Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

 

 

 

Rechercher

15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 01:44

12 juin 2011

Collectif pour l’Alternance Démocratique en Centrafrique (CAD)

s/c Mme Marie-Reine HASSEN

75017 Paris - France                                                

 

 

A l’attention de la

 Haute Représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-présidente de la Commission

 Bruxelles (Belgique)

 

 

Objet : DECLARATION A L’ATTENTION DE L’UNION EUROPPENNE


Le général François BOZIZE, dans son exercice du pouvoir, n'a pas seulement généré de multiples mouvements de rébellion comme l’APRD, la CPJP, le FDPC, l’UFDR, le MLCJ, qui sévissent dans  huit des seize préfectures de la RCA, mais se montre particulièrement indifférent et inactif dans la lutte réelle et efficace contre l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) du criminel Joseph KONY. Par ailleurs, Il n’entreprend également rien pour pacifier le pays, remettre l'économie en marche et faire de notre pays un Etat de droit.

 

Bien au contraire, il a mis en place un système politique caractérisé par la privation des libertés d'expression, de presse, de circulation et de manifestation politique de l’opposition.

 

C'est dans la logique de cette pratique qu'avait été organisée la mascarade électorale du 23 janvier 2011 financée à plus de 80% par l'Union Européenne, un  scrutin suite auquel toutes les malversations opérées ont permis a  BOZIZE et sa famille forte de 8 personnes de s'installer à l'Assemblée nationale avec plus de 90% de députés issus de son parti le KNK, écartant de facto l’opposition politique, instance pouvant faire valoir une crédibilité politique en RCA.

 

Au vu des faits et actes contraires à la démocratie et à la consolidation de la paix posés par le général François BOZIZE depuis 2005, le CAD demande aux partenaires bilatéraux de la République Centrafricaine de ne point cautionner ni soutenir les pratiques anti-démocratiques présenté au nom de tout le peuple Centrafricain par un gouvernement issu d’une élection contestée.

 

Compte tenu des graves manquements et manœuvres délibérément frauduleuses ayant débouché sur le hold-up enregistré lors des dernières consultations électorales, le CAD exige :

 

1-      l'annulation pure et simple des dernières consultations qualifiées par le rapport de la mission des experts électoraux de l’UE comme « sujettes à caution » et leur reprise dans un délai raisonnable ;

 

2-      la révision des textes fondamentaux qui régiront dans l’avenir l'organisation d'élections présidentielles, législatives et municipales en République Centrafricaine selon les normes techniques modernes actuellement en vigueur dans d’autres parties du monde, par une commission électorale constituée de façon réellement paritaire ;

 

3-      la relance et la réalisation du processus DDR par une structure plus neutre que l’actuel comité de pilotage dont l’inefficacité patente ne permet pas de parvenir au désarmement effectif attendu dans le pays depuis si longtemps ;

 

4-      la mise en place d'un mécanisme de dialogue politique avec l'opposition politique pour une  sortie de crise sur la base révisée de la feuille de route édictée par le DPI ;

 

Le CAD condamne avec fermeté tous les actes de violences qui ont eu lieu ces derniers temps en République Centrafricaine notamment la crise inter communautaire née de l’assassinat de deux petits garçons, les attaques par les groupes rebelles armés et par la LRA.

 

Le CAD rend responsable le Président de la République, Chef de l’Etat et Ministre de la Défense, le général François BOZIZE, de tous ces actes de violences et demande solennellement aux partenaires de la RCA de ne lancer aucune consultation engageant l'avenir de la République  Centrafricaine sans la satisfaction des exigences sus mentionnées.

 

Fait à Paris, le 12 juin 2011

 

Médard  POLISSE-BEBE

 Secrétaire Général du CAD

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
commenter cet article
11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 05:17

10 juin 2011

Centrafrique-Presse

 

L’arrestation, la détention arbitraire pendant dix jours puis son placement sous mandat de dépôt à la prison de Ngaragba de Faustin Bambou, journaliste et directeur de publication de l’organe de presse « Les Collines de Bas-Oubangui » sur instigation du désormais prince Francis Bozizé en dépit de la loi portant dépénalisation des délits de presse votée par l’assemblée nationale et promulguée par Bozizé lui-même, suscite un véritable tollé d’indignation et de condamnation dans le monde. Après le Comité de protection des journalistes dont le siège est à New York, c’est le tour de Reporters Sans Frontières de monter au créneau pour aussi exiger la libération inconditionnelle de ce journaliste qui considère qu’il fait simplement l’objet de tracasseries extrajudiciaires. Il y a quelques jours, le MLPC avait aussi dénoncé fermement l’arbitraire dont il fait l’objet et exigé sa libération immédiate. Cette situation révèle s’il en était encore besoin la nature autocratique, népotiste et rétrograde du régime actuel de Bangui sous la houlette de François Bozizé qui est une dictature d’un autre âge. Quand l'UE demande un signal fort à Bozizé et son premier ministre Faustin Touadéra pour dégeler la situation politique du pays après leur hold-up électoral, voilà ce qu'il offre, l'embastillement d'un journaliste !  

Rédaction C.A.P  

 

Communiqué de presse du Committee to Protect Journalists (New York)

New York 7 juin 2011 — Les autorités de la République centrafricaine ont inculpé Faustin Bambou, directeur de publication de l'hebdomadaire indépendant The Hills of Bangui, d'incitation à la haine et au désordre parmi les forces militaires et d'outrage au gouvernement, a dit au CPJ le journaliste. M. Bambou a été directement transféré à la prison de Ngaragba à Bangui, la capitale. Il a été arrêté par quatre gendarmes à son bureau le 27 mai dernier et détenu sans chef d'accusation pendant dix jours à la Section de recherches et d'investigations (SRI) de la gendarmerie nationale, selon des journalistes locaux.

Entre avril et mai 2011, M. Bambou avait écrit quatre articles au sujet du ministre centrafricain de la Défense, Francis Bozize, alléguant que ce dernier avait détourné des fonds octroyés par l'Union européenne. Ces fonds étaient destinés au paiement des pensions des militaires et gendarmes retraités, selon un communiqué conjoint publié par l'Union des journalistes centrafricains et l'Observatoire des médias centrafricains. Le ministre Bozize, qui est aussi le fils du président centrafricain, est soupçonné d'avoir ordonné l'arrestation de M. Bambou, a dit ce dernier au CPJ. La République centrafricaine a dépénalisé les délits de presse en 2005: il n'existe donc aucun fondement juridique pour justifier la détention de M. Bambou.

Le 17 mai dernier, le porte-parole du gouvernement Alain-Georges Ngatoua avait critiqué sur les ondes de la radio nationale The Hills of Bangui ainsi que deux autres publications indépendantes, les accusant de mener une « campagne de dénigrement » contre le ministre de la Défense, selon des médias locaux.

«L'emprisonnement de Faustin Bambou défie les propres lois de la République centrafricaine, qui a dépénalisé les délits de presse il ya six ans », a déclaré Tom Rhodes, consultant du CPJ pour l'Afrique de l'Est. «Les autorités doivent immédiatement accorder la liberté sous caution à M. Bambou », a-t-il martelé.

Il convient de rappeler que M. Bambou avait été condamné à six mois de prison en janvier 2008 par le tribunal correctionnel de Bangui pour incitation à la révolte, outrage et diffamation. Le journaliste avait prétendument diffamé le ministre centrafricain des Mines (actuellement ministre des Affaires étrangères) dans un article alléguant qu'il avait détourné des fonds. Cependant, M. Bambou a été gracié par le président le mois suivant.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
commenter cet article
9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 21:46

8 juin 2011

Reporters Sans Frontières
Faustin Bambou, accusé "d'incitation à la violence et à la haine", pour avoir, une fois de plus, dit la vérité sur les agissements d'un membre du clan au pouvoir
Reporters sans frontières dénonce l'incarcération et les récentes accusations portées par le parquet de Bangui, contre Faustin Bambou, directeur de publication de l'hebdomadaire indépendant Les Collines de l'Oubangui. Il est inculpé pour "incitation à la violence et à la haine", en raison d'articles écrits entre le 28 février et le 25 mars. Ces articles, écrits suite à plusieurs manifestations d'anciens militaires, dénonçaient une affaire de détournement de fonds octroyés par l'Union européenne, dans (...)

République centrafricaine - Faustin Bambou, accusé

Reporters sans frontières dénonce l'incarcération et les récentes accusations portées par le parquet de Bangui, contre Faustin Bambou, directeur de publication de l'hebdomadaire indépendant Les Collines de l'Oubangui. Il est inculpé pour "incitation à la violence et à la haine", en raison d'articles écrits entre le 28 février et le 25 mars. Ces articles, écrits suite à plusieurs manifestations d'anciens militaires, dénonçaient une affaire de détournement de fonds octroyés par l'Union européenne, dans laquelle le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de guerre, du Désarmement et de la Restructuration de l'Armée, Jean-Francis Bozizé, pourrait être impliqué. Arrêté le 27 mai, Faustin Bambou a été illégalement détenu pendant 10 jours par la Section de Recherches et d'Investigations (SRI) de la gendarmerie nationale, sans aucun mandat d'arrêt. Il a été transféré le 6 juin à la maison d'arrêt centrale de Ngaragba à Bangui. Les raisons exactes de l'inculpation demeurent incertaines.

"Nous condamnons l'incarcération de Faustin Bambou qui a simplement fait son travail en relayant une information d'intérêt public. Les conditions de son arrestation, dépassant la durée légale de la garde-à-vue, représentent déjà une violation manifeste de la loi. En outre, si depuis 2005, aucun journaliste ne peut être arrêté pour diffamation grâce à la dépénalisation de ce délit de presse, nous déplorons que cela soit encore permis dans les cas d'incitation à la violence. Devant le caractère abusif de ce chef d'inculpation, nous demandons au procureur de revenir sur ces accusations, de mettre un terme immédiatement à ces procédures judiciaires et de relâcher le journaliste" a déclaré Reporters sans frontières.

Entendu le 27 mai par le commandant de la gendarmerie de Bangui en qualité de témoin, Faustin Bambou a été immédiatement placé en détention, avant d'avoir été auditionné le 6 juin, et inculpé par le premier substitut du procureur, Arnauld Djoubaye. Lors de sa convocation, le procureur aurait fait un lien périlleux et contestable, à nos yeux, entre les articles écrits par le journaliste et les manifestations de militaires retraités réclamant leur solde. Contacté par Reporters sans frontières par l'intermédiaire de ses avocats, Faustin Bambou a affirmé que le procureur souhaitait également lui faire porter le chapeau d'articles dérangeants écrits par d'autres journalistes. Dans ses articles, Faustin Bambou demandait à Jean-Francis Bozizé d'expliquer la disparition d'environ, selon son estimation, "3 778 000 000 FCFA (5 150 000 euros) octroyés par l'Union Européenne pour ces militaires retraités" à travers une convention de financement pour soutenir le processus de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS).

A ce jour, le dossier n'a toujours pas été présenté à la défense. Pour le procureur, les articles écrits par Faustin Bambou relayant la série de manifestations, commencée le 28 février dernier, des 812 militaires retraités en 2007, auraient "incité à la violence et à la haine", un crime puni par le Code pénal. Bien que l'origine de ces poursuites judiciaires ne soit pas confirmé, il semblerait que le Ministre délégué à la Défense nationale Jean-Francis Bozizé ait porté plainte contre le journaliste. Il est en effet étonnant que le ministre n'ait pas fait valoir son droit de réponse au journal Les Collines de l'Oubangui.

Reporters sans frontières a appris que les journalistes Sandy Cyrus, directeur des publications deMédia Plus, et M. Kongbo, journaliste pour On dit quoi, seraient eux aussi poursuivis pour les mêmes motifs et forcés de vivre en semi clandestinité. Ils travaillent pour des médias critiqués par Alain-George Ngatoua, chargé de mission en communication du ministère, sur la radio nationale le 17 mai dernier. A cette occasion, M. Ngatoua avait dénoncé une "véritable campagne de dénigrement" contre Jean-Francis Bozizé, Ministre délégué à la Défense et fils du président François Bozizé.

Reporters sans frontières rappelle que Faustin Bambou avait déjà été condamné à 6 mois de prison ferme pour "incitation à la révolte" le 28 janvier 2008. Il avait bénéficié d'une grâce présidentielle le 23 février de la même année.

La République centrafricaine occupe la 69e place sur 175 pays, du classement mondial 2010 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
commenter cet article
5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 23:28

5 mai 2011

Radio Ndeke Luka

 

 

« Les commandants militaires rendaient directement compte à Patassé ». C’est le juge d’instruction centrafricain Panfil Oradima, interrogé comme témoin, qui s’est exprimé ainsi à la barre du Tribunal Pénal International (CPI).  La déclaration a été faite mardi 3 mai 2011, à la Haye, lors de la reprise du procès de Jean-Pierre Bemba. Le témoin a évoqué à cet effet, l’enquête qu’il avait conduite suite aux affrontements de 2002 et 2003 en Centrafrique.

 

Au cours de son enquête, le juge Panfil avait entendu plus d’une centaine de témoins et victimes des affrontements. Il est revenu sur les données de ses enquêtes en rapport avec le commandement des troupes sur terrain, et sur les dépositions des victimes de viols.

 

Selon l’agence d’information Hirondelle, Oradima Panfil a ainsi affirmé à la barre de la CPI que « pendant les affrontements d’octobre 2002 à mars 2003, c’est le président Ange-Félix Patassé qui dirigeait les troupes militaires sur le terrain ». Selon les informations recueillies pendant ses enquêtes, il a aussi déclaré à la cour que « tous les commandants des forces qui combattaient la rébellion de François Bozizé rendaient compte au chef de l’Etat de l’époque. Sur le terrain, il y avait plusieurs groupes armés » a-t-il ajouté.

 

Oradima Panfil a fourni au procureur les noms des chefs militaires de l’époque. Il a estimé que la Cour « devrait les interroger pour comprendre le déroulement des opérations et le fonctionnement de la cellule de crise mise en place par le président Patassé ».

 

Il faut rappeler que Jean-Pierre Bemba est accusé de crimes contre l’humanité pour les viols, meurtres et pillages commis par ses hommes en Centrafrique. Sa milice avait été appelée en renfort par le président d’alors, Ange-Félix Patassé, menacé par une rébellion.

 

Le procès de Jean-Pierre Bemba a débuté le 22 novembre 2010.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
commenter cet article
27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 03:15

25 avril 2011

UN.org

Malgré l'engagement pris par le gouvernement centrafricain de mettre un terme à l'emploi et au recrutement d'enfants, leur mobilisation dans les rangs des groupes rebelles et des milices d'autodéfense se poursuit dans tout le pays, note le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans un rapport publié lundi. 



(photo: laconscience.com)
(photo: laconscience.com)
Le rapport, qui couvre la période allant de décembre 2008 à décembre 2010, met en lumière la crise que traverse la République centrafricaine en matière de protection du fait des combats sporadiques entre les forces gouvernementales et les groupes armés, des nombreux actes de banditisme et de l'extrême pauvreté de la population. Cette crise est aggravée par la pénurie de moyens des forces de défense et de sécurité et du pouvoir judiciaire ainsi que par le manque de débouchés socioéconomiques. 
 
Le Secrétaire général se dit encouragé par l'engagement pris par le gouvernement centrafricain de protéger les enfants lorsqu'il a signé, en juin 2010, la Déclaration de N'Djamena tendant à mettre fin au recrutement et à l'emploi d'enfants par les forces et groupes armés et, en septembre 2010, les deux Protocoles facultatifs à la Convention relative aux droits de l'enfant concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés ainsi que la vente d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants. 
 
« J'encourage le gouvernement à ratifier ces protocoles facultatifs et à opérer les réformes requises pour incorporer leurs dispositions dans la législation nationale, notamment en érigeant en crime le recrutement de mineurs. En outre, je l'engage vivement à entreprendre une réforme de la législation nationale afin que celle-ci soit conforme aux engagements pris dans la Convention relative aux droits de l'enfant », écrit-il. 

Ban Ki-moon loue également les efforts déployés par le gouvernement pour faire face à la menace que pose l'Armée de résistance du Seigneur, en collaboration avec les États de la région, sous les auspices de l'Union africaine. Il juge aussi encourageantes les initiatives prises par le gouvernement pour créer un environnement sûr et mettre en place des mécanismes de responsabilisation des auteurs d'actes de violence à l'encontre d'enfants, tels que la promulgation du Code pénal révisé et la révision en cours de la loi relative à la protection des femmes contre la violence visant à inclure dans ce texte la protection des enfants et les violences sexuelles. 

Malgré ces avancées, le Secrétaire général demeure préoccupé « par la lenteur des progrès réalisés dans l'application des recommandations concernant les enfants et le conflit armé en République centrafricaine, énoncées dans les conclusions du Groupe de travail sur les enfants et les conflits armés ». 

Des enfants ont été mobilisés par l'Armée populaire pour la restauration de la République et de la démocratie, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement, le Front démocratique du peuple centrafricain, et le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice, qui sont signataires de l'Accord de paix global conclu à Libreville en 2008. Des enfants étaient également présents dans les rangs de la Convention des patriotes pour la justice et la paix. Peu de progrès ont été enregistrés dans l'élaboration et l'application de plans d'action par les groupes armés qui avaient signé ledit accord. 

Le rapport révèle en outre l'existence d'autres violations graves telles que l'assassinat d'enfants, les violences sexuelles, les attaques contre des centres de santé et le refus d'autoriser l'acheminement de l'aide humanitaire. Dans le sud-est, l'Armée de résistance du Seigneur continue d'enlever des enfants et de les enrôler de force comme combattants, espions, esclaves sexuels et porteurs. 
Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
commenter cet article
18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 07:34

18 avril 2011

Fini Kodé

 

Plus de cinquante ans après l’accession de notre pays à l’indépendance, notre peuple n’a  connu que déception et désillusion. Le bilan dans tous les domaines est catastrophique à tout point de vue. Les promesses répétées d’une société juste, moderne, prospère et harmonieuse ne se sont pas réalisées. Un échec, qui, en un demi-siècle est à la hauteur de notre désenchantement.

 

La République Centrafricaine, malgré ses nombreuses potentialités en ressources naturelles nettement supérieures à beaucoup d’autres pays africains, est demeurée en queue de peloton. En 2009, elle était classée 179ième sur 182 pays au niveau de l’indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Autrement dit, ni la souveraineté politique encore moins l’indépendance économique et sociale de notre pays ne sont assurées.

 

La célébration en 2010 des cinquante ans d’indépendance, contraste donc singulièrement avec la misère criarde de la majorité de nos concitoyens. Sitôt  les lampions éteints, les mêmes mots et les mêmes attitudes qui sont à l’origine de nos maux depuis ces cinq dernières décennies ont ressurgi et sont toujours d’actualité ; pire, ils se sont accentués de régime en régime.

 

Tous les régimes qui se sont succédé au pouvoir ont agi de la même manière. Les dirigeants respectifs se sont placés, sans aucune exception, dans une posture post et néocoloniale dans le seul but d’opprimer le peuple, de satisfaire aux diktats et autres recommandations de leurs mentors. Aucun de ces régimes n’a pu prendre un véritable tournant décisif pour impulser le pays sur la voie du développement social durable. Pour ces dirigeants, s’enrichir le plus rapidement possible a toujours été un leitmotiv, afin disent-ils, de prendre une revanche sur l’on ne sait qui ni quoi. Le syndrome de l’enrichissement rapide et illicite a contaminé tous les hauts cadres, cadres, agents de l’administration publique et des entreprises paraétatiques. La corruption, le détournement des fonds et des biens publics, les abus de confiance, ce,  avec la bénédiction des principaux dirigeants politiques en sont les désastreuses conséquences.

 

En l’absence d’une éthique et d’une déontologie, ces « hommes politiques » irresponsables ont fonctionné de la même manière. Pour des besoins bassement égoïstes, ils n’ont eu de cesse de diviser la Nation, en surfant sur la fibre clanique et tribale. Ils ont ainsi sacralisé la médiocrité en nommant à la tête des sociétés paraétatiques et dans les hautes fonctions de l’État, leurs enfants, parents et amis incompétents. Ils ont fait preuve d’un manque de vision et d’une stratégie à long terme qui aurait pu jeter les bases d’une société moderne et performante. Cette gouvernance à vue s’est traduite par une totale absence de politique sociale depuis un demi-siècle. Ce faisant, ils ont sciemment bloqué le processus de compétition qui aurait pu galvaniser et faire émerger une classe moyenne.

 

De même, une multitude de partis politiques à l’idéologie indéterminée, prête à tisser des alliances contre-nature avec le régime en place au gré de leurs intérêts du moment. Ces formations politiques à la tête desquelles se trouvent des leaders versatiles, cupides et sans conviction ont complètement faussé et tronqué le jeu politique qui consiste à proposer une véritable alternance. En permanence dans une stratégie de repositionnement, ils se sont compromis, définitivement, et ont perdu toute crédibilité.

 

Par ailleurs, une certaine intelligentsia conformiste, ayant lamentablement échoué dans sa stratégie de l’entrisme, étonnamment muette, n’aspire désormais qu’à la tranquillité qu’offre la proximité du pouvoir au lieu de jouer son rôle d’avant-garde, de précurseurs d’idées, de leaders d’opinions. Alors qu’en d’autres lieux, les intellectuels sont les défenseurs des sans voix, en Centrafrique, ils ont la particularité de collaborer avec les bourreaux du peuple. Ils sont de ce fait des complices plus ou moins actifs de l’oppression de nos concitoyens.    

 

De l’illégitimité du régime en place

Aujourd’hui, la gestion de l’État est plus que jamais marquée par l’omniprésence d’un cercle familial et clanique qui s’est avéré être nuisible dans les structures étatiques ainsi que dans les circuits économiques de notre pays. Par népotisme, le clan familial du président a verrouillé l’accès de ces organismes aux plus méritants de nos concitoyens pour ne privilégier que les médiocres. Avec la bénédiction de son chef, la milice de la garde présidentielle cultive et entretient une politique de la terre brûlée pour soumettre par la cruauté et la terreur  notre bon et généreux peuple. Le régime illégitime du Général- Président a ainsi érigé les violations massives et répétées des droits de l’homme en méthode de gouvernement.

 

En falsifiant les résultats des dernières élections groupées, le pouvoir de Bangui a méprisé et confisqué au peuple centrafricain son libre droit de manifester sa souveraineté à travers l’expression du suffrage universel. De ce fait, ce régime a créé toutes les conditions pour diviser notre jeune Nation. En cela et pour cela, il n’est plus légitime.

 

D’ailleurs, et nous le disons, un régime légitime ne peut tuer des centaines de ses habitants ni provoquer la fuite et le refuge de plus de 300.000 Centrafricains au Sud du Tchad, à l’Ouest du Cameroun et au Sud du Soudan, encore moins forcer à l’abandon de leurs foyers et au déplacement intérieur plus d’un demi million de nos concitoyens obligés de se terrer dans des zones insalubres, inhabitables et ce, dans le dénuement le plus total. De même un gouvernement responsable ne peut assister d’une manière aussi passive aux exactions d’étrangers armés tels que la LRA (l’armée de résistance du seigneur) sur le territoire national.

 

Un pouvoir légitime ne laisse pas ses populations mourir de faim comme c’est le cas à Berberati avec la malnutrition aigüe, conséquence logique d’une politique de prédation. 

 

De la nécessité d’agir

Nous sommes un groupe de citoyens responsables, qui compte désormais prendre part activement à tous les débats sur les problématiques sociétales dans notre pays, proposant des solutions innovantes et pragmatiques en rupture totale avec les anciennes pratiques. 

 

Ainsi, nous voulons provoquer une prise de conscience de notre population. Nous sommes conscients que la pérennité de la Nation centrafricaine passe par sa capacité à survivre dans ce monde en perpétuelle compétition. Pour cela, elle passe nécessairement par la compréhension et l’assimilation des codes et des règles qui régissent les sociétés humaines, tant au niveau nationale, régionale qu’internationale. Ceux-ci ne s’acquièrent que par l’éducation et la réappropriation d’un savoir ancestral approprié à la modernité.

 

Le mouvement citoyen Fini Kodé qui veut dire en Sango, notre langue nationale, « la nouvelle manière de faire ou la nouvelle manière de pratiquer » résulte en fait d’une longue maturation qui a abouti sur  une profonde prise de conscience de ses membres fondateurs. Elle s’inscrit  dans une logique de rupture avec cette mentalité de soumission de l’homme  envers l’homme. Au fil du temps et des générations, le Centrafricain a intégré dans son comportement le réflexe de la soumission au point de ne pas revendiquer son propre droit, le droit à une meilleure vie, le droit de vivre tout simplement comme un homme dans un pays qui est le sien.

 

La résignation et le sentiment d’impuissance sont si profonds que nos compatriotes d’une manière générale se sont habitués à attendre très peu de leurs gouvernants, par conséquent à fournir peu d’effort. Au fil du temps, les différents régimes qui se sont succédé ont plutôt  encouragé la médiocrité au dépend du mérite. Cela a eu le désavantage de décourager les bonnes volontés et de les réconforter dans cette position.

 

La démission est devenue la solution dans un pays où l’impression d’abandon prédomine, tant les problèmes sont nombreux et variés. Ce qui favorise et développe une culture de fatalité, de refuge systématique dans des confréries et autres sectes confessionnelles.

 

En revendiquant le droit au respect et à la souveraineté, le mouvement citoyen Fini Kodé affirme sa volonté de s’émanciper des tutorats, des diktats et de toutes les dérives autoritaristes. Par ailleurs, il proclame son refus catégorique du clanisme, de la pauvreté, de la misère sous toutes ses formes et érige le pragmatisme, la citoyenneté, l’équité en méthode de fonctionnement. En même temps, celui-ci promeut en des principes intangibles dans la vie publique des valeurs morales, du mérite, de la compétence, de l’équité, de la laïcité et du droit. En cela, il consacre la citoyenneté comme valeur fondamentale.

 

Un  nouveau départ  s’impose pour notre pays, car les partis politiques classiques et les leaders qui ont exercé le pouvoir politique dans notre pays ont lamentablement échoué. L’heure est venue de s’engager pour notre pays. Il vous appartient maintenant de vous investir et de prendre des responsabilités dans un cadre nouveau et ouvert à toutes les bonnes volontés, à toutes les bonnes compétences.

 

Personne ne viendra vous dire que vous êtes des militants de la vingt-cinquième heure, personne ne viendra vous dire que vous êtes trop jeune ou que vous manquez d’expérience pour prendre des responsabilités, personne ne viendra vous dire que vous n’êtes pas de la bonne ethnie ou de la bonne famille pour prendre des responsabilités. Baptisons ensemble la nouvelle République Centrafricaine. Elle commence dès aujourd’hui avec vous et avec toutes les bonnes volontés. Cette œuvre s’édifiera uniquement sur des considérations objectives basées sur la compétence et le mérite. Avec Fini Kodé, l’homme qu’il faut doit être à la place qu’il lui faut. Sinon nous referons ce que nos aînés ont fait en tombant tout simplement dans le piège destructeur de la préférence clanique et du clientélisme par conséquent de la médiocrité.

 

Par ce manifeste, nous, membres fondateurs du Mouvement citoyen Fini Kodé en appelons à la responsabilité historique de nos concitoyens, de tous les républicains et démocrates qui veulent ici et maintenant que s’opère un véritable changement dans notre pays  à nous rejoindre en vue de mener des actions, au-delà des positionnements partisans, des intérêts catégoriels, claniques et politiciens pour atteindre l’objectif commun : La renaissance d’une République Centrafricaine animée de l’esprit Fini Kodé.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
commenter cet article
14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 19:30

14 avril 2011

Joseph Bendounga

Mouvement démocratique pour la renaissance et l'évolution du Centrafrique


 

COMMUNIQUE N° 03/MDREC/2011


Depuis le putsch du  15 mars 2003 et fort du soutien ainsi que de la protection de l’armée française (dispositif Boali), des forces spéciales d’Idris DEBY constituées de ZAKAWA et GOURANE, de la FOMAC (forces de la CEMAC) ainsi que des rebelles venus d’Afrique du Sud, le Général président François BOZIZE s’imagine à la tête d’un empire ou d’un royaume. 

 

BOZIZE dépourvu de tout projet de société règne par la terreur (enlèvements, tortures, exécutions sommaires, villages brûlés) et ne cesse de briller par la médiocrité, le népotisme, la corruption ainsi que le pillage en règle des deniers publics.

 

Grâce aux multiples et innombrables soutiens financiers qu’il reçoit, aux énormes bonus extorqués aux entreprises minières et aux pressions fiscales,  le despote Général président François BOZIZE se croit invincible et investi d’un pouvoir divin.

 

Le gourou de la secte christianisme céleste François BOZIZE avec la complicité d’une certaine élite corrompue, mafieuse et des religieux véreux s’érige en maître incontesté du Centrafrique et s’arroge le droit de vie et de mort sur les Centrafricains.

 

Après avoir torturé le Colonel Charles MASSI et lui crever les deux yeux puis exécuter de sa propre main, le sanguinaire Général François BOZIZE a jeté son dévolu sur l’épouse de ce dernier qu’il a séquestré à sa descente d’avion et expulsé le jour même sur la France où elle mourut dans des circonstances encore non élucidées.

 

Pour effacer la trace de l’assassinat ignoble du Colonel Charles MASSI, le bourreau Général président François BOZIZE l’a fait déterrer pour le faire dissoudre dans de l’acide poussant ainsi sa cruauté à son paroxysme.

 

BOZIZE enrichira son tableau de chasse par l’assassinat masqué en accident de circulation à la veille du départ pour la CPI de Maitre NGANATOUA WANFIO GOUNGAYE, alors qu’il enquêtait sur les crimes de BOZIZE en décembre 2009. 

 

En 2010, le Bâtonnier MBALIMBI et NDENGOU, Patron de ADNM ont faillit se faire dépecer par l’ogre de BENZAMBE qui s’en est pris à leurs onze employés et Madame MBALIMBI en  les séquestrant dans son antre à Bossembélé.

 

Le 19 octobre 2010, incapable de contenir son mépris, sa rage et sa haine envers le Démocrate Joseph BENDOUNGA, Président du M.D.R.E.C qui ne l’a pas ménagé en mettant à nu sa stratégie de fraude électorale en gestation, le dictateur François BOZIZE l’a livré à sa garde prétorienne qui a échoué dans l’exécution de leur plan macabre.

 

La mise à nu par l’opposition, la presse, la Francophonie, RFI, l’Union Européenne et les observateurs internationaux de sa gigantesque fraude électorale entérinée par Marcel MALONGA, Président de la cour constitutionnelle ; le Général président François BOZIZE s’est précipité pour valider son escroquerie électorale par sa prestation de serment, le 15 mars 2011 devant une foule de lycéens et collégiens débarqués par des bus de la SONATU pour remplir les gradins du stade BOGANDA.

 

Cette parodie de prestation de serment s’est transformée en déclaration de guerre à l’opposition. Cela s’est matérialisé par des interdictions de voyager et le refus d’évacuation sanitaire du Président Ange Félix PATASSE en Guinée Equatoriale.

 

En agissant ainsi, le sanguinaire François BOZIZE savait qu’il parviendra à ses fins et obtiendra à moindre frais le décès de son ennemi Ange Félix PATASSE. Sachant la fin du Président PATASSE proche, il autorisa son évacuation le 02/04/11.

 

Epuisé physiquement et psychologiquement par cette longue et harassante attente ainsi que sa correspondance ratée pour Malabo, le samedi 2 avril 2011, le Président PATASSE décèdera à Douala, le mardi 5 avril 2011 à 18 heures.

 

Le MDREC estime que BOZIZE, son premier ministre TOUADERA et son ministre de la santé NALKE DOROGO sont à l’origine du décès du Président Ange Félix PATASSE. Ils sont passibles du crime de non assistance à une personne en péril.

 

BOZIZE doit s’abstenir d’organiser des obsèques nationales au Président PATASSE qu’il vient de tuer pour la quatrième fois (1-le putsch du 15 mars 2003, 2-sa volonté de lui faire porter seul les crimes des Banyamulenges, qu’il avait recruté puis combattu, 3- son enlèvement et sa déportation à Boali et 4- le refus pendant 3 semaines de son évacuation  à Malabo).

 

Aussi, BOZIZE ne cesse d’insulter et ternir l’image du Président PATASSE. Alors, comment ce même BOZIZE pourra-t-il le pleurer ? C’est de l’hypocrisie et la récupération politicienne du crime de PATASSE par son bourreau BOZIZE.

 

Par le présent communiqué, le MDREC salue la mémoire du Président Ange Félix PATASSE et rend un vibrant hommage à ce grand combattant victime d’hommes politiques aigris, corrompus, cruels, incultes, irresponsables, jaloux et mesquins.

 

En huit ans de pouvoir, BOZIZE a montré son vrai visage d’ogre par ces expressions  en Sango : Fadé ala tè puru ti ala, Fadé é dé téré na nzènzè, Mbi doroko ala, Depuis 2003, kwa ti mbi gui bira, Fadé mbi koro phare.  BOZIZE, toute chose a une fin.  

Il y a un temps pour tout, un temps pour toutes choses sous les cieux : Ecclésiaste 3-1.

 

Fait à Bangui, le 14 avril 2011

 

Le Président du MDREC

  

Démocrate Joseph BENDOUNGA

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
commenter cet article
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 01:36

29 mars 2011

Centrafrique-Presse

 

 

Ce 29 mars est jour férié, chômé et payé en République Centrafricaine. On y commémore l’anniversaire de la disparition tragique en 1959, dans un accident d’avion, de Barthélémy Boganda, fondateur de la République. L’ensemble du gouvernement centrafricain, avec à sa tête le président François Bozizé, a rendu hommage à celui que tout homme politique dans le pays, considère, pouvoir comme opposition, comme la référence.

 

Haut-lieu de cette commémoration, le mausolée Boganda situé à 75 kilomètres de Bangui, dans le village de Bobangui dans la Lobaye (sud du pays), village natal de l’illustre disparu. Bozizé s’y est rendu, ainsi que les partenaires au développement, pour une cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs et défilé funéraire.

Se souvenir de Boganda leader charismatique centrafricain ne se résume pas seulement àBobangui. Selon certains Banguissois interrogés par Radio Ndeke Luka, les circonstances de la mort de ce dernier devraient être « clarifiées ».

Pour d’autres, notamment les jeunes générations  qui le connaissent par ouïe dire, il a « beaucoup contribué au développement du pays, sa lutte n’avait pas encore atteint son apogée, il reste et demeure le père de la nation centrafricaine. L’exemple de Boganda mérite d’être copié par ses successeurs, car c’était un homme généreux qui aimait son pays ».

Cette année, la commémoration du 29 mars intervient dans un contexte particulier en RCA. Le pays vit une crise politique marquée par un lourd contentieux électoral. L’opposition exige l’annulation du scrutin du 23 janvier 2011 qui a vu la réélection au premier tour rappel du président sortant François Bozizé. Elle justifie son exigence par des fraudes massives et de nombreux incidents qui ont émaillé le scrutin notamment au plan de l’organisation.

Plusieurs tentatives de médiations dont celle du médiateur de la République Monseigneur Paulin Pomodimo sont restées vaines. Pourtant Boganda, fondateur du Mouvement pour l’Evolution Sociale de l’Afrique Noire (MESAN) avait toujours prôné l’Unité, la Dignité, et le Travail. Ces mots-clé sont d’ailleurs restés la devise du pays.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
commenter cet article
10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 15:44

10 mars 2011

 

Lettre Ouverte des Centrafricains de l’Opposition Politique de la Diaspora 

 A

La Haute attention des Ambassadeurs accrédités en République Centrafricaine et des Représentants des Institutions Internationales en Centrafrique

 

 Objet : Protestation populaire contre l’investiture du général François BOZIZE.

 

 Excellences,

 L’opposition politique centrafricaine ayant rejeté les résultats des élections groupées du 23 janvier 2011, les déclare nuls et de nul effet. Elle exige purement et simplement leur annulation, à juste titre quand on connaît l’ampleur des fraudes massives qui ont été opérées sur ce scrutin par le régime de Bangui.

 Le pouvoir du général François Bozizé tient à tous  prix à aller contre la volonté  du peuple centrafricain en organisant son « investiture » le 15 mars 2011. Or à cette date, l’Assemblée Nationale ne sera pas encore renouvelée, le deuxième tour des élections législatives étant  prévu officiellement le 27 mars 2011.

C’est pour protester contre ce déni de démocratie et d’alternance politique que des actions multiformes seront entreprises, un peu partout sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger  le 15 mars, date de cette « investiture ».

Ce jour, le peuple centrafricain accompagné des démocrates de tout bord veut agir dans une parfaite synergie pour barrer la route à toute velléité d’instauration ou de consolidation des systèmes autocratiques ou totalitaires.

 Comme en Tunisie, en Egypte et en Lybie, la population centrafricaine est aujourd’hui prête à investir les rues pour obtenir que sa volonté d’alternance démocratique soit respectée. L’investiture du général François BOZIZE prévue ce 15 mars 2011 pourrait être le point de départ d’une révolte populaire de grande envergure.

 Nous, signataires de la présente lettre, estimons être en devoir d’attirer votre haute attention sur l’imminence de cette éventualité.

 Vous remerciant de rester aux côtés du peuple centrafricain dans sa lutte pour la liberté et la démocratie, nous vous prions d’agréer, Excellences, l’expression de notre haute considération.

 

 Fait à Paris, le 8 mars  2011

 Pour le respect de la volonté d’alternance du Peuple,

Les signataires : 

-          Marie-Reine HASSEN

-          Olivier GABIRAULT

-          Pr Raymond Max SIOPATHIS

-          Pr Gaston NGUEREKATA-MANDATA

-          André DAWA

-          Michel DOROKOUMA

-          Jean-Pierre MARA

-          Jean-Didier KABRAL

-          Antoine-Jérémie NAM-OUARA

-          Médard POLISSE-BEBE

-          Daniel Kiwi MAKOURI

-          Clément BELIBANGA

-          Prosper NDOUBA

-          Gabin MBEDING-NAMBOMESSET

-          André-Blaise BELEGOE

-          Gilles BOMILA-KORADJIM

-          Carlos MBETI

-          Henry Pierre ASSANGOU

-          Jean-Fister Sylvestre BOYMANDJIA-NGOUMBELE

-          Prosper DOUACLE

-          Adolphe PAKOU

-          Narcisse ORRO-MOUSSA

 

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
commenter cet article
3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 04:51

Relu pour vous

19 septembre 2007

Human Rights Watch

 


L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch vient de publier un rapport dénonçant les exactions commises en République centrafricaine par l’armée gouvernementale et par certains mouvements rebelles.

 

Elle accuse l’armée et plus spécialement la Garde présidentielle d’avoir exécuté des centaines de civils, d’avoir incendié des villages entiers et d’avoir causé de ce fait le déplacement d’environ deux cent mille personnes. Les groupes rebelles sont quant à eux accusés de rançonner la population locale, d’enlever des enfants pour les intégrer dans leurs troupes et de procéder eux-mêmes parfois à des exactions sommaires.

 

Les troubles ont débuté en 2005, peu après la victoire contestée de François Bozizé aux élections présidentielles, avec le soutien de la France. Celui-ci était lui-même arrivé au pouvoir, en 2003, en renversant son prédécesseur Ange-Félix Patassé. Deux mouvements de rébellion sont alors nés : l’APRD, dans le Nord-Ouest, regroupant en majorité des ex-membres de la Garde présidentielle de Patassé et l’UFDR, qui s’est illustré récemment en prenant le contrôle d’une partie des villes du pays. Il a fallu l’intervention de l’armée française et de ses mirages F1 pour stopper l’avancée rebelle, qui était sur le point de pénétrer dans la capitale. Signalons également que l’APRD s’est illustrée en juin dernier en tuant, par erreur semble-t-il, une volontaire française de Médecins sans frontières, alors que le véhicule de l’ONG française traversait leur zone.


Les exactions menées contre les populations civiles sont généralement des opérations de représailles subséquentes à des attaques rebelles. Les populations souçonnées de soutenir les rebelles voient leurs villages détruits et sont obligés de se réfugier en brousse, dans des conditions sanitaires souvent déplorables (pas d’accès à l’eau potable...).

 

Le problème principal est qu’il est impossible, étant donné les liens entre l’armée française et les forces centrafricaines, que les militaires français ignorent ce qui se passe. Ils sont même parfois aux premières loges :

"Lors de la contre-offensive de novembre-décembre, les troupes des FACA et de la GP ont commencé à mettre le feu à des habitations dans la ville gula de Ouandja en présence des soldats français et elles ont ensuite exécuté des civils après que les troupes françaises ont poursuivi leur route." (Etat d’anarchie, rébellions et exactions contre la population civile, Human Rights Watch, septembre 2007)

 

En résumé, l’armée française ferme les yeux sur ce qui se passe et les politiques également.

 

"A ce jour, les autorités françaises ont observé un silence presque absolu sur les violations des droits humains et les éventuels crimes de guerre commis par les militaires centrafricains."

 

Il serait donc temps que l’armée française arrête de fermer les yeux sur les violations des droits de l’homme commises par une armée qu’elle soutient et forme en vertu des accords de défense conclus avec le régime centrafricain.

 

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Centrafrique
commenter cet article

Textes De Juliette