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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 00:39

19 juin 2008

APA

 

L’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé, a dénoncé, dans un communiqué parvenu jeudi à APA à Bangui, sa mise à l’écart du dialogue politique inclusif, forum censé ramener une paix définitive en Centrafrique après les mutineries militaires qui ont secoué ce pays.

 

«Je dénonce les manœuvres du pouvoir de Bangui qui tente, par tous les moyens, de m’écarter du dialogue politique qui, d’ailleurs, est un forum national de grande importance pour le retour d’une paix durable en Centrafrique», a souligné M. Patassé, dans son communiqué, publié à quelques jours de la signature d’un accord de paix global entre le gouvernement et les groupes armés.

 

L’ancien chef d’Etat «prend à témoin l’opinion nationale et internationale des conséquences qu’adviendraient suite à son exclusion du dialogue politique», un forum historique qui devait normalement démarrer le 15 juin.

 

La rencontre a été reportée à la mi juillet, le temps de permettre aux autorités centrafricaines de conclure, avec les quatre mouvements rebelles actifs au nord-est du pays, un accord de paix global et voter une loi d’amnistie générale conformément aux recommandations du Comité préparatoire du dialogue politique et la communauté internationale.

 

Exilé au Togo depuis son éviction du pouvoir, le 15 mars 2005, à la faveur d’un coup d’Etat perpétré par l’actuel président François Bozizé, Patassé est actuellement un leader contesté au sein de son parti du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) dont il a été évincé l’année dernière.

Il fonde beaucoup d’espoir sur sa participation au dialogue politique inclusif pour se refaire une santé politique et revigorer par la même occasion sa plateforme politique à la tête de laquelle se trouve actuellement Martin Ziguélé, un de ses anciens Premiers ministres.

 

La signature d’un accord de paix global devrait déboucher sur une amnistie générale qui devrait normalement permettre à M. Patassé, condamné par la justice centrafricaine, de prendre part au dialogue politique inclusif sans crainte d’être arrêté.

 

Il devrait en être de même pour Jean Jacques Demafouth, son ancien ministre de la défense, Abdoulaye Miskine, son ex-directeur de sécurité, et son ancien porte-parole Prosper N’doumba, également condamnés par la justice.

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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 00:11

19 juin 2008

Juliette Abandokwe

 

Echo du pays

 

Bangui est une ville malade. Les Centrafricains ne savent plus à quel saint se vouer.

 

Le Dialogue politique est au point mort.

Initialement prévu pour le 8 juillet 2008, il est renvoyé à fin juillet 2008.

 

Le décret de François Bozizé n'accorde à l'opposition qu'une place sur les quinze dans le Comité d'organisation du Dialogue qui vient d'être créé….

 

Autant dire que le Général-Prédateur-Président Bozizé se moque du monde entier! Et surtout il fait preuve d'un mépris total pour le peuple centrafricain, par lequel il a été pourtant "démocratiquement" élu en mars et mai 2005.

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 07:10

18 juin 2008

Diplomatie centrafricaine préoccupée!
  

Le ministre des Affaires Etrangères de l'Intégration et de la Francophonie, M. Dieudonné Kombo Yaya, a exprimé sa préoccupation sur la situation au Tchad voisin, de son retour de Cotonou au Bénin le 18 juin 2008, où il a pris part au côté du Chef de l'Etat François Bozizé, au 10ème Sommet de la Communauté des Etats Sahélo-Sahériens (Cen-sad).

 

« Nul ne peut se réjouir quand la maison de son voisin brûle », a déclaré le chef de la diplomatie centrafricaine au sujet du mouvement politico-militaire très actif au Tchad. Il a fait remarquer que cette question a été examinée par les Chefs d'Etat au cours du sommet et les deux délégations (Tchad et Soudan) ont été ramenées à la raison, a-t-il déclaré.


« Les Chefs d'Etat ont invité les deux pays notamment (Tchad et Soudan) à réfléchir davantage et rechercher des voies et moyens pour arriver à la paix », a-t-il dit.


Pour M. Dieudonné Kombo Yaya, la situation au Tchad est préoccupante dans la mesure où elle a des répercussions morales et physiques dans tous les pays de la Cen-sad d'une part et au niveau des frontières de la République centrafricaine, du Tchad et du Soudan d'autre part.

Rappelons que le thème de ce 10ème sommet était « Développement rural et sécurité alimentaire dans l'espace Cen-sad ». Le choix de ce thème a permis aux Etats membres de discuter de la crise alimentaire que connaît l'Afrique et de dégager des actes pouvant aider les pays à faire face à ce fléau.

 

 

Ndlr. Centrafrique-Presse : Quant on joue avec le feu on peut se brûler. Pendant longtemps, Idriss Déby a passé son temps à jouer au champion toutes catégories de la déstabilisation des pays voisins du sien croyant que lui, serait à l’abri de quelque trouble que ce soit. Kombo Yaya sert un vassal et un pantin instrumentalisé à volonté par un Deby qui a fait de la RCA une province du Tchad. A déstabilisateur, déstabilisateur et demi ! Toute politique impérialiste aura inévitablement son revers un jour. Aujourd’hui, c’est l’effet boomerang. La situation au Tchad ne cessera pas de les préoccuper et continuera à hanter leurs nuits jusqu’à la chute de leur suzerain aux abois…

ACAP
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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 06:58

16 juin 2008

Centrafrique Presse

 

Menaces d’interdiction de séjour en RCA de l’actrice Mia Farrow  

 

Selon des informations dignes de foi, le président Bozizé aurait proféré à son entourage, de sérieuses menaces d’interdiction de visite en République centrafricaine contre l’actrice américaine Mme Mia FARROW, ambassadrice de l’ONU pour l’UNICEF, qui a déjà séjourné à deux reprises en Centrafrique.

 

A l’occasion de ses visites notamment celle qu’elle a effectué au mois de mai 2008, Mme Mia FARROW a parcouru plusieurs localités des régions sinistrées de l’Ouham, l’Ouham-Pendé, la Haute Kotto et la Vakaga, où elle a pu constater la grande détresse et misère des mères et enfants centrafricains des zones affectées par les troubles politico-militaires. De retour à New York, elle en a rendu compte aux Nations unies et à la presse. Ses propos dont Bozizé s’est fait l’écho, ont mis ce dernier hors de lui.

 

La raison de la fureur de Bozizé serait due aux récentes déclarations faites par l’actrice américaine à la presse depuis New York où Bozizé se trouvait au même moment, dénonçant les violations de droits de l’homme qui continuaient toujours en Centrafrique.

 

Mme FARROW a souligné la responsabilité de la garde présidentielle de Bozizé dans les incendies de villages en disant que "Les gens nous ont raconté que beaucoup de villages brûlés l'avaient été par la garde présidentielle". Elle a qualifié la RCA d’être « un état virtuel en déshérence » et mis en cause l’autorité de Bozizé en ces termes : "Je ne pense pas que l'autorité du président François Bozizé s'étende bien loin en dehors de Bangui (la capitale), sauf peut être dans certaines villes où son pouvoir est toutefois précaire".

 

On peut comprendre que les vérités assénées par cette brave et admirable dame puissent ne pas être du goût de Bozizé qui préfère se détourner la face de ces tristes réalités de certaines régions de son propre pays qu’il s’est employé méthodiquement à détruire depuis sa calamiteuse rébellion jusqu’à maintenant où il est au pouvoir.

 

Mais ce n’est pas en empêchant l’ambassadrice de l’UNICEF de mettre pied en Centrafrique qu’il réussira à étouffer la vérité sur la « déshérence » de son pays dénoncée avec juste raison par Mme Mia FARROW.

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 06:54

11 juin 2008
X
inhuanet

Des tensions interethniques signalées au Nord-est de Centrafrique

 

La ville de Bria dans le Nord-est de la Centrafrique est le théâtre ces derniers jours des conflits ethniques entre Sara, Haoussa et Ronga contre les Goura, a  rapporté mercredi la radio Africa No.1.  Des ethnies concernées ont fait usage des armes à feux et  blanches dans ces affrontements violents dans la ville à 500  kilomètres de Bangui la capitale.      

 

Les ethnies Haoussa, Ronga et Sara accusent un Goura d'avoir  assassiné un collecteur de diamant Ronga à la fin du mois de mai.  La police est intervenue entre les deux camps en tirant des coups  de feux en l'air afin de rétablir l'ordre. 

 

Des individus armés de machettes ou de poignards étaient encore visibles mardi dans la région, a indiqué la radio africaine. 

 

Selon Africa No.1, des affrontements intercommunautaires ainsi  que des règlements de compte sont fréquents dans cette région. Des agissements qui trouvent leurs origines dans l'exploitation du diamant qui se déroule dans la contrée.

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 06:51

14 juin 2008

PANA 

 

Le Dialogue politique inclusif censé mettre fin à la rébellion dans le Nord de la Centrafrique, pourrait démarrer dans la troisième semaine du mois de juillet prochain, a-t-on appris de bonne source, vendredi à Bangui.

Le ministre de la Communication et du Dialogue, M. Cyriaque Gonda, qui est également coordonnateur du comité d'organisation du Dialogue politique inclusif, l'a implicitement annoncé à l'issue de la première réunion de ce comité, indiquant que ce dernier, créé le 8 mai dernier par décret du président de la République, disposait de 45 jours pour remplir sa mission.

Le décret présidentiel précise quant à lui que le comité d'organisation clôture ses travaux à la veille de l'ouverture des assises du Dialogue.
M. Gonda a également annoncé son arrivée dimanche à Libreville afin de signer un accord global avec les groupes armés actifs dans le Nord du pays, à savoir le Front pour la démocratie du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Michel Djotodia et l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de l'ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth.

Il convient de rappeler que dans son rapport remis au président de la République, François Bozizé, le 25 avril dernier, le comité préparatoire du Dialogue avait recommandé aux autorités centrafricaines de réaliser quelques préalables avant ce forum prévu à Bangui, à savoir notamment la signature d'un accord global avec les groupes armés et l'adoption de mesures législatives et judiciaires permettant à tous les protagonistes de la crise d'y prendre part.

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 06:48

9 juin 2008

Centrafrique Infos

 

La signature d'un accord global liant le gouvernement centrafricain à l'ensemble des groupes armés, retenu par le comité préparatoire comme préalable du "Dialogue politique inclusif", devrait avoir lieu à la mi-juin courant, à Libreville, au Gabon, a appris la PANA de source officielle samedi à Bangui.


 "C'est ce deuxième préalable que nous sommes en train de mettre en œuvre et il fallait maîtriser l'emploi du temps du président Bongo", (NDLR, chef de l'Etat du Gabon, médiateur dans la crise), a indiqué le ministre de la Communication et du Dialogue, Cyriaque Gonda, au cours d'un point de presse destiné à situer l'opinion sur le calendrier du "Dialogue politique inclusif", dont le comité préparatoire avait préconisé le début pour le 8 juin au plus tard.


 "Tout cela nécessite une coordination logistique et des moyens", a également déclaré M. Gonda, qui a justifié le retard pris sur le calendrier initial par la volonté du gouvernement de conduire le processus avec "sérieux", ajoutant que "le comité préparatoire, dans ses propositions, dit que l'organisation peut commencer à condition que les préalables soient réunis". Il s'agit notamment de la signature d'un accord global avec les groupes armés et de l'adoption de mesures législatives et judiciaires permettant à tous les protagonistes de la crise de prendre part au dialogue. M. Gonda a également annoncé la mise en place prochaine du comité d'organisation du dialogue, à l'issue d'un tour de table prenant en compte les forces vives, les militaro-politiques et les institutions de la République.


 "Le tour de table a été bouclé hier (NDLR, vendredi) et je crois que le projet est sur la table du Président de la République", a- t-il précisé, soulignant la volonté du gouvernement de faire prévaloir le consensus dans la mise en place de ce comité. En décembre 2006, le président centrafricain, François Bozizé, avait marqué son accord pour la tenue d'un dialogue politique destiné à mettre un terme à la crise née de l'existence de plusieurs groupes rebelles dans le Nord du pays. Le comité préparatoire mis en place à cet effet a déposé son rapport le 25 avril dernier, préconisant la tenue de ce forum à Bangui 45 jours après la remise de ce rapport.

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 06:45

7 juin 2008

Le Confident

 

Un Travail d'Ensemble, un Devoir National


Les couches sociales vont se retrouver autour d'une même table de négociation pour réfléchir ensemble sur les voies et moyens de ramener définitivement la paix dans leur pays et de se réconcilier autour des questions qui divisent. Au second semestre de 2008, quel bilan peuvent –ils tirer de plusieurs années de conflits militaro-politico-socio économiques qui ont tant hypothéqué le développement durable et l'avenir du pays ?

Le Dialogue National de 2003, qui devait sceller durablement la cohésion nationale pour la refondation de la République Centrafricaine sous l'impulsion directe du général François Bozizé Yangouvounda, l'homme du sursaut patriotique du 15 mars 2003, avait, en grande partie, pour objectif d'établir le bilan de nos échecs communs depuis le grand débat national de 1992 via les mutineries récurrentes qui s'en suivirent cinq années plus tard.

La plus large évaluation jamais réalisée ensuite par des experts nationaux et internationaux dans le domaine du rétablissement de la paix et du maintien de l'ordre public a permis de constater que, si des progrès notables ont été réalisés pour la défense des droits de l'homme et la protection du citoyen, la concorde nationale reste un sujet de vives préoccupations dans l'ensemble du pays aussi bien en matière d'iniquité sociale que du bien-être collectif.

Des centaines d'individus croupissent dans la misère- et n'ont pas accès, comme il se doit, à la scolarisation et aux soins de santé primaires. Nombreux sont ceux des régions éloignées qui ignorent la notion élémentaire de la citoyenneté à cause de la pauvreté et de l'exclusion, deux causes principales de cette grave situation. Elles semblent justifier certaines révoltes commuées parfois en rébellion.

L'une des priorités du prochain forum national devrait être la réduction des inégalités sociales. La paix et la cohésion nationales sont des bien fragiles et encore inégalement partagés par tous d'Est en Ouest et du Nord au Sud.

Le Dialogue et la tolérance en sont les principales portes d'accès. Celles-ci, pour être utiles et fonctionnelles, doivent être en relation avec la redistribution des biens communs et l'amélioration des conditions de ceux auxquels elles reviennent.

Les efforts que la communauté nationale et internationale déploient pour le succès du Dialogue Politique Inclusif Inter centrafricain témoignent que les nouveaux combats en valent bien la chandelle et que la lutte est encore longue pour que ces portes soient ouvertes à tous ceux auxquels le Dialogue permanent et la tolérance fraternelle s'imposent comme une nécessité vitale et incontournable. Pour cette pérennité efficace du dialogue inter centrafricain, il doit être entretenu, à tous les niveaux, tout au long de la vie.

Le gouvernement et l'opposition placent le dialogue en tête de leurs préoccupations. Mais, la mobilisation de la communauté internationale dans son ensemble pourra aider à jeter les bases d'une démocratie participative et efficace. Seul l'intérêt supérieur de la nation et la sagesse suprême de Dieu leur permettront d'y faire face.

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 19:50

 

 

À quelques jours de l’ouverture du Dialogue politique inclusif prévu pour ce mois de juin en Centrafrique, l’ex-président Ange-Félix Patassé, déposé en 2003, annonce son retour au pays. Depuis sa somptueuse résidence à la Cité OUA à Lomé, la capitale togolaise où il vit en exil, l’ingénieur agronome se fait le chantre de la réconciliation. Rencontre avec celui qui se considère toujours comme le «président légitime» de la République centrafricaine.

 

Interview exclusive

Propos recueillis à Lomé par Etonam Akakpo-Ahianyo

 

Continental : Comment vivez-vous votre exil au Togo ?

Ange-Félix Patassé : Je m’y sens bien. Je consacre la majeure partie de mon temps à travailler sur plusieurs projets bénéfiques au Togo, à mon pays, et à l’Afrique. J’entretiens d’excellentes relations avec les autorités togolaises parce que le président Faure Gnassingbé a pris une série de mesures pour assurer ma sécurité et celle de ma délégation, comme son père l’avait fait. Les ministres du gouvernement m’accompagnent également dans mon projet de production de biocombustible à partir du penicetum pulpurium, herbe appelée «adako». Actuellement, je suis dans la phase de fermentation méthanique de l’adako pour fabriquer du biogaz, dont une partie va servir à la production d’électricité et le reste pour faire du biocarburant. Si la phase expérimentale nous donne des résultats concluants, d’ici l’année prochaine, le Togo pourrait faire face à la crise énergétique grâce à la vulgarisation de cette recherche.

 

Ne craignez-vous pas, en rentrant, d’avoir maille à partir avec la justice qui vous a condamné par contumace ?

Il n’y aura aucune poursuite, ni arrestation, parce que je connais mes capacités et le Seigneur est avec moi. S’il y a un danger, il ne peut pas me laisser partir pour la République centrafricaine. J’ai reçu, du 18 au 21 avril à Lomé, une délégation venue de Bangui avec laquelle j’ai discuté des préparatifs du dialogue. J’ai clairement exprimé mon accord pour prendre une part active à ces assises afin d’apporter ma part à la reconstruction nationale. Mon peuple souffre et je ne peux pas le voir souffrir indéfiniment. C’est pourquoi j’ai répondu oui à son appel. Pour ce qui est de la condamnation par contumace, la justice a fait un soidisant jugement. Si j’avais reçu une convocation du tribunal, je m’y serais présenté. Dans cette affaire, c’est plutôt moi qui serais l’accusateur et non l’accusé. Il est temps que les Centrafricains se rencontrent, discutent entre eux pour trouver une solution définitive susceptible d’instaurer la paix pour que le peuple retrouve sa sérénité.

 

Quel regard portez-vous sur la Centrafrique dirigée par votre ancien ami, mais aussi votre tombeur, le général François Bozizé ?

Pour le moment, cette question n’est pas à l’ordre du jour. Je ne voudrais pas endosser la responsabilité de créer une situation de crise avant même l’ouverture du Dialogue inclusif. En ce qui me concerne, je suis fier de dire que, pendant mon mandat à la tête de la République centrafricaine, je n’ai jamais jeté un homme politique en prison. J’ai donné l’indépendance totale aux magistrats qui rendaient la justice selon la loi. Je donnais même mon argent personnel au Trésor public pour payer les fonctionnaires. Il faut que nous allions à ce dialogue dans la sérénité. L’heure n’est pas à la condamnation, mais à la réconciliation.

 

Vous ne retournez donc pas en République centrafricaine dans l’espoir de reconquérir le pouvoir ?

La question du pouvoir n’est pas à l’ordre du jour. Il ne faut pas échafauder ce genre d’hypothèses et susciter inutilement des problèmes. Il vaut mieux être au-dessus des questions d’intérêts personnels et d’amourpropre pour voir l’intérêt supérieur du peuple centrafricain. Laissons le temps au temps.

 

Qu’attendez-vous réellement de ce Dialogue politique inclusif ?

Au cours de cette rencontre fraternelle, nous passerons en revue beaucoup de sujets. Il n’est pas question, et il ne sera pas question de jouer au chat et à la souris. Les Centrafricains prendront leurs responsabilités et moi, en tant que président légal et légitime de la République centrafricaine, je n’entends pas effleurer seulement les problèmes. Il faut qu’on aille au fond des choses pour analyser les raisons qui ont motivé toute cette série de coups d’État. C’est pourquoi j’ai proposé qu’avant ce dialogue, une rencontre préliminaire ait lieu entre l’ancien président André Kolingba, Monsieur François Bozizé et moi-même, en présence du président gabonais Omar Bongo Ondimba et du Guide libyen Mouammar Kadhafi ou de leurs émissaires. Car il faut que nous, qui sommes les premiers acteurs de la vie politique centrafricaine, nous nous disions toutes les vérités afin de déboucher préalablement sur une solution à notre niveau. Ce faisant, nous aurons expurgé tous les points contentieux.

 

Que pensez-vous de la crise financière et alimentaire actuelle?

L’Afrique ne peut pas continuellement être à la traîne. La crise que nous connaissons aujourd’hui est un mal nécessaire. L’heure est au réveil des Africains pour trouver des solutions appropriées. La recherche, tant dans le domaine agricole que dans les autres secteurs, constitue un passage obligé. Je suis fâché contre la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. J’espère que ces deux institutions, qui sont à l’origine du malheur de l’Afrique, auront compris que cette crise est une gifle à leur politique et que leurs nouveaux dirigeants vont changer de méthodes.

 

Quelle est la nature de vos relations avec la France?

Au temps du président François Mitterrand, je n’étais pas d’accord avec le gouvernement français sur certains points. Mais quand nous étions allés à la dernière cérémonie du 14 juillet à laquelle Mitterrand avait assisté avant la fin de sa vie, il m’a serré la main et m’a dit : « Patassé, je vous félicite, continuez!» En ce qui concerne l’actuel président français, Nicolas Sarkozy, nous nous entendons bien et nous nous entendrons très bien. Lors du dernier sommet France-Afrique auquel j’avais assisté à Paris (19-21 février 2003, avant d’être déposé le 15 mars, ndlr), Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, est venu à pied pour me rencontrer à mon hôtel où nous avons discuté de plusieurs sujets pendant plus d’une heure. C’est un homme de changement et moi aussi je suis un homme de changement, donc on ne peut qu’entretenir de bonnes relations.

 

Finalement, vous rentrez en Centrafrique en tant qu’ex-président où «président légitime» comme vous avez l’habitude de le dire ?

Je rentre dans un esprit de dialogue et de réconciliation. Je ne réclame rien. Mais, même si cela ne se dit pas tout haut, tout le monde sait que le vrai président, c’est Patassé. 

6 juin 2008
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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 19:40

5 juin 2008

APA (presse nationale)

Lancement d'une campagne de lutte contre la fraude en Centrafrique

 

Le Premier ministre centrafricain Faustin Archange Touadéra a lancé mercredi à Bangui une campagne de lutte contre la fraude dans tous les secteurs de l’administration centrafricaine.

 

«Le gouvernement doit, avec courage et ténacité, combattre la fraude par tous les moyens crédibles», a déclaré M. Touadéra au cours de la réunion tenue à cette occasion avec les responsables et les experts des régies financières.

 

Selon le chef du gouvernement centrafricain, les difficultés rencontrées dans l’exécution du budget de l’Etat résident en partie dans la généralisation de la fraude dont l’ampleur remet en cause les efforts du gouvernement en ce qui concernent l’assainissement des finances publiques et la mobilisation des ressources nécessaires à la satisfaction des besoins essentiels de l’Etat.

 

Les conclusions, les analyses et les propositions issues de la campagne anti fraude feront l’objet d’une note au conseil des ministres, afin que des mesures appropriées soient prises pour lutter contre ce fléau qui gangrène l’administration centrafricaine.  

 

Ndlr centrafrique-presse : Du bluff ! Ce ne sont que des gesticulations visant à duper l’opinion publique. Tout cela n’est point crédible. Quel est le bilan de la fameuse opération contrôle paiement de Elie Doté qui n’a pas pu être mené jusqu’au bout? Dès qu’on a épinglé des ministres et quelques galonnés, cela s’est arrêté net, comme par enchantement. Nous voici encore en face d’un autre bluff qui n’abusera plus personne.

 
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