Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

 

 

 

Rechercher

4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 10:43

4 janvier 2010
Centrafrique Presse


L’année 2010 qui vient de débuter doit être théoriquement une année décisive pour le peuple centrafricain. C’est en principe à la fin du premier semestre de cette année, précisément le 11 juin 2010, que le mandat présidentiel de celui qui est arrivé à la tête de ce pays par un accident de l’histoire et un malheureux concours de circonstances, devrait s’achever et ouvrir la possibilité d’élections afin de pourvoir à la succession de la calamité nationale pour ce pays qui s’appelle François Bozizé.

Parvenu en effet à la magistrature suprême du pays le 15 mars 2003 par un coup d’Etat qu’il a réussi à légitimer ultérieurement en 2005 par une grossière mascarade électorale, les Centrafricains n’ont eu de cesse depuis sept ans, d’éprouver douloureusement l’exercice du pouvoir de Bozizé. Ils essuient toutes les pires humiliations. Leur pays bat et détient pratiquement tous les tristes records dans tous les domaines.

Un exemple en est leur président François Bozizé, qui se fait bêtement arrêter par la police allemande comme un vulgaire truand avec une mallette de diamants qu’il voulait tenter d’écouler dans ce pays. Les USA et la France organisent un coup d’Etat contre l’ancien président haïtien Jean Bertrand Aristide et veulent l’éloigner de son pays. Le pays poubelle d’accueil qu’ils choisissent est la République centrafricaine  dont le président accepte bêtement l’opération croyant que cela lui rapporterait de l’argent.

Chose unique dans le monde, presque chaque année depuis qu’il est au pouvoir - il vient encore de le décréter cette fois-ci - Bozizé ordonne que le jour du nouvel an, les Centrafricains doivent jeûner et prier Dieu pour lui demander de résoudre les problèmes du pays ! Malheureusement, les Centrafricains qui sont blasés des excentricités et autres frasques de leur président, ne réagissent pas. Sous d’autres cieux, de telles décisions déclencheraient automatiquement un scandale d’une telle ampleur que le peuple descendrait dans la rue pour exiger le départ de l’auteur de la décision.

En effet, le peuple a élu un homme qui s’est fait élire en promettant qu’il allait apporter des solutions aux problèmes du pays et à ses fils. Ce n’est pas Dieu que le peuple a élu. Cette décision d’obliger les citoyens à jeûner et prier le premier jour de l’an vaut ipso facto démission du président de la République qui aura ainsi reconnu son incapacité à résoudre les problèmes qui se posent au pays et à ses citoyens.

Les Centrafricains doivent donc tout faire pour s’organiser afin de se débarrasser en 2010 de leur médiocre président sur lequel il y a tant et tant à dire. Le pays dans son ensemble doit retrouver la sécurité et la paix. Pour cela, même les Nations Unies ne s’y sont pas trompées, le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) de tous les rebelles doit obligatoirement aboutir. C’est d’une impérieuse nécessité et une urgence absolue.

Tant que ces combattants armés ne seront pas cantonnés et désarmés, il ne saurait y avoir d’élections dignes de ce nom. Il faut que l’argent mis à la disposition du gouvernement centrafricain pour le DDR serve effectivement à financer ce programme. Bozizé doit donc remettre les huit milliards de F CFA aux organismes des Nations Unies chargés de gérer ce fonds afin que les combattants armés soient payés. C’est la condition sine qua non au retour de la paix dans les zones affectées par le conflit. Sans cela, la population de ces régions continuera d’être prise en otage par les éléments armés des mouvements de rébellion. Cela ne doit plus durer. Les prochaines élections en Centrafrique ne doivent plus être ni une mascarade ni un hold-up.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
commenter cet article
4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 10:37

4 janvier 2009
Centrafrique Presse


Après que les rumeurs les plus folles aient pu circuler le donnant pour avoir été froidement exécuté par la soldatesque de Bozizé après qu’il eût été livré par les autorités de N’djaména, une source tchadienne ayant requis l’anonymat nous apprend que le colonel rebelle Charles Massi serait en effet sans doute à nouveau détenu dans une brigade de gendarmerie dans la capitale tchadienne, après son arrestation intervenue il y a quelques jours dans des circonstances obscures aux confins de la RCA et du Tchad du côté de la localité de Ngaoundaye (préfecture de l’Ouham-Pendé).

Toujours selon nos informations, après sa précédente arrestation et remise en liberté par les autorités tchadiennes, devant le refus par Bozizé de l’offre de médiation d’Idriss Déby, Charles Massi avait fini par reprendre sa liberté de mouvement et d’action, refusant lui aussi la proposition de Bozizé de regagner le bercail pour recréer un nouveau parti politique (son parti le Forum Démocratique (FODEM) l’ayant entre temps destitué et radié) s’il le souhaitait et se porter candidat à l’élection présidentielle.

Face donc au refus total de Bozizé d’entamer quelque négociation que ce soit avec Massi, celui-ci a cru n’avoir plus d’autres choix que la voie de la rébellion armée pour contraindre Bozizé à dialoguer, lui qui ne comprend que le langage des armes. C’est ainsi qu’on lui a prêté l’intention de tenter de couper militairement l’axe économique vital pour la RCA, Douala – Baboua – Bangui. C’est vraisemblablement pendant l’avancée de ses éléments dans le cadre de leur positionnement sur le territoire centrafricain frontalier au Tchad voisin que des accrochages ont dû avoir lieu avec l’armée tchadienne suivie de l’arrestation de Charles Massi.

Bozizé ayant repris langue ces derniers temps avec son homologue tchadien, on suppose que le cas Charles Massi a dû faire l’objet de leurs échanges. Ludovic Ngaiféi, le chef d’état major adjoint des Faca qui a également fait le déplacement de Sahr avec Bozizé à la veille de la St Sylvestre, les questions de sécurité aux frontières des deux pays n’ont sans doute pas manqué de figurer en bonne place au menu de ses discussions  avec les responsables militaires tchadiens.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
commenter cet article
4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 01:39

2 janvier 2010
APA - ​Ban­gui 


Le pré­sident Fran­çois Bo­zi­zé a in­vi­té ses com­pa­triotes à se re­mettre ré­so­lu­ment au tra­vail pour la re­cons­truc­tion de l’Etat cen­tra­fri­cain, un pays en si­tua­tion de post conflit, dans son mes­sage à la na­tion à l'oc­ca­sion de la fête du nou­vel an 2010, jeudi 31 dé­cembre 2009, à Ban­gui.

Il a fait re­mar­quer que rien n’est ja­mais par­fait dans la marche d’une na­tion qui em­prunte des voies sou­vent se­mées d’em­bûches dont le fran­chis­se­ment fait appel à la vo­lon­té, à la per­sé­vé­rance et au tra­vail ardu de toutes les forces et in­tel­li­gences des filles et fils du pays.

C’est pour­quoi, a mar­te­lé le pré­sident Fran­çois Bo­zi­zé, nous de­vons nous ser­rer les coudes et faire que ré­so­lu­ment notre pa­trie re­garde de l’avant en conso­li­dant la paix et la sta­bi­li­té, "ja­lons in­dis­pen­sable qui avec la bonne gou­ver­nance as­soi­ront da­van­tage la crois­sance et le dé­ve­lop­pe­ment".

Le Pré­sident Bo­zi­zé a sou­hai­té que cette année 2010 voit ses graines éclore plus lar­ge­ment pour por­ter cette es­pé­rance sur l’éten­due de notre ter­ri­toire et dans le grand nombre pos­sible de foyers.


Note de Juliette: Avec des arriérés de salaires des fonctionnaires jusqu'à parfois 40 mois, les 3 mois promis avant les fêtes oubliés, la famine en province, et les caisses vides d'un état toujours en liquéfaction, c'est un culot monumental et un immense mépris à l'encontre du peuple centrafricain que d'insister sur le travail, le jeûne et la prière, comme récemment. Bozizé, dans les quartiers luxueux de sa résidence, de connait rien et ne veut rien voir des souffrances du peuples qui l'a "librement et démocratiquement élu".... Et à quand une intervention moraliste de la Première Dame sur les ondes radiophoniques? ça serait la cerise sur le gâteau!

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
commenter cet article
4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 01:19

3 janvier 2010
AFP


L'ex président PATASSE s'investi quelque soit le prix à payer pour les élections

La chambre civile et commerciale de la cour de cassation en sa séance du 29 décembre 2009 a rendu un arrêt avant dire droit , réjettant la demande de sursis à exécution formulée par le premier vice président Dondon konamambaye,demandant à la cour d'interdire au groupe Ziguele d'utiliser les signes distinctifs du Mouvement de Libération du peuple centrafricain (MLPC). 

La chambre civile et commerciale de la cour de cassation en sa séance du 29 décembre 2009 a rendu un arrêt avant dire droit , réjettant la demande de sursis à exécution formulée par le premier vice président Dondon konamambaye,demandant à la cour d'interdire au groupe Ziguele d'utiliser les signes distinctifs du Mouvement de Libération du peuple centrafricain (MLPC),

Malgré la sommation faite au nom du MLPC à Monsieur Ziguelé ,candidat de précaution ,de produire dans les délais légaux à la cour des comptes, le rapport moral et financier des activités liées aux élections générales de 2005,litige à l'origine des manœuvres anti-statutaires du groupe Mazette avec la bénédiction du gouvernement centrafricain;

L'ancien président PATASSE, prend acte de cette décision qui est un non événement pour lui étant donné qu'il s'est déjà prononcé au sujet de sa candidature aux prochaines élections présidentielles de 2010.

Aujourd'hui il ne fait aucun doute que malgré les manœuvres politico-judiciaires du régime de Bangui le Président PATASSE bénéficie du soutient massif de la population en générale et en particulier de tous les organes du MLPC dont les démissions en cascades ne cessent d'être enregistrées depuis le mois de juin 2008

Par ailleurs des « Comités de Soutien » à cette Candidature indépendante, composés des personnalités, de partis politiques et des Organisations non gouvernementales sont entrain de s’organiser sur toute l'étendue du territoire national.

L'ancien président PATASSE insiste pour sa part que ces prochaines élections se tiennent effectivement dans les délais constitutionnels d'une part et d'autre part dans la transparence la plus irréprochable. Or à ce stade du processus le président Bozizé et son gouvernement en général,et plus particulièrement sa nouvelle formation politique knk multiplient des stratégies digne d'une république bannière afin de saboter ces prochaines consultations à venir.

Face à cette dérive dont les conséquences risquent de compromettre les acquis du dialogue politique inclusif, l'ancien président PATASSE en appelle à son frère le président BOZIZE de prendre des mesures énergiques par des actions correctives et ordonner que cessent toutes les manœuvres en cours dont les preuves à notre disposition sont irréfutables.

L'ancien président PATASSE lance un appel solennel à tous les hommes et femmes de bonne volonté qui se reconnaissent dans sa candidature indépendante , de garder le calme dans l'intérêt supérieur de la nation.

Le président PATASSE une fois de plus réaffirme son engagement historique de s'investir pleinement quelque soit le prix à payer ,pour la ténue des élections fiables,transparentes ,justes et sans violence en 2010.

FAIT A BANGUI LE 03/01/10
LE PORTE PAROLE
GUY SIMPLICE KODEGUE

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
commenter cet article
4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 00:47

26 décembre 2009
L'Indépendant


Les sorciers oublient toujours. Mais les parents de la victime n’oublient jamais, sagesse connue de tous les Africains dignes de ce nom.

Me Goungaye Wanifiyo

Me Goungaye Wanfiyo

27 décembre 2008-27 décembre 2009. Voici un an jour pour jour que Me Ganatouwa Goungaye Wanfiyo, président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme, nous quittait dans un mystérieux accident de voiture aux circonstances plus que troubles.

Cette triste nouvelle, qui s’abattait sur nous avec l’élégance d’un mur de béton, reste encore vivace dans nos esprits et nous bouleverse pour le restant de notre existence.

Pour emprunter une expression de l’armée, cet infatigable défenseur des droits fondamentaux humains est décédé sur le champ de bataille, l’arme à la main : Me Goungaye revenait d’une mission à Bossangoa, destinée à recueillir le témoignage des victimes de la barbarie des éléments de Jean-Pierre Bemba.

Hélas, triple hélas ! Un an après le sacrifice de cet homme honnête qui a consacré une bonne partie de sa vie à la promotion et la protection des sans voix dans son pays, rien n’est fait sérieusement pour déterminer les causes exactes de son décès, oh pardon, son « assassinat ».

Disons-le tout net, son franc-parler légendaire, son professionnalisme reconnu, son activisme jamais démenti et son courage à toute épreuve, lui a valu des ennemis de l’ombre et de lumière, qui souhaitaient, il faut le reconnaître, sa disparition de la scène publique centrafricaine et africaine. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que Me Goungaye, par son action, irritait à un haut point.

Pour preuve, le pseudo rapport d’enquête de la police centrafricaine sur les circonstances de son décès est une douce blague, parce que truffé de contre vérités, d’approximations et de contradictions qui sautent même à l’œil d’un aveugle. Comme on le craignait, le principal témoin du mystérieux accident a perdu la mémoire. Est-ce à dessein ? Nul ne le sait avec exactitude. Toujours est-il que celui-ci dit ne se souvenir ni des faits, encore moins des circonstances de l’accident.

Dans ces conditions, il est difficile d’accorder une once de crédit à cette mascarade, savamment baptisée, « procédure judiciaire », engagée contre le chauffeur du camion dans lequel se serait encastré la voiture de Me Goungaye.

Nous en appelons, comme on l’a déjà fait en 2008, aux instances judiciaires internationales y compris à la France, la seconde patrie de Goungaye, pour faire un maximum de pression sur les autorités centrafricaines afin d’obtenir la mise en place d’une commission d’enquête internationale chargée de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de cette tragédie.

Que ses enfants et son épouse voient dans ces lignes toute l’affection que nous éprouvions toujours pour leur père et mari et qu’ils reçoivent par la même occasion, nos vœux les meilleurs pour la nouvelle année qui s’annonce.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
commenter cet article
2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 00:05

31 décembre 2009
Centrafrique-Presse


Sérieuses inquiétudes sur le sort du colonel Charles Massi

Depuis soixante douze heures, d’insistantes et préoccupantes informations, parfois contradictoires, circulent tant à Bangui qu’à l’étranger sur le sort de Charles Massi, qui a été de nouveau arrêté il y a quelques jours dans la région de Ngaoundaye dans des circonstances troubles et controversées par les autorités tchadiennes. Ces rumeurs font état de ce qu’il aurait été livré à Bozizé à Bossangoa et qu’il aurait été soit froidement liquidé dès le lendemain soit placé en détention à la prison spéciale de Bozizé de Bossembélé dénommée « Guantanamo ».

Interrogée à Paris sur la situation de son conjoint, son épouse reconnaît en effet avoir reçu des informations contradictoires tout en cherchant à effectuer des vérifications. Une chose est sûre : il y a tout lieu de craindre pour la vie de Charles Massi qui aurait très bien pu faire l’objet d’un échange de bon procédé entre Bozizé et Déby. On se souvient encore qu’il y a environ deux mois, le chef rebelle tchadien Baba Laddé du FPR avait été enlevé en plein Bangui par Jean Francis Bozizé, le ministre délégué à la défense et non moins fils de Bozizé et le ministre de la sécurité le général Jules Bernard Ouandé, et livré sans autre forme de procès aux autorités de N’djaména. Jusqu’à présent, on ignore tout de ce qui est advenu à ce monsieur.

S’agissant de Charles Massi, il n’est pas exclu que son cas ait pu être abordé par Bozizé et le ministre tchadien Ahmat Bachir qui a fait un déplacement éclair à Bangui il y a trois jours, pour remettre entre autre, une invitation officielle à Bozizé de la part du président Idriss Déby afin qu’ils puissent passer ensemble le réveillon du nouvel an dans une caserne militaire de l’armée tchadienne dans la ville de Sahr. Bozizé, flanqué du chef d’état major adjoint des Faca, le colonel Ludovic Ngaiféi, a quitté Bangui pour N’djaména ce mercredi 30 décembre.

D’autres informations font également état de ce qu’une bonne partie de l’état major de la rébellion de la CPJP aurait été décimée ces jours derniers par les Faca, prouvant ainsi que Bozizé aurait choisi la plutôt la méthode forte à la négociation pacifique que réclamait depuis longtemps la rébellion de la CPJP. C’est pour cette raison que toutes les informations vérifiées ou non, qui circulent au sujet de Charles Massi sont à prendre au sérieux, connaissant le côté sanguinaire de Bozizé et sa soldatesque. Si Charles Massi est prisonnier et encore en vie, que Bozizé le présente publiquement et officiellement à la presse. Que les partis de l’opposition politique regroupés au sein de l’UFVN l’exigent également !

Sans toutefois partager les opinions politiques de Massi ni être adhérer forcément à sa stratégie de lutte, on ne peut accepter que Bozizé puisse se permettre de lui ôter gratuitement et délibérément la vie, fût-il un chef rebelle. Il ne peut impunément assassiner Massi et signer tranquillement le décret ordonnant aux Centrafricains de prier et jeûner le premier jour du nouvel an. Si Bozizé a commis l’irréparable, il se sera définitivement disqualifié sur l’échiquier politique et aggravé son dossier vis à vis de la CPI. Cela ne contribuera point, bien au contraire, à l’indispensable apaisement et climat de sérénité préalables à la tenue des élections.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
commenter cet article
1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 04:17

30 décembre 2009
Le Confident

MLPC: Le jugement implacable de la cours de cassation.

Ange Félix Patassé, depuis son retour en Centrafrique, fondait beaucoup d’espoir sur le jugement de la Cour de Cassation pour récupérer le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).
La première plainte dans cette affaire avait été initiée par M. Luc Apollinaire Dondon Konamabaye, qui défendait à l’époque farouchement les intérêts de l’ex-président Ange Félix Patassé, à qui il voulait attribuer la présidence du MLPC malgré les résultats du Congrès de Juin 2007.

 

Bozizé refuse de cautionner Patassé

En première instance, bien que l’action judiciaire ait été initiée par la tendance MLPC Patassé, M Luc Apollinaire Dondon Konamabaye a perdu le procès. Non content de ce soufflet, il a interjeté appel. A la Cour d’Appel, la tendance Dondon a encore essuyé un échec cuisant..

La décision en première Instance a été confirmée et prive la tendance Dondon, qui se réclame de Patassé qu’elle n’a plus de droit d’utiliser les logos, ni les attributs du MLPC dont ils ne sont plus militants. Ce jugement selon M. Luc Apollinaire Dondon, est seulement une bataille de perdue, mais pas la guerre. La tendance Patassé comptait sur la Cour de Cassation pour la sortir du guêpier. C’est à partir de là que les grandes manœuvres ont commencé, sans compter avec l’indépendance de la justice.

Patassé, de retour en RCA, comptait fermement sur l’appui du président François Bozizé pour aider ses partisans à gagner le procès en Cour de Cassation. Mais après l’audience que le président François Bozizé lui a accordée à l’Assemblée Nationale, le Chef de l’Etat a été formel. Dans une interview à Radio France Internationale, le général François Bozizé a clairement déclaré les intentions de l’ancien président Ange Félix Patassé, mais a affirmé qu’il s’était opposé à une telle éventualité qui mettrait en mal d’indépendance des différents pouvoirs consacrés par la Constitution du 27 Décembre 2004. Pour le Chef de l’Etat, Patassé et sa clique devaient attendre les conclusions de la Cour de Cassation.


Une déclaration prémonitoire


Depuis ce mardi 29 Décembre 2009, c’est chose faite. La Cour de Cassation a rendu son verdict dans l’affaire qui oppose le MLPC, tendance Patassé, à la tendance Ziguelé. Ce verdict implacable, qui met un terme à la saga MLPC, cloue M. Apollinaire Dondon Konamabaye et ceux qui soutiennent Ange Félix Patassé au pilori. Tout espoir de récupérer le MLPC par le ‘’Barbu National’’ s’est envolé comme de la fumée. Pour la Loi, il n’y a dorénavant qu’un seul MLPC, dirigé par M. Martin Ziguelé. Ange Félix Patassé, qui voulait récupérer ce parti pour en faire une foudre de guerre, devra repenser toute sa stratégie pour les prochaines échéances électorales. Patassé, avec la tournure des événements, commençait quelque peu à être préparé à la réalité et à la cruauté des événements. Lors d’une visite à un local qu’on lui a présenté comme siège du MLPC, tendance Dondon et Guetel, Ange Félix Patassé, par prémonition, avait annoncé qu’il serait candidat indépendant à l’élection présidentielle de 2010. Maintenant que la Cour de Cassation a rendu son verdict sans autre voie de recours, Ange Félix Patassé va devoir se contenter de sa situation de candidat indépendant, car le MLPC lui a définitivement échappé et, radié, il ne peut plus se permettre de parler au nom de cette formation politique pour ne pas être taxé d’usurpateur.


Patassé a manqué de réalisme et de lucidité


La saga MLPC prend ainsi fin, car la situation est définitivement clarifiée. Au Congrès du MLPC de juin 2007, Ange Félix Patassé et quelques cadres qui l’ont suivi faisaient l’objet de mesures de suspension. Foulant la discipline du parti au pied, il a continué à utiliser les attributs du MLPC et le logo pour ses correspondances. Le parti a considéré ces faits comme des agissements. Ange Félix Patassé, narguant M. Martin Ziguelé et les siens, a continué à faire des déclarations intempestives au nom du MLPC. Au Congrès de Juin 2009, Ange Félix Patassé a été purement et simplement radié de la liste des militants du MLPC. L’ancien président a manqué de réalisme et de lucidité à un moment. Il croyait qu’avec sa seule présence à Bangui, les montagnes se soulèveraient et par un tour de baguette magique il allait récupérer le MLPC. Mais sur place à Bangui, Patassé s’est rendu compte que les temps ont changé et les esprits ont évolué. Le Centrafricain des années 80 et des débuts des années 1990 n’est plus celui qui était friand des discours populistes et démagogiques .

Les événements douloureux, vécus par les Centrafricains depuis les mutineries de 1996 jusqu’au sursaut patriotique du 15 Mars 2003, ont fait du Centrafricain un peuple pragmatique, qui sait discerner les mensonges grossiers de la réalité. Patassé, qui en son temps tordait le cou à la loi, pensait qu’il en serait de même en 2009. La justice a gagné en maturité et est devenue très jalouse de son indépendance et de ses prérogatives. La preuve, il vient de gratifier Patassé d’un beau cadeau de Noël et de fin d’année en lui retirant définitivement toute prétention sur le MLPC.
La saga MLPC vient de connaître enfin son dénouement à la grande satisfaction du paysage politique qui se clarifie.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
commenter cet article
1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 03:38

30 décembre 2009
Le Palmarès, Kinshasa


Ampleur nouvelle dans l'affaire JP Bemba: le président Bozizé pointé du doigt dans le décès du principal témoin, et militant des droits de l'homme.

Un an après le décès de plus en plus suspecté (note de Juliette, suspecté dès le jour par les Eclairés) d’assassinat du président de la Ligue centrafricaine de l’homme qui fut le principal témoin des violences survenues en Centrafrique pour lesquelles est inculpé JP Bemba à la CPI, le président Bozizé est pointé dans la disparition de cette pièce maîtresse dans l’affaire.


Mais, Maître Wanfiyo n’enquêtait pas que sur ce dernier. Il réclamait sans cesse le droit à la justice pour toutes les victimes des crimes commis dans le cadre du coup d’Etat du Général Bozizé. A ce propos, l’actuel Chef de l’Etat centrafricain, comme son prédécesseur, se trouvaient aussi incriminés. Somme toute, les différentes parties au confit traînent dans leur sillage un lourd contentieux de crimes et autres exactions commises à Bangui.
Goungaye-Wanfiyo-copie-1.jpg
C’est dire que si le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme n’était pas décédé, Bozizé et Patassé seraient aujourd’hui en grande difficulté avec la Justice internationale. Son décès inattendu aura sans nul doute profité à quelque sournois conspirateur. A preuve ! Un an après sa mort, les circonstances de celle-ci demeurent encore troubles. Elles ne permettent pas non plus d’écarter les probabilités d’un assassinat. Son activisme, son professionnalisme et son courage à dénoncer les violations des droits de l’homme en RCA et à faire appel à la lutte contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves, lui ont attiré beaucoup d’inimitié au pays. Jusqu’aux plus hauts rangs de l’actuel régime.

Il a ainsi été menacé de mort plusieurs fois, arrêté arbitrairement et faisait l’objet d’une surveillance constante des forces de sécurité. Le rapport d’enquête de la police centrafricaine sur sa mort est truffé de contradictions et d’approximations. Aucune autopsie du corps n’a été réalisée malgré la demande de la famille. D’autre part, le principal témoin de l’accident dit ne plus se souvenir des faits et des circonstances. Une procédure judiciaire a dès lors été ouverte contre le chauffeur du camion dans lequel se serait encastrée la  voiture de Maître Wanfiyo.

Pour toutes ces raisons qui précèdent et pour bien d’autres, nombreux sont ceux qui restent convaincus que la main noire de Bozizé plane sur « l’accident » de cet activiste des droits de l’homme (Fidh), forte de ses 155 organisations membres, on exige aujourd’hui que toute la lumière soit faite autour de la mort de Maître Wanfiyo. Il faut que les responsabilités soient clairement établies.

Cela est fiévreusement attendu à l’occasion du procès sur la mort de Wanfiyo qui s’ouvre en mars 2010. Si jamais la vérité n’éclatait pas, la Fidh se réserve la possibilité de solliciter l’implication de la justice internationale. Il y va vraiment de l’intérêt de cette dernière si elle tient à son impartialité et à sa crédibilité. Car, au regard des enquêtes et orientations des travaux de maître Wanfiyo sur terrain, il ne fait l’ombre d’aucun doute aujourd’hui que Bemba ne peut payer seul les crimes de Bangui. Tous les acteurs mis en cause doivent le rejoindre à La Haye.


Il y a une année que mourrait Maître Nganatouwa Gongaye Wanfiyo, président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme. C’était le 27 décembre 2008 à la suite d’un accident de voiture. Il enquêtait sur tous les crimes commis à Bangui entre 2002 et 2003.

C’est lui qui, avant Moreno O’Campo, avait réussi à ficeler un dossier béton de témoignages et d’éléments à charge du leader du Mlc. Ce fût sur la base de sa dénonciation et de son action concertée avec les victimes que la Cpi avait décidé d’ouvrir une enquête contre l’ancien vice-président de la RDC.

Dans le cadre du procès de ce dernier qui s’ouvre au mois d’avril 2010, cet activiste des droits de l’homme devait constituer un maillon principal, si pas indispensable, dans la chaîne des témoignages contre Bemba.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
commenter cet article
26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 00:05

23 décembre 2009
Centrafrique-Presse


Malgré l’impatience des Centrafricains de se rendre aux urnes dans l’espoir de se débarrasser du calamiteux régime de Bozizé qui les fait tant souffrir et en dépit des nombreux appels et exigences de la communauté internationale pour que les élections centrafricaines se tiennent dans les délais requis, Bozizé n’est préoccupé que par un seul souci : acheter et stocker le maximum d’armes et munitions de guerre. C’est ainsi que l’Afrique du Sud, la République Populaire de Chine et l’Ukraine sont les principaux pays qui contribuent à ce surarmement de Bozizé.

C’est par l’affrètement d’avion cargo ou gros porteur Antonov et/ou conteneurs de grande capacité via le port de Douala que bien souvent, sont effectuées les livraisons. Un de ses hommes de main, le député de Carnot 1, Ibrahim Aoudou Paco, a ainsi servi de destinataire au déchargement il y a quelques années sur le tarmac de l’aéroport Bangui-Mpoko de deux appareils Antonov russes affrétés, d’une importante quantité d’armes et munitions de guerre en provenance de Chine après un long séjour effectué dans ce pays par le parlementaire qui s’est transformé en vulgaire trafiquant d’armes. Une fois débarquées, ces armes prennent la destination des différentes caches aménagées ça et là à travers le pays.

Depuis l’attaque nocturne qu’elle a subie le 13 février 2009, la garnison de Bossembélé qui avait servi pendant longtemps à l’entreposage de ces engins de mort, a été quelque peu délaissée au profit de Bossangoa et du propre village de Bozizé ces derniers temps. Autre cache d’armes de Bozizé en pleine ville de Bangui, une villa qu’il aurait achetée et qui jouxte la clôture de l’Assemblée nationale. C’est même cette propriété qui a été louée par le ministre Cyriaque Gonda pour servir de siège au comité d’organisation du Dialogue Politique Inclusif en décembre 2008.

Il n’y a pas longtemps, plusieurs camions en provenance de Douala ont longuement déchargé au vu et su des banguissois hébétés, de nombreuses caisses d’armes et de munitions de guerre. Selon des informations crédibles qui nous sont parvenues de sources ayant requis l’anonymat, le consul honoraire de Centrafrique au port de Matadi en République Démocratique du Congo s'occuperait en ce moment de livraison d'armes pour la présidence centrafricaine. C’est par voie fluviale que ces armes et munitions de guerre doivent être acheminées dans des barges sur l’Oubangui jusqu’à Bangui où la précieuse cargaison devrait en principe arriver le 22 décembre dernier.

Voilà le cadeau que le père Noël Bozizé a réservé aux Centrafricains. Des informations d’une source se trouvant à Douala au Cameroun font également état de ce qu’un container d'armes et de munitions de guerre devraient quitter la Chine aux environs du 10 janvier 2010 pour Bangui via le port de Douala. C’est la société COSCO qui assurerait la logistique de convoyage.

Bozizé on le voit, prépare plutôt la guerre en lieu et place des élections. Avec quel argent achète-t-il toutes ces armes, curieusement au nez et à la barbe du Fonds Monétaire International censé surveiller la gestion des finances publiques centrafricaines dans le cadre du PPTE auquel il vient d’admettre la RCA ? Aussi paradoxal que cela puisse paraître, on assiste pantois au décernement à tour de bras par le FMI de louanges et autres satisfécits aux efforts que ne cesserait de fournir le gouvernement de Bozizé. Le FMI est seul à constater ces prétendus efforts dont les Centrafricains ne voient nullement la traduction sur leur quotidien davantage fait surtout de famine et de misère.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
commenter cet article
20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 14:29

19 décembre 2009
ACAP


Dans les prochains jours, les trente observateurs militaires du processus Désarmement, Démobilisation et Réinsertion en République Centrafricaine, officiellement présentés, jeudi 17 décembre 2009 à Bangui, iront dans les sites où se trouvent les différents mouvements politico-militaires. Six pays de la communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), à savoir Gabon, Congo, Tchad, Cameroun, Burundi et Guinée équatoriale, ont fourni chacun cinq officiers dans cette force.

La mission des observateurs militaires (Milobs) est, dans un premier temps, de sillonner toutes les régions (Ouham Pendé, Ouham, Nana Gribizi, Vakaga, Haute Kotto) fragilisées par les crises politiques là où se trouve le quartier général des différentes factions rebelles.

L'objectif visé est de déterminer le nombre et les lieux de provenance de ces ex-combattants qui seront désarmés.

Mais avant qu’ils ne soient déployés, « on va d’abord faire une campagne de sensibilisation qui sera dirigée par le Pnud avec des techniciens afin d’expliquer pas à pas aux ex-combattants ce qu’il en est exactement et ce qu’ils vont devenir lorsqu’ils auront déposé les armes», indique l’ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth, président de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) et également premier vice-président du Comité de pilotage du programme DDR.

Une première campagne de sensibilisation avait déjà été menée fin aoüt dernier dans ces zones de tension, quelques semaines après le lancement du DDR à Paoua par le président Francois Bozize. Cette campagne conduite par le ministre d’Etat en charge de la Réconciliation nationale et du Suivi du Dialogue, Cyriaque Gonda, et Jean-Jacques Demafouth avait permis d’expliquer aux ex-combattants la nécessité de déposer définitivement les armes.

L’opération de ces observateurs militaires en Centrafrique, notamment dans les différentes zones de conflits pourrait durer deux á quatre mois. « Mais tous dépend de la réalité sur le terrain », a indiqué un responsable militaire de la Micopax. « Et c’est après avoir peaufiné un rapport sur l’effectif des ex combattants avec présentation au Programme des Nations Unies pour le développement que le ramassage des armes entre les mains des ex-combattants démarrera », a-t-il ajouté.


Une réussite attendue

La classe politique centrafricaine, les ex-rebelles, le gouvernement et la communauté internationale émettent sur une même longueur d’ondes quant au succès du processus du DDR. "La réussite du DDR est très importante pour la paix et la stabilité dans le pays", a indiqué M. Ganiré du Bureau des Nations Unies en Centrafrique (Bonuca). Quant au Premier ministre Faustin Archange Touadéra, il a relevé que le processus DDR aidera le Centrafrique à sortir de sa situation de crise.

«Le succès du processus du DDR qui est un des maillons très importants de la politique de prévention, de gestion et de résolution de conflit, de réhabilitation, de reconstruction de la République Centrafricaine sur des bases saines, crédibles et efficaces autour des thématiques de paix, de sécurité, de stabilité, de réhabilitation économique et de reconstruction avec l’appui de nos populations, des autorités centrafricaines et de la communauté Internationale dans le cadre de la consolidation de la paix », a-t-il indiqué.

Toutefois, le coordonnateur de l’Union des Forces vives de la nation (Ufvn), une plateforme qui regroupe une dizaine de partis politiques de l’opposition, Me Henri Pouzère s'est dit « sceptique et inquiet » quant à la réussite de la Milobs. « Ces militaires ne connaissent pas la réalité sur le terrain. Ils ne connaissent pas les Centrafricains et ne maîtrisent pas ce qui se passe sur le terrain » a-t-il dit.


Le DDR et les prochaines élections

Pour Jean-Jacques Demafouth, l’aboutissement du DDR conditionne la tenue des prochaines élections et le retour à la paix définitive. « Tant qu’on n’a pas amorcé le principe, je pense qu’il y a un peu d‘inquiétude et je pense que les jeunes ne seront vraiment pas en paix », a-t-il dit.

« La réussite attendue du DDR permettra de créer une condition favorable pour la tenue des prochaines échéances électorales", à renchéri M. Ganiré du Bureau des Nations Unies en Centrafrique (Bonuca).

Ministre du Développement de l’Agriculture et de l’Elevage, membre du parti travailliste KNK, Fidèle Gouandjika pense quant à lui que les élections peuvent se faire sans le DDR. « Nous irons aux élections avant la fin juin 2010. Le pays est sécurisé au maximum. Le DDR est un long processus. On ne va pas ramasser les armes en cinq minutes. L’Afghanistan est en guerre, mais il y a eu des élections », a-t-il argué.

Le déploiement de la Milobs fait suite à l’accord technique signé le 5 novembre 2009 dernier à Bangui entre le comité de pilotage DDR et la CEEAC.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
commenter cet article

Textes De Juliette