Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

 

 

 

Rechercher

12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 18:28
12 octobre 2013
Source: RFI

300.000 euros (montres), 250.000 euros (chemises), 400.000 (costumes).
   

En France, le journal en ligne Médiapart révèle que les policiers en charge de l’enquête sur les biens mal acquis, ont récemment fait le décompte des achats réalisés à Paris par la famille Sassou Nguesso. Des achats qui se chiffrent en millions d’euros. L’argent provenait essentiellement des caisses de l’Etat congolais.


Le shopping vu par le clan Sassou Nguesso, c’est une balade dans les plus beaux quartiers de la capitale française. De la place Vendôme à l’avenue Montaigne. Petit aperçu, en commençant par le célèbre vendeur de montres Dubail, où plus de 300 000 euros ont été dépensés en deux ans.


Et ce n’est presque rien. En effet, chez le bijoutier Arije, Edgar Sassou Nguesso, le cousin du président, a laissé plus d’un million d’euros, tout comme le neveu Wilfrid.


Chez Halary, spécialiste de la chemise sur mesure, Denis Sassou Nguesso a versé plus de 250 000 euros pour des chemises brodées à ses initiales, chez Pape maître tailleur il s’est acheté pour 1,6 millions d’euros de costumes en 7 ans. Edgard, le cousin, a lui déboursé plus de 400 000 euros pour 140 costumes.


Le célèbre maroquinier Louis Vuitton n’a pas été oublié. Edgar y a dépensé 700 000 euros en espèces. Les enquêteurs estiment qu’en 4 années seulement, 8 millions d’euros à l’origine douteuse ont ainsi été dépensés, grâce à des montages financiers complexes, des sociétés écrans et des comptes dans les paradis fiscaux.


Autre indication, malgré une instruction en cours à Paris sur les biens mal acquis, l’argent de l’Etat Congolais continue visiblement d’alimenter l’appétit insatiable du clan Sassou Nguesso.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Congo Brazzaville
commenter cet article
30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 01:00

 

LES  DIFFERENTS SCENARII DE L’AFFAIRE DU 04 MARS MONTES DE TOUTES PIECES PAR LE GENRAL DENGUET JEAN-FRANCOIS, L’AMIRAL OKEMBA JEAN DOMINIQUE ET LES MEMBRES DE LA COMMISSION D’ENQUETE 

L’enquête sur les explosions survenues le dimanche 04 mars 2012 à l’ECRRAMU, à Mpila, loin d’être à la recherche de la vérité en mémoire des nombreuses victimes qui y ont trouvé la mort, a été expressément viciée par la Commission d’enquête mise en place à cet effet et présidée par le Général OBARA Philippe et le Colonel OBOUANDE Alphonse, assistés du Général NDENGUET Jean-François bien que ce dernier n’en faisait pas formellement partie, selon des scénarii qui devaient permettre d’éloigner les recherches de l’ECRRAMU et de régler des comptes à des personnes jugées indésirables par l’Amiral OKEMBA Jean Dominique et son oncle Denis SASSOU NGUESSO.

  • 1er Scenario 

Adhérer à la thèse avancée dès les premières heures par Denis SSSOU NGUESSO lui-même  sur l’explosion d’un magasin d’armes au Régiment Blindé suite à un court circuit électrique.

Mais dès les premiers jours, l’enquête établie que l’explosion a eu lieu dans un magasin de l’ECCRAMU et non dans un magasin d’armes du Régiment Blindé. Les personnels du Régiment Blindé et leurs chefs ont été relâchés, sauf le Colonel SAHOUSS André.

La piste du Régiment Blindé est alors abandonnée au profit de la piste de l’ECCRAMU pour laquelle il est retenu qu’il y a d’abord eu inflammation et ensuite explosion selon les nombreux témoignages exposés devant la barre.

  • 2ième Scenario : l’inflammation d’un magasin de l’ECCRRRAMU – Recherche des causes 

Trois hypothèses sont alors envisagées :

 

° Auto-inflammation

° Action humaine involontaire

° Action humaine volontaire

 

La tentative d’enquête vers une auto-inflammation découlant des mauvaises conditions de stockages des explosifs et de leur mauvais entretien, de l’inadéquation des bâtiments de l’ECCRRRAMU pour la conservation du matériel militaire et d’explosifs destinés à des sociétés civiles, l’insuffisance des conditions générales de sécurité des casernes sur la base du résultat du rapport de l’inspecteur général des Armées, le Général DABIRA Norbert est tout simplement rejetée et même refusée. 

Il restait alors la recherche de la variante de l’inflammation venant de l’action humaine.

L’ensemble des personnels de l’ECCRRRAMU était regroupé à la DGST depuis le 09 mars.

Il manquait un (01), NTSOUMOU NGOBA Charlie, Sergent originaire de LEKANA, que dit-on « on ne retrouvait pas ». 

Et pourtant ce dernier, grièvement blessé (ses blessures qui auraient pu lui causer une perte de la vue) et devenu sinistré à la suite des explosions, était simplement hébergé par son ami et collègue OKANA Roland. 

Cette information avait pourtant été portée à la connaissance du Chef du personnel, le Capitaine OPANDZA et de tous ses collègues dont un grand nombre lui avait rendu d’ailleurs visite au domicile d’OKANA Roland. 

Il s’agit notamment de ses collègues : OSSALI Paulin, MIERE Raymond, NGOLALI MISSIE, ISSANGOU MAMPASSI, KANGA OKOUERE, MABIALA PRISCA (le petit du capitaine OPANDZA), MABOUMBA YENGO, MAKANGA Armel, KITATOU PANDZOU, NGAKOSSO Achille, ZOKA ECKOBAULT, ZOKA Armand Marc Thierry, NZOUSSI MILANDOU (le Secrétaire), NDINGA Job, KILA VIE …

  • 3ième Scenario : L’inflammation de l’ECCRAMU due à une action humaine 
  • La piste NTSOUMOU NGOBA Charlie

Dans l’atmosphère hystérique d’alors, le fait que le sergent NTSOUMOU NGOBA Charlie, que l’on cherchait dit-on par la commission d’enquête et que l’on ne retrouvait pas chez lui, n’ait pas encore été entendu par la commission d’enquête est rapidement considéré comme suspect et l’on comprend aisément que toutes les spéculations allaient de bon train à son sujet.

D’après les déclarations de l’accusé NGAMI Kévin, c’est le Général NDENGUET Jean-François qui soudain croit avoir une information selon laquelle, ce NTSOUMOU, qu’il appelle TSOUROU (à vrai dire un lapsus pas aussi anodin que l’on pourrait le croire), aurait été aperçu dans le district de LEKANA avec une mallette d’argent et qu’il serait en train d’offrir  à boire aux populations avec cet argent. 

Cette information stupide fait d’abord sortir le nom de TSOUROU et déclenche une hystérie collective. La décision est alors prise par l’Amiral OKEMBA Jean Dominique, le Général NDENGUET Jean-François et le colonel OBARA Philippe (il est a été nommé Général depuis) d’aller chercher le fameux NTSOUMOU ou plutôt « TSOUROU » dans le district de LEKANA et en même temps avoir la confirmation des populations qu’il distribuait de l’argent. 

Le Général NDENGUET Jean-François fait immédiatement savoir aux membres de la commission d’enquête qu’il contrôle un agent originaire du district de LEKANA, le dénommé NGAMI Kévin qu’il fait revenir rapidement du Pool où il participait à l’opération KIMIA.

L’amiral OKEMBA Jean Dominique trouve un car avec rideaux noirs pour le camouflage.

De l’argent est remis à NGAMI Kévin qui est donc chargé de reconnaitre physiquement ce TSOUMOU ou plutôt ce « TSOUROU » qui n’est autre que son propre oncle et accepte la mission pour LEKANA. 

Il faut noter que pendant que se déroule toute cette agitation, TSOUMOU NGOBA blessé lors de l’explosion de l’ECCRRRAMU et ayant perdu sa maison des suites de cette explosion, se trouve bel et bien à Brazzaville chez son ami OKANA Roland et se rend régulièrement à l’hôpital militaire pour ses soins (visites médicales les 4, 5 et 19 mars 2012) et ses amis lui rendent des visites régulièrement, mais les membres de la fameuse commission d’enquête se fondant sur de fausses présomptions préfèrent déployer de grands moyens pour aller le chercher à LEKANA plutôt que de le rechercher là où il était réellement, c’est-à-dire à Brazzaville.

  • La recherche infructueuse de TSOUMOU NGOBA Charlie à LEKANA

Le 18 mars au soir, ceux qui ne retrouvaient pas TSOUMOU NGOBA à Brazzaville (la commission d’enquête, le Général NDENGUET Jean-François et l’Amiral OKEMBA Jean Dominique) et pensaient qu’il serait à LEKANA y dépêchent donc une équipe pour interroger ses parents sur l’argent qu’il y serait venu distribuer à LEKANA, mais personne ne reconnait ce fait ni ne confirme sa présence récente à LEKANA. Le dernier séjour de NTSOUMOU NGOBA à LEKANA datant de 1997 lorsqu’il s’était réfugié au village pour fuir la guerre civile.

  • Le retour à Brazzaville et la recherche de TSOUMOU NGOBA avec l’aide de NGAMI Kévin

Ayant échoué dans leur mission de recherche à LEKANA, les membres de la délégation reviennent bredouille à Brazzaville et demande à NGAMI Kévin d’essayer de joindre TSOUMOU NGOBA par tous moyens. NGAMI Kevin va  appeler alors un ami de TSOUMOU NGOBA qu’il connaissait pour avoir ses coordonnées téléphoniques, il l’appelle au téléphone, obtient sans difficultés son adresse et le soir même il se présente à cette adresse, à savoir au domicile de OKANA Roland. Il attire TSOUMOU NGOBA dehors afin que ce dernier tombe dans le traquenard qui lui a été tendu. 

Il convient de relever que le fait que NGAMI Kévin avait obtenu le numéro de téléphone de TSOUMOU NGOBA par un tiers prouve que ce dernier ne l’avait nullement rencontré auparavant et qu’il n’y a donc jamais eu de remise de la somme de 50 000 francs CFA, pas plus que TSOUMOU NGOBA n’a été en possession de la somme de quarante millions de francs CFA. 

Il s’agit, comme l’ont confirmé les déclarations de NGAMI Kévin lui-même à la barre d’une pure invention de la part de la commission d’enquête qui a néanmoins valu à TSOUMOU NGOBA 17 mois de détention préventive et fait l’objet de pires séances de torture à la DGST.

Des hommes armés l’agressent, le rouent de coups et l’embarquent aux environs de 20-21 heures dans un véhicule 4 x 4 dont OKANA Roland découvrira plus tard qu’il appartenait à l’Amiral OKEMBA Jean Dominique, ce que ce dernier a confirmé à la barre, et l’amènent au domicile de l’Amiral qui l’interrogera en présence du Général NDENGUET Jean-François et du Général OBARA Philippe (Colonel au moment des faits) et le remettra ensuite à ce dernier qui le soumettra à des tortures indescriptibles pour lui faire avouer qu’il avait reçu de l’argent du colonel NTSOUROU Marcel pour bruler l’ECCRAMU. 

C’est au moment où cette piste TSOUMOU NGOBA est suivie au niveau de la DGST que les membres de la commission d’enquête décident de se rendre de nouveau dans le district de LEKANA dit-on, pour faire avouer aux parents de TSOUMOU NGOBA le crime de leur enfant par écrit, mais là encore sans succès. 

Quant au colonel NTSOUROU Marcel, avec la permission de son supérieur hiérarchique, l’Amiral OKEMBA Jean Dominique, il se rend à Pointe-Noire pour régler des problèmes personnels. Durant son séjour à Pointe-Noire, il est avertit par le capitaine SAH que NGAMI Kévin s’était rendu à deux reprises au village (LEKANA) se faisant passer pour un membre du Programme Alimentaire Mondial (PAM) tout en faisant circuler la rumeur selon laquelle le colonel NTSOUROU Marcel formait des gens dans les camps à LEKANA. 

Le colonel NTSOUROU Marcel demandera au Capitaine SAH de le rencontrer à son retour à Brazzaville afin de lui expliquer ces faits plus en détail. 

De  même, le colonel NTSOUROU Marcel demandera à son chauffeur l’Adjudant ONONO, d’informer NGAMI Kévin qu’il souhaiterait le rencontrer à son retour de Pointe-Noire. 

Au moment où l’Adjudant ONONO appelle NGAMI Kévin pour l’informer que le colonel NTSOUROU Marcel lui a demandé de se présenter chez lui dès qu’il serait de retour de Pointe-Noire au sujet de ses propos au village (LEKANA) sur de prétendus personnels que le colonel formerait dans les camps, NGAMI Kévin est en route pour Brazzaville avec les membres de la commission d’enquête qu’il informe du sujet et ceux-ci lui interdisent formellement de rencontrer le Colonel NTSOUROU Marcel. 

C’est ainsi que le colonel NTSOUROU Marcel rentre dans le scenario NTSOUMOU définitivement.

  • 4ième Scenario : La piste NTSOUROU – NTSOUMOU est ouverte par NGAMI Kévin

Après avoir été informé que le colonel NTSOUROU Marcel recherche NGAMI Kévin, les membres de la commission d’enquête qui lui avaient déjà recommandé de ne surtout pas voir le colonel NTSOUROU Marcel, le déplacent de l’Hôtel « Le PALAIS » où ils le logeaient, parce que cet hôtel se trouve proche des bureaux du Conseil National de Sécurité (CNS), le colonel NTSOUROU Marcel étant de retour de Pointe-Noire reviendrait certainement à son bureau. 

La commission d’enquête déplace NGAMI Kévin et le loge dans un autre hôtel non loin de l’avenue de la paix à MOUNGALI. Informé que le colonel NTSOUROU Marcel le recherche  pour l’écouter sur ses propos à son encontre, mais séquestré par la commission d’enquête qui, à l’insu du colonel NTSOUROU Marcel, lui interdit formellement de le rencontrer, NGAMI Kévin ne trouvant pas de raison à cette interdiction et va s’éloigner discrètement de son hôtel et appeler l’Adjudant ETOU, le chef de sécurité du Colonel NTSOUROU Marcel pour venir le chercher en lui indiquant l’endroit précis où il devait le rejoindre, de préférence en taxi ou à pied. 

Après leur rencontre et l’accord de NGAMI Kévin pour se rendre chez le colonel NTSOUROU Marcel, l’Adjudant ETOU demandera au chauffeur l’adjudant ONONO Maxime et au Sergent Chef LAMBINI Gustave qui attendaient dans le véhicule Toyota Hilux de les rejoindre pour aller chez le colonel NTSOUROU Marcel. 

Au cours de cette rencontre qui a eu lieu en présence du Capitaine SAH, NGAMI Kévin niera avoir propagé une quelconque rumeur à l’encontre du colonel NTSOUROU Marcel. 

Le colonel NTSOUROU Marcel lui dira qu’il le cherchait seulement pour comprendre la signification de ses propos relatifs à la formation des personnes à LEKANA, et puisqu’il semblait que ce n’était pas le cas, il pouvait repartir, tout en mettant à sa disposition son véhicule.

Constatant que NGAMI Kévin avait une égratignure au visage, le Colonel NTSOUROU Marcel lui remettra la somme de 30.000 francs CFA pour aller se soigner tout en s’excusant pour le cas où il aurait été brutalisé par ses gardes de corps. 

Il faut rappeler qu’au cours de cet entretien le Colonel OBOUANDE Alphonse (responsable adjoint de la commission d’enquête) avait appelé NGAMI Kévin au téléphone, le colonel NTSOUROU Marcel lui avait demandé de répondre à cet appel mais NGAMI Kévin avait préféré ne pas répondre.

  • La préparation de l’attaque contre le colonel  NTSOUROU Marcel

Le soir de l’entretien entre le colonel NTSOUROU Marcel et NGAMI Kévin, le 27 mars, le Général OBARA Philippe et son second le Colonel OBOUANDE Alphonse affolés à l’idée que le colonel NTSOUROU Marcel aurait pu découvrir leur complot contre sa personne, se présentent à l’hôtel où ils séquestraient NGAMI Kévin pour l’interroger. 

Lorsque NGAMI Kévin leur explique qu’il était effectivement avec le colonel NTSOUROU Marcel, ils s’acharnent contre lui et l’accusent de collusion avec un « non membre » de la commission d’enquête, l’emmènent de force à la DGST, l’enferment et se mettent à l’interroger sur procès-verbal sur le contenu de sa conversation avec le Colonel NTSOUROU Marcel.

  • Rebondissement de l’affaire des mercenaires en formation à LEKANA et l’envoi d’une mission dans le district à la recherche des supposés camps d’entraînement

Lorsque NGAMI Kévin déclare aux membres de la commission que le colonel NTSOUROU Marcel voulait seulement savoir pourquoi il propageait de fausses rumeurs sur lui selon lesquelles il formait des gens à LEKANA, les membres de la commission d’enquête sans plus de réflexion, vont bondir sur l’occasion et dans leur envie effrénée de compromettre le Colonel NTSOUROU Marcel. Ils retiennent de cet interrogatoire que le colonel NTSOUROU Marcel formait des MERCENAIRES à LEKANA. 

Cette fausse information déclenchera la nuit même l’envoi d’une mission de militaires de GAMBOMA qui restera un (1) mois à LEKANA et ne trouvera ni camp d’entraînement, ni personnels formés. 

Pendant ce temps, le 28 mars 2012 au matin, les membres de la commission d’enquête écoutent le capitaine SAH qui avait informé le colonel NTSOUROU Marcel des propos de NGAMI Kévin. Le capitaine SAH confirme ses propos devant la commission d’enquête.

Dans la journée du 28 mars 2012, la commission d’enquête convoque l’Adjudant ONONO Maxime pour l’entendre sur le même sujet. 

L’adjudant ONONO Maxime en informera le Colonel NTSOUROU Marcel, lequel constatant que cette commission d’enquête s’égarait sur un sujet ne faisant pas l’objet de son mandat, décida qu’il s’y présenterait lui-même le jeudi 29 mars faire une mise au point sur ce sujet.

Le jeudi 29 mars 2012, le rendez-vous fut pris avec la commission d’enquête pour le vendredi 30 mars 2012. 

C’est le jeudi 29 mars après le passage du Colonel NTSOUROU Marcel que la décision fut prise (sans doute au plus haut sommet de l’Etat) de lui tendre un piège et de l’introduire définitivement dans cette triste affaire du 04 mars.

Le vendredi 30 mars, le colonel NTSOUROU Marcel parti pour une mise au point sur cette affaire NGAMI Kévin est interpellé illégalement par le Général OBARA Philippe en connivence avec le Général NDENGUET Jean-François, avec la complicité des détachements de l’armée et de la gendarmerie armés jusqu’aux dents, dépêchés à la DGST.

  • Des perquisitions sont effectuées aux domiciles du Colonel NTSOUROU Marcel pour justifier son arrestation illégale

L’incapacité d’expliquer aux congolais cette attaque perfide, conduit la commission d’enquête dont certains membres connaissent bien les activités du Colonel NTSOUROU Marcel en sa qualité de Secrétaire général adjoint du Conseil National de Sécurité (CNS), à se porter rapidement chez lui pour perquisitionner. 

Cette perquisition semblait d’ailleurs prévue bien avant le 04 mars 2012, si on se réfère à la date des réquisitions aux fins de perquisitions signées par le Procureur de la République, le 02 mars 2012. 

Bien que les objets saisis au domicile du colonel NTSOUROU Marcel se soient retrouvés à son domicile par rapport à ses missions au sein du Conseil National de Sécurité (enquête sur les faux billets confiée par Denis SASSOU NGUESSO lui-même en 2007, l’opération de ramassage des armes auprès des ex-miliciens débutée courant année 2007 et qui n’avait toujours pas pris fin le 04 mars 2012, le Colonel NTSOUROU Marcel en charge de cette opération n’ayant pas encore présenté son rapport de fin de mission), la perquisition effectuée à ses différents domiciles avaient pour objet de constituer des preuves de la commission d’infractions. 

Il se pose donc un problème procédural flagrant, car la commission d’enquête aurait d’abord dû caractériser l’infraction avant d’effectuer l’arrestation et des  perquisitions qui sont des mesures coercitives, sauf à admettre un usage sans frein de la coercition, ce qu’un Etat de droit dans une société démocratique ne saurait tolérer. 

  • L’échec de la piste NTSOUMOU en relation avec le colonel NTSOUROU

Après la séquestration du Colonel NTSOUROU Marcel, les membres de la commission d’enquête s’apercevront que le Colonel NTSOUROU Marcel et le Caporal-chef NTSOUMOU NGOBA ne se connaissaient pas. 

Ainsi la piste NTSOUMOU NGOBA ne résistera pas à l’épreuve de vérité malgré les tortures et maltraitances infligées à NTSOUMOU NGOBA et NGOLALI pour leur faire avouer une supposée complicité avec le Colonel NTSOUROU Marcel. 

En effet, l’expert canadien que la commission d’enquête avait elle-même appelé dissuadera les membres de ladite commission d’enquête d’insister dans cette direction sur la base des résultats du passage au détecteur de mensonge, mais d’insister plutôt sur un duo YENGOLO-KAKOM. 

C’est ainsi que la commission d’enquête apprendra de YENGOLO qu’il avait aperçu KAKOM venir du côté du magasin en feu, or KAKOM est logé dans le même bâtiment que le magasin où le feu s’était déclaré. 

Interrogé, KAKOM aurait reconnu sous la torture et pression psychologique qu’il avait projeté du charbon ardent dans le magasin par inadvertance. 

Mais des aveux obtenus dans de telles conditions ne sont-elles vraiment valables ? 

Ainsi la piste NTSOUMOU NGOBA se brisa.

  • 5ième scenario : LA PISTE NTSOUROU – KAKOM

Lorsque la piste TSOUMOU NGOBA se brise, tout ce monde plonge dans la panique du fait d’avoir attaqué un innocent, le colonel NTSOUROU Marcel, et ne sait pas comment expliquer cela. 

Mais au lieu de relâcher le colonel NSTOUROU Marcel et le Caporal-chef TSOUMOU NGOBA, la commission d’enquête se mit à rechercher si elle ne pouvait pas établir un lien entre le colonel NTSOUROU Marcel et le Caporal-chef KAKOM. Il n’y avait aucun lien. 

Refusant comme des forcenés de libérer le colonel NTSOUROU Marcel, les membres de la commission d’enquête firent torturer KAKOM pour qu’il reconnaisse sur procès-verbal que le colonel NTSOUROU Marcel lui avait demandé de brûler le magasin de l’ECCRRRAMU. KAKOM  a refusé dans les conditions qu’il a décrites devant la barre. 

Alors, la commission d’enquête décida de corrompre KAKOM en lui faisant une proposition très alléchante. De l’argent lui fût proposer avec une affectation en Chine comme chauffeur d’ambassade ; il refusa, ce qui lui valu des coups et une battue en règle devant la commission d’enquête par le Colonel KOUNI, le chef de la police judiciaire, membre de la commission d’enquête. Sans aucun résultat. 

Le Caporal-chef KAKOM a expliqué devant la barre qu’il avait refusé de compromettre le Colonel NTSOUROU Marcel malgré les tortures et promesses alléchantes qui lui ont été faites. 

Sous la pression des ONG et de l’opinion publique qui réclamaient la libération de toutes les personnes arrêtées, victimes de détention arbitraire au secret, les accusés ont finalement été présentés au Procureur de la République pour l’ouverture d’une information judiciaire après 30 à 60 jours de détention illégale à la DGST. 

Il apparait manifestement que les accusés ne sont que des boucs-émissaires dans cette affaire dite du 04 mars 2012 et de véritables cobayes utilisés pour justifier un complot ourdi par des services dont la mission était de rechercher la vérité et d’établir les causes ayant occasionné des explosions si mortelles dans les casernes de l’ECCRRRAMU.  

  • Le Juge d’Instruction poursuit la piste de NTSOUROU – KAKOM                                                                                                             

C’est dans un esprit de véritable acharnement que la justice est mise au pas. 

C’est ainsi que six (6) mois durant, le Doyen des juges d’instruction du Tribunal de grande instance de Brazzaville, OKO-NGAKALA, va s’acharner à mener une instruction à charge, n’hésitant pas à fustiger les inculpés, à déformer leurs propos, à instrumentaliser les témoins.

Ce comportement regrettable du Doyen des Juges d’instruction du Tribunal de grande instance de Brazzaville a été dénoncé aussi bien par les accusés que par les témoins qui se sont présentés devant la barre. 

Cette instruction qui aurait dû être menée à charge et à décharge afin de faire éclater la vérité, et de présenter les preuves de l’éventuelle culpabilité des accusés n’a en réalité servie qu’à corroborer les différents scénarii élaborés par la commission d’enquête. 

Après quatre mois d’une instruction débutée le 07 mai 2012, aucun lien objectif n’ayant pu être établie entre le Colonel NTSOUROU Marcel et le Caporal-chef KAKOM, le Doyen des Juges d’instruction décide de forcer les choses nonobstant l’inexistence d’éléments de preuve à charge. 

Il s’appuie pour se faire sur la collaboration établie avec certains accusés qui ont été instrumentalisés pour coopérer avec lui, lesquels viennent le 16 août 2012 dénoncer le comportement supposé suspect du colonel NTSOUROU Marcel qui entretiendrait des conversations avec les éléments de l’ECCRRRAMU. 

Suite à ces déclarations de co-accusés sur un comportement postérieur à l’infraction poursuivie, dont le témoignage ne saurait constituer une preuve irréfragable, le Doyen des Juges d’instruction transmet néanmoins ces procès-verbaux au Procureur de la République qui prend alors en date du 20 septembre 2012 un réquisitoire supplétif aux fins d’inculpation du Colonel NTSOUROU Marcel pour Complicité d’incendie volontaire et d’assassinat et atteinte à la sûreté de l’Etat. 

Voilà les cinq (5) scenarii qui ont été adoptés dans l’enquête menée par cette commission d’enquête dirigée le DGST, le Général OBARA Philippe et instrumentalisée par le Général NDENGUET Jean-François et L’Amiral OKEMBA Jean Dominique, sans doute sur instruction de Denis SASSOU NGUESSO en personne. Scénarii repris intégralement par le Doyen des juges d’Instruction du Tribunal de grande instance de Brazzaville, OKO-NGAKALA dans son ordonnance aux fins de transmission de pièces, et qui ont été quelque peu édulcoré dans l’arrêt de renvoi rendu par la chambre d’Accusation. 

Chacun de ces cinq (5) scénarii doit bien sûr être couplée à une logique d’atteinte à la sûreté de l’Etat, en ce sens que l’ECCRRRAMU aurait été brûlé pour prendre le pouvoir par une action armée. 

Cette logique d’atteinte à la sûreté de l’Etat explique la confusion générale aussi bien des infractions retenues à l’encontre du Colonel NTSOUROU Marcel que des personnages choisis comme complices ou co-auteurs des dites infractions. 

Ainsi, on est passé de la formation imaginaire de mercenaires à LEKANA, à la fabrication et l’usage de faux billets, la détention illégale d’armes de guerre, pourtant usagées, qui n’ont aucun lien avec les explosions du 04 mars 2012. 

Des officiers d’origine Tékés emprisonnés sans raison, le Colonel ATIPO KABA, le Colonel SAHOUS André, le Commandant PIKINZA, le Capitaine EMEKORO, le Lieutenant OKANA et plusieurs sous-officiers de l’ECCRRRAMU et même des personnes civiles proches du colonel NTSOUROU Marcel tel que monsieur PANKIMA Jean Bosco.

Ce serait le complot des Batékés.

Présenter comme cela c’est vraiment un retour vers un passé très sombre que l’on pensait oublier avec l’avènement de la démocratie, les complots de l’époque du monopartisme et du PCT triomphant,  dans les années 70-80. 

Chacun de ces scenarii devaient aussi inclure des hommes politiques Tékés, NDZON Mathias par MINICHELOT, avec le fameux « plan de MPILA », OKOMBI SALISSA André par NGOUOLALI qui n’est autre que son propre neveu et qui a été sauvagement torturé pour citer OKOMBI SALISSA André et NTSOUROU Marcel, et NTOUMI "BITSANGOU Fréderic" par MINICHELOT, qui était parait-il chargé de prendre contact avec lui etc.… 

Heureusement que le ridicule ne tue pas dans notre pays, sinon il ya un certain nombre de personnes qui se cacheraient six pieds sous terre. 

Gisèle HALIMI, célèbre avocate française, avocate défenseur de la cause des femmes disait « quand je plaide, je pars au combat ». Il est grand temps que comme cette brave avocate, tous les Congolais portent les habits d’avocats pour partir au combat contre l’injustice, contre les tortures, les humiliations, les traitements, cruels, inhumains et dégradants, contre la violation des droits humains et fondamentaux dont ont été victimes plusieurs mois durant tous ces accusés innocents, victimes de cette nième machination politique. 

En effet, c’est en raison des intérêts égoïstes de la sauvegarde des postes à préserver par tous moyens, de l’incitation à la haine tribale, de la culture de la délation, de la logique de la terreur que ces personnes injustement accusées ont été maintenues en détention pendant plus de dix-sept mois avant d’être traduites la cour de justice. 

Imagine-t-on l’ampleur des dégâts psychologiques causés à ces jeunes gens ? Peut-on penser que l’on participe à la construction d’une nation ainsi faisant ? Car chacun a bien entendu au cours de ce procès le récit que les accusés ont fait des séances de torture dont ils ont été victimes à la DGST. 

Une machination de cette ampleur est en réalité un crime planifié dont il faudrait que la justice se saisisse en tout indépendance afin d’engager des poursuites et punir tous les auteurs d’un tel crime. 

Situation inédite, scabreuse, humour noir, le n° 2 des services de sécurité nationale, le Secrétaire général adjoint du CNS, le colonel NTSOUROU Marcel à la suite d’un évènement dramatique national, est poursuivi pour diverses infractions dont l’atteinte à la sûreté de l’Etat avec un groupe de personnages très hétéroclite. 

Ces personnes sont traduites devant la Cour Criminelle alors qu’il vient d’être démontré qu’elles sont en réalité victimes d’un complot, d’une grossière machination montée de toutes pièces. 

Le colonel NTSOUROU Marcel et ses co-accusés devraient paraphraser l’ancien Premier ministre français Dominique de VILLEPIN : « Je suis là par la volonté d’un P.O., je suis ici par l’acharnement d’un duo N.S. J’en sortirai libre et blanchi au nom du peuple français »

 Histoire abracadabrantesque, pourrait-on dire sous d’autres cieux. 

Mais par qui ce complot a-t-il été initié ?

Les manigances et l’instrumentalisation de NGAMI Kévin démontrent l’acharnement dont ont fait preuve les comploteurs, les machinateurs pour piéger le colonel NTSOUROU Marcel. 

Le Colonel INGANI Frédéric, témoin impliqué qui a menti sous serment à la barre pour couvrir et se couvrir. Un officier supérieur, un Colonel qui a une vérité orientée, reconstruite est-il un homme d’honneur ? 

On parle d’un discours aux propos séditieux prononcé par le colonel NTSOUROU Marcel la veille des explosions. Peut-on faire de ce discours la preuve de sa culpabilité dans un crime aussi grave contre la nation ? Ce discours qui est le résumé d’un parcours de vie, n’avait aucune connotation politique sauf pour les personnes mal intentionnées. 

Les propos des uns et des autres sont déformés à tort ou à raison. Elle n’est pas digne cette information judiciaire qui repose sur une interprétation fallacieuse des faits et un rapport d’enquête tronqué. 

On a traîné un homme dans la boue pour une accusation qui n’a jamais existé. C’est un acte d’injustice. 

L’erreur initiale de ce dossier, c’est d’avoir voulu en faire un dossier politique, l’infraction d’atteinte à la sureté de l’Etat étant une infraction politique alors qu’il s’agit manifestement des conséquences du dysfonctionnement du service public de l’armée. Même les avocats de la partie civile l’ont reconnu dans leurs plaidoiries. 

La justice a été obnubilée par cette affaire dite du 04 mars. C’était « l’affaire du siècle ». Pendant des mois le juge d’instruction ne traitait plus quasiment aucun autre dossier. 

Les bureaux du Doyen des juges d’Instruction et du Procureur de la République ont été repeints et réaménagés en vue de l’instruction de cette affaire. 

Le dossier était gardé sous les aisselles de Monsieur le doyen des juges d’instruction comme si une autre juridiction ne pouvait pas le connaitre, en l’entourant d’un mythe. 

Si bien que le  dossier a été conduit à l’envers. On a une cible, on en déduit un tireur et on essaie ensuite de tracer une ligne entre les deux. 

La manipulation qui a visé le Colonel NTSOUROU Marcel porte l’emprunte des services de police politique, une machination, un complot organisé, pensé, réfléchi, qui dénote un esprit machiavélique.

Ce discours qui est le résumé d’un parcours de vie, n’a aucune connotation politique.

En vérité nous sommes face à une contagion arguée paranoïaque, une crise d’hystérie des services de sécurité ….

Pour justifier un supposé complot on n’a pas hésité à inventer des lieux de rencontre, des entretiens qui n’existent nulle part. 

En lisant l’arrêt de renvoi qui reprend à la virgule près l’ordonnance de transmission des pièces du 06 novembre 2012, on s’aperçoit qu’il n’y a pas un seul mot à décharge, tout est construit pour fabriquer des coupables. 

Cela n’est guère surprenant, l’affaire du 04 mars a été présentée par ces manœuvriers et machinateurs, comme un acte criminel. La thèse accidentelle a été écartée à dessein pour ne pas mettre en exergue les nombreux dysfonctionnements des services de l’Etat.

Mais c’est ignorer que  l’opinion publique nationale et internationale s’est déjà fait une opinion. Elle sait depuis les premiers jours qu’il s’agit d’un malencontreux malheureux accident dû au dysfonctionnement des services de l’armée. 

Voilà à quelles tragédies peuvent conduire le souci de la carrière, l’absence de compassion, le besoin de plaire au supérieur pour promouvoir sa carrière. 

Il y a eu une parodie d’instruction judiciaire. 

Ce dossier est totalement incomplet. Ceux qui auraient dû être entendus ne l’ont pas été. Les pièces qui auraient dû être collectées ne l’ont pas été, sauf bien entendu, les perquisitions irrégulières effectuées au domicile du Colonel NTSOUROU Marcel. 

Les expertises scientifiques qui étaient nécessaires n’ont pas été demandées. Les expertises médicales qui auraient dû être diligentées ne l’ont pas été. Me Annick Mongo, Avocate de l’Etat congolais, l’a elle-même relevé, à juste titre, lorsqu’elle dit : « Il n’y a pas eu d’enquête pointue ». 

La technique qui a guidé l’instruction ne ressemble pas à une technique judiciaire de recherche de la vérité. 

Si au niveau de certaines officines on a fomenté des complots pour cacher la vérité au peuple congolais, la justice, elle, a le devoir et l’obligation de dire la vérité au peuple congolais relativement à la procédure qui lui a été transmise par arrêt de renvoi. 

Un procès a ses règles de procédure et droit. Des règles qui ne sont pas faites pour occulter la vérité, mais pour être appliquées. 

En droit, il n’y a pas d’infraction s’il n’y a pas de texte adopté avant la commission de l’infraction. 

En droit, il n’y a pas d’infraction lorsqu’il n’y a pas d’élément intentionnel. 

En droit il n’y a pas d’infraction sans preuve qui ait été discutée contradictoirement au cours de l’instruction à la barre permettant au juge de fonder son intime conviction. L’avocat est obligatoirement présent au cours de l’audience criminelle pour que à ce règne le droit, pour que l’ordre du droit se substitue au désordre et à l’arbitraire. 

Dans un procès, le Président du tribunal, les conseillers et les jurés n’ont pas vocation à sauver une enquête bâclée. Ils ne sont pas là pour aider les enquêteurs incompétents, pour les remplacer, pour combler leurs vides,  pour sauver une instruction qui a été faite uniquement à décharge à la limite de l’obstruction judiciaire. Bien contraire. 

Le système de l’intime conviction n’est pas fait pour masquer les erreurs, les défauts d’une enquête mal menée. Avoir l’intime conviction c’est être sûr de la force probante de chaque élément de l’accusation, de sa cohérence avec les autres éléments de cette accusation. 

Dans ce procès, dès le début de l’audience on a donné lecture d’un acte d’accusation long, complexe et confus, au final les débats n’ont pas permis de conforter la thèse de l’accusation. 

Dans cette affaire dite du 04 mars, le juge d’instruction, et avant lui, la police, s’est évertuée à traduire un drame en équation juridique car face à l’ampleur d’un tel drame il fallait coûte que coûte qu’il y ait un procès. Or, en matière d’équations, tous les mathématiciens savent qu’il y a toujours une inconnue. 

On a trouvé le coupable idéal en la personne du colonel NTSOUROU Marcel, haut cadre civil et militaire, connu, semble-t-il, pour son franc-parler et son indépendance d’esprit. On a donc imaginé contre lui une accusation absurde, n’ayant aucun lien direct avec les évènements dramatiques du 04 mars, le crime d’atteinte à la sureté de l’Etat dont il serait le cerveau penseur, l’instigateur. 

Le mobile du crime était tout trouvé : le colonel NTSOUROU Marcel serait si frustré de n’avoir pas accédé au grade de Général, qu’il lui fallait déstabiliser la République, sacrifier ses propres parents pour ce fameux grade de Général. 

Mais ses hauts faits d’armes ne valent-ils pas bien plus que tous les grades de Général, à l’image d’un Capitaine SANOGO au Mali, bombarder Général de Division en une nuit ? 

Tous ceux qui ont assisté à ce procès dans la salle d’audience ont bien vu de leurs propres yeux, tout le respect avec lequel les uns et les autres co-accusés, hauts gradés comme témoins parlent du Colonel NTSOUROU Marcel. 

Le Colonel ATIPO KABA a même expliqué que c’est un grand Colonel. 

Alors pour la partie civile, il s’agirait là de faisceaux d’éléments qui prouveraient que le Colonel NTSPOUROU Marcel est bien le cerveau penseur des explosions de l’ECRRRAMU.

Où est la preuve ? Les Congolais veulent une preuve, des preuves. 

Des machinateurs ont essayé de mettre sur le compte du colonel NTSOUROU Marcel ces tristes évènements, le drame du 04 mars 2012, entraînant dans cette machination infernale d’innocentes personnes poursuivies pour atteinte à la Sureté de l’Etat. 

Il faut que cesse cette habitude de l’époque du monopartisme que l’on pensait oublier, où on instrumentalisait la police et la justice pour régler des problèmes politiques, voire des problèmes purement personnels. 

Jusqu’à ce jour, nous pleurons encore nos morts et nous voulons comprendre ce qui explique la survenance récurrente d’évènements aussi dramatiques dans notre pays : 1959, 1970, 1972, 1977, 1980, 1993, 1997-1998,  le 4 mars 2012. 

Quel que soit le verdict qui sera prononcé par le tribunal à l’issu de ce procès, une chose est certaine, les Congolais ont déjà innocenté le colonel NTSOUROU Marcel et tous ses co-accusés : OKANA Benjamin, PINKINZA Destin Noé, PANKIMA Jean Bosco, OKANA Roland, BOUANDZOBO Abdul, ONONO maxime, NTSOUMOU NGOBA Charly… 

Les Congolais ont en effet bien compris qu’il ne s’agit là que d’une nième machination politique. 

En conclusion, seul un verdict d’innocence des accusés pourra redonner à la justice congolaise un peu de crédit et de respectabilité. 

VIVE LE CONGO

 

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Congo Brazzaville
commenter cet article
30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 00:28

15 septembre 2013
Source: La Voix du Peuple


Le drame du 4 mars 2012, une énième machination politique 

Cet éclairage est un devoir moral et il était nécessaire de le faire ne serait-ce que pour honorer la mémoire des milliers de victimes qui sont décédées dans ce drame. Les Congolais avaient soif de vérité et ils voulaient savoir la vérité au terme de ce procès, malheureusement, au terme des 25 jours de débats à la barre, ils sont toujours assoiffés de vérité. 

En effet, force est aujourd’hui de reconnaître que finalement les explosions du 04 mars 2012 qui ont endeuillé et meurtri profondément le pays ; cette affaire dite du 04 mars 2012 qui a fait couler tant d’encre et de salives, et que les tenants du pouvoir ont présenté comme « l’affaire du siècle », « le complot du siècle » portant atteinte à la sûreté nationale de l’Etat, était tout autre chose que ce que les grands manœuvriers de la communauté des renseignements dévouée au service de Denis SASSOU NGUESSO et son régime de fer, ces machinateurs, voulaient faire admettre à nos malheureuses populations pour calmer leur soif de vérité et de réparation. 

Des innocents ont été accusés et présentés à la barre et qualifiés de criminels ultra-dangereux, sans foi ni loi, qui n’auraient pas hésités à attenter à la vie et la quiétude de milliers de Brazzavillois pour assouvir leur soif de pouvoir et d’argent. 

Cette affaire, devrait-on dire, n’était en réalité qu’une vaste et grossière machination politique, ourdie par la bande de sécurocrates zélés au service de la dictature, agissant dans le mépris total des textes qui organisent notre pays, contre de paisibles citoyens, et notamment contre l’un des leurs devenu subitement indésirable, en l’occurrence, le colonel NTSOUROU Marcel. 

Commençons par le commencement.

 

Que s’est-il passé exactement ce dimanche 04 mars 2012 ?

Quelles sont les causes réelles de l’explosion de l’ECRRRAMU (Etablissement central des rechanges, des réparations, des réserves en armements et munitions) ?

Le défilé à la barre des prétendus auteurs et des différents témoins n’a pas permis d’établir les causes réelles de l’incendie, disons les choses clairement, faute d’enquête correctement diligentée par la fameuse commission qui avait été mise en place à cet effet. 

Mais les différentes auditions des accusés et des témoins à la barre ont permis cependant de constater des dysfonctionnements flagrants dans le système de conservation et d’entreposage dans la caserne de l’ECRRRAMU de matériels militaires et d’explosifs appartenant à des entreprises privées propriétés des proches du pouvoir. 

L’arrêt de renvoi rendu en date du 11 juin 2013 relève à l’encontre des principaux accusés qui sont : le colonel NTSOUROU Marcel, le Caporal-chef NTSOUMOU NGOBA Charly, le Lieutenant OKANA Benjamin, le Sergent OKANA Roland, le Commandant PIKINDZA Destin Noé, le Sergent-chef BOUANDZOBO Abdoul et Monsieur PANKIMA Jean Bosco, les faits qui seraient constitutifs d’infractions suivantes :

  • Que le jour du drame la garde avait été totalement désorganisée ; le Sergent-chef NGOUOLALI MISSIE Alvarez Georginos s’est érigé en Officier de permanence, se permettant d’accorder des permissions d’absence... 
  • Que le Sergent-chef BOUANDZOBO Abdoul Yorgen, les Sergents YENGOLO Bréchère Macaire et NTSOUMOU NGOBA Charly Fortuné, et les Caporaux-chef SOUANA André et ISSANGOU MAMPASSI Dimitri Gédeon, après s’être aperçus que le Caporal-chef KAKOM KOUACK Blood avait mis le feu au magasin d’armes, n’ont pu rien entreprendre pour éteindre le feu encore à ses débuts ; 
  • Qu’à l’issue de cet incendie et même bien avant, quelques comportements pour le moins suspects ont été observés de la part de certains officiers supérieurs, notamment les Colonels NTSOUROU Marcel, SAHOUSS André Joseph, ICKONGA ACKINDOU Germain notamment, qui ont posé des actes contraires à la réglementation militaire et ce, sans l’aval de la hiérarchie militaire ; 
  • Que le Colonel NTSOUROU Marcel, par exemple, s’est permis de se faire établir et délivrer discrètement et officieusement, à l’insu de sa hiérarchie, par le Commandant PIKINDZA MANDALI Destin Noé l’état récapitulatif sur l’armement du Régiment Blindé, et détenait dans ses domiciles du Plateau des 15 ans et de fonction au centre ville, Allée du Chaillu non loin de la Maison d’Arrêt, un arsenal impressionnant d’armes de guerre y compris des fusils à lunette et autre pistolet à cyanure aux munitions létales, il suffit d’être touché, peu importe la blessure pour irrémédiablement trouver la mort ; en outre , de la fausse monnaie a été trouvée au domicile privé du colonel NTSOUROU Marcel, il lui est aussi reproché, entre autre, le fait d’avoir commandité l’arrestation, détention et séquestration arbitraire ainsi que la battue du nommé NGAMI Kévin Simplice par ses éléments de garde ; 
  • Que l’attitude du Colonel NTSOUROU Marcel observée avant et après les évènements du 4 mars 2012 laisse interrogateur et prouve que malgré ses dénégations, il est le donneur d’ordre, le commanditaire de l’incendie ; 
  • Que la veille du sinistre de Mpila, le Colonel NTSOUROU Marcel a organisé une curieuse cérémonie d’anniversaire, alors qu’il n’est pas né le 03 mars mais plutôt un 28 Février, cérémonie au cours de laquelle, devant un parterre d’invités, essentiellement de sa tribu, il a tenu des propos pour le moins énigmatiques : «  la peur a ses limites, il faut vaincre les peurs », à ceci s’ajoute - le fait que le lendemain du drame Marcel NTSOUROU s’est rendu, sans en informé sa hiérarchie, au lieu des explosions et dans les hôpitaux où se trouvaient les blessés, ainsi qu’à la morgue du CHU où étaient entassées les personnes décédées, - le fait également qu’auparavant il s’était fait officieusement et sous le manteau remettre par le commandant PIKINDZA MANDALI Destin Noé un état des engins, armements et munitions du Régiment Blindé, à l’insu du chef de corps du régiment Blindé et de la hiérarchie, alors dans quel but ? – le fait aussi que des dépôts d’armes et munitions de divers calibres ont été découverts et saisis aux domiciles du colonel NTSOUROU Marcel sis à Batignolles ; 
  • Qu’autant d’indices, réunis en faisceau, laissent transparaître quelques velléités subversives, non détachables de l’incendie alors projeté de l’ECRRRAMU à Mpila ; 
  • Qu’en contemplation de ce qui précède, il y a lieu de retenir les inculpés NTSOUROU Marcel et NGOUOLALI MISSIE Alvarez Georginos dans les liens de la prévention du chef de complicité d’incendie volontaire… 

Le crime d’atteinte à la sûreté de l’Etat reproché aux accusés NTSOUROU Marcel, NTSOUMOU NGOBA Charly Fortuné, MPANKIMA Jean Bosco, OKANA BENJAMIN, PIKINDZA MANDALI Destin Noé et OKANA Roland est décrit dans l’arrêt de renvoi comme étant constitué par les faits suivants :

  • Considérant qu’il résulte des dispositions des articles 75 et suivants du Code pénal qu’est coupable de trahison et puni de mort tout congolais qui portera des armes contre le Congo, qui détruira ou détériora volontairement un navire, un appareil de navigation aérienne, un matériel, une fourniture, une construction ou une installation susceptible d’être employée pour la défense nationale, ou pratiquera sciemment, soit avant, soit après leur achèvement, des malfaçons de nature à les empêcher de fonctionner ou à provoquer un accident ; 
  • Que sera coupable d’atteinte à la sûreté extérieur de l’Etat et puni des peines portées à l’article 83, tout congolais qui dans un but autre que celui de le livrer à une puissance étrangère ou à ses agents, s’assurera par quelque moyen que ce soit, la possession d’un secret de la défense nationale, ou le portera sous quelque forme ou par quelque moyen que ce soit, à la connaissance du public ou d’une personne non qualifiée, qui par imprudence, négligence ou inobservation des règlements, laissera détruire, soustraire ou enlever, en tout ou en partie, et même momentanément, des objets, matériels, documents ou renseignements qui lui étaient confiés et dont la connaissance pourrait conduire à la découverte d’un secret de la défense nationale ou laissera prendre, même en partie, connaissance, copie ou reproduction ; 
  • Que sont réputés secrets de la défense nationale : les renseignements d’ordre militaire, diplomatique, économique ou industriel qui par leur nature, ne doivent être connus que des personnes qualifiées pour les détenir et doivent dans l’intérêt de la défense nationale, être tenus secret à l’égard de toute autre personne ; les objets, matériels, écrits, dessins, plan, cartes, levées, photographies ou autres reproductions et tous autres documents quelconques qui par leur nature ne doivent être connus que des personnes qualifiées pour les manier ou les détenir et doivent être tenus secrets à l’égard de tout autre personne comme pouvant conduire à la découverte de renseignements des catégories précitées ; les informations militaires de toute nature, non rendues publiques par le gouvernement et non comprises dans les énumérations ci-dessus, dont la reproduction aura été interdite par une loi ou un décret en Conseil des ministres ; 
  • Considérant qu’en l’espèce, il ressort du dossier que l’attitude de l’inculpé NTSOUROU Marcel, observée avant et après les évènements du 4 mars 2012 prouve malgré ses dénégations qu’ensemble et de concert avec ses hommes de main notamment NTSOUMOU NGOBA Charly Fortuné, MPANKIMA Jean Bosco, OKANA Benjamin, PIKINDZA MANDALI Destin Noé, OKANA Roland et bien d’autres, qu’il a attenté à la sûreté de l’Etat Congolais ; 
  • Que la veille du sinistre de Mpila, il a organisé une cérémonie d’anniversaire au cours de laquelle, devant plusieurs invités, pour la plupart de sa tribu, il a déclaré : « la peur a ses limites, il faut vaincre les peurs » et les 5 et 6 mars 2012, sans l’avis de sa hiérarchie, il s’est rendu sur les lieux du sinistre, a visité le centre Hospitalier universitaire (CHU) et la morgue municipale de Brazzaville, alors que cela était du ressort des autorités politiques et administratives (donner des contre exemple) ; 
  • Que les perquisitions effectuées par les officiers de police judiciaire dans ses domiciles sis au 2061, Rue BANGOU, plateau des 15 ans et sur l’allée du Chaillu, non loin de la maison d’arrêt central de Brazzaville ont permis la saisie de plus d’une centaine d’armes de guerre et des munitions de tout calibre, des billets de banque contrefaits, un état récapitulatif des armements, munitions, optiques et accessoires du 1er Régiment Blindé, document pourtant de nature secret défense, mais à lui remis frauduleusement par son homme de main le commandant PKINDZA MANDALI Destin Noé ; 
  • Que les écrits du genre : « le temps passe, les évènements se précipitent tous favorables à la rupture et par conséquent nous oblige à lui apporter les éléments nécessaires à son succès » à lui adressé par son autre homme de main le nommé MPANKIMA Jean Bosco ne laisse point de doute sur l’éventualité d’un coup de force en préparation avec le concours des autres NTSOUMOU NGOBA Charly Fortuné, OKANA Benjamin, OKANA Roland et bien d’autres ; 

Quant au délit d’homicide et blessures involontaires reprochés à BOUANDZOBO Abdoul et NTSOUMOU NGOBA Charly Fortuné, il est décrit comme suit dans l’arrêt de renvoi :

  • Considérant qu’en l’espèce il ressort des éléments du dossier que BOUANDZOBO Abdoul Yorgen et NTSOUMOU NGOBA Charly Fortuné ont à des degrés divers failli à leur responsabilité, soit par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou inobservation des règlements ; 
  • Que les inculpés BOUANDZOBO Abdoul Yorgen, NTSOUMOU NGOBA Charly Fortuné, de service le dimanche 4 mars 2012 et sensés attendre la relève à leur poste, ont cependant pour certains abandonné leur poste de service de garde dès 7 h ; 
  • Que YENGOLO Bréchère Macaire, NTSOUMOU NGOBA Charly Fortuné et SOUANA André, resté à leur poste n’ont pu faire attention à ce que portait KAKOM KOUACK Blood au retour de ce dernier dans la caserne, une bouteille ou un bidon d’essence, un sachet de charbon qu’il devait allumer pour réchauffer sa nourriture et qui a servi à d’autres fins, toujours est-il que tous ceux qui se trouvaient à l’ECRRRAMU au moment où KAKOM KOUACK Blood avait mis du feu au magasin contenant notamment des charges de SPG9 n’ont entrepris aucune action pour éteindre le feu au magasin, alors qu’ils pouvaient par exemple à défaut d’extincteur, se servir du sable pour éteindre le feu encore naissant ; 
  • Qu’en s’absentant de leur poste de service pour certains, tôt le matin, alors que la relève n’était pas encore faite, en se contentant de prendre la fuite, les militaires  dont s’agit les nommés  OBA Rodrigue, SOUANA André, GANA julien Aymard, ISSANGOU MAMPASSI Dimitri Gédéon, BOUANDZOBO Abdoul Yorgen, YENGOLO Bréchère Macaire, NTSOUMOU NGOBA Charly Fortuné, MIERE Raymond, MAFOUA Gladys, NGOUOLALI MISSIE Alvarez Georginos ont manqué à leur devoir « La Patrie ou la Mort »  et de ce fait par leur maladresse, négligence, inobservation des règlements, ils ont involontairement causé la mort de plusieurs personnes ». 

Sur le fondement de cet arrêt de renvoi,

  • le Colonel NTSOUROU Marcel est accusé de : 

° Complicité d’incendie volontaire,

° Complicité d’assassinat,

° Complicité de dommage à la propriété immobilière d’autrui,

° Complicité de coups et blessures volontaires,

° Contrefaçon de billets de banque,

° Détention illégale d’armes de

° Complicité d’arrestation, détention et séquestration arbitraire,

° Atteinte à la sûreté de l’Etat,


- Le Sergent-chef BOUANDZOBO Abdoul Yorgen est accusé de homicide et blessures involontaires ; 

- Le Sergent NTSOUMOU NGOBA Charlie est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat et Homicide et blessures involontaires ; 

- Monsieur MPANKIMA Jean Bosco est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat ; 

- Le Lieutenant OKANA Benjamin est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat ; 

- Le Commandant MPIKINDZA MANDALI Destin Noé est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat ; 

- Le Sergent OKANA Roland est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat ; 

Mais avant de poursuivre, il convient de faire une petite présentation de ces personnes qui sont accusées d’être les auteurs des faits aussi graves. 

Les Congolais ont découvert BOUANDZOBO Abdoul Yorgen à qui il est reproché le fait d’avoir enfreint le règlement militaire en son article 5 qui prescrit l’obligation d’assurer la sécurité des casernes militaires.

Militaire de la classe 1996, BOUANDZOBO Abdoul Yorgen est né le 16 juin 1979 à Brazzaville, son père est décédé et sa mère a élevé seule ses cinq enfants. Il vit en concubinage et est père de trois enfants : YOURMA (15 ans), MISCHKA (8ans) et Ruth (6ans) qui n’ont plus vu leur père depuis le samedi 31 mars 2012, date de son interpellation. En effet depuis le 31 mars 2012, il a été interpellé par la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST) et mis au secret pendant plus d’un mois,  il n’avait droit à aucune visite ni même celle de ses parents. Même pour aller aux toilettes, il était escorté par un policier armé. 

Courant avril, un Adjudant de la DGST nommé OYENGUE Léon est venu le chercher en même temps que le Caporal Chef GANA. Il a été conduit au GASP où des instructions ont été données pour qu’il soit torturé. Il dormait à même le sol mouillé exprès. Il est resté au GASP pendant deux semaines et demie. Le sergent Chef NGOUOLALI s’y trouvait 12 Jours avant lui. 

Toutes ses souffrances lui ont été infligées parce que les journées des 3 et 4 mars 2012, il était l’officier de permanence Adjoint. Le matin du 4 mars après avoir effectué la ronde de la caserne, constatant que le Caporal-chef ISSANGOU était resté seul pour assurer la garde, il était resté à ses côtés pour l’assister, dans l’attente de la rediffusion à la télévision du match de la veille et de la passation des consignes avec l’équipe montante ; 

Il s’était levé pour se diriger vers la permanence, quand, arrivé à l’angle du bâtiment administratif qui abritait la permanence il constate qu’en face de lui il y’avait un grand feu qui sortait du bâtiment où habitait le Caporal-chef KAKOM. Ce bâtiment comprenait des magasins qui abritaient des munitions, des explosifs, des détonateurs, des pains de TNT et des sacs de nitrates d’ammonium. Effrayé par ce grand feu qui atteignait déjà la toiture du bâtiment, il a fait un demi-tour, l’officier de permanence le Sergent-chef NGOUOLALI et le Sergent MANANA le suivaient vers la sortie. Arrivé devant le portail, il a essayé d’appeler les sapeurs pompiers et d’avertir le Chef de Corps (le Colonel INGANI), mais avant d’avoir pu téléphoner,  il y a eu la première explosion. 

Il a été projeté jusque dans un caniveau devant le foyer du matériel, grièvement blessé, il a réussi à se relever pour aller vers le rond point EBINA en compagnie du Sergent NTSOUMOU NGOBA lui aussi grièvement blessé  et aveuglé. En cours de route, il a rencontré l’Adjudant OKEMBA qui lui demandait ce qui s’était passé, constatant qu’il était ensanglanté et aphone, l’Adjudant OKEMBA a arrêté un bus pour en faire descendre les passagers afin que BOUANDZOBO et NTSOUMOU NGOBA soient emmenés à l’hôpital le plus proche, c’est-à-dire l’hôpital de Talangaï. 

Mais arrivé au niveau du marché de Dragages, il y a eu la deuxième explosion et leur bus a été projeté de l’autre côté de la rue. C’était le sauve qui peut général. 

Sans bien comprendre comment, il s’est retrouvé sur l’avenue BOUETA MBONGO vers la palmeraie MBEMBA et c’est un véhicule appartenant à une société de sécurité privée qui l’a déposé à l’hôpital militaire.

Cette même après midi il a reçu la visite de son chef à l’hôpital. 

Ce récit qui a été confirmé par tous les accusés qui sont passés à la barre montre bien l’absence d’éléments constitutifs du délit d’homicide et blessures involontaires qui pourraient être requis à son encontre car, comme cela a été démontré, ce matin du 4 mars aux environs de 6h BOUANDZOBO avait effectué la ronde de la caserne, qu’il n’avait accordé aucune permission d’absence à quiconque puisque lorsque MIERE vient demander une permission d’absence, il le renvoie vers l’officier de permanence NGOUOLALI pour que ce dernier prenne ses responsabilités en refusant de lui accorder une permission, que constatant qu’il y avait des absents au niveau de la garde, il était venu assurer la garde aux cotés de ISSANGOU. 

A l’encontre des accusés, ce délit serait constitué par l’inobservation des règlements, ce qui suppose que la conduite du Sergent-chef BOUANDZOBO serait contraire au règlement militaire. 

Or devant la barre, le colonel INGANI Frédéric, chef de corps de l’ECRRRAMU a lui-même déclaré que la consigne donnée aux militaires en cas d’incendie était :

  • Premièrement d’informer le service général pour recevoir des instructions ; ce qui dans le cas d’espèce avait été fait lorsque NTSOUMOU NGOBA appelé par OKANA Roland l’avait informé de l’incendie et que ce dernier avait appelé le Capitaine OPANDZA. 
  • La deuxième consigne est qu’on peut maîtriser le feu au début de l’incendie, mais lorsque l’incendie devient immaîtrisable le règlement prévoit de quitter les lieux. 

Lorsque BOUANDZOBO aperçoit le feu, les flammes ont déjà dépassé la toiture, c’est dire que le feu était déjà à un stade immaîtrisable, il ne pouvait donc que quitter les lieux conformément au règlement. 

La première et deuxième explosion aux conséquences tragiques lui aura donné raison d’avoir fait ainsi preuve de prudence. 

(...)

Il faut en outre signaler, comme l’a reconnu à la barre le Général DIBIRA Norbert, inspecteur général des Armées au moment des faits, que la caserne de l’ECRRRAMU ne répondait pas aux normes de bâtiments pouvant abriter du matériel militaire et autres explosifs. 

S’agissant des extincteurs dont disposaient l’ECRRRAMU, non seulement ces extincteurs n’étaient pas recommandés pour lutter contre les flammes, mais encore faut-il souligner qu’ils étaient gardés dans le débarras attenant au secrétariat fermé à clés ; ces clés n’étant pas confiées à l’officier de permanence. 

Par ailleurs les militaires de l’ECRRRAMU ne savaient pas manipuler les extincteurs.

Dans de telles conditions, comment peut-on reprocher à BOUANDZOBO le délit d’homicide et blessures involontaires par imprudence ? Pouvait-il faire mieux ?

BOUANDZOBO serait coupable parce qu’il n’est pas intervenu pour éteindre le feu, coupable parce qu’il n a rien fait alors même qu’il ne disposait d’aucun moyen matériel pour agir ?

La culpabilité par abstention est impensable, le droit interdit de condamner pour un délit d’abstention. Par conséquent, BOUANDZOBO Abdoul Yorgen ne peut être déclaré coupable du délit d’homicide et blessures involontaires et doit donc être purement et simplement acquitter parce qu’il ne peut être coupable du délit d’homicide et blessures involontaires, aucun moyen pour lutter contre l’incendie n’a pas été mis à sa disposition et le règlement militaire n’a pas été violé. 

L’autre obligation de sécurité que BOUANDZOBO Abdoul aurait enfreint, et qui lui vaudrait d’être déclaré coupable, serait le fait d’être semble t-il co-responsable de la désorganisation de la garde. Or, nous sommes en matière pénale et la responsabilité pénale est personnelle. 

(...)

Comme chacun peut le voir, BOUANDZOBO n’a pris aucune part à ce que les sécurocrates zélés de la dictature se sont évertués à présenter comme une désorganisation de la garde, et que par ailleurs il n’existe aucun lien de causalité entre les explosions qui ont eu lieu le dimanche 04 mars 2012 à l’ECRRRAMU et cette supposée désorganisation de la garde.

BOUANDZOBO ne peut pas et ne doit pas servir de bouc-émissaire. Il doit être acquitté purement et simplement.    

Les Congolais ont également découvert NTSOUMOU NGOBA Charly Fortuné. Né en 1977 à Kébara (non loin du district de Lékana dans la région des Plateaux), il est Sergent de la classe 1998. Il évolue à l’ECRRRAMU où il exerce les fonctions de cuisinier, il est ce que l’on appelle le chargé de l’ordinaire, et vit en concubinage et père de quatre filles âgées de 13 ans à 14 mois, la dernière étant née courant 2O12, il n’a toujours pas eu l’occasion de la prendre dans ses bras depuis sa naissance. 

Le 04 mars 2012, NTSOUMOU NGOBA est arrivé à l’ECRRRAMU aux environs de 8h10mn. A l’entrée de la caserne, il a rencontré le Sergent SOUANA qui revenait de la caserne de l’Intendance poussant une brouette contenant deux sacs de pains. Il s’est avancé devant le poste de police, vers le conteneur d’azote où se trouvait ISSANGOU qui coiffait MAFOUA, qu’il a chahuté au passage en raison de sa calvitie. 

Devant le poste de télévision se tenait le défunt sergent MANANA venu chercher du pain. Il s’est dirigé ensuite vers la permanence. Il est resté devant le poste de police, quelques instants après MAFOUA est parti vers la pompe d’eau. 

Soudain, le Sergent-chef NGOUOLALI et le Sergent MANANA sont sortis en courant criant au « feu, les gars fuyez, le magasin a pris feu ». Au même moment où ils lui demandaient ce qui se passait, il y a eu un grand bruit, comme un avion qui s’écrasait. 

Tout le monde est sorti en courant sur la grande Avenue. Ils ont tenté d’appeler les chefs. C’est alors que le Sergent OKANA Roland a répondu à son « Call Me » et il lui a demandé d’informer les chefs que la caserne avait pris feu. 

Ce dernier a effectivement appelé le responsable du service général, en la personne du Capitaine OPANDZA, qui a aussitôt informé le chef de corps, le Colonel INGANI de l’incendie déclaré à la caserne. 

Le sergent MANANA ayant décidé de repartir vers la caserne, il était arrivé au niveau du poste de police où il a récupéré son arme et fonçait vers le premier Bâtiment, ISSANGOU, MAFOUA et NTSOUMOU NGOBA s’apprêtaient à le suivre mais arrivés au niveau de la guérite, ils ont entendu l’officier de permanence le Sergent-chef NGOUOLALI leur crier : « les gars revenez, le feu n’est pas un ennemi, si c’était un ennemi on allait tous faire face ». 

C’est alors qu’il y a eu la première explosion qui l’a projeté dans une canalisation, il s’est retrouvé vers l’Eglise Saint-Louis des Français. En marchant à tâtons parce qu’il était aveuglé, il est arrivé devant le portail du Génie où il a croisé le Sergent-chef BOUANDZOBO blessé, qui cherchait de l’aide pour aller à l’hôpital. 

C’est l’Adjudant OKEMBA qui les a secourus en arrêtant un bus pour les emmener à l’hôpital de Talangaï. Quand le bus est arrivé à hauteur du marché de Dragages il y a eu la deuxième explosion qui a provoqué la panique générale.

Arrivé chez lui dans la rue Konda, il a constaté que sa maison s’était effondrée. Il s’est alors rendu chez son ami OKANA Roland dans la rue Bouzala où ses anciens voisins l’ont emmené à l’hôpital militaire. Il y a reçu les premiers soins, à savoir de simples calmants pour ses douleurs et arrêter l’hémorragie ainsi qu’un produit pour ses yeux. On lui a demandé de se représenter le lendemain pour un examen ophtalmologique. 

Il a été ramené dans la rue Bouzala aux environs de 16 heures. 

Le lundi 05 mars il s’est représenté comme prévu à l’hôpital militaire pour un examen ophtalmologique et de la sphère ORL, et on lui a remis un bon de pharmacie. 

Il est resté alité pendant une semaine, n’a commencé à se remettre que vers le 16 mars avant de se rendre au rendez-vous qui lui avait été fixé pour le 19 mars.

(...) 

Effectivement le 19 mars aux environs de 19-20 heures,  NGAMI Kévin s’est présenté au n°1100 rue Bouzala chez OKANA Roland qui logeait NTSOUMOU NGOBA. 

Ayant proposé de lui offrir un pot, ils sont sortis de la parcelle pour aller au bar du coin, Brusquement arrivé au croisement de la rue Bouzala et de l’Avenue, des personnes inconnues armées ont bondi sur lui et l’ont roué de coups. Les jeunes gens du quartier n’ont pas pu intervenir, parce que ses agresseurs criaient qu’il était un braqueur. Il a été emmené au domicile de l’Amiral OKEMBA Jean Dominique dans les conditions indescriptibles. 

Au cours de sa détention à la DGST, il a été interrogé nuitamment de 22h à 03h du matin, cagoulé et menotté comme un dangereux criminel. 

Le 30 mars il a été confronté au Colonel NTSOUROU Marcel qui ne le connaissait pas. 

Le 12 mars, il a été interrogé à l’aide d’un détecteur de mensonge par l’expert canadien Jacques LANDRY, après quoi il a été transféré au GASP à Moukondo, jusqu’au 07 mai 2012.

Il a été tabassé, il dormait à même le sol, mouillé, affamé pendant trois jours, en est tombé gravement malade. Tout cela pour lui faire avouer qu’il avait reçu de l’argent de la part du Colonel NTSOUROU Marcel pour mettre le feu à l’ECRRRAMU. 

Là aussi, toutes les déclarations des accusés et des témoins à la barre ont démontré que toute cette histoire était une sombre machination montée de toutes pièces par ces sécurocrates zélés qui composaient la fameuse commission d’enquête, avec la collaboration très active du Général NDENGUET Jean-François et la complicité de NGAMI Kévin, le propre neveu de NTSOUMOU NGOBA. 

Quant au Sergent OKANA Roland que les Congolais ont également découvert avec cette affaire du 04 mars, il est né le 16 décembre 1980 à LEKANA, il vit en concubinage et, est père de deux enfants. Il est entré dans cette affaire dite du 04 mars par un malencontreux hasard. 

En effet, le  matin du 04 mars 2012, il avait reçu un Call Me de son ami NTSOUMOU NGOBA (le cuisinier chargé de l’ordinaire) qui était en route pour la caserne. Il voulait lui dire qu’il pouvait venir chercher du pain. N’ayant pas prêté attention à cet appel aussitôt, c’est aux environs de 08h15 qu’il a rappelé son ami NTSOUMOU NGOBA pour l’entendre lui dire d’une voix paniquée d’appeler les chefs car la caserne avait pris feu. 

C’est ce qu’il a fait en appelant le Capitaine OPANDZA qui a aussitôt informé le chef de corps Colonel INGANI Frédéric. 

Le 04 mars lorsque les explosions créent la débandade dans la zone nord, il n’a qu’une seule préoccupation celle de retrouver sa fille qui assistait à la messe à l’Eglise Sainte-MARIE de Ouenzé dont une partie de la toiture s’était effondrée sur les fidèles. 

(...)

Le 19 mars au soir après l’enlèvement de NTSOUMOU NGOBA, le Capitaine OPANDZA est aussitôt informé par OKANA Roland qui était très proche de lui aux dires même du Colonel INGANI, leur chef de corps. 

Le Capitaine OPANDZA, certainement instrumentalisé pour des raisons subjectives évidentes, a semblé nier ce fait devant la barre malgré les incohérences de ses déclarations.

Pourquoi le Capitaine OPANDZA a-t-il nié l’évidence ? 

Parce que après l’enlèvement de NTSOUMOU NGOBA le 19 mars au domicile d’OKANA Roland et en présence de ce dernier, NTSOUMOU NGOBA est présenté comme un dangereux criminel qui était en fuite et recherché par la police. 

Comme il s’agissait, à l’évidence, d’une thèse inventée de toutes pièces par le Général NDENGUET Jean-François et les membres de la commission d’enquête, les déclarations d’OKANA Roland ne pouvaient  que contrarier cette thèse fumeuse.

En réalité OKANA Roland était un élément gênant pour DENGUET et les membres de la commission d’enquête. Il avait assisté à l’enlèvement de NTSOUMOU NGOBA et savait que ce dernier, malade et sinistré, ne s’était jamais rendu à LEKANA pour y distribuer de l’argent comme le prétendaient DENGUET et les membres de la commission d’enquête. 

Alors pendant un certain temps DENGUET et les membres de la commission d’enquête ont laissé OKANA Roland vaquer tranquillement à ses occupations sans être inquiété auprès de l’ONG MAG chargée de la dépollution du site de l’ECRRRAMU. 

(...)

Entretemps le capitaine OPANDZA a été instrumentalisé par les membres de la commission d’enquête afin de nier avoir été informé par OKANA Roland de la présence de NTSOUMOU NGOBA à son domicile. C’est comme cela que le Sergent OKANA Roland s’est trouvé embarqué dans ce triste complot, tout simplement pour brouiller les pistes. 

Après la présentation de tous ces éléments factuels, chacun peut voir assez aisément qu’il n’y a pas ici non plus d’éléments constitutifs du crime d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Sauf si les sécurocrates de la dictature de Brazzaville veulent dire que le seul fait d’avoir hébergé, une personne, un Congolais, un ami, un frère d’armes sinistré serait, selon eux, un élément constitutif du crime d’atteinte à la sûreté de l’Etat. 

En tout cas, chacun aura bien compris que le sergent OKANA Roland n’a pas attenté à la sûreté de l’Etat. Il doit donc lui aussi être acquitté de cette accusation. 

Penchons-nous à présent sur le cas de l’accusé, Le Commandant PIKINDZA MANDALI Destin Noé. Né le 18 mai 1970 à Brazzaville, Le Commandant PIKINDZA  MANDALI Destin Noé est marié et père de trois enfants. 

C’est un jeune officier brillant qui avait déjà eu l’occasion de travailler avec le Colonel NTSOUROU Marcel pendant les évènements dramatiques de 1998, lorsqu’il était détaché à la DCRM (Direction centrale des renseignements militaires). Au moment du drame du 04 mars, Le Commandant PIKINDZA MANDALI Destin Noé occupait les fonctions de Chef de section Organisation, étude et planification de la division logistique au Régiment Blindé.

C’est à ce titre qu’il constituait une source officieuse d’informations et de renseignements pour son ancien Chef, le Colonel NTSOUROU Marcel agissant désormais en qualité de Secrétaire général adjoint du Conseil National de Sécurité. 

Courant mai ou juin 2011, au cours d’une de ses visites au domicile du Colonel NTSOUROU Marcel, peu après le séjour des techniciens militaires nord-coréens au Congo venus pour réparer des engins blindés du 1er Régiment Blindé, le Colonel NTSOUROU Marcel demandera au Commandant PIKINDZA MANDALI Destin Noé, au cours de leur conversation si le Régiment Blindé disposait d’un matériel opérationnel suite aux réparations effectuées par les Nord-coréens. 

Il expliquera au Colonel que le Régiment Blindé n’avait reçu aucun matériel de la part des coréens puisqu’il venait de dresser un état récapitulatif des armements et munitions à la demande de son chef. (Là, nous avons de bonnes raisons de dire que le Commandant PIKINDZA MANDALI Destin Noé n’a pas dit toute la vérité car comment expliquer que l’on fasse venir des techniciens militaires nord-coréens si les engins n’étaient pas de fabrication nord-coréennes ?) 

Le colonel NTSOUROU lui demande de lui rapporter la preuve de cette information, le lendemain après son service, aux environs de 16 h, il se présentera au domicile du Colonel NTSOUROU Marcel pour lui remettre une copie de l’état récapitulatif des armements et munitions du Régiment blindé dont l’original avait déjà été transmis au supérieur hiérarchique par la voie administrative ordinaire

Ce document qui n’était pas estampillé « secret défense », a été remis au colonel NTSOUROU Marcel qui en sa qualité de Secrétaire général adjoint du Conseil National de Sécurité (CNS), était habilité à prendre connaissance de tout document secret intéressant de près ou de loin la sécurité nationale intérieure ou extérieure. 

Il s’agissait d’une information relevant de la sécurité militaire, puisque après le départ des techniciens militaires nord-coréens, au cours des réunions de commandement, la situation opérationnelle du Régiment Blindé était présentée comme bonne alors que ce n’était pas le cas. 

Le Colonel NTSOUROU Marcel a expliqué à la barre que ce document n’avait pas encore été exploité parce qu’il avait reçu une information d’ailleurs médiatisée qu’un bateau nord-coréen, contenant du matériel militaire conventionnel et non conventionnel, à destination de Pointe-Noire avait été arraisonné en Afrique du sud. Le Colonel NTSOUROU Marcel avait donc sursis à l’exploitation de cette information pensant que le matériel militaire destiné au Régiment Blindé se trouvait dans ce bateau. 

Par décret n°2006-252 du 28 juin 2006, le Colonel NTSOUROU Marcel a été nommé Secrétaire général adjoint du Conseil National de Sécurité (CNS). Par note de service prise par le Secrétaire Général du Conseil National de Sécurité daté du 31 mars 2012, il a été suspendu de ses fonctions pour nécessités d’enquête liées aux évènements du 04 mars 2012. La correspondance n°055/PR/CNS/SG/CAB/13 du 13 août 2013 confirme à la cour sa qualité de Secrétaire général adjoint du Conseil National de Sécurité jusqu’à la date du 30 mars 2012.

(...)

En lisant cet extrait du décret relatif aux attributions du Conseil National de Sécurité (CNS), chacun aura compris que le crime d’atteinte à la sûreté de l’Etat par la fourniture d’un secret de défense nationale dont serait accusé le Commandant PIKINDZA MANDALI Destin Noé n’est pas constitué, puisque le Colonel NTSOUROU Marcel à qui il avait remis une copie de l’état récapitulatif des armements et munitions du Régiment blindé était bien habilité à prendre connaissance de toute information secrète qui intéresse la sécurité nationale intérieure et extérieure. 

A titre d’exemple, on peut faire un rapprochement avec un extrait du décret français qui organise la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) de la France. 

Les missions générales de la DGSE : 

La DGSE a pour mission, au profit du gouvernement et en collaboration étroite avec les autres organismes concernés, de rechercher et d’exploiter les renseignements intéressant la sécurité de la France, ainsi que de détecter et d’entraver, hors du territoire national, les activités d’espionnage dirigées contre les intérêts français afin d’en prévenir les conséquences. 

(...)

Par ailleurs, l’article 83 du Code pénal visé par l’arrêt de renvoi est relatif à la divulgation d’un secret de défense nationale à une puissance étrangère ou à ses agents pour atteinte à la sureté extérieure de l’Etat.

Les explosions de la caserne de l’ECRRRAMU le 04 mars 2012seraient-ils donc dus à l’action d’une puissance étrangère à laquelle il aurait été livré un secret de défense nationale ?

Assurément non, tel que cela résulte des débats au cours du procès. 

De plus, les explosions ont eu lieu à la caserne de l’ECRRRAMU et non pas au Régiment Blindé, le corps du Commandant PIKINDZA MANDALI Destin Noé. 

En l’espèce, les éléments constitutifs du crime d’atteinte à la sureté de l’Etat n’étant pas réunis, le Commandant PIKINDZA MANDALI doit donc être lui aussi purement et simplement acquitté. 

Analysons maintenant le cas du Lieutenant de police OKANA Benjamin. Né le 19 juin 1970 à Lessanga, le Lieutenant OKANA Benjamin vit en concubinage et il est père d’un enfant. 

C’est un jeune officier connu pour sa bravoure et son franc-parler, c’est peut être cela qui lui a valu tous ses ennuis. Il est accusé d’avoir attenté à la sureté sans que l’arrêt de renvoi du 11 juin 2013 n’ait relevé les éléments factuels de cette infraction. L’arrêt de renvoi évoque simplement « l’éventualité d’un coup de force en préparation avec le concours de OKANA Benjamin et autres » 

En vérité cette imprécision dans l’arrêt de renvoi n’a rien d’étonnant puisque déjà l’ordonnance de transmission des pièces du 06 novembre 2012, il était reproché au lieutenant OKANA Benjamin d’avoir tenu des propos virulents à l’endroit des institutions de la République au lendemain des évènements du 04 mars 2012, sans que lesdits propos ne lui soient opposés, encore que l’expression d’une opinion quelle qu’elle soit ne saurait constituer une infraction. 

La liberté d’expression de son opinion étant garantie par la Constitution même pour les militaires qui sont simplement astreints au devoir de réserve dont la violation relève de la discipline militaire

C’est ainsi que les débats à la barre ont permis de constater l’absence de réunion des éléments constitutifs du crime d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat dont serait accusé le Lieutenant OKANA Benjamin. L’un des griefs formulés à l’encontre du Lieutenant OKANA Benjamin serait sa fréquentation supposée du colonel NTSOUROU Marcel. 

Or, le Lieutenant a longuement expliqué à la barre qu’il s’était rendu une seule fois au domicile du Colonel NTSOUROU Marcel rendre visite à son cousin, l’Adjudant ETOU OBAMI Servant, aide de camp du Colonel, qui rentrait du village où il avait été visité son père malade. 

Le 03 mars le Lieutenant OKANA Benjamin était avec des amis à Léfini, à 200km au nord de Brazzaville, pour fêter l’anniversaire d’une amie. Son véhicule étant tombé en panne au retour, il l’avait abandonné vers l’ex-usine Kronenbourg sous la surveillance de jeunes policiers qu’ils connaît bien. Les explosions du 04 mars l’ont surpris pendant qu’il se trouvait vers l’ONEMO où il était allé récupérer son véhicule. 

Y a-t-il un lien entre les activités du Lieutenant OKANA Benjamin et les explosions du 4 mars 2012 ? 

En réalité, il y avait un témoin qui avait été fabriqué de toute pièce par le tristement célèbre Général NDENGUET Jean-François et les membres de la commission d’enquête, à la personne du Capitaine ATIPO Achille, pour porter de fausses accusations contre le Lieutenant OKANA Benjamin. Le Capitaine ATIPO Achille n’a d’ailleurs pas pu venir soutenir son accusation devant la cour. 

Serait-ce un repli tactique de sa part ? 

C’est pour cela qu’en définitive le Lieutenant OKANA Benjamin a été présenté comme un homme de main du Colonel NTSOUROU Marcel pour perpétrer un attentat imaginaire. Comme chacun peut le voir, le lieutenant OKANA Benjamin n’a commis aucune atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, pourtant depuis le 16 mars 2012 il est privé de liberté. Il est resté 53 jours en détention arbitraire à la DGST, et est en détention préventive depuis le 07 mai 2O12.

(...)

Parlons à présent de Monsieur MPANKIMA Jean Bosco. Enseignant à la retraite, Monsieur MPANKIMA Jean Bosco est né le 15 août 1949 à DJAMBALA et père de 14 enfants et plusieurs fois grand père.

Il a fêté son 64eme anniversaire en détention préventive et il est détenu depuis 17 mois. Enseignant retraité, Monsieur MPANKIMA Jean Bosco a eu le bonheur de servir dans de nombreuses localités de la République, c’est-à-dire qu’il a appris à lire et à écrire à de nombreux enfants congolais. C’était un bon enseignant, comme on les appréciait à l’époque.

Son métier d’enseignant l’a amené à s’intéresser à l’anthropologie (l’étude des Hommes) et à la sociologie (l’étude des faits sociaux). Son intérêt pour les sciences sociales lui a surtout permis de constater les nombreux dysfonctionnements au sein de la société congolaise, l’ineffectivité des programmes politiques depuis que le Congo est devenu indépendant en 1960 jusqu’à nos jours. 

C’est bien connu, Monsieur MPANKIMA Jean Bosco a toujours exprimé librement et très ouvertement ses opinions politiques, puisqu’il considère que le Congo est un pays démocratique. Il se définit comme un opposant politique. Il avait même présenté sa candidature aux dernières élections présidentielles de 2009, mais sa candidature n’avait pas été retenue. Il avait de ce fait exercé un recours devant la cour suprême, mais ce recours avait été rejeté. Il a écrit de nombreux ouvrages sur les civilisations Tékés et Vili, mais peu ont malheureusement été publiés faute de moyens. 

Voilà qui est Monsieur MPANKIMA Jean Bosco à qui on reproche d’avoir attenté à la sureté intérieure de l’Etat de connivence avec le Colonel NTSOUROU Marcel. Monsieur MPANKIMA Jean Bosco considère le Colonel NTSOUROU Marcel comme un cadet téké, encore qu’ils ne sont pas du même district. NTSOUROU Marcel est originaire du district de Lékana, lui, est originaire du district de Djambala. Il avait sollicité a plusieurs reprise une aide matérielle du Colonel NTSOUROU Marcel pour publier certains de ses ouvrages, mais surtout pour l’aider à constituer un syndicat de retraités non corrompus.(

(...)

Pour justifier l’implication de Monsieur MPANKIMA Jean Bosco dans l’affaire du 04 mars 2012, la commission d’enquête s’est fondée sur un courrier qu’il avait adressé au Colonel NTSOUROU Marcel pour solliciter son aide afin de constituer un mouvement syndical.

Cette lettre est libellée comme suit : 

« Mon Colonel et Cher Frère, 

Le temps passe, les évènements se précipitent tous favorables à notre mouvement pour la rupture qui par conséquent nous oblige à lui apporter les éléments nécessaires à son succès.

Par exemple la retraite automatique manquée nous offre une bonne palette d’hommes déçus qui m’ont appelé à leur organisation en un syndicat confédéral.

Il me semble que le faire dans la concertation serait mieux.

Vous ne manquerez pas d’hommes à me proposer, des gens intègres qui peuvent comme moi, résister à la corruption.

D’ailleurs celui (qui) me fait pression dans ce sens est un militaire rencontré dans votre salle d’attente.

Il nous faut plus d’échanges d’information, l’accélération des évènements a toujours accompagné toutes préparations des élections.

C’est la période de modification de toute scène politique. Notre pays est un bel exemple à ce sujet avec sa politique du clientélisme sans idéologie de démarcation.

Appelez moi, voyons nous seulement, aucun de nous ne peut mesurer les effets cosmogoniques de ces rencontres. NGASUKU nous accompagne et il enregistre tout.

A très bientôt, et, fraternellement

Le Conservateur Honoraire Président

Jean Bosco MPANKIMA. »  

En quoi cette correspondance par ailleurs non datée a-t-elle un lien avec les évènements du 04 mars 2012 ?

 (...) Quelle est cette personne admise à la retraite dans notre pays qui n’a pas vécu la trop longue période d’attente avant le versement du premier trimestre de pension ? Comme chacun peut le constater, il ne résulte de cette lettre aucun élément prouvant la participation au crime d’atteinte à la sureté de l’Etat. 

En conséquence, Monsieur MPANKIMA Jean Bosco doit donc lui aussi être acquitté purement et simplement de ce chef d’inculpation. 

Après avoir démontré l’innocence de toutes ces personnes accusées à tort, nous pouvons à présent mettre en lumière la façon dont le Général NDENGUET Jean-François, l’Amiral OKEMBA Jean Dominique et les membres de la commission d’enquête ont secrètement mené leur grossière machination dans le but de nuire à un seul homme, le Colonel NTSOUROU Marcel qui plus est leur ancien bras droit et éminent membre tout aussi zélé de cette communauté des renseignements dévouée au service de Denis SASSOU NGUESSO et son régime de fer.

Car chacun l’aura compris, tout au long des faits étayés plus haut, que toutes ces personnes accusées ont été victimes d’une machination qui s’est abattue sur leur tête sans qu’ils n’en comprennent vraiment les tenants et les aboutissants.

Tout a été savamment préparé et orchestré par cette communauté des renseignements.

 

(à suivre)

 

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Congo Brazzaville
commenter cet article
27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 19:39
26 septembre 2013
JC Beri
Sassou Nguesso serait-il un terroriste?

« Au lieu de soutenir un terroriste politique et qui puis est, le prédateur en chef des finances du Congoqui cultive le culte de la personnalité via une démagogie communicationnelle pour masquer les vraies réalités, il serait de bon ton de dire : « Ne touche surtout pas à notre constitution…Sassoua tout volé…Sassou doit rendre l’argent du peuple » JCB

SASSOU, « le terroriste politique »

Terroriste : Personne qui utilise la terreur et la violence pour imposer ses idées politiques ou son autorité.

Le drame qui se joue sous nos yeux ces jours ci au Congo Brazzaville, rappelle à bon escient que le problème de terrorisme a changé de nature, le terroriste n’est plus le méchant étranger mais le méchant compatriote nommé Sassou Nguesso.

Sa cible n’est autre que le peuple congolais qui est victime d’assassinats, de pillage, attentas, de persécution et de manipulation éhontée pour chanter sa gloire et/ou obligé de défendre un président terroriste et pillard des deniers publics. La manif anti-française de ce 14 septembre 2013 organisée par des groupes restreints, secrets, selon des principes tribalo-régionalistes et militaires ou quasi-militaires payés avec l’argent volé du Congo pour défendre un seul homme nommé Sassou Nguesso est la preuve du tripotage d’un pouvoir contesté.

Comme quoi même les terroristes défendent une cause pour laquelle ils croient avoir raison sur un système qu’ils combattent ou défendent. Seulement ils ne font pas l'unanimité. Certains croient y voir des gestes de résistance, considérés comme héroïques auprès des adhérents ou sympathisants poussés dans un élan de défense de la patrie. D'autres, au contraire, n'y voient qu'une volonté de torpiller le processus de dialogue, d’unité, d’une vraie démocratie réclamée par le peuple. Comme on le constate chaque jour qui passe SASSOU est prêt à tout, a la manipulation, l’excitation de la haine contre l’étranger et surtout même à la guerre pour demeurer au pouvoir.

Seulement il y a un temps pour la guerre et un temps pour ouvrir les yeux devant les réalités du moment pour sortir le pays de l’impasse où il s’entête à vouloir conduire le plonger. Nous vous rappelons que SASSOU ne durera pas ad vitam aeternam. Congolais, faites des choix constructifs et bénéfiques pour l’ensemble des congolais.

Les observateurs présents sur le terrain avaient prédit que cette « manifestation de la honte du clan sassou » convoquée, à la va vite, ce samedi 14 septembre 2013 par les partisans de Mr SASSOU sous le slogan « Ne touche surtout pas à mon président » serait un signal fort d’essoufflement du régime.

De BACONGO jusqu’a TA-NKOMBO, les quelques jeunes pros SASSOU enivrés de drogue parcouraient vendredi 13 septembre les grands artères de la ville dans des 4x4 blanches dont les coffres étaient bourrés de « Guiri » (sac en tissu plastique tressés) de francs CFA promettaient offrir 5000 f Cfa à tous ceux qui participeraient à la manifestation du lendemain. Le ton était donné et la manifestation de la division par le clan SASSOU était scellée. D’un côté les pros SASSOU, ceux qui jouissent des privilèges du Congo d’en haut et de l’autre la population désœuvrée c'est-à-dire ceux qui sont condamnés à ramasser les miettes du Congo d’en bas. On a du mal à déterminer la limite de l’élan patriotique dans cette démarche biaisée servant à servir de tremplin à un clan maffieux qui s’active à creuser le sillon de division du peuple. Où est la vertu d’une politique nationale de solidarité ? Ou est le patriotisme en défendant ceux–là même qui crucifient la patrie depuis 30 ans ?

Tous les projecteurs sont braqués aujourd’hui sur le PCT et le clan SASSOU mettant en avant l’absurde entêtement à vouloir rejeter l’offre du dialogue. C'est indéniable, l'impasse suicidaire qui sape la légitimité de ce pouvoir chaotique et vomi par le peuple place le Congo dans une position de plus en plus vulnérable vis-à-vis de l’extérieur. J’accuse tous les dirigeants actuels d’être « collectivement coupables et responsables » en cautionnant et entrainant certains patriotes dans les dérives politiques d’un « terroriste qui se dit être Président de tous les congolais ».

Devant le peu d'enthousiasme qu’a suscité cette marche de la honte, la jeune génération congolaise mobilisée a démontré qu'elle ne gère pas son avenir en cercle fermé, comme ces groupes paramilitaires restreints, loin des préoccupations du monde extérieur. Les quelques partisans présents à cette mascarade et innommable marche n’ont convaincu que leurs propres mentors. Les cris d’aboyeurs proférés par NGOLO (premier secrétaire du PCT) ressemble simplement a un chien qu’on arrache l’os de se bouche. Comme l’a justement qualifié certaine presse étrangère de « déséquilibrés » agissant à titre individuel dont les propos frisent parfois la naïveté.

On ne s’y trompe pas ce n’était pas une marche populaire, mais une marche achetée, une marche corrompue, une marche de la honte, une marche de l’humiliation pour camoufler les tristes réalités du moment. La majorité silencieuse aspirant à un renouveau démocratique par la recherche de solutions équilibrées et communes, par la vertu d'un compromis s’est détournée de cette marche et a démontré clairement qu'elle ne monnayera pas sa liberté pour assouvir les appétits démesurer d’un « terroriste politique de président » qui de surcroit maintien son peuple sous une Chape de misère.

Faut-il rappeler à ces groupuscules restreints qui ont vociféré des menaces en bavant du sang que ce n’est pas le peuple qui est responsable de l’assassinat de Marien Ngouabi. Ce n’est pas le peuple qui est responsable de l’affaire des 353 disparus du Beach. Ce n’est pas le peuple qui est responsable des procès bâclés par la gente militaire du Marien Ngouabi, des disparus de Beach et du 4 mars. Que ce n’est pas le peuple qui vide les caisses du trésor public. Vouloir faire la lumière sur ces dossiers par d’autres moyens que ceux imposés par un pouvoir qui est lourdement soupçonnés d’en être l’auteur est loin de porter atteinte à l’intégrité du Congo ou pire encore faire preuve de relents colonialistes.

La France n’a pas porté atteinte à la nation congolaise.

Si c’est le cas, soyez en rassurer, le congolais n’est plus l’enfant qu’on prenait la main pour traverser la rue. Le peuple saurait dire a qui de droit, sa volonté d’être une nation libre et indépendante. Sauf que pour le cas express ici mentionné la vérité est ailleurs.

Cette manifestation a en revanche fourni une image du pouvoir nette. Le surréalisme, l’agitation mortifère d’un groupe aux abois, des manipulateurs qui croient vaincre un tsunami populaire avec des cris d’orfraie. Preuve de l’extériorisation de tension d’un sectarisme imbu de relent dictatorial.

Il n'y a que chez nous (Congo) que ce genre de chose peut arriver lorsque quelques jeunes manipulés à coup de millions de FR Cfa et de stupéfiants décident d'organiser une manifestation s’estimant investi du droit de parler au nom du peuple.

Dans aucun pays au monde, l’on est obligé de tenir un stand de distribution de billet pour attirer les malheureux congolais à venir gonfler les rangs d’une manifestation jugée, semble-t-il patriotique et populaire. Le PCT et le Clan SASSOU viennent juste de démonter leur capacité à ne pas reculer devant la bêtise.

On est simplement dans le déni permanent d’une démocratie populaire et consensuelle, d’une justice équitable, d’une politique gouvernementale exemplaire et d’un rejet en masse des dirigeants actuels qui n’ont plus comme solution l’agitation d’épouvantail.

SASSOU « le terroriste financier »

Après l’épisode de dépenses sulfureuses de sa tendre épouse lors de son dernier anniversaire à St TROPEZ, on croyait le couple assagie. Erreur ! Ils ont encore récidivé à MARBELLA en Espagne ou 10.000 euros a été balancé comme on donne un pourboire à SDF. Détrompez-vous les congolais ne sont pas aveugles ou amnésiques pour laisser penser qu’ils ne voient pas comment est utilisé leur argent.

Le pays est englué dans une misère noire par un terroriste financier qui se dit être président d’un Congo émergeant en 2025. Sachant qu’il ne serait peut-être plus en vie à cette date, que lui coute-t-il de faire des promesses irréalisables dont le seul but est de continuer à avoir la main mise sur les recettes du pays ?

Faut-il refaire un inventaire des frasques budgétaires dont les montants exorbitants saigneront encore le Congo jusqu'à l’an 2030 ? Petit rappel pour ceux qui ont la mémoire courte ou encore l’esprit sélectif

- Monique Ceriser Ben Guiga nous apprend qu’on a pu retrouver la trace de 472 millions aux Bermudes, un sommet de l’iceberg ! (Extrait du compte rendu des débats de la séance du 29 novembre 2007 au Sénat Français).

- Sébastien Ramnoux et Matthieu Pelloli rapportent que 9 M€ provenant directement de la Direction du trésor de la République du Congo auraient transité sur les comptes de Franck Export entre 2005 et 2011. Une partie de ces fonds aurait directement profité au président du Congo et à son entourage. »

- Le journal américain « The Sunday Times » du 7 janvier 2007 s’offusque des dépenses pharamineuses de M. SASSOU de plus 201 millions F CFA de frais d’hôtel lors de son périple américain du début d’année 2007.

- Charlie Hebdo du 26 décembre 2012 – Laurent Léger : « Denis Christel Sassou a en effet attribué à ses trois enfants, Ilona-Anaëlle (née en 2004), Lily-Anne (2006), et Denis-Ylan (2008), des contrats d’assurance-vie ouverts dans la filiale de Barclays, Barclays-Vie, et les a tous rachetés fin janvier 2012. Les montants de rachat (brut) ne sont pas négligeables : 358 000 euros pour la première, 354 000 euros pour la seconde et 248 000 pour le dernier. Et, comme le signale Tracfin, les fonds se sont envolés. Pas au Congo, mais au Liban. Le pays du secret bancaire où les banques ressemblent à des citadelles inviolables. Voilà encore un bon million qui échappe au peuple congolais. » etc.

On peut l’affirmer, sans aucun risque d’erreur ou de mauvaise lecture, au regard de multiples enquêtes menées par les experts internationaux que SASSOU NGUESSO affame plus de 3 millions congolais pris en d’otages par un terrorisme financier institué par son clan.

L’argent du Congo sert à surarmer un clan que se prépare à défendre un pouvoir acquis dans le sang et surtout contre la volonté populaire. Or, les Congolais réfutent massivement l’idée de voir s’instaurer dans leur pays un pouvoir à vie dont le règne chaotique a détruit la société congolaise. La fronde des congolais contre le holdup du clan sur les richesses pétrolières (8 milliards de dollars par an de recettes publiques), près de 3/4 cette richesse n’est pas redistribuée aux populations est de plus en plus palpable.

M. Denis Sassou Nguesso cultive justement la hantise nommée "la sassouïsation des esprits des Congolais". Il a construit son pouvoir sur de la braise qu’il ne cesse d’attiser à chaque fois que le peuple lui réclame des comptes sur sa gestion politique catastrophique du pays. Il essaie régulièrement d’opposer une fausse rupture contre le passé sombre que nous avons connu et dont il est l’un des instigateurs principaux et une rupture positive qui demande un changement total dans la pratique de l’exercice politique

La course à l’enrichissement de Sassou Nguesso et de son clan a dépassé depuis longtemps les limites du tolérable. Cette attitude que nous qualifierons de terrorisme financier devrait faire l’objet des poursuites par les organismes financier internationaux.

Ainsi au lieu d’organiser des marches Anti-français, c’est aux congolais plutôt de manifester contre ce pouvoir qui les transforme en mendiant dans un pays où ils vivent dans l’humiliation. « Ne touche surtout pas à mon Président …» Au lieu de soutenir un terroriste politique et qui puis est, le prédateur en chef des finances du Congo qui cultive le culte de la personnalité via une démagogie communicationnelle pour masquer les vraies réalités, il serait de bon ton de dire : « Ne touche surtout pas à notre constitution…Sassoua tout volé…Sassou doit rendre l’argent du peuple ».

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Congo Brazzaville
commenter cet article
27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 19:24

25 septembre 2013
Congo na biso

 

 

A ce jour, 27 personnes sont arbitrairement mises en détention au Congo Brazzaville. Elles sont détenues uniquement pour avoir exercées leurs droits à la liberté d’expression et d’association.

Depuis le 21 aout 2013, les arrestations se font aux domiciles des personnes pour être amenées à la maison d’arrêt de Pointe-Noire. L’association française de soutien a adressé à Amnesty International la liste des27 personnes. Ce sont des sympathisants, militants et cadres du CDRC « Cercle des Démocrates et Républicains du Congo » parti politique non-violent de Monsieur Modeste Boukadia, opposant et militant des droits de l’homme depuis 1983. Concernant l’arrestation arbitraire de la jeune maman et de son bébé de 8 mois, au motif que l’enfant se prénommait Modeste Boukadia, nous vous informons qu’ils ont été libérés depuis 3 jours.

Nous remercions toutes les personnes qui ont menées les actions de soutien qui ont permis cette libération. Nous exigeons maintenant la libération immédiate des personnes restant injustement prisonnièresEt réclamons la libération de tous les prisonniers d’opinion au Congo-Brazzaville.

Nous vous sollicitons pour transmettre ce message :

@SasouCG:  Monsieur le Président nous demandons la libération des prisonniers d’opinion au Congo Brazzaville et des 27 personnesdu CDRC. 

@MBOUKADIASur le compte  Twitter Officiel de Monsieur Denis Sassou Nguesso

@SassouCG Président de la République du #Congo

Et la page Facebook officielle du Président de la République du Congo :

Ou d’écrire à l’ambassade du Congo en France :

Adresse : 37 bis, rue Paul Valéry 75016 Paris Cedex 16

Tél : 01.45.00.60.57 Fax : 01.40.67.17.33

Courriel :ambacongo_france@yahoo.fr

Contact:

Blog de Modeste Boukadia :http://musitsundi.wordpress.com

Comité de soutien en France, association CDRC:
Nadine Nagel
Mail : nndelta14@gmail.com

Informations complémentaires:
Monsieur Denis Sassou a créé le Parti Congolais du Travail (PCT) en 1968. Il a été élu président de l’état par le Comité Central de son parti en 1979 jusqu’en 1992. Il revient au pouvoir en 1997 et pour y rester jusqu’à ce jour.
Site officiel du président :http://www.sassou.net/biographie.

Monsieur Modeste Boukadia a créé le CDRC en 1992, ce fut le premier parti politique enregistré le 10 Mars 1998 après la guerre du coup d’État du 5 juin 1997. Il engage le Congo dans la voie de la démocratie, d’un développement économique pour la population oubliée et de l’instauration d’un gouvernement d’union nationale. Le CDRC est un parti non violent depuis sa création, ses valeurs fondatrices ont été rappelées lors du Grand Meeting Populaire du 11 Mai 2013 à Makélékélé Brazzaville.
Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Congo Brazzaville
commenter cet article
4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 22:18

4 août 2013
Benjamin Bilombot Bitadys


Chacun le sait : l’argent ruisselle en torrents, que disons-nous, en fleuves entiers au Congo.

Les nantis congolais ne savent plus réellement quoi en faire. La furie dans la construction d’hôtels, de somptueuses villas, l’achat de limousines de grand luxe, de 4x4, l’organisation de fêtes, etc. ne suffit pas à tarir le puissant courant. Aujourd'hui, l'une des façons de s’enrichir et de gaspiller les deniers publics, c’est l’organisation de colloques et de forums bidon. Dans ce domaine, il suffit d’avoir de l’imagination. Le distributeur automatique de billets de banque tourne à plein régime au Congo, jour et nuit. Il est au service aussi bien des organisateurs de forums que de quelque politicien européen sur le retour, si ce ne sont ceux qui fuient la crise et les vaches maigres sur le "vieux continent" et qui ont bien appris à exploiter la simplicité d'esprit de ces "Africains qui ne sont pas encore entrés dans l'histoire ", des hommes incapables de penser par eux-mêmes, toujours prêts à gober tous les discours venus d'ailleurs, du marxisme léninisme au christianisme, en passant par la franc-maçonnerie, en attendant demain le bouddhisme ou l’hindouisme.

Dernière folie en date, l’organisation à Brazzaville à partir du 23 juillet dernier du forum économique annuel du magazine francophone Forbes Afrique. Quelques dizaines de milliards de FCFA partis en fumée. Mais pas pour tous.

Pour la circonstance, le clan au pouvoir a mis les petits plats dans les grands, en invitant du beau monde soigné, bien entendu, aux petits oignons, puisque transporté dans la compagnie aérienne appartenant aux membres du clan au pouvoir, logé dans leurs hôtels, nourri dans leurs restaurants, et abrités sous les chapiteaux loués par les membres de la famille. Bref, une façon de recycler ou de blanchir de la menue monnaie. « L’argent appelle l’argent », chantait Pamelo. « L’argent reste dans la famille », a dit un chauffeur de taxi rencontré au quartier Ta Nkombo. Du grand art.

L
edit forum, dit-on, portait sur « l’émergence des classes moyennes africaines », une classe moyenne qui ne s’est d’ailleurs pas vraiment sentie concernée puisque ayant été soigneusement tenue à l’écart.

Parmi les « grands » de ce monde qui se préoccupaient du sort des Africains et invités à débattre des thèmes comme le financement des infrastructures, les nouveaux marchés et leurs conséquences sur l’emploi, ou encore les changements des pratiques culturelles, sociales et économiques ont été sollicités notamment les présidents sud-africain et sénégalais Jacob Zuma et Macky Sall, l’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, l'ancien Premier ministre français Rocard, le président de l’UMP Jean François Copé, le PDG de Paribas Lionel Zinsou, l’ambassadeur américain et ancien maire d’Atlanta Andrew Young...

Le forum était animé non pas par une vedette de la presse locale (c'est vrai, ils sont tous incompétents, on est d'accord sur ce point) mais par « la reine » Christine Ockrent, une Belge ancienne présentatrice du journal télévisé d’Antenne 2 (aujourd’hui France 2) et épouse de Bernard Kouchner.

Il va sans dire qu'un tel forum n’apportera absolument rien aux fameuses classes moyennes africaines. Mais on ne pourra en dire autant de certains participants à la fête, et surtout à son organisateur. Sassou, qui veut coûte que coûte mourir au pouvoir en modifiant la Constitution retire en effet le plus grand bénéfice d'un forum destiné avant tout à soigner son image internationale. De ce point de vue c'est assez réussi. Le grand homme peut maintenant aller s'aérer les narines loin du péril fécal qui empuantit la rue congolaise, dans son château en Espagne par exemple, comme du reste chaque année, le coeur léger, avec le sentiment du devoir accompli...

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Congo Brazzaville
commenter cet article
18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 14:01

18 juillet 2013
Tropics Magazine


Les églises et la société civile du Congo Brazzaville, parlant au nom des populations, attendent les fruits de la transparence depuis que le Congo a été jugé cette année pays conforme à l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE).

 

L’ITIE est le processus par lequel toutes les recettes et les dépenses de l’Etat sont publiées.

 

5da4ab2ed2fdaed62b38bbb57d755ee5Selon Florent Michel Okoko, président du Comité exécutif de l’ITIE Congo, les retombées de la transparence pétrolière sont progressivement perceptibles au niveau de la population. Ce comité est un organe officiel qui comprend aussi des membres de la société civile.

“C’est un processus, donc ce n’est pas du jour au lendemain que tout va changer. Mais déjà, l’eau commence à être accessible dans tous les quartiers de Brazzaville (la capitale), et avec une forte pression. C’est un signe important des retombées de la transparence”, déclare Okoko, satisfait.

Okoko ajoute: “On peut parler de transparence, mais la grande question aujourd’hui, c’est transformer cette transparence dans l’amélioration des conditions de vie des citoyens. C’est un nouveau combat après la conformité à l’ITIE”. Mais, les populations attendent plus de cette transparence reconnue par l’ITIE. Les Nations Unies indiquent que 49 pour cent des 4,2 millions de Congolais ont accès à l’eau potable et 46 pour cent à l’électricité. Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance estime que 26 pour cent des enfants congolais de moins de cinq ans sont touchés par la malnutrition chronique.

Selon le Programme des Nations Unies pour le développement, le taux de chômage des jeunes était de 34,2 pour cent en 2011. Et dans le classement ‘Doing Business’ 2012 de la Banque mondiale, le Congo est 135e sur 183 pays classés dans le domaine des affaires.

Pour l’instant, explique Okoko à IPS, l’ITIE concentre ses actions sur l’entreprise pétrolière. Les minerais solides sont encore en phase d’exploration. Le Congo est le quatrième producteur de pétrole en Afrique noire. Cette ressource contribue pour 80 pour cent au budget national, estimé cette année à plus de huit milliards de dollars. La production de pétrole a été de 263.000 barils/jour en 2012. Elle devrait augmenter en 2015 avec l’entrée en exploitation du gisement de Moho-Nord (140.000 b/j) par Total, dans les eaux territoriales du Congo dans le sud.

Cependant, la société civile et les églises se montrent insatisfaites de la redistribution des richesses nationales, et sont exigeantes. “Il est temps que nous aussi puissions bénéficier des richesses que Dieu nous a données… dans ce pays”, a déclaré le pasteur Sage Mabika au cours d’un échange avec l’ITIE, en juin dernier.

Un autre pasteur, Prosper Ngoma, s’exclame: “Où est le sérieux quand les comptes de l’Etat sont certifiés par des juges nommés par le gouvernement? C’est entre eux, ils trompent le peuple!”

Pour certains Congolais, cette conformité à l’ITIE ne règle pas la question de la gestion transparente des revenus de l’Etat. “Il ne faut pas faire cette confusion. Le Congo est encore dans la corruption et une gestion opaque. Ce qu’on commence à savoir, c’est juste ce que les compagnies pétrolières payent à l’Etat, mais pas l’utilisation de cet argent par le gouvernement”, souligne Clément Mierassa, un opposant politique.

Dans un rapport publié en 2011, l’Association pour les droits de l’Homme et l’univers carcéral (ADHUC) dénonce des écarts entre les inscriptions budgétaires et les décaissements. “Cela ne profite pas aux populations. Tout ce qui est déclaré gratuit comme le traitement du paludisme ou la césarienne, reste payant et coûte très cher pour le citoyen moyen”, affirme Kévin Mviri, secrétaire général de l’ADHUC.

“Le budget de l’Etat n’est pas accessible à tout le monde. Or, la transparence c’est laisser contrôler l’exécution du budget et rendre compte. Mais, ce que fait le gouvernement est encore loin de la transparence souhaitée par tous”, ajoute Mviri à IPS.

L’ITIE est le processus par lequel toutes les recettes et les dépenses de l’Etat sont publiées. Le Congo a fait certifier et publié tous ses comptes de 2004 à 2011. Malgré quelques écarts de 300 millions de dollars relevés en 2006 et 2007 sur les comptes de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), le pays s’est efforcé de rendre public ce que payent les compagnies pétrolières à l’Etat. La SNPC publie désormais ses comptes sur son site Internet. La Cour des comptes certifie également tous les comptes de l’Etat au Trésor public.

Christian Mounzéo, président de la Rencontre pour la paix et les droits de l’Homme, une ONG locale, parle d’une victoire. “Avant, le fait même de parler du pétrole sur la place publique vous ouvrait les portes de la prison. Maintenant, on peut en parler librement avec les autorités”, déclare-t-il à IPS.

Après un rejet en 2010, le Congo a été jugé conforme en février 2013 à l’ITIE suite à des indices de transparence. Les marchés publics obéissent aujourd’hui aux procédures d’appel d’offres agréées par la Banque mondiale. “Il ne suffit pas de déclarer ce que le gouvernement reçoit, mais il faut le prouver par des quittances. C’est ce que fait le Congo”, affirme Séraphin Ndzion, secrétaire permanent de l’ITIE Congo.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Congo Brazzaville
commenter cet article
20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 17:19

19 avril 2013
Mouvement Panafricain pour la Démocratie et la Justice

 

Communiqué de presse N° 007/MPDJ/2013

Rien ne doit surprendre en Afrique centrale : cet après-midi a commencé à Brazzaville la rafle de tous les Tchadiens et uniquement de Tchadiens, pendant que, ironie du sort et curieusement, le chef de l’Etat du Congo Brazzaville se trouve à Ndjamena. On peut aisément supposer que c’est la complicité de compères ; car la CEMAC ou la CEEAC ne sont pas des organisations d’intégrations, mais des clubs de dictateurs, de kleptocrates animés de visées anti citoyennes.

Peut-on faire une comparaison avec la CEDEAO ? Il n’y a pas match ; dans cette dernière sous-région, les citoyens voyagent avec la simple carte d’identité, il y a une totale libre circulation des personnes, des biens et d’établissement.

Il faut aussi remarquer l’existence d’une cours de justice qui a la compétence de condamner des Etats membres en leur adressant des injonctions.

L’autre paradoxe entre les deux régions : l’Afrique centrale est constituée des pays potentiellement les plus riches avec des chefs d’Etats parmi les plus riches et les populations les plus pauvres où il n’y a  jamais eu d’alternance démocratique, alors que dans la sous-région CEDEAO, les citoyens jouissent de toutes les libertés et l’alternance démocratique est la règle.

En égard à cette situation dramatique, nous lançons un vibrant appel à l’opinion internationale pour que la vie et la liberté des paisibles citoyens soient préservées.

 

Fait le 18 Avril 2013
Le Coordinateur Général Provisoire

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Congo Brazzaville
commenter cet article
16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 09:22

15 décembre 2012
Source: www.congo-liberty.com



« On aura beau avoir réajusté le budget, multiplié les projets d’investissement, la vérité est là, toute crue, Sassou ne sert que les siens et son clan. Il s’en fout qu’on le prenne aux mots, il s’en moque que rien ne soit concrétisé, sa priorité est ailleurs. Pire, tant qu’il maintiendra les congolais dans une situation de chaos permanent, mieux il assurera l’avenir de ses rejetons et neveux transformés aujourd’hui en « maîtres flambeurs incontestés du Congo ». «Ce qui rend la corruption, ou même la simple médiocrité desélites, si funeste, c’est la solidarité qui lie entre eux tous leurs membres, corrompus ou non corrompus, dans la défense du prestige commun. » Le Chemin de la Croix-des-Ames (1948), Mars 1942.


3935 milliards de FCFA contre 3645 milliards de FCFA, comme initialement prévu en début d’année, c‘était budget réajusté pour faire face au sinistre de l’explosion de la poudrière de Mpila, survenue à Brazzaville le 4 mars dernier. Combien ont été dépensé pour réduire la pauvreté, la vie chère, l’accès au logement et aux soins des congolais ? Depuis le début de l’année, les congolais sont privés d’une part des conditions sociales acceptables et d’autre part, victimes des traumatismes dus aux catastrophes imputables à la négligence, l’incurie, l’incompétence d’un gouvernement totalement irresponsable et sourd aux souffrances des populations.

La catastrophe du 4 mars dernier, révélateur d’une absence de politique de prévention, laisse encore d’aujourd’hui plusieurs familles dans la détresse et le désarroi. Obligées de jongler entre trouver un logement, se nourrir et se soigner, ces familles sont désemparées au-delà des 3 millions perçu à titre d’allocation. Les inondations qui s’abattent sur les deux grandes villes ont causés des dégâts importants poussant des familles entières à solliciter des hébergements de fortunes auprès de tiers personnes. Dieu merci, la solidarité congolaise est au dessus de l’insensibilité gouvernementale. C’est donc dans le dénuement le plus totale que les congolais s’apprêtent à passer les fêtes de fin d’année.

Triste sort pour un pays qui regorge suffisamment de ressources pour subvenir à ses besoins. Les congolais ne savent plus à quel saint se vouer pour recouvrer la qualité de vie d’avant le retour au pouvoir de SASSOU NGUESSO et son clan. 2012 aura été l’année, la plus difficile terne en terme de détérioration des conditions de vie des populations et la plus meurtrière en terme de sacrifice humains. Plus de 298 morts3132 blessés plus de 100000 personnes sinistrés, des milliers de maisons ravagées, des quartiers entiers devenus inhabitables (chiffre officiel gouvernement congolais), c’est le bilan de l’ignominie et de l’aveuglement du pouvoir. A cela, il faudrait ajouter 31 morts du dernier crash d’avion le 30 Novembre dernier, 22 morts pour les inondations de Pointe -Noire et 16 (morts) pour ceux de Brazzaville (chiffre encore provisoire) et des milliers de sans abris. C’est très lourd comme préjudice pour un gouvernement qui se dit au service du peuple.

Les années se succèdent mais aucun embelli ne pointe à l’horizon pour un peuple qui n’aspire qu’à vivre dans la dignité. Le dernier rapport de l’Association des droits de l’homme et l’univers carcéral (ADHUC) épingle le gouvernement et révèle que 70% de la population congolaise croupit dans la misère et la précarité. Une misère qui a précipité la mort de bon nombre des retraités plus tôt faute de moyens pour survivre. Au delà des cris de colères qui fussent dans tous le pays, c’est beaucoup plus l’incompréhension et le sentiment de révolte qui animent les congolais.

La cherté des denrées alimentaires dans les deux grandes villes du pays (Brazzaville et Pointe-Noire) dépasse l’entendement de bons nombres d’observateurs. La promesse du Ministre du commerce et de l’approvisionnement promettant faire de l’année qui s’achève : une «  année de lutte contre la flambée de prix » s’est vite résolu à ranger son pompeux slogan dans les tiroirs laissant libre champs aux marchands véreux de faire la loi au détriment des populations. Plus aucun produit de première nécessité n’est vendu aux prix référentiel légal du ministère du Commerce. D’année en année, le budget des ménages explose atteignant au bas mot aujourd’hui la somme de 350.000 f Cfa pour une famille modeste de cinq personnes à raison de11.700 f Cfa par jour en dépense alimentaires pour un repas convenable.

Inutile ici de faire le récapitulatif des prix des produits ayant excessivement augmenté, plusieurs auteurs s’étant longuement penchés sur le sujet et leurs conclusions sont d’une clarté irréfutable (1). Ce qui est primordial et totalement incompréhensible pour les congolais, c’est de savoir pourquoi ces prix flambent. Pourquoi le gouvernement reste totalement désarmé devant une telle situation qui affecte 70% des congolais ? Pourquoi aucune mesure coercitive n’est appliquée (ne serait efficace) face à cette domination des commerçants véreux ? La tension couve et les langues se délient dénonçant la collusion entre les agents du Ministère du commerce, les policiers, les agents de la municipalité, les douaniers, les transporteurs et les détaillants, revendeurs. Ce conflit récurrent à l’approche des fêtes de fin d’années montre à quel point que les mesures gouvernementales sont inefficaces. L’état serait-il bâillonné par le lobby des commerçants ? Ou serait-on, en plein, dans un immense trafic ou les agents du gouvernement se sucreraient sur le dos des populations déjà à terre ?

C’est sidérant de devoir faire le même constant chaque année.

Une autre aberration qui perdure ! En janvier 2012 « L’Office congolais de l’Emploi et de la Main d’Œuvre, a relevé récemment à Brazzaville, que le taux de chômage au Congo en 2011 a été de 34,2%. Les dernières statistiques  publiées par cette institution montrent que ce taux de  chômage qui frappe les jeunes de 25 à 35 ans n’a pas décru en 2011 ». Et pour résoudre le problème « le gouvernement congolais a prévu, en 2012, d’augmenter les efforts d’investissements par rapport à ceux de 2011, d’environ 40%, soit 1.400 milliards de FCFA contre 1.010 milliards en 2011 pour lutter contre le chômage ». Nous savons tous que rien n’a été investit pour améliorer les conditions des jeunes ni encore moins promouvoir l’insertion ce ceux-ci dans la vie active. L’oisiveté et le chômage des jeunes sont toujours leur lot quotidien. Pire, il serait en augmentation atteignant les 37, 1% de jeunes chômeurs et 49% de la population active.

On nous explique que la catastrophe du 4 Mars aurait dévié les objectifs du gouvernement.

Nous aimerions comprendre : pourquoi « Les dépenses d’investissement dans le budget rectifié se montent à 1961 milliards, 772 millions de FCFA contre 1445 milliards de FCFA dans la loi de finance initiale, soit plus de 500 milliards de crédit supplémentaires affectés à l’investissement ?» avait souligné Gilbert Ondongo. Sans oublié que le budget avait été déjà réajusté prenant en compte les sinistrés de Mpila. Allez comprendre !

Les effets d’annonce sont légions pour ce gouvernement, même retoqué, il n’apporte que des mesurettes de solutions à la crise du chômage. « Les promesses de 40.000 emplois par an de Denis Sassou Nguesso sont restées lettre morte. Elles se sont évaporé comme des écrits sur du sable du Sahara. C’était du grand bluff  »(2).

« Nous ne sentons pas la croissance économique dans nos foyers, notre vie n’ a vraiment pas changé : le loyer est cher, les prix des denrées alimentaires augmentent chaque jour, le transport en public est devenu un casse-tête, en tout cas rien ne marche dans notre quotidien », dit Albert Ndéké, inspecteur en chef des Collèges dans la circonscription scolaire de Brazzaville, abordé par le journaliste de Xinhuasur les conditions de vie des Congolais.

On aura beau réajusté le budget, multiplié les projets d’investissement, la vérité est là, toute crue, Sassou ne sert que les siens et son clan. Il s’en fout qu’on le prenne aux mots, il s’en moque que rien ne soit concrétisé, sa priorité est ailleurs. Pire, tant qu’il maintiendra les congolais dans une situation de chaos permanent, mieux il assurera l’avenir de ses rejetons et neveux transformés aujourd’hui en « maîtres flambeurs incontestés du Congo ». « Ce qui rend la corruption, ou même la simple médiocrité desélites, si funeste, c’est la solidarité qui lie entre eux tous leurs membrescorrompus ou noncorrompusdans la défense du prestige commun. » Le Chemin de la Croix-des-Ames (1948), Mars 1942.

C’est cette leçon d’irresponsabilité en perpétuelle renouvellement que viennent de nouveau d’acter les députés en votant le nouveau budget en augmentation pour l’exercice 2013. « Les députés adoptent le budget de l’État exercice 2013. Il est arrêté à la somme de4.116.897.000.000 Fcfa en recettes et 3.034.701.000.000 Fcfa en dépenses. Les députés l’ont adopté le 11 décembre au cours d’une séance plénière »

Sur le plan de la solidarité, les actes parlent d’eux-mêmes. Nous sommes gouvernés par un clan qui privilégié à outrance le sort des siens. Un gouvernement qui a scindé le Congo en deux. Un gouvernement qui applique la politique du deux poids deux mesures. Pendant que les victimes du 04 Mars, bien que ce soit légitime et incontestable, sont en majorité prises en charge par le gouvernement, les autres victimes des accidents récents ou antérieurs dont la responsabilité est aussi imputable au même gouvernement attendent toujours la moindre indemnisation. Il était sans doute plus utile d’investir des millions de dollars dans l’achat des armes et du matériels de répression policière à la Russie que de s‘occuper des congolais au bord d’une misère qui ne dit pas son nom.

Les inondations et la pollution sèment la désolation dans les deux grandes villes du pays, le gouvernement reste muet. Si l’on est prêt à se mobiliser pour investir des millions pour la construction du marché de Talangai, pourquoi ne le ferait-t-on pour secourir les sinistrés de Makélékélé ou de tchibamba ? Si on peut offrir des véhicules 4×4 flambant neuf à l’armée congolaise (pour ne pas dire certaine unité de l’armée « clanisée »), pourquoi ne ferait-on pas ce même geste pour les sinistrés de Bacongo ou Mbota ?

L
a solidarité n’à point de visage ni d’appartenance ethnique. L’aide qu’on doit apporter à ceux qui on a besoin ne devrait souffrir d’aucune préférence. Vouloir diviser le peuple pour des questions qui nécessitent le patriotisme républicain n’honore personne.« Le propre de la solidarité, c’est de ne point admettre d’exclusion. » Citation de Victor Hugo ; Proses philosophiques, L’âme (1860-1865)

Tous ces agissements partisans, égoïstes et teintés d’un sectarisme viscéral résultent d’une mauvaise conception de la démocratie. Notre pays est plongé dans une logique démocratique larvée ou la résolution des questions politiques ne se règlent que par l’affrontement. Partant de là, la manipulation du peuple est au centre de l’action politique. Le peuple devient alors l’otage des ambitions malsaines des acteurs politiques. Or, il suffirait que le peuple congolais refuse la corruption, le clientélisme, de servir de chiens de chasse a ces politiciens immatures, l’immobilisme, l’ethicisme, pour servir collectivement le pouvoir qu’il aura rendu souverain. Les bienfaits de la République, dans le cadre de la reconstruction se retrouveront répercuter, de ce fait, dans les besoins d’informer, de soigner, d’éduquer, de conjuguer positivement nos forces vers la culture démocratique, source de paix et de développement« Si l’on n’a pas une bonne démocratie, il y a une mauvaise légitimité des décisions et quand la croissance diminue, les risques de remise en cause de la solidarité sont considérables. » Erik Orsenna

Nous ne pouvons pas combattre efficacement la misère si nous ne nous organisons pas démocratiquement. Cela n’est possible que si la génération actuelle ne s’approprie pas les grandes interrogations du moment. Ne dit – on pas que « Dans les démocraties, chaquegénération est un peuple nouveau. » Alexis de Tocqueville

Dans l’espoir d’un Congo meilleur Bonne année 2013.


________

(1)  Brazzaville : Flambée des prix des denrées alimentaires dans les marchés : Roger Pao

Congo-Brazzaville : La flambée des denrées alimentaires en question : Eugène Gampaka

(2) Benjamin BILOMBOT BITADYS : Congo-Brazzaville : Le chômage et la pauvreté, les deux angles morts de l’administration Sassou

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Congo Brazzaville
commenter cet article
23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 01:06

22 juin 2012
Congopage

 

Sassou.jpgDéni du pouvoir de Denis en Hexagone ? Le week-end dernier, Sassou voulait passer par Paris avant de se rendre au Sommet de Rio+20. Les autorités françaises ont refusé. Il n’était pas le bienvenu dans la capitale française. Sassou a rouspété. Il a pris directement l’avion de Rio. De toute façon, Rio étant plus proche de Brazza que de Paris, cette déconfiture lui aura, au moins écourté la durée du voyage.


Et pourtant Hollande n’est pas du genre à te retirer malicieusement la chaise sous le postérieur après t’avoir invité de t’asseoir. A l’image des mauvais plaisantins. Le nouveau locataire de l’Elysée était très limpide dans son discours préélectoral du Bourget. Dans la série des anaphores qu’il asséna à Sarkozy au cours du débat entre les deux tours celle-ci pouvait aussi y figurer : « Moi Président, les acteurs du réseau FRANCAFRIQUE allaient devoir marcher avec des grains de sable dans les chaussettes. »

De toute façon, si nos chefs d’Etat africains savaient écouter les messages, Sassou ne se serait pas retrouvé, ce coup-ci, le cul par terre, buvant la tasse amère de l’humiliation, ruminant une colère noire, et claudiquant dans ses Weston en croco.

Cependant, le refus du nouveau Pouvoir français peut choquer les âmes sensibles de la morale car, on se souvient (voir notre article) que Sassou congratula copieusement François Hollande dès sa victoire. Mais tout le monde compris que le bravo de l’homme de Mpila évoquait l’image d’un « droitier écrivant de la main gauche » Ca sentait « L’opportuniste » de Jacques Dutronc.

Le colonel Théophile

La potion est d’autant plus amère que, quelques semaines plus tôt, le Président congolais avait dépêché à Paris Théophile Elobakima, colonel de police à la retraite, conseiller officieux à la présidence, ancien directeur départemental pendant dix ans de la police à Pointe-Noire, cumulant sécurité publique et DST.

Elobakima était venu à Paris pour calmer les éventuelles ardeurs du nouveau gouvernement sur l’affaire dite des Disparus du Beach. Là aussi, échec et mat.

Comment peut-on envoyer un policier faire du lobbying à la place d’un homme politique ou d’un vrai lobbyste ? C’est dire l’état psychologique dans lequel se trouve Sassou.

Pour rattraper le coup, Jean-Paul Pigasse en était réduit à faire le travail de couloir auprès de Christiane Taubira, Garde des Sceaux (Cf. La Lettre du Continent). Là encore, raté, puisque l’affaire des Disparus du Beach a été délocalisée de Meaux vers Paris (cf. notre dernier article)

Les amis de mes ennemis

On peut se demander pourquoi Sassou a voulu faire l’escale parisienne avant de se rendre au Brésil.

Deux hypothèses à ce sujet : soit il a cherché à venir nouer des relations d’amitié avec le vainqueur de son ami Sarkozy, soit il a voulu venir s’imprégner de ce qui se passe dans la Grande Loge Nationale de France. Les Maçons de cette obédience tiennent, en effet, leur assemblée générale ce 23 juin 2012 avec élection d’un nouveau Grand Maître. Le candidat sortant, François Stifani, se trouve dans la tourmente d’un scandale immobilier. Assis sur une chaise éjectable, François Stifani a besoin du soutien des frères africains, notamment Denis Sassou-Nguesso et Ali Bongo.

Malheureusement François Hollande a refusé de dérouler le tapis rouge au chef de l’Etat congolais. Le Président français promit d’autant plus mettre de l’ordre dans la « françafrique » que Denis Sassou-Nguesso est soupçonné d’être parmi les Présidents africains ayant financé la campagne de Nicolas Sarkozy. Ce dernier a été battu. En voyant Sassou, François Hollande qui n’est pas dupe a dû appliquer l’adage : « arrête de changer de fusil d’épaule, tu risques de me tirer dessus. » ou encore « Ceux qui jurent par mes ennemis sont mes ennemis jurés. »

Persona non grata

Voilà Denis Sassou-Nguesso déclaré « persona non grata » à Paris, ville où il possède pourtant de nombreux biens immobiliers, des biens, comme on s’en doute, acquis à la « sueur de son front » !

François Hollande qui connaît sûrement aussi cet autre adage « on attrape une arrête dans la gorge quand on mange les restes d’un copieux repas » a déjà boudé le prochain sommet de la francophonie qui aura lieu prochainement à Kinshasa. Ce rituel politique initié depuis Giscard d’Estaing n’a jamais été du goût de la gauche française. Malgré le fait que François Mitterrand dont François Hollande se réclame l’héritier sacrifia à ce rite, il y a de fortes chances pour que les lobbyistes qui bossent là-dessus ne parviennent pas à convaincre celui qui déclara, avant d’entrer à l’Elysée le 10 juin : « Le changement c’est maintenant ».

Or François Hollande dispose de beaucoup d’atouts dans son jeu pour opérer, cette fois-ci, la fameuse rupture que ne réalisa jamais Sarkozy après l’avoir pourtant promise durant sa campagne. Même si un autre adage florentin dit que « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent » Hollande connaît probablement le dicton selon lequel « en politique quand on n’écoute pas, ça coûte le pouvoir ». La majorité absolue obtenue à l’Assemblée fait partie de ses atouts. En effet, jamais le parlement français n’a été aussi à gauche depuis trente ans que maintenant. Autre atout : Hollande ne doit rien aux grands patrons français comme son prédécesseur. Il est, alors, libre de tout mouvement.

Un nègre à Paris

On pourrait également se demander pourquoi La Grande Loge maçonnique , puissant groupe de pression, n’a pas aidé Denis Sassou-Nguesso à transiter par Paris avant de se rendre au sommet sur le développement durable à Rio de Janeiro. La réponse est que les maçons français de la GLNF sont eux-mêmes embourbés dans un scandale immobilier rue Wagram (cf. Le Canard Enchaîné du mercredi 20 juin 2012) « Si je t’aide, ça ne t’aidera pas » dit une maxime gauloise.

Il y a peut-être une autre réponse, contenue (celle-ci) non pas dans un adage, mais dans un chant : « Si tu vas à Rio, n’oublie pas que tu n’es rien »

Traduction : un roi nègre qui n’est plus reçu à Paris a perdu son pari à jamais.

Enfin la fin de règne à Mpila ?

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Congo Brazzaville
commenter cet article

Textes De Juliette