Mme Hawaou Nana, membres éminents de la MBOSCUDA et dirigeants de la communauté, ainsi que MM. Sule Buba Dicko et Useini Amadu, qui sont tous deux responsables de l’Association culturelle et de développement Aku (Aku Cultural and Development Association - ACUDA). Les personnes susmentionnées sont poursuivies depuis le 18 février 2013 pour une présumée « collecte de fonds illégale » dans le cadre d’un atelier sur les minorités et les élections organisée par ACUDA le 16 février 2013, à Wum, au nord-ouest du Cameroun. Cet atelier a été autorisé par les autorités et a réuni plus de 400 participants, dont des représentants des autorités, des membres du Parlement, des dirigeants communautaires et des politiciens [4]. La prochaine audience est prévue pour le 13 juin 2013. 

Actions requises : 

L’Observatoire vous prie de bien vouloir écrire aux autorités camerounaises en leur demandant de : 

i. Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de MM. Musa Usman Ndamba, Jeidoh Duni, Adamou Isa, Sali Haman, Dahiru Beloumi, Njawga Duni, Lamido Roufai Dahirou, Ahmadou Ahidjo, Elhadj Seini, Sule Buba Dicko et Useini Amadu et Mme Hawaou Nana, ainsi que de tous les membres de la MBOSCUDA et de l’ACUDA et tous les défenseurs des droits de l’homme au Cameroun ;
ii. Mettre fin à tous les actes de harcèlement, y compris au niveau judiciaire, contre MM. Musa Usman Ndamba, Jeidoh Duni, Adamou Isa, Sali Haman, Dahiru Beloumi, Njawga Duni, Lamido Roufai Dahirou, Ahmadou Ahidjo, Elhadj Seini, Sule Buba Dicko et Useini Amadu et Mme Hawaou Nana, ainsi que contre tous les membres de la MBOSCUDA et de l’ACUDA et tous les défenseurs des droits de l’homme au Cameroun ; 
iii. Mettre pleinement en œuvre la recommandation de la Commission interministérielle d’enquête (la Commission Jani) sur les exactions commises par le propriétaire mentionné ci-dessus, ordonnée par le Président du Cameroun et soumis au Bureau du Premier ministre depuis 2004, pour action [5] ;
iv. Se conformer en toutes circonstances aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée le 9 Décembre 1998 par l’Assemblée Générale des Nations Unies, en particulier :
article 1, qui dispose que « chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international »,
et l’article 12.2, qui dispose que « l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou toute autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration " ;
v. Assurer en toutes circonstances le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales conformément aux instruments internationaux relatifs aux droits humains ratifiés par le Cameroun et l’article 45 de la Constitution de la République du Cameroun, selon laquelle « les traités et accords internationaux dûment approuvés ou ratifiés ont, après leur publication, une valeur supérieure aux lois nationales dérogatoires, à condition que l’autre Partie mette en œuvre ledit traité ou accord ». 

Adresses :
Son Excellence, Monsieur Paul Biya, Président de la République, Présidence de la République, Palais de l’Unité, 1000 Yaoundé, Cameroun, Fax +237 22 22 08 70
SEM Philémon Yang, Premier Ministre et Chef du Gouvernement, Primature du Cameroun, 1000 Yaoundé, Cameroun. Fax : +237 22 23 57 65. Email : spm@spm.gov.cm
M. Laurent Esso, ministre de la Justice, Ministère de la Justice, 1000 Yaoundé, Cameroun, Fax : + 237 22 23 00 05
M. René Emmanuel SADI, Ministre de l’Administration Territoriale, Fax : + 237 22 22 37 35 
Dr. Chemuta Divine Banda, Président de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés, Fax : +237 22 22 60 82, E-mail : cndhl@iccnet.cm / cdbanda26@yahoo.fr
Mme Enonchong Annet, agent de protection de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés, Courriel : annet_mbeng@yahoo.com 
SEM Anatole Fabien Marie Nkou, Ambassadeur, Mission permanente de la République du Cameroun auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, avenue de France 23, 1202 Genève, Suisse. Fax : + 41 22 736 21 65, Email : mission.cameroun@bluewin.ch
SEM EVINA ABE’E Daniel, ambassadeur du Cameroun en Belgique et de l’Union européenne, Ambassade de la République du Cameroun à Bruxelles, 131 av. Brugmann, 1190 (Forest), Belgique, Fax : + 32 2 344 57 35, Courriel : ambassade.cameroun@skynet.be ; embassy@cameroon.be 

Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques du Cameroun dans vos pays respectifs.

 

Notes

[1L’ethnie Mbororo est particulièrement nombreuse dans le Nord-Ouest Région du Cameroun. Leur principale source de revenu est l’élevage de bovins. En 1986, M. Baba Ahmadou Danpullo, un homme d’affaires milliardaire, éleveur et propriétaire d’une plantation de thé et membre du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir, a créé deux ranchs dans les départements du Boyo et Menchum, Région du Nord-Ouest. Il aurait forcé les deux pasteurs Mbororo et les cultivateurs de quitter leurs terres sans compensation qui aurait fait de lui le plus grand propriétaire privé de la région. Depuis lors, le propriétaire terrien, qui est supposé avoir des liens étroits avec les autorités, a été impliqué dans des conflits fonciers avec les éleveurs Mbororo. En 1992, la MBOSCUDA a été créé pour protéger les droits des Mbororos et promouvoir leur développement. Depuis lors, les membres de la MBOSCUDA ont été harcelés et menacés. La MBOSCUDA a un statut consultatif auprès de l’ECOSOC des Nations Unies et de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP).

[2Au Cameroun, un crime qui implique des armes à feu relève de la compétence du tribunal militaire.

[4L’atelier a été une restitution d’un atelier national visant à promouvoir la participation de la communauté autochtone minoritaire Mbororo aux prochaines élections locales. Il a été financé par des dons des membres de l’ACUDA et les élites locales. L’atelier national a été financée par Minority Rights Group International.

[5La commission a été créée par le ministre de la Justice par la décision ministérielle n ° 164 du 2 Juillet 2003 modifiée par la décision n ° 230 du 13 Août 2003 pour enquêter sur les violations des droits de l’homme par M. Danpulo contre les Mbororo notamment les arrestations arbitraires, les fausses accusations, l’emprisonnement, la torture, l’expropriation des terres, l’interférence avec le leadership de la communauté Mbororo, etc. Les recommandations de la Commission requièrent que les autorités retracent et, si nécessaire re-délimitent les limites légales du Ranch ELBA conformément au Certificat de Terre n° 140/Menchum du 1er Décembre 1989, avec une superficie de 4,726 hectares ; que le autorités retracent et, si nécessaire re-délimitent les limites juridiques du Territoire Grant qui mesure 1.335 hectares alloués à Baba Ahmadou Danpullo par transhumance ; que Baba Ahmadou Danpullo libère les territoires illégalement occupés ; que Baba Ahmadou Danpulo verse une compensation à ceux qui ont été déplacés par le Ranch ELBA ; que les autorités identifient les différentes communautés Mbororos dans le Nord-Ouest capables d’être dirigées par des chefs traditionnels désignés en conformité avec la loi ; que les autorités prennent des mesures en ce qui concerne le fonctionnement illégal et irrégulier de la Cour Alkali Ndawara. 
Pour plus d’informations, voir : http://justice- dignity.net/wp-content/themes/green-stimulus/Jani_Commission_Report.pdf

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 14:43
3 juillet 2013
FIDH

L’Observatoire a été informé de source fiable de l’interdiction de diffusion sur l’ensemble du territoire du Cameroun du film documentaire « L’affaire Chebeya, un crime d’État ? » réalisé par le journaliste et réalisateur belge M. Thierry Michel, qui retrace la procédure judiciaire ouverte à l’encontre de plusieurs membres des forces de l’ordre suspectés du double assassinat de MM. Floribert Chebeya Bazire, directeur exécutif de la Voix des sans voix (VSV) et membre de l’Assemblée générale de l’OMCT, et Fidèle Bazana Edadi, membre et chauffeur de la VSV, en juin 2010.

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante au Cameroun. 

Description de la situation : 

Selon les informations reçues, le 2 juillet 2013, la veille de son départ, M. Thierry Michel a été informé par M. Bassek ba Kobhio, fondateur du festival Ecrans Noirs de Yaoundé (Cameroun), qui se déroule actuellement du 29 juin au 6 juillet 2013, qu’il serait immédiatement refoulé dès son arrivée par la police des frontières, malgré un visa en bonne et due forme délivré par l’Ambassade du Cameroun à Bruxelles, donné sur base de l’invitation officielle du festival, suite à l’interdiction de diffusion de son film par les autorités camerounaises. 

« L’affaire Chebeya, un crime d’État ? », qui figurait (dans la catégorie "Films étrangers") sur la liste officielle des films en compétition à la 17ème édition du festival Écrans noirs, a été supprimé du programme distribué à l’ouverture du festival. Le festival a soumis ce film, en même temps que d’autres, à la Commission nationale de contrôle des films cinématographiques et des enregistrements sonores, dite « Commission de censure », pour visa d’exploitation. Le 26 juin, la commission, présidée par la ministre des Arts et de la Culture, Mme Ama Tutu Muna, a décidé d’interdire le film. D’après les informations reçues, un recours gracieux aurait été introduit auprès de la ministre. Le 2 juillet 2013, la commission aurait informé le festival que l’interdiction du film aurait été levée. 

Le festival aurait néanmoins décidé de ne pas projeter le film pendant le festival mais « dans un proche avenir et dans un contexte plus apaisé, en présence du réalisateur ». Le réalisateur reste dans l’attente du visa d’exploitation du film. 

L’Observatoire rappelle que ce film a déjà été interdit de diffusion en République démocratique du Congo en 2012. Le réalisateur avait même été refoulé le 8 juillet 2012 à l’aéroport de Kinshasa où il comptait présenter son film lors d’une projection privée du film[1].

L’Observatoire dénonce vivement ces faits et cette menace de refoulement en ce qu’ils ne visent qu’à sanctionner les activités de libre expression de M. Thierry Michel, dont l’objet est de contribuer à l’établissement des faits et de toutes les responsabilités dans le double assassinat de MM. Chebeya et Bazana[2]. 

L’Observatoire espère que le film pourra être présenté en compétition dans le cadre du festival et que Thierry Michel pourra retourner prochainement présenter son film au Cameroun. 

Actions requises : 

L’Observatoire vous prie de bien vouloir écrire aux autorités camerounaises en leur demandant de : 

i. Garantir la diffusion du film « L’affaire Chebaya, un crime d’État ? » sur l’ensemble du territoire du Cameroun et, de manière générale, le respect de la liberté d’expression des défenseurs des droits de l’homme et, en particulier, ceux participant à la lutte contre l’impunité ; 

ii. Garantir en toutes circonstances la liberté de mouvement de M. Thierry Michel et de tous les défenseurs des droits de l’Homme depuis et vers le Cameroun, conformément aux instruments internationaux et régionaux de protection des droits de l’Homme ; 

iii. Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement :

- son article 1 qui stipule que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation de tous les droits de l’Homme et de toutes les libertés fondamentales aux niveaux national et international” ;

- son article 6 qui stipule que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres : a) De détenir, rechercher, obtenir, recevoir et conserver des informations sur tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales en ayant notamment accès à l’information quant à la manière dont il est donné effet à ces droits et libertés dans le système législatif, judiciaire ou administratif national ; b) Conformément aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme et autres instruments internationaux applicables, de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et connaissances sur tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales ; c) D’étudier, discuter, apprécier et évaluer le respect, tant en droit qu’en pratique, de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales et, par ces moyens et autres moyens appropriés, d’appeler l’attention du public sur la question” ;

- et son article 12.2 qui prévoit que “l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration”. 

iv. Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par le Cameroun. 

Adresses : 

· M. Paul Biya, Président de la République, Présidence de la République, Palais de l’Unité, 1000 Yaoundé, Cameroun, Fax +237 222 08 70

· M. Philémon Yang, Premier ministre et Chef du gouvernement, Primature du Cameroun, Fax : +237 22 23 57 35 et courriel : spm@spm.gov.cm

· Mme Ama Tutu Muna, Ministre des Arts et de la Culture, BP 7161, Yaoundé, Cameroun ; Fax (+237) 22 22 65 79

· M. Laurent Esso, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ministère de la Justice, 1000 Yaoundé‚ Cameroun, Fax : + 237 223 00 05

· M. Alain Edgard Mebe Ngo’o, Ministre Délégué à la Présidence de la République chargée de la Défense B.P 1000 Yaoundé‚ Cameroun, Fax +237 223 59 71

· M. SADI René Emmanuel, Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Fax : + 237 222 37 35

· Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL), Tel : +237 222 61 17, Fax : +237 222 60 82, E-mail : cndhl@iccnet.cm

· Mission permanente de la République du Cameroun auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, rue du Nant 6, 1207 Genève, Suisse, Fax : + 41 22 736 21 65, Email : mission.cameroun@bluewin.ch

· Ambassade de la République du Cameroun à Bruxelles, 131 av. Brugmann, 1190 Forest, Belgium, Tel : + 32 2 345 18 70 ; Fax : + 32 2 344 57 35 ; Email : embassy@cameroon.be 

Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques du Cameroun dans vos pays respectifs. 

***
Paris-Genève, le 3 juillet 2013 

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel. 

L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible. 

Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence :

· E-mail : Appeals@fidh-omct.org
· Tel et fax FIDH : 33 1 43 55 25 18 / 33 1 43 55 18 80
· Tel et fax OMCT : + 41 22 809 49 39 / 41 22 809 49 29 


[1] Cf. appels urgents de l’Observatoire COD 004 / 0412 / OBS 032 et COD 006 / 0712 / OBS 068, diffusés les 11 avril et 10 juillet 2012.
[2] Pour plus d’informations, cf. communiqué de l’Observatoire diffusé le 14 mai 2013.
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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 17:11

7 juin 2013
Ramata Soré


Greenpeace International et l'institut Oakland réclament "une enquête approfondie" sur la société américaine Herakles Farms et son projet controversé de culture de palmiers à huile au Cameroun.

En mai dernier, Greenpeace et l'institut Oakland ont publié un rapport accablant contre Herakles Farms, affirmant que "des employés de la société auraient pris part à des activités de corruption, versé des pots-de-vin pour rallier un plus grand soutien en faveur du projet au Cameroun".

Un autre rapport du ministère des forêts camerounais reprochait en outre fin avril à la société américaine des méthodes "d'intimidation et de corruption" pour acquérir des terres au Cameroun.

En 2009, le gouvernement camerounais avait signé avec Herakles Farms un accord de principe pour une concession de plus de 73.000 hectares dans le sud-ouest pour la culture du palmier à huile.

Mais les autorités ont suspendu les activités d'Herakles fin mai, parlant d'"atteintes à la réglementation forestière et des revendications récurrentes des populations riveraines", qui avaient manifesté à plusieurs reprises leur opposition au projet.

Au micro de Ramata Soré, écoutez Frédéric Amiel, chargé de campagne Forêts pour Greenpeace France.

 

 


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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 22:39

25 mai 2013
Jean Mbenty

24814618_p.jpgComme dans une arène envahie par des lions affamés, le Chef de l’Etat camerounais gère un pays et une fin de règne qui ne dévoilera que « ses velléités» le jour de l’annonce officielle de sa démission ou de sa mort. Les exemples sont légions de ces dirigeants portés à la tête des institutions et qui ne cherchent que leur gain personnel bafouant ainsi le mot « fonctionnaire » qui signifie dans la globalité « serviteur ». Projet détourné par ci, deniers publics par là, tout y passe pour empêcher au désormais Nnom Nguii après des étapes de couronnement dans presque toutes les tribus du Cameroun, de faire un bilan vrai et positif d’un règne contesté par l’occident de par ces turpitudes politiques et troubles sporadiques. Qui pourrait faire mieux demandera-t-on à certains et tout le monde de répondre : moi aussi. Bien beau ! 


François Hollande « parachuté » à la tête de l’Etat français vient de comprendre avec le scandale « Jerome Cahuzac » que le discours même avec le vœu de rectitude morale, décale le plus souvent énormément de la réalité vécue. Aujourd’hui héritier d’une politique « sarkhozienne » exécrable, l’ancien compagnon de Ségolène Royal est perdu dans sa « propre » politique entre dilatoire et résultats à fournir car toute la France avait vu en ce « saint » un renouveau républicain et une nouvelle gouvernance efficace. 


Désormais « mouillé » dans certaines guerres, Hollande semble avoir repris la main sur les intérêts français dans le monde. Contre vents et marées, contestations et implications dans certains conflits, l’ancien président du conseil général de la Corrèze est soupçonné de vouloir fomenter des complots pour renverser certains chefs d’Etat africains. 


Au centre de ces soupçons, le retour en grande pompe de Mba Obame au Gabon sans que le pouvoir de Libreville ne lève le petit doigt, le désormais renversement du pouvoir de François Bozize venu se refugier au Cameroun et les coups de boutoir de certains médias français sur un potentiel renversement de pouvoir au Cameroun qui viendrait par le Nord ; sont là des indices qui portent à croire que le nouveau pouvoir en place en France prend le pouls. Mais l’on s’étonne de la défiance de certains Chef de d’Etat tel que Sassou Nguesso qui ont pris sur eux de dire sur le perron de l’Elysée après une visite bien négociée que la France n’avait que foutre des biens des Chefs d’Etat africains car eux également n’étaient pas des modèles. 


Sans suscité un courroux particulier des dirigeants actuels, ces déclarations sont passées ; c’est alors qu’on découvrira quelques jours plus tard que le « tyran » comme l’avait appelé Nicolas Sarkozy avait gracieusement offert des « pétrodollars » à celui-ci pour soutenir sa campagne électorale. Dilemme ! Que dire alors de Paul Biya ? Une communication discrète avec des « pots de vin » sous forme de campagne de communication en faveur de Patricia Balme et Blaise Pascal Talla subodorerait qu’il a fait asseoir une stratégie simple pour éviter à ces « ONGs rebelles » de s’intéresser à son « actualité ». Avons-nous de la berlue ou la mémoire courte pour avoir oublié l’information certes non confirmée jusqu’ici de la possession en Allemagne d’un Super Centre Hospitalier à Baden Baden ? Si la « diplomatie des coulisses » à fait ses preuves jusqu’ici espérons qu’il perdurera jusqu’à la « fin du son des cloches ». 


Qu’en sera-t-il du sort réservé à Paul Biya ?

Après avoir négocié selon des sources à coups de lobbies sa rencontre « brève » avec François Hollande, le Chef de l’Etat camerounais stratégiquement semble avoir compris qu’il n’était pas « adopté » par le nouveau pouvoir. Peut-être la raison pour laquelle il choisi désormais de garder François Bozize auprès de lui malgré les « injonctions » de Ndjamena et la confirmation de son départ pour le Benin sa terre d’exil. Au travers de certains calculs machiavéliques où on voit depuis quelques temps plusieurs pays être invités à partager le « gâteau national » au détriment de la France qui avait cru avoir notre pays comme chasse gardée, l’on comprend facilement que Paul Biya est en danger. Pas parce qu’il gère sans partage le Cameroun, mais parce qu’il ne voudrait plus « collaborer » avec des « improductifs ». Pour ces années, les projets structurants et l’émergence constitueront le slogan de « campagne » du pouvoir d’Etoudi. Est-ce que la « vague » du changement subi des régimes africains aura raison à l’usure de Paul Biya encore appelé le « Sphynx d’Etoudi » ? Just Wait and See.  

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