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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 02:41

10 décembre 2010

Simon Bindigui

Le Confident

 

Note de Juliette:

Ce qui est surtout difficile, c'est de s'imaginer que Bozizé va tranquillement quitter le pouvoir si le verdict des urnes lui est défavorable, très très difficile à s'imaginer!


A l’approche des échéances électorales de 2011, la situation socio-politique, économique et sécuritaire est marquée par des troubles sociaux, la cacophonie entretenue par l’opposition et le pouvoir au sujet du processus électoral, le piétinement du programme de DDR, l’attaque de la ville de Birao par la CPJP, etc. 

Sur les 16 préfectures que compte la République Centrafricaine, 8 sont contrôlées par les rebelles de l’APRD, de la CPJP, du FDPC, de la LRA, de l’UFDR, etc. 

Malgré les efforts déployés par les organisations humanitaires pour améliorer les conditions d’existence des populations prises en otage par les forces régulières et non-conventionnelles, celles-ci ne peuvent pas vaquer à leurs occupations quotidiens afin d’assurer leur survie. 
Cette situation socio-économique, politique et sécuritaire difficile n’a contribué qu’à aggraver la misère du peuple centrafricain tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays. 

S’il est vrai qu’on ne peut pas tromper éternellement le peuple, les candidats de l’opposition et de la majorité présidentielle aux prochains scrutins doivent mieux se préparer pour affronter et convaincre les électeurs. 

L’opposition 


Elle doit, non seulement surmonter ses divergences internes marquées par des calculs politiciens et des querelles de leadership, mais aussi et surtout résister aux pressions, convaincre les électeurs sur la nécessité d’un changement au niveau de l’Exécutif et du parlement. 

Les opposants ne doivent pas perdre de vue que l’électorat centrafricain compte en majeur partie des analphabètes qu’ils devront gérer avec tact et doigté en vue d’éviter que la pléthore des candidats aux présidentielles et législatives ne les dessert. 

Ils doivent garder présent à l’esprit que parmi eux certains ont servi le pays à de haut niveau et que dans l’exercice de leurs fonctions, ils ont sacrifié les intérêts de telle ou telle autre catégorie sociale ou causé du tort au peuple qui est le censeur de la vie politique nationale. 

Le pouvoir 
A ce niveau, leader du KNK, qui est aussi le leader de la majorité présidentielle, doit, dans le cadre des préparatifs des échéances futures, effectuer le bilan de son partenariat politique avec les dirigeants des partis politiques et députés qui l’ont accompagné dans la conduite des affaires de l’Etat durant le premier mandat. 

Même s’il y a parmi ces formations politiques celles qui ne représentent rien sur l’échiquier politique, d’autres ont suscité et soutenu la candidature du général-président Bozizé en 2005. 

Ce bilan peut aider les tenants du pouvoir à identifier les partis politiques qui peuvent les soutenir réellement au cours des élections de 2011. L’objectif est d’écarter les partis qui n’existent que de nom pour collaborer avec ceux qui sont aptes à contribuer intellectuellement, matériellement et financièrement à la victoire à la présidentielle et aux législatives. 

Une fois cet exercice terminé, les têtes pensantes du pouvoir doivent s’atteler au bilan du précédent mandat. Cette évaluation s’opérera à partir du projet de société que l’actuel Président avait proposé au peuple centrafricain en 2005. 

Si ce bilan est bien réalisé, il pourra indiquer les réalisations faites au cours du précédent mandat, celles qui sont en cours et celles qui n’ont pas été faites, et les arguments expliquant les obstacles ainsi que les perspectives d’avenir. 

En clair, le leader du KNK, qui veut se succéder à lui-même, doit convaincre les électeurs centrafricains sur la nécessité de lui accorder ce second mandat avec des preuves à l’appui. 

Les élections à venir seront difficiles, parce qu’elles donneront l’occasion au peuple centrafricain de confier sa destinée à ceux qui sont capables de satisfaire ses attentes. 

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 22:09

3 décembre 2010

Radio Ndéké Luka

Source : Centrafrique-Presse

 

Après la publication de la liste des candidats à la présidentielle de 2011 par la cour constitutionnelle, la commission électorale indépendante (CEI) se fixe désormais comme objectif la confection des bulletins de vote et le déploiement des matériels lourds des élections sur le terrain. Mais d'ores et déjà certains commissaires de la CEI disent qu'ils ne sont pas très motivés actuellement pour faire le travail. 

Selon Joseph Binguimalé, président de la CEI, pour ne pas accuser un retard sur son calendrier, la CEI a mis en place un comité tripartite composé des membres de la CEI, du PNUD et des Forces armées centrafricaines dans le but de déployer ces matériels sur le terrain. 

Certains observateurs continuent de s'interroger si les élections vont se tenir à la date prévue. Le nœud du problème est le financement des élections par les bailleurs de fonds à travers le PNUD, principal gestionnaire du processus électoral encours en Centrafrique. 

Le financement tombe à petites gouttes, et la CEI n'arrive pas toujours à payer tous les agents recenseurs comme ceux du village de Landia Mboko qui réclamaient le 2 décembre dernier le versement de leur reliquat d'indemnités qui s'élèvent à plus de 1 650 000 frs cfa. Ayant accusé 9 mois d'arriérés de salaire, d'après nos informations, certains membres de la CEI sont menacés d'expulsion dans les maisons de location par leurs propriétaires. Tous ces facteurs amènent certains centrafricains à s'interroger sur l'effectivité de la tenue de ces élections à date échue. 

NDLR : Visiblement toutes les conditions d'un nouveau report des élections du 23 janvier sont réunies mais personne ne veut prendre la responsabilité d'en parler en premier craignant d'être taxé d'avoir peur d'aller aux urnes comme Bozizé aime à le dire. En attendant, le vrai faux pasteur et nullissime président de la CEI dont plus personne ne veut, prend des initiatives, va rencontrer des chefs d'Etat comme récemment à Lomé, brasse du vent comme à son habitude. Il veut maintenant associer les Faca aux opérations électorales pour suppléer au refus des comités locaux de la CEI qui n'ont toujours pas perçu leurs indemnités. A-t-il déjà eu l'accord de son nouveau patron Willibyro-Sacko ? Après un récent entretien avec Bozizé, le Délégué de l'UE à Bangui avait curieusement déclaré que l'UE apporterait son appui financier « le moment venu ». Et dire que le nouveau ministre français de la coopération demandait à Bangui où il se trouvait avant-hier qu'il fallait aller sans tarder aux élections puisque les conditions seraient déjà réunies selon lui. Sait-t-il que d'autres conditions essentielles ne sont toujours réunies ? 

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 11:02

1er décembre 2010

Centrafrique-Presse

 

Note de J.A. : Bokassa, diabolisé par la France et son appareil infernal médiatique, et dé-diabolisé par Bozizé, aura donc été instrumentalisé jusqu’à titre posthume…. !! 

 

La réhabilitation "dans tous ses droits" de Jean-Bedel Bokassa, empereur déchu de Centrafrique jugé, condamné puis gracié et libéré après six ans d'emprisonnement, suscite des réactions mitigées dans un pays qui tente de sortir de plusieurs années d'instabilité politique.


Le décret réhabilitant M. Bokassa 14 ans après sa mort a été signé mardi par le président François Bozizé "à l'occasion de la Fête nationale" (anniversaire de la proclamation de la République le 1er décembre 1958) et des festivités dans le cadre du cinquantenaire de l'indépendance le 13 août 1960.

M. Bokassa, "ancien président de la République condamné, gracié et décédé (en 1996, NDLR), est réhabilité dans tous ses droits. Cette réhabilitation de droit (...) efface les condamnations pénales, notamment les amendes et les frais de justice, et fait cesser pour l'avenir toutes les incapacités qui en résultent", mais elle "ne préjudicie pas au droit de l'administration et des tiers", stipule le décret.

 

Aucun jugement n'a été rendu en Centrafrique à l'encontre des héritiers de l'ex-empereur, contre lequel l'"Association des parents de martyrs de Bokassa" a intenté une action en justice "toujours valable" pour réclamer "des réparations" pour les victimes de son régime (1966-1979), selon le président de cette ONG, Henri Dondra.

 

François Bozizé, qui fut son aide de camp et lui rend régulièrement hommage dans des discours officiels, a salué M. Bokassa dans un message mardi soir comme un Centrafricain "reconnu par tous comme étant un grand bâtisseur". Il "a construit le pays, mais nous avons détruit ce qu'il a édifié", a-t-il dit.

Ex-enfant de troupe, ex-officier de l'armée française, ex-chef d'état-major de l'armée centrafricaine, Jean-Bedel Bokassa avait pris le pouvoir aux premières heures de l'année 1966 et s'était fait nommer président à vie en 1972. Admirateur de l'empereur français Napoléon Bonaparte, il s'était proclamé empereur cinq ans plus tard, devenant Bokassa Ier, une des excentricités qui ont marqué son régime, renversé en 1979.

 

Il a notamment doté Bangui de grands édifices qui ont résisté aux coups d'Etat avortés ou réussis et aux éruptions de violences qui ont jalonné l'histoire de la Centrafrique et détruit son économie.
Officiellement, près de 70% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté dans ce pays pourtant doté de nombreuses richesses, surtout forestières et minières. Dans un tel contexte, certains Centrafricains ne cachent pas leur nostalgie de son régime.

 

Sa réhabilitation "est une juste reconnaissance des services qu'il a rendus à la Nation", a déclaré à l'AFP le ministre et porte-parole du gouvernement Fidèle Ngouandjika, ajoutant: "Certes, il y a eu des aspects négatifs dans ses dérives mais il a fait de la prison, sachons au moins lui reconnaître les actes positifs qu'il a posés".

 

D'autres évoquent sa réputation d'homme brutal, dont la chute a été précipitée par le massacre en 1979 d'une centaine d'écoliers par sa garde personnelle lors de troubles à Bangui.
Des membres des familles de ces enfants sont regroupés au sein de l'association dirigée par Henri Dondra, pour qui la réhabilitation de M. Bokassa est une "décision politique". "Ce n'est pas de cette manière que la mémoire des victimes de Bokassa sera honorée, (...) nous ne baissons pas les bras", a affirmé M. Dondra.

 

Le ministre d'Etat chargé des Transports, Parfait Anicet Mbay, originaire comme M. Bokassa de la Lobaye (sud de Bangui), a de son côté estimé que sa réhabilitation devait contribuer à tourner "une page sombre de l'histoire" de la Centrafrique, sans "avoir honte" de son passé.

Pour le politologue Zéphyrin Mogba, elle est "un symbole de réunification de la Centrafrique" et a une évidente "connotation politique" à quelques semaines de l'élection présidentielle du 23 janvier.

 

 

NDLR : Les considérations électoralistes qui ont conduit Bozizé à prendre cette décision  de réhabilitation de Bokassa transpirent à grosses gouttes derrière cette mesure. C’est évident qu’il s’agit d’un clin d’œil aux ressortissants de la Lobaye mais cela suffira-t-il à redorer le blason de Bozizé et à relever son impopularité dans cette préfecture qui est à son diapason ? Il est permis d’en douter. L’hommage de Bozizé à son maître Bokassa est non seulement un hommage du vice à la vertu de bâtisseur de ce dernier mais et surtout, un aveu de son propre échec à lui Bozizé qui ne laissera à l’histoire de la RCA que sa descente aux enfers et une collection de destructions de toutes sortes, de calamité, de violence sanglante, de famine, de misère et de pauvreté extrême, juste pour étancher sa soif de pouvoir.

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 10:47

1er décembre 2010

Centrafrique-Presse

 

 

La Cour pénale internationale (CPI) a demandé mercredi à la République centrafricaine d'adopter toutes les mesures nécessaires afin que le Président soudanais Omar Al Bachir soit arrêté et remis à la Cour, au cas et dès le moment où il arrive sur son territoire.

 

Réagissant aux informations relatives à une possible visite du suspect en République centrafricaine aujourd'hui, la Chambre préliminaire I de la CPI a rappelé que, en tant qu'État Partie au Statut de Rome depuis le 3 octobre 2001, la République Centrafricaine est tenue d'exécuter les mandats d'arrêts délivrés à l'encontre de M. Al Bachir. Elle a également demandé à ce que les autorités centrafricaines, le cas échéant, informent immédiatement la Chambre de toutes difficultés qui pourraient gêner ou empêcher l'arrestation et la remise d'Omar Al Bachir lors de sa visite en République centrafricaine.

 

Le 4 mars 2009, la Chambre préliminaire I avait délivré un premier mandat d'arrêt à l'encontre de M. Al Bachir, considérant qu'il y a des motifs raisonnables de croire que le suspect a engagé sa responsabilité pénale pour cinq chefs de crimes contre l'humanité et de deux chefs de crime de guerre. Un second mandat d'arrêt a été délivré à son encontre le 12 juillet 2010, pour trois chefs de crime de génocide.

 

Le 27 août, la Chambre préliminaire I avait rendu deux décisions informant le Conseil de sécurité de l'ONU et l'Assemblée des Etats parties au Statut de Rome des visites d'Omar Al Bachir en République du Kenya et en République du Tchad, « afin qu'ils puissent prendre toute mesure qu'ils jugeront appropriée ». La Chambre avait également demandé, le 25 octobre 2010, des observations du Kenya à propos de l'exécution des mandats d'arrêt à l'encontre d'Omar Al Bachir si ce dernier visitait le Kenya.


NDLR : Finalement Omar El Bachir ne s’est pas rendu à Bangui donc la fièvre doit retomber.

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 10:46

1er décembre 2010

Boulkindi Couldiati

Le Pays

 

Colonie française jadis connue sous l’appellation d’Oubangui-Chari, la République centrafricaine (RCA), proclamée en 1958, a accédé à son indépendance en août 1960. Hier donc, l’actuel président, François Bozizé, a convié ses pairs africains et quelques invités d’autres continents, à la célébration, cumulativement, de ces deux importants évènements de l’histoire de ce pays. Sans doute, la fête aura été belle. Bozizé aura mis les petits plats dans les grands pour présenter aux yeux du monde, une Centrafrique reluisante, rutilante et mirobolante. A priori, il n’y a rien de tel. Cinquante ans d’indépendance, ça se fête, pourrait-on dire. Se pose cependant une question : de quelle indépendance s’agit-il ? Ou plus précisément, Bozizé et toute la classe politique centrafricaine ont-ils de quoi être fiers au point de commémorer avec faste ces évènements historiques ? Sur bien des plans, la réponse semble plutôt négative.

 

D’abord au plan politique. A la tête de l’ex-Oubangui-Chari se sont succédé des chefs d’Etat des moins recommandables qui ont malheureusement instauré une instabilité chronique de laquelle peine à sortir le pays. Jean-Bedel Bokassa, l’un des présidents au monde dont la réputation n’a d’égale que celle du maréchal Amin Dada, tyran ougandais, vient de ce pays. Arrivé au pouvoir au profit d’un coup d’Etat qui a renversé son propre cousin, Bokassa s’est auto-proclamé empereur et président à vie pour finalement régner dans une terreur constante et une gabegie extravagante. Et à vrai dire, ses successeurs, s’ils n’ont pas fait autant, n’ont pas apporté non plus la paix souhaitée par les Centrafricains. La preuve, le pays est en proie à des rébellions qui menacent chroniquement sa stabilité.

 

Pas plus tard que le 24 novembre dernier, la ville de Birao a fait l’objet d’une attaque de rebelles venant, paraît-il, du voisin tchadien. D’ailleurs, Bozizé pour qui on a fanfaronné hier, est loin de ce faiseur de paix pour qui il se faisait passer à son accession au pouvoir après avoir renversé par un coup d’Etat, Ange-Félix Patassé démocratiquement élu. La démocratie semble être le cadet de ses soucis d’autant qu’être opposant dans ce pays qu’il gère d’une main de fer, c’est faire l’objet d’une gamme variée de répressions. Martin Ziguélé en sait quelque chose, lui qui vit au quotidien des menaces de toutes sortes.

 

 Au plan socio-économique, la RCA ne se porte pas aussi bien. Riche en diamant, en forêts et en terres fertiles, le pays est malheureusement pauvre en hommes politiques capables d’une vision à même de le sortir de la crise alimentaire. Même Patassé, tout diplômé de l’Académie supérieure de l’agriculture tropicale de Nogent-Sur-Marne (France) qu’il est, a brillé par son incapacité à apporter l’autosuffisance alimentaire à ce pays après plus d’une décennie au pouvoir. La maladie est le lot quotidien des Centrafricains. La RCA est l’un des pays africains où le taux de séroprévalence est le plus élevé.

 

Au plan diplomatique, la RCA n’est pas aussi blanche comme neige. Sur son sol, se pavanent diverses rébellions, au risque d’entamer sa crédibilité. Et, comble de malheur, ce pays est au coeur d’un procès des plus célèbres au monde : celui de Jean-Pierre Bemba. Au total, il n’y a vraiment pas de quoi être fier de cette indépendance. Tout au plus, comme beaucoup de ses pairs africains l’ont fait, Bozizé a organisé cette fête des plus gargantuesques pour son plaisir et à sa gloire propres.

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 10:39

1er décembre 2010

Misna

 

 

L'armée du Tchad a pris le contrôle de Birao (Nord), occupée depuis novembre par les rebelles de la Cpjp (Convention des patriotes pour la justice et la paix), ont confirmé tant des porte-parole de la Cpjp que le chef d'état-major du Tchad, le général Alain Mbaidodenande Dionadji.

 

Selon ce dernier, l'intervention du Tchad se justifierait par la présence à Birao de groupes rebelles opérant en territoire tchadien et arrivés au Centrafrique par l'Ouest du Soudan. La Cpjp est l'un des mouvements rebelles à n'avoir pas signé avec le gouvernement l'accord de paix de 2008. Les combats de novembre et la prise de Birao par les militaires tchadiens contribuent à alimenter les tensions, à l'approche de la présidentielle au Centrafrique, prévue le 23 janvier 2011.

 

 

Centrafrique : A la veille du retrait des troupes de l’ONU et de l’élection présidentielle la sécurité reste fragile

1er décembre 2010

Source: Internal Displacement Monitoring Centre; Norwegian Refugee Council (NRC)

 

Entre 2005 et 2008, le conflit armé opposant les forces gouvernementales à plusieurs groupes armés dans le Nord de la République centrafricaine (RCA) a provoqué le déplacement interne de plus de 200 000 personnes. Suite à la signature d'accords de paix et de réconciliation, leur nombre est descendu à environ 108 000, mais, depuis 2009, des affrontements entre l'armée et un groupe d'insurgés dissident, et les attaques contre les civils perpétrées par l'Armée de résistance du Seigneur (Lord's Resistance Army) ont provoqué une nouvelle vague de déplacements. En novembre 2010, le nombre de personnes déplacées internes (PDI) était estimé à plus de 192 000 personnes.

 

Les civils ont souffert d'une série de violations des droits de l'homme, parmi lesquelles des meurtres, le pillage et l'incendie des villages, la destruction des champs, la perte des moyens d'existence, la violence sexuelle ainsi que l'enlèvement et le recrutement d'enfants. En juin 2010, la RCA a été parmi les six pays africains à signer la Déclaration de N'Djamena sur les enfants soldats qui vise à mettre fin au recrutement et à l'utilisation d'enfants par toutes les parties à des conflits de la région. Le pays a également récemment signé le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés (OPAC).

 

Les forces de maintien de la paix internationales ont eu peu d'impact dans les zones touchées par le déplacement interne. Elles ont été déployées en petit nombre et sans mandat pour s'occuper des bandes criminelles. Néanmoins, le gouvernement de la RCA craint que la situation sécuritaire dans le nord-est du pays se détériore avec le retrait prévu des troupes de maintien de l'ONU, qui devrait être achevé d'ici la fin de l'année. La dernière vague d'attaques met en lumière la fragilité du processus de paix et soulève de graves préoccupations quant à la stabilité dans la perspective de l'élection présidentielle fixée au 23 janvier 2011.

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 03:35

11 octobre 2010

Centrafrique-Presse

 

Alors que tout le monde croyait qu’après les multiples reports du calendrier des élections en Centrafrique, les Centrafricains allaient pouvoir enfin se rendre aux urnes le 23 janvier prochain pour leurs élections présidentielles et législatives couplées, la perspective d’un énième report n’est apparemment plus à écarter de nouveau.

 

Un autre obstacle vient de surgir à nouveau sur le chemin de ces élections qui s’apparentent effectivement à une véritable course d’obstacles. Il s’agit à présent du refus de Bozizé de signer un nouveau décret portant un nouveau découpage des circonscriptions aux élections législatives conformément à la décision rendue publique par le Conseil d’Etat le 28 septembre dernier suite à la requête de l’opposition.

 

Nous apprenons en effet d’une source digne de foi proche de Bozizé que ce dernier a ressenti l’annulation de son précédent décret par le  Conseil d’Etat comme un inadmissible désaveu et un camouflet personnel. Il serait par conséquent très remonté et n’est point disposé à signer un quelconque nouveau décret. Il aurait donc demandé au ministre de l’Administration du Territoire par intérim, le tristement célèbre général d’opérette Jules Bernard Ouandé d’initier en lieu et place d’un nouveau décret plutôt un courrier à adresser au Conseil d’Etat.

 

En clair, si Bozizé continue de tergiverser, de jouer contre la montre en persistant dans son refus de signer un nouveau décret port découpage des circonscriptions électorales aux législatives, le processus électoral sera bloqué de fait ipso facto car il sera impossible de rouvrir une nouvelle date de dépôt de candidatures pour ceux qui voudraient être candidats dans les nouvelles circonscriptions créées et ouvertes à compétition électorale.

 

On le voit les conséquences sont très graves car fâcheuses et considérables et Bozizé sera le seul à en porter la responsabilité le cas échéant. La question se pose donc bien de savoir qui aujourd’hui en Centrafrique, veut se mettre en travers du processus des élections. Qui ne veut pas que le suffrage universel puisse s’exercer, que les Centrafricains se rendent effectivement aux urnes pour choisir librement et démocratiquement leurs députés et leur président de la République ?  

 

Tout indique que Bozizé ne veut point que les élections aient lieu le 23 janvier 2011 comme lui-même en avait pourtant fixé unilatéralement et arbitrairement la date. Malgré ses méthodes à la hussarde, presque tout le monde y compris l’opposition, avait fini par accepter le calendrier des élections et s’était résolu à battre campagne, pour peu qu’un minimum de conditions soient réunies. Or beaucoup pensent à présent à Bangui que c’est bien Bozizé qui est derrière l’insécurité endémique dans l’arrière-pays car cela lui permet de justifier aisément  son refus d’aller aux urnes.

 

Cependant, une chose est d’approuver le calendrier électoral, une autre est de donner un chèque à blanc à Bozizé en le laissant faire ce qu’il veut du processus électoral notamment de gober ses caprices.  Faut-il lui rappeler que depuis le 11 juin 2010, sa légitimité de président de la République a cessé. Il a tort de croire que la prolongation par une loi anticonstitutionnelle de son mandat en mai dernier par une chambre parlementaire composée de députés inconséquents, dont la plupart sont d’ailleurs des illettrés et analphabètes à sa solde, est un chèque à blanc. Il ne doit donc  pas se laisser griser par une telle situation et faire n’importe quoi.  

 

Toutes ces hésitations et tergiversations à prendre ses responsabilités dans le processus électoral jusqu’au bout, traduisent les doutes et craintes de Bozizé quant à l’issue des élections. Plus on s’approche de la date des élections, plus il n’est plus sûr de l’emporter dès le premier tour aux présidentielles comme c’est souhait ardent et de réunir également une majorité absolue de députés estampillés KNK dans la nouvelle assemblée nationale. Une véritable bérézina attend les candidats investis officiellement par le KNK, un parti où pouvoir où règne actuellement un indescriptible désordre difficilement maîtrisable par l’état-major. Son impopularité personnelle dans l’ensemble du pays est au-delà de ce qu’il pouvait imaginer. 

 

Pour peu que les prochaines élections soient libres et transparentes, il ne pourrait même pas réunir 10 % de suffrages de ses compatriotes. Bozizé court donc actuellement le redoutable risque de perdre les élections dès le premier tour comme naguère André Kolingba en 1993. Cette éventualité qui doit le torturer et le miner expliquerait selon certains observateurs, les ennuis de santé qu’il a en ce moment et qui lui ont encore occasionné récemment un malaise à New York.

 

En refusant de traduire dans un décret l’arrêt du Conseil d’Etat, Bozizé montre bien qu’il est un dictateur et qu’il ne veut point que les élections en Centrafrique se tiennent. Cela, tous les Centrafricains, de même que les partenaires de la communauté internationale intéressés au processus électoral centrafricain, doivent bien en prendre conscience afin de situer les responsabilités de chacun. Doit-on laisser un individu fût-il Bozizé, continuer impunément à faire se prolonger les malheurs de ce pays et son peuple ?

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 23:44

8 octobre 2010

Clarence Shiwawa

Le Confident


A l’allure où vont les choses, le commun des mortels peut très aisément comprendre qu’il existe dans ce pays des gens qui se considèrent plus Centrafricains que d’autres. Et qui pensent qu’ils doivent toujours avoir les faveurs du Chef de l’Etat. La preuve vient de nous être donnée par une lettre publiée dans Le Citoyen N°3470 du 6 octobre 2010 signée de M. Oguéré-Demona-Mozané, qui se présente comme un membre du Conseil national KNK du 4ème Arrondissement (Cité Jean XXIII). 


Dans cette correspondance à charge contre le président de la République, M. Oguéré-Demona-Mozané dénonce, non sans véhémence, ce qu’il considère comme une chasse aux sorcières dirigée contre les cadres Gbaya. 

« Peuple centrafricain en général et surtout la famille Gbaya en particulier. Il est grand temps pour que nous puissions nous retrouver autour du feu pour nous interroger sur la manière dont notre grand frère, le général Bozizé, président de la République, est en train de se conduire. Son agissement vis-à-vis de ses frères commence à faire peur… ». 

Déclaration signée de M. Oguéré-Demona-Mozané qui traduit, si besoin en était, un certain malaise qui serait ressenti par les cadres Gbaya dont il se fait ici le porte-flambeau. 

En prenant pour prétexte l’arrestation, le dimanche 3 octobre 2010, du Trésorier de la Commission Electorale Indépendante (CEI), M. Thomas Zandanga, et du caissier principal du Trésor, M. Auguste Kpengaï, M. Oguéré-Demona-Mozané soutient, pour sa part, que les deux cadres Gbaya sont victimes de complot ourdi à leur encontre par le Directeur Général du Trésor, le Général Guillaume Lapo. Loin de nous toute envie de polémiquer sur ce qu’il convient de considérer comme une déclaration partisane, tribaliste et clanique d’un Centrafricain qui se croît plus centrafricain que d’autres, et qui considère, de ce fait, son ethnie -qui est aussi celle du président de la République- comme une ethnie des intouchables, des hommes au-dessus des lois de la République. Mais il ya lieu de réfléchir en profondeur sur ses affirmations aussi fantaisistes qu’inutiles. Le président de la République, en prêtant serment le 11 juin 2005, s’était-il engagé à défendre les seuls intérêts des membres de son ethnie ? Etre Gbaya est-il une fin en soi ? A moins de nous ramener à une époque lointaine de l’histoire où Hitler considérait sa race comme la plus pure, et donc, au-dessus des autres. 

Bref, qu’à cela ne tienne! Il est urgent de comprendre que la République Centrafricaine, ce n’est pas seulement la patrie des seuls Gbayas qui doivent être promus à des postes de responsabilité et qui doivent être impunis, même s’il est avéré qu’ils ont commis des forfaits. 

La RCA est un pays de droit 
Mettre aux arrêts une personnalité qui se trouve être de l’ethnie du président de la République n’est pas si condamnable que cela. Bien au contraire : ceux qui se reconnaissent comme tel et qui crient leur appartenance à l’ethnie du Chef de l’Etat devraient être ceux-là qui montrent l’exemple aux autres. On n’arrête pas pour le plaisir d’arrêter. Si une personne, fut-elle un ‘’Gbaya boy’’, est interpellée, c’est justement parce qu’on lui reproche quelque chose. C’est à cette personne de se défendre devant la justice pour prouver son innocence. La RCA est un pays de droit. 

Mais qu’un ‘’Gbaya boy’’ en embuscade puisse se saisir de sa plume pour vociférer en chantant de manière solennelle les vertus sacrées du tribalisme et du clanisme outranciers, cela est d’autant plus condamnable. 

Pêle-mêle dans la mare des préoccupations sectaires de M. Oguéré-Demona-Mozané, tous ceux des transhumants politiques, qui gravitent autour des tenants du Régime, sont à leur tour flingués, puisque considérés comme des médiocres qui conduisent le bateau centrafricain à la dérive. On ne savait pas encore qu’il n’y a que des « médiocres » autour du Chef de l’Etat et que celui-ci jetait des billets de 500 Fcfa à chaque 5 Km quand il sillonne le 4ème Arrondissement de Bangui. 

Et comme les populations qui habitent les autres arrondissements de la capitale centrafricaine sont des « sous-hommes », c’est chez eux que les billets de 500 Fcfa peuvent être jetés mais pas au 4ème, l’arrondissement des « frères du président de la République ». 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 21:47

1er octobre 2010

Centrafrique-Presse

 

Quand Bozizé menace de tuer un préfet si ses administrés votent massivement pour Ziguélé 

Le 16 septembre dernier, le Préfet de la Mambéré-Kadéi chef- lieu Berbérati, un certain Joël Paréfa est convoqué presque manu militari à Bangui par le dépeceur et est  introduit dans le bureau de Bozizé à la présidence. Ce dernier lui jette à la figure un rapport des services de renseignement du régime qui fait état de ce que la majorité des populations de Berbérati en particulier et de toute la préfecture en général ne font pas mystère de voter massivement pour le candidat du MLPC Martin Ziguélé.

Et Bozizé de poursuivre dans sa lancée pour proférer carrément des menaces de mort à l’encontre du malheureux Préfet en lui disant en substance ceci : « Si Martin Ziguélé est majoritairement choisi en Mambéré-Kadéi, je vais te tuer avant même la proclamation officielle des résultats des élections ».

De retour à Berbérati, le Préfet convoque tous les chefs de village et de groupements de sa préfecture pour leur traduire les menaces de mort qui pèsent désormais sur lui de la bouche même du président de la République.

Par ailleurs, selon nos informations de sources sûres, c’est en parfaite concertation avec Bozizéalors à New York que le porte-parole du gouvernement Fidèle Ngouandjika est allé lui-même donner lecture sur les antennes de la radio nationale son communiqué accusant Martin Ziguélé de terrorisme et d’être aussi chef rebelle de la CPJP. Une fois son communiqué lu à l’antenne, Fidèle Gouandjika a téléphoné au ministre d’Etat Anicet Parfait Mbay assurant l’intérim du Premier Ministre Faustin Touadéra qui se trouvait lui aussi absent du pays, précisément à Bamako pour représenter Bozizé aux festivités de l’indépendance du Mali.

Il lui a annoncé en substance qu’il venait de balancer un pavé dans la marre sur Martin Ziguélé et qu’il va falloir gérer les conséquences politiques qui en résulteraient. Parfait Mbay n’avait pas l’air de partager l’initiative car il n’en était nullement informé. C’est ainsi que lorsque quelques jours plus tard, alors qu’il accueillait le Premier Ministre Touadéra au salon d’honneur de l’aéroport Bangui Mpoko de retour de Bamako, il a dû lui faire part de sa désapprobation de l’acte posé par Gouandjika.

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 11:10

4 juillet 2010

RFI

 

Massi.jpgPlus de six mois après la disparition de Charles Massi, chef rebelle et ancien ministre centrafricain, sa famille réclame toujours la lumière sur cette affaire au président François Bozizé. Pour ses proches, Charles Massi est mort depuis la mi-décembre 2009, et c'est le président Bozizé et son fils qui sont derrière sa disparition. Pour son mouvement, la CPJP, pas question en l'état de rejoindre le processus de paix.

 

 Pour la famille de Charles Massi, seule la vérité sur la disparition du chef rebelle permettra à la CPJP (la Convention des patriotes pour la justice et la paix) d'ouvrir des négociations avec le gouvernement, et donc de parvenir à la paix.

 

 « Nous demandons aux autorités centrafricaine toute la lumière sur la disparition de Charles Massi, c’est une conditionnalité pour nous, pour que la paix puisse s’installer durablement dans le pays et que les conditions de sécurité règnent pour organiser des élections législatives et présidentielles », annonce Eric Neris-Massi, le fils de Charles Massi.

 

 Mais pour le porte-parole du gouvernement, Fidèle Gouandjika, la rébellion n'a pas à poser ses conditions. « Si aujourd’hui les nouveaux dirigeants de CPJP manifestent leurs volonté de faire la paix, ils n’ont qu’à cessé immédiatement les hostilités, déposer leurs armes sans conditions et alors le gouvernement étudiera avec eux, les possibilités de signature des accords de paix et d’intégration de leur combattant de nationalité centrafricaine dans le processus de DDR(Désarmement, démobilisation, réinsertion des ex-combattants)».

Une fin de non recevoir à cette nouvelle demande d'ouvrir des négociations de paix alors que le pays est censé voter dans les mois qui viennent.

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