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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 12:30

19 juin 2009
Dinawade Mokombo Junior
Le Confident


Patassé s'insurge contre sa radiation du MLPC

Heureusement qu’en Centrafrique et surtout dans le monde politique, le ridicule ne tue pas. A l’annonce de l’investiture de M. Martin Ziguelé, comme candidat du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et de sa radiation du parti, qu’il considère comme un patrimoine personnel ou familial, Ange Félix Patassé, le président déchu? n’a pas trouvé d’autres formules que la grandiloquence.

PATASSE S’INSURGE CONTRE SA RADIATION DU MLPC
De Lomé, la capitale togolaise où il coule des jours tranquilles, Ange- Félix Patassé, le président déchu, n’a pas trouvé d’autres formules que la grandiloquence. De Lomé, la capitale togolaise où il coule des jours tranquilles, Ange Félix Patassé hurle au coup d’état. Patassé annonce même son retour bientôt à Bangui (ce qu’il a promis depuis le mois de janvier 2009) et promet d’être candidat à l’élection présidentielle de 2010.

Qui peut m’exclure (rires sarcastiques), qui peut m’exclure ? Mais c’est moi qui ai exclu les Ziguelé, les Koyambonou, leur clique, les Mandaba. Pourquoi ?

Mais où étaient-ils s’il y a échec ? C’est collectif. Mais ce n’est pas en faisant un coup d’état, parce que Patassé est encore à l’extérieur. Bon, il y a un léger retard, mais je rentre à Bangui pour reprendre en main le parti, le restructurer et statutairement, c’est moi qui convoque le Congrès, le vrai Congrès, le vrai Congrès’’.

Je serai candidat, pour moi Ziguelé n’existe pas, moi c’est Bozizé, c’est tout. Nous serons plusieurs candidats.

En attendant, je suis à l’élection présidentielle pour gagner au premier tour et non pas pour faire le lit à Bozizé’’.

Patassé fait de l’agitation

A bien écouter Ange Félix Patassé, il semble vivre sur une autre planète et à une autre époque où il avait l’impression de faire la pluie et le beau temps. Un leader influent de l’opposition démocratique, écoutant Patassé, s’est exclamé ; ‘’. C’est un lunatique’’. Et de poursuivre ; ‘’Un parti politique est une organisation sociale qui a des statuts, un règlement intérieur et qui fonctionne selon des principes édictés par le Congrès qui regroupe les militants les plus représentatifs’’. Pour le même leader, Ange Félix Patassé entretient là des querelles de clocher, car il part d’avance perdant sur le plan juridique. S’il pense retourner la situation en un coup de baguette magique, il se trompe. Tout est dit, car même en colère, Patassé souffle le chaud et le froid avec cette décision ultime du MLPC. Comment fera t-il pour renverser la vapeur, puisque la justice centrafricaine, qui avait débouté son représentant Luc Apollinaire Dondon Konamabaye, ne pourra pas se déjuger? Même si, à son retour, (et il faut encore qu’il revienne avec la confirmation des charges contre Jean- Pierre Bemba Gombo), il veut intenter un procès contre la nouvelle direction du MLPC, la procédure sera longue, fastidieuse, coûteuse et ses chances de sortir gagnant des procès est infime. Beaucoup d’observateurs avertis, que nous avons contactés, déclarent ouvertement que Patassé fait de l’agitation et s’il veut créer des troubles, il tombera sous le coup des dispositions contraignantes de la loi d’amnistie du 13 octobre 2008. Que lui reste-t-il à faire? Beaucoup de spécialistes lui conseillent de former un autre parti qui ne prenne pas le nom de MLPC et qui n’ait pas le même logo que le MLPC pour avoir une chance de se présenter à l’élection présidentielle de 2010.

Un affairisme outrancier

Ange Félix Patassé n’a pas laissé que de bons souvenirs dans l’esprit des Centrafricains. Beaucoup de compatriotes trouvent tout à fait normal que l’ancien chef de l’Etat se refuse de se plier aux règles de fonctionnement du MLPC.

D’ailleurs à la tête de l’Etat, il avait brillé par son affairisme, violant ainsi allégrement la Constitution qu’il avait lui-même promulguée. Patassé disposait à l’époque de plusieurs sociétés dans les domaines miniers et forestiers (CATDIAM, Colombe, Bois, etc). Une fois porté au pouvoir par le MLPC, à l’époque véritable machine de guerre, Ange Félix Patassé a commencé à orienter le MLPC vers une gestion clanique du pouvoir, cherchant à exclure ceux qui n’étaient pas de sa région de la gestion du Pouvoir de l’Etat. Ayant fait du MLPC un patrimoine familial, les parents de Patassé ont commencé à combattre vivement M. Hugues Dobozendi, un des portes flambeau du parti, quand Patassé était en exil. Hugues Dobozendi, président de l’Assemblée Nationale, avait souffert des intrigues du cercle tribal resserré autour de Patassé. Ne supportant pas la déviation, Dénis Kossibella, un des membres fondateurs du MLPC, avait claqué la porte. Mais d’autres, plus subtils, qui ne se retrouvaient pas dans la déviation du MLPC en système clanique, ont créé un courant de l’intérieur pour mieux ronger le parti de l’Intérieur.

La démagogie érigée en système de gouvernement

Quand Ange Félix Patassé, en s’insurgeant contre sa radiation, déclare que l’échec de son régime était une gestion collective, certains militants de son parti rient sous cap. Ainsi un cadre du MLPC, qui connaît bien le parti et le système, ne cache pas sa déception pour la déclaration de Patassé. Quand Patassé avait à l’époque signé un engagement personnel à un certain Leinhauser, alors qu’il n’était pas Chef d’Etat, l’avait-il fait avec le MLPC ? Quand Patassé avait trempé dans des transactions louches avec William Sofin et l’affaire Angoulême, le MLPC avait-il été associé à ces magouilles qui au début de son régime l’ont éclaboussé et dont il a traîné les séquelles comme du plomb dans l’aile ?

Au sommet de l’Etat, Patassé avait fait du populisme et de la démagogie poussée à l’extrême une stratégie de gouvernement dont lui seul avait le secret. Ainsi, alors qu’il était coincé par les arriérés de salaires, Patassé sort de sa gibecière une idée géniale pour calmer la tension. Il promet aux fonctionnaires et agents de l’Etat, qu’il allait décaisser 10 millions de dollars, fruits de ses recherches pour payer les salaires. Les syndicats ont jubilé à l’annonce de la nouvelle, mais l’euphorie ne sera que de courte durée. En fin de compte, l’opération teintée d’illégalités s’est avérée une véritable supercherie.


La Constitution était violée dans un silence total


la République Centrafricaine à l’époque de Patassé était constamment mise à l’index, car elle n’entretenait pas des relations franches et harmonieuses avec les Etats voisins. Le pays était devenu la base arrière des rebelles et opposants tchadiens contre le régime du Président Idriss Deby-Itno. Certains de ces tchadiens étaient même intégrés au sein des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Un des Chefs rebelles, Moise Ketté était grassement entretenu et voyageait à l’extérieur avec un passeport diplomatique centrafricain. Quand en 2001, Patassé avait décidé d’appeler à son secours les banyamulenge de Jean-Pierre Bemba, du Mouvement de Libération du Congo, il n’avait pas eu besoin de l’accord de l’Assemblée Nationale, alors que la Constitution du 14 janvier 1995 était claire à propos d’une opération de ce genre. Ce fut le cas à l’attaque d’octobre 2002 quand, à l’appel de Patassé, le MLC déversa sa horde de mercenaires. L’Assemblée Nationale ne pouvait lever le petit doigt. On tordait le coup à la Constitution contre son propre peuple. D’ailleurs, apprenant les exactions des banyamulenge, Patassé a déclaré que si c’était à refaire, il le ferait. Se moquant des victimes, Patassé avait même osé déclarer que la population centrafricaine était en parfaite harmonie avec les banyamulenge. Les plaies de cette période sont encore trop béantes pour être cicatrisées et le Centrafricain n’est pas amnésique.

S’agissant des déclarations fracassantes et intempestives d’Ange Félix Patassé, l’équipe dirigeante du MLPC se refuse à tout commentaire, non pas parce qu’elle est résignée, mais c’est parce que le parti est dans son bon droit de sanctionner les brebis galeuses. Le MLPC déclare qu’il a tourné une page et trace son sillon.
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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 08:58

20 juin 2009
Centrafrique-Presse

Comme le montre le contenu de cette déclaration de l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) que nous publions ci-dessous, Bozizé et son gouvernement préfèrent de loin en faire à leur guise que d’appliquer les pertinentes recommandations adoptées par consensus à l’issue du Dialogue Politique Inclusif de décembre 2008. Ils continuent de prendre leur aise avec les recommandations du DPI en ceci que s’agissant du Code électoral, texte combien capital pour assurer un bon déroulement du processus électoral. Ils procèdent dans leur laboratoire de manipulations et de fraudes à des modifications pouvant leur permettre de faciliter le hold-up électoral qu’ils ont déjà commencé à mitonner par la nomination de leurs hommes de main à tous les étages de l’organisation des élections.

Ils ont donc décidé de s’affranchir de la contribution des experts internationaux telle que l’avait prévue noir sur blanc la recommandation du DPI sur la mise en place du comité ad hoc chargé de la révision du Code électoral. Une telle situation est naturellement de nature à braquer l’opposition qui devrait raidir sa position et il suffit que Bozizé et ses prétendus conseillers s’entêtent à maintenir leur attitude pour qu’on assiste à un blocage politique. Comme Omar Bongo n’est plus là pour prendre des initiatives visant à débloquer les choses, on ne saura plus à quel saint se vouer. 



                                                  UNION DES FORCES VIVES DE LA NATION
 
                                                       Pour le Renouveau Démocratique

DECLARATION

 

L’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) après avoir pris connaissance du projet de loi portant Code 2lectoral de la République centrafricaine déposé sur la table de l’Assemblée nationale par le Gouvernement, élève une vive protestation pour les raisons suivantes :

1°) Comme dans ses habitudes, le Gouvernement a volontairement « violé » les recommandations combien pertinentes du Dialogue Politique Inclusif relatives à la mise en place du Comité ad hoc de la relecture du Code électoral.

En effet, la recommandation n° 2 stipule : « Mise en place d’un Comité Ad hoc composé des entités représentées au DPI avec l’assistance des experts internationaux, chargés de la révision du code électoral, en vue de son adaptation aux dispositions constitutionnelles ainsi qu’aux exigences sécuritaires des candidats ».

Malheureusement, force est de constater que ce comité a travaillé sans l’assistance des Experts internationaux.

2°) Le projet de loi du code électoral révisé et adopté par consensus par le comité ad hoc composé de toutes les entités ayant pris part au DPI à savoir, les Pouvoirs publics, la majorité présidentielle, l’opposition démocratique, les autres partis et les politico-militaires, a été unilatéralement modifié par le Gouvernement.

3°) Le Gouvernement a introduit dans ce projet de loi de nombreuses dispositions anti-démocratiques pour lui permettre de verrouiller et manipuler tout le processus électoral à sa guise.

Prenons deux articles à titre d’exemple :

L’article 12 al. 3 : Il n’est pas normal qu’au sortir du Dialogue Politique Inclusif où la question électorale avait pris bonne place que ce soient seuls le premier Ministre et le Président de l’Assemblée nationale qui proposent le Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI). Qu’en est-il des autres entités ?

L’article 14 : Il n’est pas concevable que ce soient le Président de la République et son ministre de l’intérieur qui fixent et répartissent par décret et par arrêté les membres de la Coordination nationale de la Commission Electorale Indépendante, du comité préfectoral et d’arrondissement.

Au regard de tout ce qui précède ;

L’UFVN  en appelle à la vigilance de toutes les forces de progrès et le peuple tout entier.


L’UFVN lance un appel à tous les élus du peuple que sont les députés de n’être guidés que par leur conscience et de ne privilégier que l’intérêt supérieur de la Nation.

L’UFVN prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur le risque que peut engendrer ce comportement anti-démocratique.

Fait à Bangui, le 17 juin 2009
Pour l’UFVN
Le Coordonnateur  

Me Henri POUZERE

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 14:18

18 juin 2009 
Christophe Rigaud 
Afrikarabia (RDC)


Inculpé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par sa milice en République centrafricaine en 2002-2003, l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba garde espoir. Alors que la Cour Pénal Internationale (CPI) vient de confirmer les charges qui pèsent contre Bemba, la défense du leader du MLC crie victoire. Pour ses avocats, la CPI n'a pas retenue "l'intention criminelle" de Jean-Pierre Bemba.

Le clan Bemba était sonné, il y a quelques jours, après la confirmation de la responsabilité pénale du leader congolais. Mais contre toute attente, la défense reprend espoir. La Cour pénale internationale a en effet conclu à l’absence de preuves suffisantes permettant d’affirmer que Bemba était animé de l’intention criminelle lors des exactions de Bangui. La CPI a aussi refusé de confirmer que l’incriminé est pénalement responsable des crimes qui ressentent de l’article 28-a du Statut de Rome. Il s’agit de la "torture comme crime contre l’humanité et comme crime de guerre".

Les avocats de l’ancien vice-­président disposent de cinq jours pour interjeter appel. Mais le plus important pour Bemba, c'est qu'il va être jugé non pas en tant que « chef hiérarchique des hommes déployés en RCA, mais en tant que  chef militaire » du MLC. Nuance importante. Pour les avocats de la défense, c’est Ange Félix Patassé qui doit répondre des exactions et non Bemba. "Bemba n’a jamais fait partie du système de commandement de l’armée centrafricaine" pour ses avocats. Reste à en convaincre le tribunal.

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 11:35

 

18 juin
IRIN

 

La RCA reste le théâtre d’affrontements, malgré les accords de paix

La sécurité durable reste hors d’atteinte dans le nord et le nord-est de la République centrafricaine (RCA), malgré les trêves conclues avec les groupes armés et la conférence nationale tenue à la fin de l’année 2008 pour tenter de sortir le pays du cycle de violences destructeur dans lequel il se trouve piégé plus ou moins depuis l’indépendance, en 1960.

Ces deux ou trois dernières années, différents cessez-le-feu ont été signés par le gouvernement et divers mouvements rebelles, et un Accord de paix global a été finalisé en juin 2008. En décembre de la même année, un Dialogue politique inclusif a été tenu, qui réunissait les représentants du gouvernement, de plusieurs groupes rebelles et de la communauté internationale. En janvier 2009, un « gouvernement d’union nationale » a été formé, dont certains postes ont été attribués à des chefs rebelles.

Mais le conflit se poursuit en 2009, en partie parce que certains groupes armés estiment que le gouvernement a manqué à ses engagements, pris au cours du dialogue.

Voici un aperçu des différents groupes politico-militaires armés, gangs de criminels, forces de sécurité gouvernementales et missions militaires internationales qui opèrent dans le pays.


Les forces de sécurité étatiques

Les Forces armées centrafricaines - FACA

L’armée nationale compte quelque 5 000 hommes, mais moins de la moitié seraient disponibles en même temps pour servir dans l’armée. Presque toute l’armée est basée à Bangui, la capitale.

Les organismes internationaux de défense des droits humains ont accusé les FACA d’avoir attaqué des centaines de villages pendant leurs opérations contre les groupes rebelles entre la mi-2005 et la mi-2007. Au cours de diverses crises, survenues depuis l’indépendance, selon un rapport publié en mai 2009 par Philip Alston, Rapporteur spécial des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, « des meurtres fréquents ont été commis par les forces de sécurité, dont les abus restent souvent impunis. Les forces de sécurité ne sont capables ni de protéger les droits humains, ni de les respecter, et le gouvernement est tour à tour peu disposé à sanctionner ces violations, ou incapable de le faire ».

Ces violations ont provoqué de vastes déplacements de population internes en RCA, où plus de 100 000 personnes vivent encore dans la brousse, dans des constructions rudimentaires.

En plus d’être en sous-effectifs, l’armée ne dispose pas d’assez de ressources, ni d’assez d’armes, elle est mal formée et sa structure de commandement et de contrôle est faible. Mais elle doit subir une réorganisation de grande envergure dans le cadre d’un vaste programme de réforme du secteur de la sécurité.


La garde présidentielle – GP

Connu sous l’appellation officielle de Bataillon de protection et sécurité des institutions, ce service spécial chargé d’assurer la sécurité présidentielle compte parmi ses membres des officiers de police et des gendarmes, mais il est majoritairement composé de soldats des FACA. Certaines de ces unités opèreraient de manière plus ou moins autonome, indépendamment de la hiérarchie de commandement des FACA.

La garde présidentielle a été montrée du doigt par les organismes de défense des droits humains et M. Alston pour sa violence et son manque de discipline. M. Alston a accusé un lieutenant du nom d’Eugène Ngaïkossé d’avoir « commandé les soldats responsables des cas les plus extrêmes de villages incendiés, [d’exactions] ciblant les civils, et du meurtre de rebelles présumés ». Bien que la garde présidentielle ait par la suite amélioré sa réputation sous les instructions directes du président François Bozizé, des atrocités ont été signalées en 2009, qui ont incité de nombreux civils à fuir.


Les groupes politico-militaires

L’Armée populaire pour la restauration de la république et la démocratie – APRD

L’Armée populaire pour la restauration de la république et la démocratie est apparue à la suite des élections de mai 2005, qui ont légitimé la présidence de François Bozizé, après que celui-ci eut renversé Ange-Félix Patassé à la suite d’un coup d’Etat, deux ans auparavant. Un grand nombre des quelques centaines de membres de l’APRD avaient servi dans la garde présidentielle de M. Patassé et étaient consternés par son exclusion du scrutin.

Les membres des groupes d’auto-défense villageois formés aux quatre coins du nord de la RCA pour protéger les populations des bandits et autres menaces font partie de l’APRD. L’APRD est majoritairement composée de membres de l’ethnie des Sara-Kaba.

L’APRD dispose de peu d’armes, de véhicules et autres équipements. Nombre de ses armes à feu sont des fusils artisanaux.

Des affrontements entre l’APRD et l’armée ont éclaté en juin 2005. En janvier 2006, l’APRD a attaqué la ville de Paoua (nord-ouest), dans la préfecture d’Ouham-Pendé, dont une bonne partie est aujourd’hui encore sous son autorité ; dans cette zone, les activités du mouvement et les représailles du gouvernement ont provoqué le déplacement de dizaines de milliers d’habitants. Le groupe est également actif dans les préfectures d’Ouham et de Nanagrebizi.



Le dirigeant politique de l’APRD est J
ean-Jacques Demafouth, avocat qui a occupé les fonctions de ministre de la Défense sous le régime d’Ange-Félix Patassé et candidat potentiel aux élections de 2010, bien qu’on ignore dans quelle mesure M. Demafouth contrôle les opérations des forces de l’APRD sur le terrain.

 


Les dirigeants du groupe affirment que son objectif principal est de protéger les civils des bandits, des forces du gouvernement et des soldats alliés du Tchad voisin, dans les zones sous son autorité, et d’assurer une meilleure représentation de la région au gouvernement, et non de renverser le gouvernement de M. Bozizé.

Toutefois, M. Alston a cité des cas d’exécutions extrajudiciaires menées par l’APRD, et les organismes de plaidoyer en faveur des droits humains ont accusé le mouvement de se livrer à des violences, et notamment de se rendre coupable d’enlèvements, d’extorsion et de taxation illégale.

L’APRD participe au processus de paix en cours en RCA, et les combattants mineurs qu’elle compte dans ses rangs sont en cours de démobilisation et de réinsertion.

Si aucun affrontement n’a éclaté récemment entre l’APRD et les forces du gouvernement, des échauffourées ont eu lieu avec des bandits et des éleveurs peulhs, qui ont sapé les efforts déployés en vue de rétablir la sécurité.


L’Union des forces démocratiques pour le rassemblement – UFDR

L’Union des forces démocratiques pour le rassemblement a été formée en septembre 2006. Composée en grande partie de membres des Gula, une ethnie essentiellement musulmane, elle opère dans les préfectures arabophones de Vakaga et Haute Kotto (nord-est). Son commandement opérationnel est assuré par Damane Zacharia, également connu sous le nom de Capitaine Yao, bien que d’autres commandants contestent son autorité.



On retrouve, dans les rangs de l’Union, des hommes qui ont aidé le président Bozizé à renverser Ange-Félix Patassé en 2003, mais que le manque de récompense a ensuite mécontentés. Les dirigeants du groupe affirment chercher à inverser le sous-développement chronique et la marginalisation politique de la région.

Peu de progrès ont été accomplis en vue de mettre en œuvre les dispositions de l’accord de paix de 2007, le gouvernement ayant prévu la pleine réintégration des combattants de l’UFDR au sein de l’armée nationale. Ses forces travaillent néanmoins aux côtés de l’armée. Mais des dissensions internes entre ses dirigeants politiques et militaires ont donné lieu à une hostilité ouverte entre factions rivales.

Les combattants de l’UFDR (au nombre de 1 200 environ, selon les dires du mouvement) sont mieux entraînés et mieux armés que les autres groupes politico-militaires du pays. 


Le Front démocratique du peuple centrafricain - FDPC

Le Front démocratique du peuple centrafricain est dirigé par Martin Koumtamadji (plus connu sous le nom d’Abdoulaye Miskine), un proche d’Ange-Félix Patassé. D’abord composé d’un petit nombre de combattants, il ne contrôlait initialement qu’une zone exiguë, située près de la frontière tchadienne.

Abdoulaye Miskine a signé un cessez-le-feu en décembre 2006, mais il a depuis lors réduit sa participation au processus de paix.

Le FDPC s’est développé à la fin de l’année 2008, à l’approche du dialogue national, lançant des attaques contre l’armée. En février 2009, le FDPC, soutenu par le MLCJ (cf ci-après), a menacé de déclarer la reprise de la guerre ouverte, accusant François Bozizé de revenir sur les engagements pris dans le cadre du processus de paix et de faire preuve de mauvaise foi. Plus tard, le même mois, le FDPC et le MLCJ ont fomenté deux attaques contre les forces du gouvernement. Au cours de l’attaque menée dans la ville de Batangafo, le groupe a fait main basse sur les armes de l’armée et les vivres stockés dans les entrepôts des organisations humanitaires. De nouveaux affrontements ont eu lieu en avril et en mai.


La Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP)

La Convention des patriotes pour la justice et la paix a été formée à la fin de l’année 2008 et opère dans le nord-est du pays. Son aile politique est dirigée par Charles Massi, ministre sous le régime d’Ange-Félix Patassé. Le groupe a fomenté au moins deux attaques au début de l’année 2009. L’attaque menée par les forces du gouvernement contre une base de la CPJP à Akoursoulbak, un village situé à 75 kilomètres au nord de N'délé, dans la province de Bamingui-Bangoran (en représailles, à la suite d’une attaque lancée par les rebelles dans un commissariat de police, le mois précédent), a incité 5 000 civils à fuir, essentiellement au Tchad, et nombre d’organisations humanitaires à évacuer temporairement N’délé.

Des affrontements entre le groupe et l’armée ont eu lieu en mars 2009 et de nouveau, à N’délé, à la mi-juin. M. Massi a été arrêté au Tchad au début du mois de juin 2009 alors qu’il tentait de franchir la frontière pour se rendre en RCA. Il doit être jugé pour « tentative de déstabilisation d’un pays voisin ».

Le lien entre les dirigeants politiques de la CPCJ (à l’étranger ou à Bangui) et leurs combattants sur le terrain est minime, et on ignore les effectifs du mouvement.


Le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ)

Mené par Abakor Sabone, le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice s’est désolidarisé de l’UFDR en août 2008. Il a signé l’accord de paix global en décembre 2008, mais a annoncé, aux côtés du FDPC, en février 2009, qu’il reprenait les armes. M. Sabone a en effet accusé M. Bozizé d’avoir fait preuve de mauvaise foi, et s’est plaint que ses hommes avaient été exclus du processus de DDR.


L’Armée de résistance du Seigneur (LRA)

La LRA, mouvement rebelle ougandais formé au milieu des années 1980, dans le but déclaré de renverser le gouvernement du président ougandais Yoweri Museveni, a un long passé de violations sanglantes des droits humains. Depuis quatre ans, le mouvement est principalement basé dans le parc national de la Garamba, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), et sa présence a été signalée pour la première fois en RCA au début de l’année 2008, lorsque le mouvement a lancé des incursions dans l’extrême sud-est du pays, sans doute pour se ravitailler en vivres et autres équipements, et recruter des civils de force.

Ses forces en RDC ont été dispersées au cours de l’opération Lightning Thunder, menée par l’Ouganda, la RDC et le Sud-Soudan.


Les bandits

Connus à la fois sous le nom de coupeurs de route, de Zaraguinas, ou simplement de bandits, ce sont essentiellement des gangs de criminels bien organisés et bien armés qui tuent, enlèvent contre rançon, pillent et incendient les habitations. En l’absence de forces de sécurité nationales efficaces, ils agissent en toute impunité. Les éleveurs peulhs sont leurs principales cibles, en raison de la valeur de leur bétail.

Leurs attaques ont incité des dizaines de milliers de personnes à fuir leurs villages pour mener une vie précaire dans la brousse ; l’accès aux champs et aux marchés s’en trouve entravé ; les importations acheminées par les principaux itinéraires commerciaux ont été réduites, en particulier en provenance du Cameroun, et le rapatriement des Centrafricains réfugiés au Tchad est retardé. Les Zaraguinas ne sont représentés dans aucun accord de paix.


Les braconniers

Des braconniers soudanais lourdement armés opèrent également en RCA. On estime qu’en 2007 seulement, ces braconniers ont été responsables du massacre de 2 000 éléphants dans l’est. S’ils ciblent rarement les civils, ils sont un symptôme du manque de sécurité général et de l’absence d’Etat de droit.


Les forces internationales

La Mission des Nations Unies en RCA et au Tchad (MINURCAT)

La MINURCAT est une force des Nations Unies dont le rôle est d’entraîner la police et d’améliorer les infrastructures judiciaires. Elle est composée de 350 policiers et militaires et a pris le contrôle des opérations de l’EUFOR, une force de l’Union européenne, autorisée par le Conseil de sécurité des Nations Unies à opérer à la fois dans l’est du Tchad et dans le nord-est de la RCA, où elle a pour mandat de protéger les civils, de faciliter les opérations d’aide humanitaire et d’assurer la sécurité du personnel des Nations Unies.


La Mission de consolidation de la paix en Centrafrique – MICOPAX

La Mission de consolidation de la paix en Centrafrique est une force multinationale qui a pour mandat de contribuer à l’instauration durable de la paix et de la sécurité en RCA, et de faciliter le dialogue politique.

Elle est composée de 500 soldats et civils originaires de République du Congo, du Gabon, du Tchad et du Cameroun. Elle opère sous l’égide de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale. 

*********

Bozizé, à l’origine un homme pauvre, disposa subitement d’argent pour mener une énorme campagne présidentielle. Il s’est présenté, il a perdu. Puis en octobre 2002, il a financé une vaste armée de mercenaires (on peut se demander avec quel argent) pour envahir la République Centrafrique à partir du Tchad voisin, parvenant ainsi à destituer le président et prendre le pouvoir suprême. Depuis lors, il a « remporté » une élection contestable qu’il avait arrangée à sa guise en obtenant l’onction de la France.

.

Et au milieu de tout ça, une population meurtrie, épouvantée, démunie du minimum décent.
Qui veut quoi..... on ne sait même plus!
Juliette Abandokwe


Villageois déplacés, dans le nord-ouest


 Camp de villageois déplacés


Détresse et dignité 

 

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 17:11

17 Juin 2009
La Prospérité (Kinshasa)


Le leader du Mouvement de Libération du Congo n'était ni Chef Militaire, ni dispensateur des ordres sur le théâtre d'opérations. Ses troupes avaient été placées, affirme Kilolo Musamba, l'un de ses avocats les plus en vue, sous commandement de la haute hiérarchie militaire dirigée, en son temps, par Ange Félix Patassé, l'ex-Président élu au suffrage universel direct et déchu, plus tard, par François Bozizé, à la suite des affrontements larvés, en République Centrafricaine.

La chambre d'Appel aura, enfin, la primeur des arguments des avocats de Bemba qui se réjouissent, malgré tout, de la décision de la CPI de retenir le strict minimum de crimes, au niveau de la responsabilité. Ce sera un coup de foudre, croit-on. Les faits restant têtus, les avocats promettent de s'en saisir, pour se donner raison, en défendant Bemba, leur client, dont ils clameront l'innocence, jusqu'au bout. Ce n'en était pas fini. L'épisode de la Cour Pénale Internationale boucle une étape mais pas la dernière. Dans leurs manches, les avocats de Bemba disposent encore d'autres manches. Ils promettent d'aller en appel, pour faire valoir des arguments massues. Parallèlement au processus de mise en place d'une chambre de première instance, pour juger Bemba, ils veulent, eux, saisir directement la chambre d'Appel. Leur idée consistera à démontrer que Bemba n'était ni Chef Militaire, ni dispensateur des ordres sur le théâtre d'opérations, lors des affrontements armés entre les troupes fidèles à Ange Félix Patassé, le Président élu au suffrage universel direct, et les rebelles de François Bozizé.

Les avocats qui se réjouissant, en passant, du fait que la Cour Pénale Internationale ait retenu le strict minimum, au niveau du levier de responsabilité. Ceci rend donc discutable la suite. Les faits restant, par ailleurs, têtus, il va de soi qu'ils les qualifient en droit, pour contraindre la chambre d'Appel qui dispose d'un dernier mot, à ordonner, sans atermoiements, la libération de leur client. Même si la Cour a rejeté le reste, les avocats de la défense ne démordent guère lorsqu'ils croient avoir des raisons de faire valoir des arguments en vue de prouver que Bemba n'était ni de près, ni de loin, le Chef militaire de ses éléments dépêchés à Bangui, à la rescousse du pouvoir Patassé, menacé. Hommes et femmes des troupes, armes et munitions, rations et commodités étaient globalement placés sous la direction de la haute hiérarchie militaire centrafricaine laquelle dépendait, elle-même, de Patassé. Les avocats entendent récupérer tous les faits à la décharge de Bemba. L'espoir est encore permis, à les en croire. C'est une question simplement de temps. Au Mlc, Muamba François parle d'un dossier vide, à la CPI. La responsabilité individuelle étant écartée, la justice internationale ferait mieux de libérer Bemba, soutient-on. Où est Patassé ? Félix dit Ange Patassé est aujourd'hui plus que jamais, l'une des pièces à conviction, dans le dossier Bemba.

La suite de la procédure l'implique, à tous les niveaux. Si bien qu'il doit témoigner. L'enjeu est de taille, pour cet ex-Président déchu. C'est lui, le demandeur des troupes. C'est lui qui les avait utilisées, à ses fins. C'est encore lui qui, contre vents et marées, avait résisté contre Bozizé. Patassé est l'élément clé. Il connaît tout. Son tour est arrivé. Pourquoi la CPI le laisse-t-il courir les rues, fumant le calumet de la paix avec son ex-rival, sans la moindre inquiétude ? De plus en plus, des voix condamnent véhément le fait que Bemba soit le seul à payer les frais d'une intervention dont le bénéfice aurait échappé à son contrôle, totalement. La CPI se ressaisira-t-elle ? Dans combien de temps, pour arrêter Patassé, le juger et condamner ? 

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 14:35

MOUVEMENT DEMOCRATIQUE POUR LA 
RENAISSANCE ET  L’EVOLUTION DE
CENTRAFRIQUE 
M. D .R . E . C 

Mbi Yéké zo
Liberté – Persévérance – Progrès

E-mail : lepartimdrec @ yahoo.fr  
B.P. 55  -  Km 5, BANGUI – Tél. Fax (236) 61 51 69 Portable (236) 50.96.94 


 


Bangui, le 16 juin 2009


Démocrate Joseph BENDOUNGA, 
Président du M.D.R.E.C
Bangui – République Centrafricaine

A

Monsieur Idris DEBY
Président de  la République du Tchad
Ndjamena - Tchad

 


Objet : La libération immédiate et sans condition du Colonel Charles MASSI, Président de la Convention des Patriotes Centrafricains (CPJP).

 

Monsieur le Président de la République du Tchad,

Le 7 mai 2009, le colonel Charles MASSI, Chef Rebelle et Président de la Convention des Patriotes Centrafricains (CPJP) qui est allé vous voir a été arrêté sur vos instructions par votre ministre de l’intérieur Ahmat Mahamat Bachir.

La nouvelle de l’arrestation du colonel Charles MASSI, Président de la Convention des Patriotes Centrafricains (CPJP) gardé au secret a été rendue publique que plus tard, le 4 juin 2009.

Selon les propos de votre ministre de l’intérieur, Ahmat Mahamat Bachir largement diffusés sur les ondes de Radio France Internationale (RFI) : le chef rebelle Charles MASSI, Président de la Convention des Patriotes Centrafricains (CPJP) serait arrêté au moment où il cherchait à rejoindre ses troupes en Centrafrique sur le dos d’un taxi moto. Le Tchad ne laissera pas un pays amis déstabilisé à partir de son territoire. Charles MASSI sera jugé au Tchad.

Monsieur Idris DEBY ignore qu’il était l’ancien rebelle doublé d’un chef de guerre qui avait trouvé refuge en RCA et dont ses nombreuses sorties nocturnes dans les bars et surtout au PIANO BAR au Km. 5 se terminaient souvent par de sanglantes bagarres rangées ?

Monsieur Idris DEBY ignore qu’il avait chassé du pouvoir Hissein HABRE, son patron et beau frère après s’être réfugié et armé au SOUDAN ?

N’est-ce pas ce même Idris DEBY chez qui de 2001 à 2003, l’ex chef rebelle centrafricain François BOZIZE avait trouvé refuge et le soutient de sa garde prétorienne  pour chasser Ange Félix PATASSE du pouvoir, le 15 mars 2003 à cause du différent lié à l’exploitation du gisement pétrolier à cheval sur la frontière tchado centrafricaine ?

Mais diantre, n’est-ce pas enfin cet Idris DEBY qui soutient et arme les rebelles soudanais contre le Général OMAR HASSAN AHMED El-BECHIR, Président de la République du Soudan ?  

Le Tchad sous le règne dictatorial de Monsieur Idris DEBY est très mal placé pour s’ériger en donneur de leçon aux apprentis rebelles du genre Charles MASSI à l’Afrique et au monde entier.

A notre connaissance, la justice tchadienne n’a pas la compétence universelle pour juger des faits qui se  déroulent en Centrafrique un état voisin et souverain.

Le colonel Charles MASSI, Président de la Convention des Patriotes Centrafricains (CPJP) qui attend d’être reçu en audience par vous Idris DEBY sur sa demande n’a commis aucun acte délictueux ou criminel contre le Tchad et son peuple.

Fort de tout ce qui précède, le Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (M.D.R.E.C) exige la libération immédiate et sans condition du chef rebelle centrafricain, le colonel Charles MASSI, Président de la Convention des Patriotes Centrafricains (CPJP) amnistié par le dialogue politique inclusif.

Le Tchad doit cesser définitivement ses fréquentes et intempestives immixtions dans les affaires de la République Centrafricaine.

Vous et votre ministre de l’intérieur Ahmat Mahamat Bachir deviez balayer d’abord devant votre maison avant de le faire chez le voisin centrafricain et ailleurs, car le Tchad n’est pas un model de démocratie et à plus forte raison sa justice.

Monsieur Idris DEBY et son ministre de l’intérieur doivent d’abord s’occuper des problèmes du Tchad dont le nombre ne se compte pas comme les grains de sable de l’immense désert tchadien que de loucher du côté centrafricain et soudanais.

Le Tchad n’est pas et ne sera jamais le tuteur du Centrafrique, n’en déplaise au parrain du coup d’état du 15 mars 2003.

Les différents centrafricains doivent être résolus que par les Centrafricains eux-mêmes et non par les Tchadiens.


Veuillez agréer Monsieur le Président de la République du Tchad, l’expression de notre haute et sincère considération.
 

Le Président du M.D.R.E.C 

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 07:48

16 juin
Centrafrique-Presse

«Je rentre à Bangui pour me présenter à l’élection présidentielle de 2010 ».
C’est ce qu’a indiqué mardi à republicoftogo.com l’ancien président centrafricain, Ange-Félix Patassé. « Pour moi, l’exil c’est fini », assure M. Patassé qui vit au Togo depuis le coup d’Etat qui l’a chassé du pouvoir en 2003. Le candidat se dit convaincu de gagner dès le premier tour. M. Patassé devra toutefois faire campagne sans parti car il vient d’être radié du mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) qui a préféré présenter Martin Ziguélé.

"Personne ne peut me radier, c'est moi qui ai créé le MLPC et c'est moi qui vais convoquer le congrès dès que je rentre à Bangui" a martelé Ange Félix Patassé.

NDLR : Les choses ne sont pas aussi simples que l'intéressé ne les présente. Sa posture repose sur la fausse idée que sa côte de popularité est au zénith. Or si l'exil est fini et qu'il doit rentrer au bercail comme il l'annonce, il ne suffit pas de le proclamer, il faudrait qu'il soit effectivement à Bangui pour qu'on y croît, Patassé étant un grand adepte des effets d'annonce. Fin décembre 2008, il se trouvait encore à Bangui et avait accordé une interview à radio Ndéké Luka peu avant son retour à Lomé. Il avait prétendu que dans trois mois, il allait revenir au pays pour tenir le congrès de "son" parti. Nous sommes au mois de juin et Patassé est toujours au Togo. Qu'est ce qui le retient là-bas ? La question se pose. Par ailleurs, à supposer qu'il regagne le pays, il n'y reviendrait pas en saint homme inconnu des Centrafricains. Les années d'exil ne lui ont nullement conféré une quelconque virginité politique. C'est un illustre personnage qui a un certain passé  et qui traîne également un passif à propos duquel, il a naturellement des comptes à rendre à ses compatriotes.

J. Abandokwe:
En tout cas ça sent le roussi à Bangui la Coquette, car on devine déjà comment vont se faire les alliances! Le but étant toujours d'écarter le plus dangereux, soit le prochain président le plus plausible, il faut se préparer aux coups les plus tordus! Objectivement, Patassé a un lourd passé d'assassin de ses gêneurs, et Bozizé lui sort l'artillerie lourde quand les choses ne lui plaisent pas! Voyons encore comment vont se ranger les "gendarmes de l'Afrique et du monde", les adeptes des droits humains à deux vitesses, et les cultivateurs d'impunité.

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 14:08

16 juin 2009
Linternationalmagazine.com

Dans son communiqué, "La Chambre préliminaire II a conclu qu’il y avait des preuves suffisantes donnant des motifs substantiels de croire que Jean-Pierre Bemba Gombo est pénalement responsable...", des crimes de meurtre, viol et pillage.

La Cour pénale internationale (CPI) a ordonné lundi le jugement de Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la RD Congo pour cinq accusations dont crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par sa milice en République centrafricaine en 2002-2003.

"La Chambre préliminaire II a conclu qu’il y avait des preuves suffisantes donnant des motifs substantiels de croire que Jean-Pierre Bemba Gombo est pénalement responsable, pour avoir effectivement agi en qualité de chef militaire", des crimes de meurtre, viol, pillage, indique la CPI dans un communiqué.

"La Chambre préliminaire II a donc renvoyé l’affaire en jugement devant une chambre de première instance, dont la composition sera annoncée par la présidence de la Cour", ajoute la CPI.

Bemba, 46 ans, avait comparu devant la CPI en janvier lors d’audiences de confirmations de charges concernant des exactions commises par sa milice en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003. Il avait été arrêté le 24 mai 2008 à Bruxelles, en vertu d’un mandat d’arrêt délivré par la Cour.

J.Abandokwe:  Et où est celui qui a invité Bemba en RCA.....!
Et celui qui glânait inlassablement les preuves de culpabilité....!!
(Respectivement Patassé et Maître Goungaye) 

L'impunité est clairement ce qui empêche l'Afrique de se développer.......
  

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 10:50

16 juin 2009 
Centrafrique-Presse



L'ex-Premier ministre Martin Ziguelé est officiellement candidat pour le Mouvement de libération du peuple centrafricain (Mlpc, anciennement au pouvoir) aux présidentielles de l'an prochain, indiquent les médias locaux, rapportant l'issue d'un congrès extraordinaire du parti tenu le week-end dernier. M Ziguelé a ainsi été préféré à l'ancien président Ange-Félix Patassé, exclu du mouvement qu'il avait fondé pour ne pas respecter les principes du parti.

Candidat dès 2005, M Ziguelé avait été battu au second tour par l'actuel président François Bozizé, général qui avait renversé en 2003 M Patassé dont M Ziguelé avait été le Premier
ministre entre 2001 et 2003.

Ces derniers développements politiques s'inscrivent dans le cadre des hauts et des bas propres au pays : d'un côté, à la suite de considérables efforts diplomatiques qui avaient culminé en décembre dernier dans l'issue positive du Dialogue politique national et la formation d'un nouvel exécutif élargi à d'anciens groupes rebelles et membres de l'opposition, le Centrafrique semblait avoir surmonté sa période d'instabilités et se diriger vers une nouvelle voie ; de l'autre, les combats entre soldats et combattants rebelles se poursuivent, surtout dans les périphéries septentrionales du pays.

Le dernier épisode, rapporté par les médias internationaux, est survenu dans la région de Ndele. Là, à 600 kilomètres au nord-est de la capitale Bangui, dans la localité d'Akoursoulbak, les heurts entre militaires et rebelles de la Convention nationale pour la justice (Cnj) ont causé ces derniers jours la mort de 20 personnes et la fuite de milliers de civils. 

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 20:34

14 juin 2009
Centrafrique-Presse

 

L'ancien Premier ministre centrafricain Martin Ziguélé a été investi candidat à la présidentielle de 2O1O du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), lors d'un congrès extraordinaire du MLPC à Bangui ce week-end.

Président de la formation, Martin Ziguélé, plébiscité par l'ensemble des fédérations, s'est montré sceptique quant à l'organisation dans les délais du scrutin dont la date exacte n'est pas fixée.

"Le gouvernement doit nous dire comment il va s'y prendre pour établir dans les délais la liste électorale et comment il va s'y prendre pour rendre effectif le retour des déplacés, des réfugiés (notamment au Tchad et Cameroun), parce qu'ils ont le droit de voter", a-t-il lancé.

Déjà candidat à la présidentielle 2O05, M. Ziguélé avait participé au second tour, perdant contre l'actuel président le général François Bozizé, qui avait renversé le président Ange-Felix Patassé en 2003 alors que M. Ziguélé était Premier ministre (2001-2003).

Ange-Félix Patassé, dont Ziguélé était le Premier ministre, a lui été exclu du mouvement qu'il a fondé vendredi pour "non respect de la ligne directrice du parti". Le MLPC avait annoncé en 2006 avoir suspendu l'ancien président de toute activité politique pour les mêmes raisons.

Ange-Félix Patassé vit en exil au Togo depuis son renversement par François Bozizé. En décembre, il est rentré à Bangui, où il a séjourné un mois, à la faveur du "Dialogue politique inclusif", forum rassemblant majorité, opposition, rébellion et membres de la société civile.

M. Patassé a été président de la Centrafrique de 1999 à 2003 avant d'être renversé.

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