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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 14:19
03/03/08

Noël Ndong – Les Dépêches de Brazzaville

 

Les compétences de la CEMAC transférées à la CEEAC pour la paix en Centrafrique

Le Conseil des ministres du Conseil de paix et de sécurité en Afrique centrale (COPAX),  qui s'est déroulé les 25 et 26 février à Libreville au Gabon, sous la présidence du ministre des Affaires étrangères et de la coopération de la République démocratique du Congo (RDC), Antipas Mbusa Nyamwisi, s'est achevé sur la décision de transférer toutes les compétences de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) à la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) en vue de la paix en République centrafricaine (RCA). 

 

Selon le communiqué final, le conseil des ministres du COPAX a validé la démarche proposée par le comité des ambassadeurs relative au transfert d'autorité de la CEMAC à la CEEAC pour la mission de paix en RCA. 

 

Le conseil des ministres a également pris acte des évolutions stratégique et sécuritaires dans le Golfe de Guinée et a reconnu la nécessité d'une gestion communautaire de ces enjeux. 

 

Le catalogue des unités 2010 de la première brigade régionale en attente a été signé par certains Etats membres. Sont attendue les signatures de l'Angola, du Cameroun et de Sao Tomé et Principe. 

 

Le conseil des ministres a enfin exprimé sa vive préoccupation devant les risques d'insécurité coïncidant avec un grand nombre de processus électoraux sur le continent africain. Il a aussi manifesté sa détermination à éviter les dérives violentes susceptibles de menacer la paix en Afrique centrale dans le cadre de ces processus. 

 

Les séminaristes ont ainsi sollicité la convocation à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC), d'une réunion extraordinaire de la Conférence des chefs d'Etat et du gouvernement sur la situation sécuritaire au Tchad. 

 

Antipas Mbusa Nyamwisi, dont le pays assure la présidence tournante de la CEEAC, a été mandaté par le président Joseph Kabila pour expliquer aux chefs d'Etat de la région le bien-fondé d'un sommet extraordinaire de la CEEAC sur le Tchad. Après Malabo en Guinée équatoriale, le chef de la diplomatie de la RDC se rendra à Bujumbura au Burundi, à Luanda en Angola et à Yaoundé au Cameroun.  

 

L'objectif du sommet de Kinshasa est de proposer une solution de paix au Tchad et dans la sous-région, d'une part, et accélérer l'intégration sous-régionale afin de favoriser le développement de l'Afrique centrale dans « un environnement de cohabitation pacifique », d'autre part.  

 

La conférence de Libreville avait, entre autres résolutions, recommandé que les  pays de la CEEAC répondent aux besoins humanitaires issus des affrontements de N'Djamena entre les troupes régulières tchadiennes et les rebelles venus du Soudan.

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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 13:00
04/03/08

Ce que m'inspire la situation en Centrafrique

Par Adrien de Saint Serge Poussou

 

République d'Afrique jugée économiquement inutile, carrément effacée de la carte du monde (du point de vue économique et diplomatique), comme chacun sait, le Centrafrique donne aujourd'hui l'image d'un bateau ivre et sans repère. Tribalisme, concussion, gabegie, enrichissement facile et illicite, des nombreux détournements impunis des biens et deniers publics, les exécutions extrajudiciaires et extralégales sont devenues de véritables sports nationaux dans notre pays. La République centrafricaine est plus que jamais un pays parmi les plus misérables de la planète. Elle est classée à la tête du championnat de la connerie africaine.

 

Dans notre pays, des chefs de villages ou des chefs militaires se sont querellés pour se transformer en « Chefs d'Etat » et diriger un véritable désert économique, peuplé de mendiants et de délinquants au col blanc. En Centrafrique, on ne retrouve que des hommes politiques véreux qui, depuis plus d'une quarantaine d'année, sont incapables de mieux diriger leur propre pays. Ils exploitent le peuple par-dessus le marché à leurs profits personnels.

Tous sont des mystiques et sanguinaires grands criminels contre l'humanité, des sangsues qui font saigner la population. C'est souvent des caméléons équilibristes qui changent de camp à n'importe quel moment afin de satisfaire leurs besoins du ventre. Dans notre pays, on rencontre des trafiquants de tout poil. Des fonctionnaires et Agents de l'état qui sont pour la plupart corrompus jusqu'à la moelle épinière et payés à ne rien faire, parce que sans moyens pour faire quoi que ce soit. Au pays de Bangassou, Rafaï, Zemio et Karnou, pour ne citer que ceux-ci, l'on rencontre aussi des intellectuels guidés par des ambitions carriéristes, plus enclins à se remplir les poches, qu'à créer les conditions du décollage économique effectif de leur patrie. Une minorité est souvent muselée, condamnée soit à la compromission avec les dirigeants emmurés dans leur tout d'ivoire, faite de coterie clanique et tribale, soit à l'action clandestine ou à l'exil.

Face à cette situation inextricable que doit-on faire pour s'en sortir ? Observer le silence c'est opter mutuellement à notre corps défendant pour le suicide collectif. C'est mourir à petit feu sans s'en apercevoir. Ainsi donc, chaque centrafricaine et chaque centrafricain épris de paix et pourquoi pas de bonheur, se doit de dénoncer cette situation ouvertement et publiquement. Nous ne devons pas accepter que nos compatriotes meurent comme des mouches à cause de l'irresponsabilité de l'incompétence ainsi que de l'inconscience des dirigeants plus enclins à se remplir les poches qu'à créer les conditions du développement social durable. L'histoire demande toujours des comptes, dit-on. Nos enfants aussi !

Mais dénoncer pour dénoncer ne suffit pas. Ce ne sont d'ailleurs pas les beau discours de salon et des formules toutes faites qui donneront le Kobë, le Nginza et le Séni (nourriture, argent santé) à nos compatriotes. Nous devons nous arrêter un temps soit peu pour nous interroger sur notre part de responsabilité dans cette incurie que vit le pays. L'heure n'est plus aux discours lénifiants, ni à la logomachie, encore moins la diarrhée vernale décousue de sens. L'heure est à l'action et l'engagement total et courageux. Si nous changeons nos pensées et actions, nous changerons le pays. Honte à nous si cette rengaine de paresse physique et intellectuelle nous domine encore. Honte à nous si nous ne tirons pas les leçons de ce passé tumultueux et pathétique de notre pays. Honte à nous si demain on ne nous cite pas en exemple. Où avons-nous laissé l'unité, la dignité et le travail ? Dans quel tiroir poussiéreux de l'oubli avons-nous rangé la réputation de notre pays, j'adis considéré comme la Suisse africaine ? Ressaisissons-nous Centrafricain !

Nous avons déjà ciblé les vrais maux qui gangrènent le pays. A notre sens, ces maux sont avant tout et essentiellement économiques. Comme le souligne si bien le professeur émérite Théophile Obenga, le patriotisme qui est rien d'autre que le sang lié à la terre natale, doit nous pousser à tout faire pour nous réapproprier tous les secteurs essentiels de l'économie nationale. Ne laissons plus notre économie entre les mains des étrangers. Ils ne sont pas là pour nous aider à développer notre pays, mais plutôt pour s'enrichir. Ils vont développer leurs propres pays. Avions nous déjà vu un commerçant étranger, qui par essence est un chercheur de profits et de bénéfices aider à développer son pays d'accueil ? En tout cas c'est rare !

Aujourd'hui et plus que jamais la partie nous appelle. Les ancêtres nous observent, non sans avoir honte de nos errements. Allons-nous devenir digne de leurs respects ou continuer à bêler comme des moutons et à rejeter la responsabilité de nos malheurs sur les autres. Il n'y a vraiment plus d'anathèmes qui tiennent. Debout filles et fils de Centrafrique ! De nos ancêtres, la voix nous appelle.

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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 12:57
04/03/08

Prospert Yaka Maïde

L’Indépendant


Nous ne comprenons pas, le peuple martyr de Centrafrique encore moins, que le président François Bozizé ne comprend pas encore que ses interventions quotidiennes, intempestives et directes dans les affaires judiciaires, menacent l'indépendance de celle-ci.

Tel est l'enseignement que l'on peut tirer de la réhabilitation de la cour constitutionnelle. Cet organe qui en principe se devait d'assurer la régulation de l'ensemble des institutions nationales avait été suspendu de fait par le chef de l'Etat, suite à l'imbroglio né de l'affaire dite Total contre l'Etat centrafricain (lire nos précédents articles sur le sujet).

En clair dans la perspective des consultations électorales de 2010, encore faille-t-il que le calendrier électoral soit respecté, le Général Bozizé a voulu lancé un signale fort à l'endroit des membres de cette institution qu'il juge réfractaires : si vous ne rentrez pas dans les rangs je vous fais remplacer par mes proches, tel est en substance le message que l'homme du 15 mars a délivré à ces juges. 

Le revers de cette médaille

Qu'on se le dise, les conflits armés qui perdurent depuis de nombreuses années dans notre pays entravant son développement sont les conséquences directes de la gestion monarchique, clanique et opaque des affaires de l'Etat qui n'existe plus que de nom comme l'a démontré maints rapports des organisations internationales dont le dernier en date est celui de l'International Crisis Group.

Cette situation ne peut qu'engendrer des frustrations à l'origine des conflits, synonymes d'un acte de vengeance, au-delà des revendications corporatistes et politiques : lorsque les institutions de la république de fonctionnent pas parce qu'elles sont phagocytées par une minorité des hommes de paille du pouvoir et que leurs gestions sont marquées par l'omniprésence d'un cercle et d'un clan familial dans les circuits économiques et financiers, la majorité ne saurait éternellement croiser les bras, d'où la naissance des crises. Qui plus est, l'exclusion, le clientélisme politique, la gabegie et la terreur militaire érigés en système de gouvernement par les hommes du Général-Président ne peuvent qu'alimenter les conflits et contribuent à créer une instabilité chronique dans le pays.

A cela s'ajoute une violation quasi-quotidienne et systématique de la constitution de la république. François Bozizé continue de cumuler son mandat avec les fonctions de Ministre de la Défense en violation des disposition de l'article 23 de la constitution qui lui interdit d'occuper une autre fonction que celle de Président de la République. Que dire des violations répétées des droits de l'homme et du droit international humanitaire ?

Or, lorsqu'on part du sacro-saint principe de la séparation des pouvoirs, le Général Bozizé qui est à la tête d'une institution de la République au même titre que la cour constitutionnelle, ne saurait donc donner à ses membres une quelconque injonction comme il l'a pourtant fait le mardi dernier lors de sa rencontre à la présidence avec les juges de ladite cour.

En présence du gouvernement, du corps diplomatique et du président de l'Assemblée Nationale, François Bozizé a reproché les juges de la cour constitutionnelle d'avoir « un comportement léger ». Il les a enjoints d'ailleurs d'exercer leurs fonctions avec « dignité et honnêteté, au risque de le voir prendre des décisions dont la constitution lui confère le pouvoir ». Soit. Mais le non respect de la loi est un accumulateur de colère et des tensions sociales.

S'il est vrai que la constitution de la république confère au président de la république un certain nombre de prérogatives, il n'en demeure pas moins qu'elle lui assigne des obligations et des devoirs. Autrement dit, cette lecture en diagonale de la constitution faite par François Bozizé est péremptoire. Autant il cite la constitution lorsque celle-ci sert ses intérêts, autant il se doit de respecter ses dispositions afin d'éviter les quiproquos. Comme le souligne Mao TSE-TOUNG, une seule étincelle peut mettre le feu à la prairie. Hélas ! Dans le cas centrafricain ce sont des dizaines de milliers d'étincelles qui ont mis le feu à la maison Centrafrique qui brûle sans que personne, du moins ceux qui le dirigent, s'en aperçoive.

Nous ne le diront jamais assez, le respect des textes fondamentaux constitue la pierre angulaire de l'édification d'un Centrafrique juste moderne et prospère. Cette mise en application des dispositions de la constitution de notre pays passe nécessairement par le respect de la justice.


A bon entendeur…, la patrie reconnaissante.

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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 14:18

YAOUNDE, 3 mars (Xinhua) -- Le gouvernement centrafricain  devait verser dès lundi les deux mois de salaires qu'il a promis  aux leaders des syndicats des fonctionnaires le 22 février dernier, a rapporté la radio africaine. 

 

Les syndicats des fonctionnaires centrafricains ont menacé de  reprendre la grève si le gouvernement ne tient pas à sa promesse. 

 

Les syndicats des fonctionnaires, qui ont lancé un mot d'ordre  de grève le 2 janvier dernier, réclament au gouvernement du  président François Bozizé 7 mois d'arriérés de salaires et au  total 42 mois pour les gouvernements successifs allant d'André  Kolingba, Ange Félix Patassé à François Bozizé. 

 

Les fonctionnaires exigent également que soit revue la  situation de leurs avancements que prévoit la fonction publique.  Depuis des années ces avancements sont bloqués.

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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 12:24
3/3/2008 - Xinhua

 

Un groupe de rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) sont passés en Centrafrique, pays depuis lequel ils mènent raids et enlèvements, a confirmé une officielle du gouvernement à Kampala.

Ruth Nankabirwa, ministre de la Défense, a dit à la presse vendredi que davantage de combattants du groupe rebelle, qui négocie aujourd'hui un accord de paix avec le gouvernement, quittent leurs caches en République démocratique du Congo pour se rendre en Centrafrique.


"Je confirme que la LRA va vers la Centrafrique et est en Centrafrique", a-t-elle déclaré, ajoutant que le gouvernement, qui utilise la diplomatie avec la Centrafrique pour évoquer cette présence des rebelles, étudie ce que cela signifie par rapport au processus de paix.

La LRA serait responsable de la mort de dizaines de milliers de personnes et aurait fait 1,4 million de sans-abris dans le nord de l'Ouganda.

Selon Joseph Ngere, vice-gouverneur d'Equatoria de l'Ouest dans le sud-Soudan, cité par le quotidien officiel New Vision, des rebelles de la LRA sont passés de Centrafrique au Soudan le 19 février et ont tué 11 personnes. 27 autres ont été enlevées.

C'est la deuxième fois que ce type de déplacement de la LRA est évoqué. Elle rejoindrait l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), un groupe rebelle en Centrafrique.

Le président centrafricain Francois Bozize, qui s'est rendu en Ouganda l'année dernière, a assuré son homologue ougandais Yoweri Museveni que son gouvernement enquêterait sur la présence supposée de la LRA en Centrafrique.

Sur les négociations de paix entamées en juillet 2006, le groupe rebelle a affirmé qu'il ne signerait aucun accord de paix définitif tant que les mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale contre certains de ses dirigeants ne seraient pas annulés, une demande refusée par le gouvernement qui souhaite la signature préalable de l'accord.

Le désarmement de la LRA, sa démobilisation et sa réintégration font l'objet des négociations actuelles et un accord devrait être signé la semaine prochaine.

Les négociations, sous la médiation du gouvernement du sud- Soudan, sont vues comme la meilleure chance de mettre un terme à l'insurrection de la LRA, un des plus longs conflits d'Afrique.

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 15:12
APA - Abidjan (Côte d’Ivoire)

Le gouvernement de la Centrafrique veut s’inspirer du dialogue direct mené en Côte d’Ivoire pour sortir le pays d’une longue crise socio - politique, a appris APA de source officielle, mercredi à Abidjan.

 

« Nous avons pensé qu’il est toujours intéressant de pouvoir tricher chez les bons élèves. La Côte d’Ivoire a donné un exemple d’une réconciliation qui est en train de faire son bonhomme de chemin de manière positive », a déclaré le ministre centrafricain de la Communication, du Civisme, du dialogue et de la Réconciliation nationale, M. Cyriaque Gonda au sortir d’une audience avec le Premier ministre Guillaume Soro.

 

L’entrevue entre les deux responsables politiques a aussi porté sur des questions de la réconciliation nationale, du dialogue politique en préparation en Centrafrique.

Selon M. Gonda, avec l’avancée qu’il y a eu dans le cadre du dialogue direct, le désarmement, la réinsertion sont des éléments qui doivent accompagner le processus.

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 10:10

Le ministre belge des Affaires étrangères Karel De Gucht a refusé une décoration que voulait lui remettre François Bozizé, le président de la République centrafricaine. Ce dernier, au pouvoir depuis 2003, est responsable, selon l'organisation humanitaire Human Rights Watch, de la mort de centaines de civils, écrit ce vendredi le quotidien flamand De Morgen.

L'idée de décorer le chef de la diplomatie belge émanait aussi de l'ambassadeur belge en poste en République centrafricaine. M. De Gucht aurait dû recevoir "La cravate de commandeur de l'Ordre de la reconnaissance nationale", la plus haute distinction remise en République centrafricaine. Elle représenterait également un signe de reconnaissance du régime et un soutien implicite de Karel De Gucht.

Le refus de cette décoration par un ministre des Affaires étrangères, est considéré comme discourtois. S'il l'accepte, il donne l'impression de légitimer un régime qui pose question. M. De Gucht a préféré refuser cette décoration. (belga)

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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 15:16

28/02/08
Source: United Nations Department of Public Information 

Conférence de presse de Toby Lanzer, Coordonnateur des opérations humanitaires des Nations Unies en République centrafricaine


Bien que la crise que traverse la République centrafricaine soit principalement liée à sa situation politique intérieure, la frontière commune de ce pays avec le Tchad, le Soudan et la République démocratique du Congo le place dans une position d'autant plus délicate, a expliqué ce matin Toby Lanzer, le Coordonnateur des opérations humanitaires des Nations Unies sur place.

 

Venu donner une mise à jour de la situation humanitaire en République centrafricaine, M. Lanzer a expliqué que les Nations Unies y jouaient un rôle déterminant au niveau national, notamment par l'intermédiaire du Représentant spécial du Secrétaire général, pour amener le Gouvernement et les groupes rebelles à entamer cet été un dialogue national inclusif.

Cependant, a souligné le Coordonnateur, le nord-est du pays est actuellement emprunté par des groupes rebelles comme voie de transit d'un pays à l'autre, mais aussi comme base arrière de ces mêmes factions et quartier général des opérations qu'elles lancent au Tchad et au Darfour. Par conséquent, 300 000 personnes ont été déplacées de leurs villages, dont près d'un tiers viennent du Darfour et du Cameroun.

 

M. Lanzer a exprimé sa profonde préoccupation devant la multiplication des violences sexuelles dans le nord de la République centrafricaine, où près de 15% des femmes et des filles en auraient été victimes. Ces actes sont perpétrés par des rebelles et des pillards, a-t-il déclaré. Grâce à leur présence dans la région et à leur coopération avec un nombre croissant d'organisations non gouvernementales, les Nations Unies viennent en aide aux populations déplacées.

 

Le Coordonnateur a ainsi indiqué qu'avec l'aide de 300 ONG, l'ONU s'efforçait actuellement de répondre aux défis humanitaires qui se posent aux personnes déplacées, en leur distribuant de l'eau potable, des vivres et des trousses sanitaires d'urgence. Des « écoles de la brousse » ont également été ouvertes, qui dispensent un enseignement à près de 75 000 enfants, lesquels sont également nourris et vaccinés.

 

L'appel humanitaire lancé en 2008 pour le nord de la République centrafricaine s'élève à 92 millions de dollars, dont 32 sont nécessaires de toute urgence. Répondant à une question, M. Lanzer a confirmé qu'à ce stade, seulement 10% de cet appel a été financé. Mais il s'est voulu rassurant, expliquant que ce pourcentage n'avait rien d'inhabituel pour un début d'année.

 

Soulevant le problème de la réforme du secteur de la sécurité, dont dépend la consolidation des institutions démocratiques dans le pays, le Coordonnateur a fait état de progrès, grâce notamment au soutien apporté par la France. Il a annoncé que le Gouvernement centrafricain présentera son projet de réforme en avril.

 

Un journaliste a interrogé M. Lanzer au sujet des informations selon lesquelles l'Armée pour la restauration de la République et la démocratie aurait déclaré qu'à moins que l'ancien Président de la République centrafricaine, M. Ange-Félix Patassé, soit autorisé à rentrer dans son pays, le dialogue national devrait se tenir à l'étranger. Il a répondu que des efforts étaient déployés pour amener ce groupe rebelle, l'un des trois concernés, à prendre part au dialogue. Quant à la question de savoir si M. Patassé devrait être associé à ce dialogue, le Coordonnateur a répondu que cette question devrait être posée au Gouvernement centrafricain.

 

Interrogé ensuite au sujet des mouvements de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) en République centrafricaine, il a déclaré qu'il n'était pas en mesure de pouvoir confirmer la présence de ce groupe dans le pays. Il a également estimé que la question de savoir si le Gouvernement centrafricain accepterait d'émettre des mandats d'arrêt à l'encontre de membres de la LRA, en cas de présence avérée, devait également être posée au Gouvernement.

 

Environ 15% des effectifs de la Force de maintien de la paix de l'Union européenne (EUFOR) seront stationnés dans le nord-est de la République centrafricaine, ce qui représentera environ 400 personnels, sans compter le personnel civil d'appui, a précisé M. Lanzer à une autre question. Ce déploiement enverra un signal de soutien fort de la part de la communauté internationale aux populations civiles dans la région, a-t-il jugé en conclusion.

 

À l'intention des organes d'information • Document non officiel

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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 13:08
27/02/2008

 

Au nom de la patrie en grand danger un dialogue politique véritablement inclusif est plus que primordial, il est indispensable !


© Copyright L'Indépendant

Par Adrien de Saint Serge Poussou

Pour y parvenir, celui qui est aujourd'hui considéré comme le premier citoyen centrafricain, donc patriote par l'essence même de cette considération doit, il n' y a plus d'autres alternatives, suivre l'esprit positif, objectif, manifestement avant-gardiste et incontestablement rassembleur des signataires du manifeste pour un dialogue véritablement inclusif en Centrafrique, qui n'ont été guidés que par les intérêts supérieurs de la nation et non par des calculs politiciens bassement égoïstes de tous les opportunistes et Gui Kobë Ti yanga de la périphérie du pouvoir qui ne font pas mystère sur leur intention de vider le prochain dialogue de sa substance. Ceux-ci pensent à tort ou à raison que tel voulu et réclamé par le peuple, le prochain dialogue politique favorisera le retour d'autres larrons et grands gosiers à la mangeaille nationale. Soit. Mais de là à ignorer le grand danger qui guette la patrie, c'est faire partie des ennemis du progrès social de notre pays.

Nous ne comprenons pas, le peuple martyr de Centrafrique encore moins, que François Bozizé, qui a longtemps côtoyé les sérails du pouvoir dans notre pays, d'abord comme aide de camp de l'empereur Bokassa 1er, ensuite comme éphémère ministre de l'information d'André Kolingba, puis chef d'état major de l'armée centrafricaine du temps d'Ange Patassé, n'a pas encore tiré les leçons nécessaires d'un passé ressent aussi bien tumultueux que pathétique.

Est-il vraiment besoin de rappeler que le pays va mal ? Faille-t-il encore forcer l'évidence en affirmant que notre cher et beau pays se trouve à la croisée des chemins ? Par conséquent, il est urgent, voire même impérieux que les Centrafricains se mettent au tour de la table et se parlent franchement entre les quatre yeux, car ils ont des choses à se dire. Nous devons coûte que coûte dialoguer. Il n'y a pas d'autres alternatives au dialogue. Les va-t-en guerres et autres thuriféraires fieffés n'ont vraiment plus droit de cité en Centrafrique. Cela doit être compris par François Bozizé, l'actuel garant de la pérennité de notre pays et la de la paix sociale sans laquelle, il est à la fois illusoire et dérisoire d'envisager un quelconque effort pour le développement de la nation.

Le président François Bozizé, pointé du doigt par les différent rapports des organisations non gouvernementales de défense des droits de l'homme, affaibli par les condamnations quoique de facette, et les pressions certes très molles de la communauté internationale, n'a plus d'autres choix que de s'engager totalement et courageusement dans la voie d'un dialogue politique véritablement inclusif, cela va de la survie du peuple centrafricain. Les armes ont montré leurs limites. La force du biceps ne sert plus à rien, elle est couteuse et fatigante. Les forces extérieures ne seront pas éternellement à ses côtés pour le sauver des impasses. Le salut de son régime ne peut venir que du peuple centrafricain.

Pour y parvenir, celui qui est aujourd'hui considéré comme le premier citoyen centrafricain, donc patriote par l'essence même de cette considération doit, il n' ya plus d'autres alternatives, suivre l'esprit positif, objectif, manifestement avant-gardiste et incontestablement rassembleur des signataires du manifeste pour un dialogue véritablement inclusif en Centrafrique, qui n'ont été guidés que par les intérêts supérieurs de la nation et non des calculs politiciens bassement égoïstes de tous les opportunistes, Tè Ka Mo Tè Gué et Gui Kobë Ti Yanga de la périphérie du pouvoir qui ne font pas de mystère sur leur intention de vider le prochain dialogue de sa substance. Ceux-ci pensent à tort ou à raison que tel voulu et réclamé par le peule, le prochain dialogue politique favorisera le retour d'autres larrons et grands gosiers à la mangeaille nationale. Soit. Mais de là à ignorer le grand danger qui guette la patrie, c'est faire partie des ennemis du progrès social de notre pays.

La République en danger, on ne saurait encourager son morcellement par des guerres larvées sur l'ensemble du territoire national. Pour une paix durable, effective et définitive, il est hors de question d'écarter du prochain dialogue certains acteurs majeurs de la crise centrafricaine.

Non pas que nous donnons carte blanche à ceux qui ont le sang des Centrafricains sur les bras. Mais nous estimons qu'en situation de crise, la logique de pardon doit être de mise. Qui n'a pas perdu un cousin, un père une mère, un frère, une sœur, bref un parent même lointain au cours des multiples soubresauts politico-militaires que notre pays a connus ?

Enormément soupçonnée, encore vitupérée et vilipendée, la justice centrafricaine ne saurait actuellement dire le droit au nom du peuple centrafricain dans les affaires hautement sensibles telles que celles qui touchent des crimes d'Etat, sans qu'on y voie une main politique derrière. Ceci ou cela n'engendra que des péripéties malheureuses pour le pays. Ce n'est qu'une question de bon sens.

D'où l'impérieuse nécessité de fonder notre confiance dans la justice internationale et de lui accorder le temps pour mener à bien sa mission. D'autant qu'elle est déjà à pied d'œuvre. Ceux qui ailleurs se sont cru au dessus de toutes règles et qui se sont rendus coupables des crimes imprescriptibles dans leurs pays respectifs ont été rattrapés par les instances judiciaires internationales. Nous en voulons pour preuve, les exemples du congolais Thomas Lubanga et de l'ex président Charles Taylor qui croupissent actuellement dans les geôles de la Cour Pénale Internationale (CPI). Il en sera de même pour les auteurs, commanditaires et autres complices des barbaries dont a été victime le peuple centrafricain. Nous y croyons dur comme fer.

Sans jouer les magistrats, encore moins les donneurs de leçon, nous disons sans arrogance ni condescendance aucune, qu'ils sont trop peu, ces leaders centrafricains qui peuvent véritablement se bomber le torse pour proclamer à haute et intelligible voix qu'ils n'ont pas le sang du centrafricain sur les doigts. Car il n'a pas que les crimes de sang, il y'a aussi les crimes économiques.

C'est ici l'occasion de rappeler cette maxime biblique : que celui qui n'a jamais pêché jette la première pierre. Nous pensons pour notre part que la plupart des acteurs majeurs de la vie sociopolitique de notre pays sont des malfrats. Tous coupables d'avoir plongé le pays dans le chaos. Qui dit mieux ?

Là où le bât blesse c'est l'irresponsabilité et la naïveté qui frise l'inconscience aussi bien chez les tenants du pouvoir qu'au niveau de ceux qui s'affublent du qualificatif d'opposant. Tous semblent ignorer qu'à cause des immenses richesses que regorgent le sol et le sous sol de notre pays, les ennemis de la nation centrafricaine ne ménagent pas leurs efforts par la destruction des vies humaines pour nous diviser afin de mieux piller et d'abuser de nos richesses.

C'est pourquoi nous devons opposer à cette logique belliqueuse et de prédation, non seulement l'amour de la patrie, mais surtout et avant tout la solidarité entre centrafricain et la fraternité. Nous ne construirons pas le pays par les armes, les querelles intestines et inutiles. L'intérêt supérieur de la nation nous exige un changement de cap qui passe obligatoirement par la destruction des haches de guerres. Faisons la paix des braves. A bon entendeur, la patrie reconnaissante.

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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 21:47

APA - Centrafrique (Bangui) Treize bandits armés ont été tués lundi soir par les éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) dans la commune de Bossemptélé, à 369 km au nord-ouest de Bangui, dans le cadre opération militaire baptisée du nom de code «épervier», a appris APA mardi de source informée.

 

Selon la radio rurale de Bossemptélé, les éléments du détachement militaire positionné dans la région ont été informés de la présence des coupeurs de routes dans un village des environs par les passagers d’un véhicule qui a réussi à échapper aux bandits armés.

«Ils ont commencé à tirer en l’air pour forcer le véhicule à s’arrêter», a déclaré à la radio rurale le chauffeur du véhicule. «J’ai fait semblant de m’arrêter et lorsque les bandits ont cessé leurs tirs, j’ai accéléré. C’est ainsi que j’ai pu leur échapper», a-t-il ajouté.

 

Selon l’officier des FACA qui a dirigé l’opération, le combat avec les coupeurs de routes a été d’une rare intensité. «Nous avons essuyé leurs tirs de dès notre arrivée dans le village Gooui. Nous avons alors répliqué», a-t-il expliqué à la radio rurale, ajoutant que les FACA n’ont enregistré aucune perte.

 

«Après un échange de tirs qui a duré plusieurs minutes, nous avons mis en déroute les bandits dont 13 sont tombés sous nos balles», a indiqué l’officier des FACA, ajoutant que les coupeurs de routes étaient une vingtaine d’hommes équipés d’armes de guerre. 

«C’est très rare de voir un groupe de coupeurs de routes aussi nombreux et bien équipés comme ceux que nous avons affrontés», a-t-il conclu.

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