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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 22:35

23 février 2009
Les Dépêches de Brazzaville

Oui, observez bien comment se développe aujourd'hui la stratégie de l'opposition congolaise pour empêcher le déroulement de l'élection présidentielle à la date prévue, c'est-à-dire au mois de juillet prochain. Elle est, en effet, pleine d'enseignements.

- Première phase : la régularité du recensement électoral, qui s'est pourtant déroulé sur le terrain dans des conditions normales, est mise en doute publiquement par les leaders de cette opposition. Leaders qui, soit dit en passant, ont tout fait pour que les électeurs boycottent ce processus préalable à la bonne tenue du scrutin, mais, faute probablement de troupes, ont été contraints de baisser les bras.

- Deuxième phase : l'opération ayant été malgré tout menée à bien par l'administration compétente dans les délais prévus, les mêmes leaders se dressent alors contre la Commission nationale des élections, la Conel, qu'ils accusent de partialité. Ils obligent leurs représentants à s'en retirer afin d'en saper la crédibilité et cela alors même que ceux-ci constataient publiquement son efficacité.

- Troisième phase : ils rallient à leur cause des institutions religieuses dont l'autorité morale est incontestable, mais la connaissance du problème à l'évidence réduite et font en sorte qu'elles relaient l'attaque ainsi portée contre la Conel. Ces institutions, manifestement peu inspirées, se jettent à leur tour dans la bataille politique sans s'interroger sur l'atteinte qu'elles portent ainsi au principe sacré de la séparation de l'Église et de l'État.

- Quatrième phase : simultanément se développe depuis l'Europe une offensive médiatique en règle contre les dirigeants africains accusés de se comporter comme des dictateurs et de ruiner leurs peuples. But de la manoeuvre : déclencher, de l'extérieur cette fois, un tir de barrage qui bloque les processus électoraux partout où ils sont en cours, tout spécialement au Congo où le scrutin est imminent.

- Cinquième phase (à venir) : obtenir par la pression internationale le report du scrutin au Congo, ou, si cela s'avère impossible car personne en vérité n'est dupe dans les capitales étrangères des raisons pour lesquelles cette attaque est conduite, faire en sorte que les électeurs s'abstiennent massivement. Autrement dit, créer une situation à la kényane qui paralyse la République.

D'aucuns s'étonnent du manque de réaction des autorités congolaises face à la mise en cause d'un processus électoral pourtant bien conduit sur le terrain et que soutiennent très officiellement les représentants les plus qualifiés de la communauté internationale. Ils ont tort : avant de répliquer comme il convient aux agressions en tout genre qui accompagnent la mise en route du processus, mieux vaut savoir qui mène la danse et pourquoi. Il sera toujours temps de réagir pour rétablir la vérité.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Congo Brazzaville
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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 22:29

23 février 2009
Mwinda

Si l'article Un de La Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen stipule « Tous les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit », rien n’indique comment ils pourront être soignés.

L’Egalité en droit à un bon traitement n’a pas prévalu pour notre regretté frère Bruno. Une semaine avait été nécessaire pour obtenir son évacuation sanitaire, acceptée par le ministère des Affaires étrangères et européennes à Paris, mais il fut interdit de sortie. Son lit d’hôpital devint son lit de mort, sûrement pas par la volonté divine.

Quelques jours après ce cruel départ, quelques heures après qu’il fut mis en terre au cimetière du centre-ville, des rumeurs inquiétantes concernant l’état de santé d’une haute personnalité agitaient Libreville et Brazzaville. Tout à notre deuil de notre regretté Bruno, nous n’avons pas participé à l’alimentation de ces rumeurs et de ces spéculations, parfois ignobles. Nous respectons la vie de tous, mais nous regrettons que cela ne fût pas le cas pour tant de nos parents, amis et concitoyens, Bruno et sa petite famille y compris, qui sont morts afin que quelques-uns puissent mieux s’enrichir.

Comment ne pas attirer votre attention sur cette inégalité de traitement ? A quelques jours d’intervalles deux personnes sont, permettez cet euphémisme, « souffrantes » et l’un et l’autre méritent les plus grands et les meilleurs soins.

Pour l’un, des dizaines, des centaines, peut-être même des milliers d’amis et d’inconnus témoignent de leur solidarité même si aucun moyen n’avait pu être mis en place pour la recueillir, et la diriger vers Bruno quand il en avait besoin. Pour ce père de famille, sous morphine pour calmer ses douleurs insupportables, rien n’a été fait par son pays. Bien au contraire.

Pour l’autre, déjà bénéficiant des meilleurs soins dans une clinique au Maroc, une alerte médicale a déclenché un véritable séisme au sein de sa famille au Congo et au Gabon. Nous respectons la douleur de ses proches car nous l’avons tous un jour ressentie, comme récemment encore pour Bruno. Nous aurions aimé, dès les premières heures, affréter un avion médicalisé pour l’extraire de Brazzaville et le confier à de « bonnes » mains pour le soigner et le sauver. En vain malheureusement.

Cette inégalité de traitement est choquante et nous sommes heurtés et révoltés par " l'accompagnement " de cet évènement. Depuis ce 5 ou 6 février (le 5 étant une date sacrée à Brazzaville) quand l’alerte fût donnée, la vie politique et administrative a quasiment été suspendue. Dans deux Etats. Par avions entiers, les courtisans ont rejoint Rabat pour témoigner de leur soutien. Mais les urgences, et les affaires courantes, font que les fonctionnaires en charge de dossiers doivent se rendre dans la capitale marocaine afin d’obtenir les signatures des plus hautes autorités qui s’y trouvent. Brazzaville était durant la Seconde Guerre Mondiale la capitale de la France Libre, Rabat est devenu par la force des choses depuis quelques semaines, même si l’on s’en cache, le siège en exil de deux gouvernements africains.

Le Maroc, en ces temps de Crise bénéficie de cet afflux touristique médical, familial, administratif inespéré. Les hôtels sont pris d’assaut. Certes ce ne sont pas des touristes habituels, tous affichent des mines défaites, des mines de circonstance. Tous arborent, même à l’intérieur des hôtels, des lunettes de soleil, comme pour cacher des yeux qui n’ont cessé de pleurer. Pour les hommes pas question de porter une cravate éclatante de couleurs, encore moins une cravate noire. Pour les femmes le compromis n’est pas évident à trouver. Difficile également pour les courtisans, les fonctionnaires des deux pays, « en mission » d’accompagnement au Maroc, de rentrer à l’hôtel les bras chargés de sacs de boutiques de luxe. C’est très mal vu si l’on croise un membre de la famille, on ne risque pas le peloton d’exécution mais avec la vague d’incendies que connaissent Brazzaville et Orléans mieux vaut s’abstenir. Alors, discrètement on demande, contre un bon pourboire, au valet de Parking de prendre tous les paquets dans le coffre et de les monter dans la chambre ou dans la suite.

La chambre c’est le seul lieu où la bamboula est permise. Congolais et Gabonais s’y retrouvent entre eux pour blaguer, danser, boire et rire en bons hypocrites ! Rire à cœur joie dans un espace clos bien à l’abri des balances policières, qui dans ces moments difficiles pour certains, pourraient ruiner une carrière, un marché, une combine !

Les fleuristes font fortune en livrant des fleurs offertes par des Chefs d’Etat, de Gouvernements, des amis lointains qui souhaitent tous un prompt rétablissement. S’il est un sujet tabou, c’est bien celui de l’état de santé et, même, il est très mal venu de prononcer le prénom de la personne concernée. Pour les Congolais formés à l’Université Patrice Lumumba, à Moscou, cela rappelle les bonnes heures du régime soviétique, du KGB, de la bonne vieille Sécurité d’Etat d’Emmanuel Ngouélondélé, des fiches qui tombaient et s’empilaient quotidiennement sur le bureau du Chef : « Untel à vu l’un. L’autre a souri et discuté avec Untel. Ces deux ont ri au restaurant de l’hôtel au petit déjeuner. On a vu X danser en boite de nuit !» Il faut aussi, tout de même, faire semblant de s’inquiéter mais pas trop. Ne surtout pas donner l’impression que l’on attend quelque chose qui pourrait arriver. Le non-dit est lourdement présent, étouffant, en travers de la gorge de chacun.

Il faut aussi faire acte de présence à la Clinique. Cet établissement hospitalier de très haute qualité fut un premier temps embarrassé par cet afflux de visiteurs mais s’est vite retrouvé confronté à un boum économique sans précédent. Congolais et Gabonais, courtisans et fonctionnaires ont vite joint l’utile à l’agréable. Tous de réclamer des bilans de santé profonds comme des endoscopies, des tests divers et variés et de profiter de ce qui manque le plus dans leur pays : un environnement hospitalier convenable ! Quelques personnes ont saisi cette opportunité pour subir de petites interventions chirurgicales et quelques femmes, dit-on, auraient même eu recours à de la chirurgie esthétique et quitteront Rabat avec la poitrine très discrètement refaite ! Sans oublier les services de chirurgie dentaire qui ont reçu des délégations entières.

Vu de loin tout cela ressemble à un épisode, tragi-comique, de la « Croisière s’amuse » version tropicale, sauce dictatoriale. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les Marocains aimeraient que tout cela dure le plus longtemps possible dans cette période d’incertitude économique.

Certes, le Maroc n’a pas une goutte de pétrole. Certes, le Maroc rêverait d’avoir un de nos cours d’eau ou notre fleuve majestueux et nos pluies tropicales mais, sans rien de tout cela, ce pays nourrit et soigne (à peu près bien) sa population et exporte toute l’année ses fruits et ses légumes à l’Europe entière. Un seul tanker, voire même la moitié d’un au mois d’août de l’année dernière, aurait suffi pour construire une clinique comme celle de Rabat où tout ce monde se trouve actuellement. Ce ne sont pas les médecins congolais qui manquent et ils feraient de la médecine au lieu de faire de la politique.

Depuis trente années de production pétrolière, des milliards de barils de pétrole ont été extraits de nos sous-sols avec lesquels, au moins s’agissant du Congo, rien n’a été fait. Des milliards de barils (faire les comptes c’est très facile), des milliers de tankers, gérés par les mêmes ignares et quelques cancres dont les admissions dans des Ecoles moyennes avaient été achetées. Tous ont été roulés dans la farine dans des transactions où le Congo se retrouvait toujours perdant.

Aujourd’hui, ils n’ont même pas honte de cet exil médical qui les oblige à aller soigner un des leurs à des milliers de kilomètres de chez eux, dans un pays du Maghreb. Combien ce « pont aérien » va-t-il coûter au budget de l’Etat ? Avare de ses deniers pour sauver Bruno, comment l’Etat peut-il dépenser sans compter pour ce déploiement de sympathie qui ne concerne que quelques personnes, même si parmi elles se trouve un Chef d’Etat ?

Des milliards de barils de pétrole extraits, des milliers de tankers pour les évacuer ces trente dernières années et pas un hôpital digne de ce nom pour soigner nos dirigeants, leur famille et la population. Voilà le vrai scandale ! Acheter des millions d’euros un rapport de quelques pages pour nous dire que notre système de santé et de soins est pourri, cela est une autre histoire !

A notre frère Bruno.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Congo Brazzaville
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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 22:20

23 février 2009
Cyberpresse

Les 18 partis et mouvements congolais réunis aux états généraux de l'opposition le week-end dernier ont mis en place à Brazzaville un front commun en vue de la présidentielle de juillet 2009, a appris lundi l'AFP auprès de ce front.

Le front a formulé une douzaine d'"exigences" en vue d'une présidentielle "consensuelle et apaisée" et demande notamment "la convocation dans les meilleurs délais d’une concertation de tous les acteurs politiques congolais en vue de la signature d’un accord cadre", selon le communiqué final des états généraux.

L’opposition demande "l’adoption d’une nouvelle loi électorale instituant une commission électorale indépendante dotée de la personnalité juridique, jouissant de l’autonomie financière et chargée de toutes les opérations préélectorales, du déroulement du scrutin, de la centralisation, du traitement et de la publication des résultats".

Elle appelle à l’annulation de l’opération de révision des listes électorales organisée entre décembre et janvier par le gouvernement et "la réalisation de façon paritaire d’un recensement administratif spécial pour déterminer un corps électoral fiable".

Les 18 partis ont également signé un code de bonne conduite. "Ce code de bonne conduite a été élaboré pour éviter le vagabondage de certains opposants qui doivent également retrouver leur crédibilité auprès des militants et de tout le peuple congolais", a déclaré le président du présidium des états généraux Guy-Romain Kimfoussia.

La date exacte de la présidentielle n'a pas encore été fixée.

Plusieurs personnalités ont annoncé qu'elles seraient en lice. Le président Denis Sassou Nguesso, revenu au pouvoir par les armes en 1997 (après avoir dirigé le pays de 1979 à 1992), puis élu en 2002, n'a pas encore indiqué s'il serait candidat mais son entourage lui en prête l'intention.

Les derniers scrutins au Congo, les législatives de 2007 et les locales de 2008, ont été marqués par de nombreuses fraudes selon l'opposition et les observateurs de l'Union africaine.

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 18:43

21 février 2009
Xinhuanet  

Les responsables de l'opposition congolaise et leurs représentants ont ouvert vendredi dans la capitale congolaise, leurs états généraux en vue d'adopter une feuille de route commune dans la perspective de la présidentielle prévue pour juillet 2009.

"Nous devons, à l'issue de ces états généraux, dégager la ligne de conduite de l'opposition pour le reste du processus électoral. Nous devons adopter une feuille de route qui tracera clairement les orientations à suivre, les actions à mener dans les jours et mois qui suivent" a indiqué le président de l'Union pour la démocratie et la République (UDR-Mwinda), Guy-Romain Kimfoussia.

Selon lui, c'est par le sérieux et la pertinence des résolutions que l'opposition retrouvera sa crédibilité auprès du peuple congolais.

Ces états généraux qui se clôturent le 22 février connaissent la participation de MM. Mathias Dzon et Ange Edouard Poungui, candidats à la présidentielle de juillet prochain, respectivement de l'Alliance pour la République et la démocratie (ARD) et de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS, premier parti de l'opposition).

Outre ces partis, le Conseil national des républicains (CNR) de l'ancien chef rebelle Frédéric Bintsamou prend part également à ces assises.

Depuis un certain temps, l'opposition réclame, auprès du gouvernement, la mise en place d'une commission électorale ''véritablement'' indépendante avant la tenue du scrutin.

Les évêques du Congo ont appelé mercredi dernier dans un message la classe politique à organiser une élection ''libre, juste et transparente''.

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 18:34

19 février 2009
L'Express

Bruno Ossebi-Jacquet n’était pas le blogueur lambda. Le décès de ce journaliste en ligne français de 43 ans, survenu à l’hôpital militaire de Brazzaville dans la nuit du 1er au 2 février dernier laisse planer plus qu’un doute, un soupçon terrible: et si sa mort n’était pas accidentelle?

Si le directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura insistait ce lundi 16 février pour qu’une enquête approfondie soit diligentée par les autorités françaises et congolaises, c’est qu’il existe de nombreux éléments et mobiles à peine voilés qui soufflent autour de cette affaire un air de déjà-vu. Au premier chef, le ministère public ainsi que nos responsables politiques doivent se préoccuper de la manifestation de la vérité sur la mort de cet homme et sa famille. L’article 10 de la constitution du Congo-Brazzaville interdit la possession de la double nationalité. Bruno Ossébi-Jacquet serait donc un citoyen exclusivement français.

Le 21/01/2008 la maison de ce père de famille qui avait décidé de s’établir au Congo dans les années 1990 s’embrase. Cet hyperactif de la blogosphère congolaise se spécialisait dans les affaires de délinquance financière. Sa compagne et ses deux filles, agées de 11 ans et 9 ans périssent, brûlées vives. Lui en réchappe, atteint de brûlures au second degré. il est transféré à l’hôpital militaire de Brazzaville. Treize jours plus tard, il décède de manière mystérieuse la veille de son rapatriement sanitaire en France.

Accident et coïncidence ou incendies d’origine criminelle?


Si la thèse du cas fortuit n’est surtout pas à éluder, nous devons nous interroger sur les circonstances qui ont marqué cette tragédie du sceau du doute. A commencer par la coïncidence d’un autre incendie tout aussi étrange et quasiment le même jour et à la même heure en France dans la proche Banlieue Orléanaise: celui du domicile du porte-parole de l’association congolaise Plate-forme contre la corruption et l’impunité (PCCI) : Benjamin Toungamani. Bruno Ossébi lui avait accordé une longue interview dans le principal journal en ligne auquel il collaborait. L’essentiel de l’entretien portait sur la fameuse plainte avec constitution de partie civile sur les biens mal acquis de certains dirigeants africains. Par ailleurs, il existerait comme une tradition récente et fâcheuse au Congo-Brazzaville en matière de barbecue de maisons d’opposants et journalistes. Le bureau du procureur de la République à Orléans est selon Maud Perdriel-Vaissière, une avocate de l’association Sherpa, informé de cet incident. Une enquête devrait également être ouverte.

Enfin, le même Bruno Ossébi avait publié 3 jours avant l’incendie un article “Pétrole contre poignée de dollars” qui aurait conduit la BNP-Paribas à annuler une opération de 100 millions de dollars dans une affaire de gage sur le pétrole selon Maud Perdriel-Vaissière. Un préfinancement pétrolier consiste à accorder ou à garantir un prêt à un Etat producteur de pétrole en s’assurant des droits sur la production des barils à venir. Cette pratique qui a souvent servi à l’évaporation des revenus pétroliers des pays pauvres serait désormais proscrite par la Banque Mondiale et le FMI.

Un lien entre B. Toungamani et B. Ossébi-Jacquet: La plainte dite des BMA du président Sassou Nguesso et de ses proches


Hôtel particulier appartenant au Président Sassou Nguesso au Vésinet

Bruno Ossébi, souhaitait se constituer partie civile dans l’affaire décortiquée la semaine dernière par le journal l’Express, dite des biens mal acquis en France par certains dirigeants africains. Il avait pris un premier contact avec la cellule juridique de l’association Sherpa le 4 décembre 2008 et insistait pour intégrer cette procédure. Benjamin Toungamani est professeur dans un collège à Orléans. Sa femme s’était constituée partie civile dans une précédente plainte déclarée irrecevable par le parquet de Paris. Il a quant à lui reçu de nombreuses menaces de mort en France au cours des semaines qui ont précédé les deux incendies. Devant les intimidations répétées contre lui et sa famille, il a finalement décidé de ne pas faire partie de la plainte. Le seul contribuable partie civile à cette plainte pour “recel, détournement de fonds publics, blanchiment, abus de bien social, abus de confiance et complicités” serait donc aujourd’hui le gabonais Gregory Mintsa. Le jour du décès de Bruno Ossébi, il souligna la coïncidence entre l’incendie de son domicile et celui de la maison de Bruno Ossébi au micro d’une journaliste de Radio France Internationale:

Contrairement aux deux précédentes plaintes déposées par l’organisation Transparency International, la constitution de partie civile permettrait la désignation d’un juge d’instruction indépendant, et éviterait que l’affaire ne soit rejetée à nouveau par le parquet de Paris au motif que “l’infraction serait insuffisamment caractérisée“. Le journaliste Jean Michel Apathie consacrait une longue chronique à cette affaire au grand journal de Canal Plus le 12 février 2008:

Le quai d’Orsay prévenu pour un rapatriement sanitaire qui n’arrivera jamais
Le 23/01/2008, deux jours après l’incendie, les services du quai d’orsay sont prévenus par les organisations de défense des droits de l’homme afin que soit organisé le rapatriement sanitaire de Bruno Ossébi-Jacquet en France. Mme Charlotte Montel, conseillère technique (Afrique) du ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner, prévient celles-ci qu’une cellule de crise, en liaison avec l’ambassade de France à Brazzaville a été mise en place. Selon des proches de la victime, la justice congolaise refuse dans un premier temps son rapatriement pour des raisons liées à l’enquête. Le directeur exécutif de l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH), Roger Bouka Owoko déclarait le 3/02/2008 à un journaliste de l’AFP que” M. Ossébi-Jacquet était brûlé au deuxième degré. Il a demandé une évacuation en France. Mais sur instruction d’un substitut du procureur du Tribunal de grande instance de Brazzaville, il a été interdit de sortir du territoire national, pour des besoins d’enquête, suite à l’incendie “. Par ailleurs Internet Sans Frontières relève une déclaration contradictoire le même jour à l’AFP du porte-parole de la police nationale congolaise, le colonel Jean Aive Alakoua, qui affirmait “qu’à ce jour (3/02/2008 ndlr) aucune enquête n’est ouverte “, ni sur l’incendie ni sur la mort du journaliste. Le rapatriement sanitaire est finalement prévu pour le 3 févier 2008. Le 2 février 2008, Bruno Ossébi-Jacquet décède sur son lit d’hôpital à 1h30 du matin.

Et à l’hôpital militaire de Brazzaville, de quoi exactement est mort Bruno Ossébi-Jacquet?
Toujours le 23/01/2008 un communiqué officiel de l’hôpital militaire de Brazzaville repris par le journal en ligne où collaborait Bruno Ossébi-Jacquet établissait que:

“Bruno est assez grièvement brulé : 30% du corps, au 2ème degré. Il est actuellement sous perfusion et a repris ses esprits. En principe ses jours ne sont pas en danger, sauf s’il contractait une infection. Il est soigné à l’hôpital militaire de Brazzaville, sous la surveillance d’un médecin militaire français, urgentiste et colonel qui ne recommanderait pas spécialement le rapatriement. Mais l’avis du médecin de l’ambassade de France a été requis à ce sujet.“ Selon des proches de la victime joints par Internet Sans Frontières, le pronostic vital du journaliste était réservé. Souffrant de brûlures au second degré, il était “placé sous morphine et commençait à recouvrer sa santé” selon l’un d’eux. Une personne qui lui a rendu visite à l’hôpital précise “qu’il s’était remis à discuter et demandait un blacberry pour pouvoir se connecter à Internet. »

Le 27 janvier, un cousin de la victime, Ogers Ossébi, envoyait un communiqué au même journal le 23 janvier:

“(..)Au jour d’aujourd’hui, le diagnostic vital de M Bruno O. est positif, il est soigné convenablement à l’hôpital militaire de Brazzaville, et la seule préoccupation de la famille est d’aboutir à sa guérison”.

Liberté de la presse en ligne au Congo, plainte contre X en France


Au-delà des questions relatives à la transparence financière et aux turpitudes des affaires liées au pétrole qui ne sont pas nouvelles, c’est surtout la liberté d’expression en ligne au Congo qui est remise en cause. Internet Sans Frontières joint la demande du président de l’Unesco, de l’Observatoire congolais des droits de l’homme ainsi que du comité de protection des journalistes, une organisation basée à New-York pour demander qu’une enquête approfondie soit diligentée afin de lever tous les doutes qui pèsent sur la disparition de ce journaliste et de sa famille. Cette enquête devrait porter à la fois sur les conditions de l’incendie d’une part, puis sur celle du décès d’autre part.

Lorsque la victime à l’étranger d’une infraction est française, la loi française est compétente pour connaître de l’affaire. Egalement, une plainte contre X serait sur le point d’être déposée devant la justice française par pour l’assassinat de Bruno Ossébi-Jacquet.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Congo Brazzaville
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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 19:56

18 février 2009
Zenga-Mambu.com

Dans ce pays de l’Afrique Centrale qui s’achemine en juillet 2009 vers les élections présidentielles de l’espoir ou du désespoir (selon la situation que les organisateurs de ces élections voudront bien offrir aux congolais déjà plongés dans le chaos total et global avant l’arrivée de la crise financière internationale), le gouvernement et le RMP (Rassemblement de la Majorité Présidentielle) entretiennent dans le pays des contingents de mercenaires. Ce pays ne pourra organiser des élections transparentes, libres et crédibles que si ces « armées étrangères » ou ces mercenaires au service de Monsieur Sassou Nguesso quittaient le territoire congolais.

En effet, en ces jours où nous sommes les faits ci-après étayés ne sont plus un secret pour personne. Le monde et les congolais savent que l’accession au pouvoir de Monsieur Sassou Nguesso en 1997 a été rendu possible par la présence aux côtés de la milice «Cobras» de Monsieur Sassou Nguesso des armées étrangères et de plusieurs mercenaires. Toutes ces forces aux ordres du chef du régime de Brazzaville n'ont pas encore quitté le territoire congolais où la paix se trouve encore au bout du fusil.

Parmi ces forces se trouvent : les rebelles hutus dont un des leurs venait récemment de tuer un gendarme congolais à Owando, il s’agit plus précisément des forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), le Peuple en armes pour la libération du Rwanda (PALIR), anciens soldats et membres des milices Interharamwé qui avaient pris part au génocide Rwandais de 1994 (au cours duquel plus d'un demi-million d’Hutus et de Tutsis modérés ont été massacrés), les miliciens de MLC de Jean Pierre Bemba inculpés de génocide par le tribunal pénal international (TPI), les militaires de l’armée Tchadienne, des troupes de l’armée Angolaise, des militaires Gabonais, des militaires de la garde royale Marocaine, des légionnaires Français, des mercenaires professionnels de tous genres des anciens militaires zaïrois, appartenant à la garde prétorienne du Président MOBUTU, se trouvant sur le sol congolais dès l’entrée de Joseph KABILA à Kinshasa.

Toutes ces forces militaires encore présentes sur le territoire national congolais sillonnent, au vu et au su de tout le monde, le Congo Brazzaville pour faire régner la volonté du régime en place au Congo. Il est donc difficile, sans dialogue national entre toutes les forces vives de la nation, de faire admettre aux opposants ou résistants au régime de Monsieur Sassou Nguesso le fait qu’une armée partisane puisse assurer la sécurité de tous les congolais.

Pour mémoire, et en vue d’un rappel à l’ordre, voici comment l'article 1er de la convention de l'union africaine (A.U.) sur l'élimination du mercenariat en Afrique nous définie le terme mercenaire : Le terme ''mercenaire'' s'entend de toute personne :

a) qui est spécialement recrutée dans le pays ou à l'étranger pour
combattre dans un conflit armé;

b) qui en fait prend une part directe aux hostilités;

c) qui prend part aux hostilités en vue d'obtenir un avantage personnel et à laquelle est effectivement promise, par une partie au conflit ou en son nom, une rémunération matérielle;

d) qui n'est ni ressortissant d'une partie au conflit, ni résident du territoire contrôlé par une partie au conflit;

e) qui n'est pas membre des forces armées d'une partie au conflit,

f) qui n'a pas été envoyée par un Etat autre qu'une partie au conflit en mission officielle en tant que membre des forces armées dudit Etat.

En parlant des auteurs de l’acte de mercenariat, la convention de l'union africaine (A.U.) sur l'élimination du mercenariat en Afrique stipule ce qui suit :

Commet le crime de mercenariat l'individu, groupe ou association, les représentants de l'Etat ou l'Etat lui-même qui, dans le but d'opposer la violence armée à un processus d'autodétermination à la stabilité ou à l'intégrité territoriale d'un autre Etat, pratique l'un des actes suivants :

a) abriter, organiser, financer, assister, équiper, entraîner, promouvoir, soutenir ou employer de quelque façon que ce soit des bandes de mercenaires;

b) s'enrôler, s'engager ou tenter de s'engager dans les dites bandes;

c) permettre que dans les territoires, soumis à sa souveraineté ou dans tout autre lieu sous son contrôle, se développent les activités mentionnées dans l'alinéa-a ou accorder des facilités de transit, transport ou autre opération des bandes susmentionnées.

Toute personne physique ou morale qui commet le crime de mercenariat tel que défini au paragraphe 1er du présent article, commet le crime contre la paix et la sécurité en Afrique et est punie comme tel.

Cependant, il convient de faire observer que, les troupes étrangères dont il est ici question ont eu une implication directe dans les différents conflits qui ont ravagé le Congo-Brazzaville. Elles ont joué un rôle majeur dans la victoire militaire de l'actuel Président du Congo Brazzaville. Donc, il ne s'agit nullement d'une quelconque force d'interposition ou de maintien de la paix mais d'un acteur engagé dans la vie politique du Congo. Beaucoup de Congolais, du nord au sud, ont des griefs et des peurs vis-à-vis de la présence de ces militaires étrangers (qui agissent sans état d’âme devant un peuple avec lequel aucun lien ne les unit) dans leur milieu de vie.

La présence des militaires étrangers et des mercenaires sur le sol congolais ne peut que fausser le bon fonctionnement des élections. Ces forces partisanes constituent des "influences indues" qui mettent en cause la libre expression de la volonté des électeurs. Il est à signaler au passage que, la présence de la nature des forces susvisées sur le territoire national d’un Etat Souverain est prohibée par l'article 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Le parti Congolais du Travail (PCT), parti de Monsieur Sassou Nguesso, en faisant recours aux mercenaires et en encourageant la présence des armées étrangères dans le pays, viole l'article 55 de la constitution du 29 novembre 2002 qui stipule ceci: «Il est interdit aux partis politiques de recevoir toute forme de concours de nature à porter atteinte à l’indépendance du pays et à la souveraineté nationale».


Pourtant, le 16 octobre 1997, l'Organisation des Nations Unies(ONU), dans une déclaration du Conseil de sécurité demandait que toutes les forces étrangères, mercenaires compris, soient immédiatement retirées du Congo-Brazzaville. Le 12 mars 1998, le Parlement européen (UE), dans une résolution, a vivement souhaité que les troupes étrangères quittent le territoire du Congo-Brazzaville.

Il est donc urgent de rappeler à Monsieur Sassou Nguesso que, notre pays a signé et ratifié la convention de l'union africaine (l'AU) et les chartes des nations unies (ONU) sur l'élimination du mercenariat en Afrique et dans le monde. Comme tous les autres États contractants, le Congo s'est engagé à prendre les mesures nécessaires pour éliminer ce fléau (les activités des mercenaires sur un territoire nationale qui ont le même impact national que l’activité menée par les ex-combattants de la force d’auto-défense du Pasteur NTOUMI au sein de la population civile) qui constitue une menace grave pour l'indépendance, la souveraineté, la sécurité, l'intégrité territoriale et le développement harmonieux des Etats membres de l'OUA. Le préambule de la convention de l'ONU sur l'élimination du mercenariat en Afrique est là pour le rappeler aux personnes qui l’ont sans doute oublié.

Ayant été par deux fois président de l'OUA (Organisation de l’Unité Africaine), Monsieur Sassou Nguesso est censé connaître le contenu de l'article 5 de la convention de l'union africaine (l'UA) sur l'élimination du mercenariat en Afrique qui dit ce qui suit: «Quand le représentant d'un Etat est responsable, en vertu des dispositions de l'article 1er de la présente convention, d'un acte ou d'une omission considéré comme criminel par la présente convention, il sera puni en raison de cet acte ou de cette omission.

Quand un Etat est responsable, en vertu des dispositions de l'article 1er ci-dessus, d'un acte ou d'une omission considéré comme criminel par ledit article, tout autre partie à la présente convention peut invoquer les dispositions de la présente convention dans ses relations avec l'Etat accusé et devant les organisations, tribunaux ou instances internationales ou de l'OUA compétentes ». Le fait qu’un homme, au nom d’une composante du peuple congolais, entretient des mercenaires sur le territoire national et fait massacrer par ces mercenaires la population d’un pays, constitue un fait qui relève des circonstances aggravantes pour l’auteur principal de actes ici incriminés.

Le Congo a ratifié ladite Convention ci-dessus désignée le 01/04/1988, or, l'article 184 de l’actuelle constitution du Congo Brazzaville affirme que les traités, les conventions, les accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois. A quand le respect des lois au Congo Brazzaville pour ceux qui sont chargés de les faire respecter ?

Les congolais sont appelés à guérir leur mal à la racine, cela par un dialogue sincère et profond incluant tout le monde autrement dit entre toutes les forces vives du pays, tout en tirant les leçons du passé. Ce ne sont pas les forums qui viendront à bout de la problématique politique, économique, sociale, financière au Congo Brazzaville mais une volonté politique de construire le Congo ensemble.

Mémoire d’un peuple engagé dans une lutte de libération nationale, point de vue de la Direction de l’Union des Forces de Reconstruction du Congo.

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 23:05

10 février 2009
Gabriel Mouele
Secrétaire Général de la RDC (Renaissance Démocratique Congolaise)
Source : Zenga-Mambu

Nous sommes tristes d’apprendre que ce grand architecte de la démocratie, Bruno Ossébi, vient de tomber sous des feux criminels. Pour ceux qui sont encore au combat, que la mémoire de notre frère soit dans nos cœurs comme une lumière qui doit éclairer notre engagement pour la démocratie afin que cette lourde perte ne soit pas vaine.

Mon frère, toi qui es tombé sous ces feux, je pense à toi comme à ceux qui t’ont précédé dans cet ultime voyage qui est la mort, et ton combat sincère, plein d’humanisme perdurera. Ta plume nous servira d’arme pour traquer cette dictature dans ces moindres retranchements. Que nos frères restés au combat soient pleins de courage et de vigilance.

Le cobra d’Oyo aurait-il changé de stratégie ? Que doit-on penser du mutisme des présumés candidats aux élections présidentielles face à ce drame ?
Doit-on lire à travers ces actes des feux follets ou sommes-nous à la veille d’une escalade de violences et d’intimidations qui ne laisse pas présager un climat de paix et de sérénité nécessaire à une échéance capitale comme les élections présidentielles ?

Nous devons créer les conditions d’un apaisement et d’une harmonisation de l’espace politique congolais en créant un cadre conduisant la classe politique, de vaincre les haines issues des guerres successives qui ont frappées notre pays.

La peur créée par le politique sur les populations nous mène à une telle fracture que nos compatriotes muselés ne s’y retrouvent plus. Comment mener à bien le plein exercice du suffrage démocratique dès lors que les congolais ne se sentent pas rassurées par une classe politicienne avide d’intérêts personnels et de violence?
Nous devons sortir et nous dégager de ces carcans et clivages afin de créer un espace de tolérance, de dialogue et de liberté.

Même si nous ne partageons pas les mêmes convictions ou idéaux politiques, ni même les projets s’ils existent, nous devons réconcilier le corps électorale de l’ensemble de la classe politique. Cela passe notamment par une transposition du cadre de la haine politique à l’ennemi, puis de l’ennemi à adversaire qui fait partie du jeu démocratique.

Notre frère Bruno Ossébi vient de donner sa vie pour le retour de la démocratie, des libertés confisquées, pour la fin des arrestations arbitraires et du pillage des deniers publics. Les forces nouvelles demandent au sanctuaire de la violence et de la haine, notamment le RMP, le PCT, l’UPADS, le MCDDI, le RDD, l'UPSD, l’UR, le CDUR, l’A.R.D et d’autres mouvements obscures d’envisager la politique sans prendre le peuple et ses richesses en otage.


Tous ensemble, travaillons main dans la main afin que le débat et la diversité s’inscrivent en règles participatives sans privilèges ni exclusions.

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 22:58

11 février 2009
Gabon Eco

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Organisation internationale de défense de la liberté de la presse, a exhorté les autorités congolaises à mener une enquête approfondie et transparente sur la mort du journaliste opposant Bruno Ossébi. Ce dernier a été enterré le 9 février dernier au Congo une semaine après son décès le 2 février à l'hôpital militaire de la capitale congolaise, Brazzaville, où il avait été admis avec de graves brûlures causées par un incendie à son domicile dont on ignore encore l’origine.

Suite au décès le 2 février dernier du journaliste en ligne franco congolais Bruno Ossébi, connu pour ses critiques et ses allégations de corruption à l'égard du gouvernement congolais, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a demandé qu’une enquête approfondie soit menée par les autorités congolaises pour déterminer les causes du décès.

Bruno Ossébi avait été grièvement brûlé dans un incendie nocturne à son domicile le 21 janvier dernier. Il est décédé le 2 février dernier à l’hôpital militaire de Brazzaville, où il était censé se remettre de ses blessures.

Des centaines de personnes étaient rassemblées le 9 février dernier au principal cimetière de Brazzaville pour les funérailles du journaliste, mort à l'âge de 43 ans. Bruno Ossébi était chroniqueur politique sur Mwinda, un journal en ligne de l'opposition congolaise basé en Europe.

Le journaliste avait la double nationalité française et congolaise, et souffrait de brûlures au second degré causées par l’incendie non élucidé à son domicile, qui avait tué sa compagne et les deux enfants de celle-ci âgés de 8 et 10 ans. Bruno Ossébi serait décédé un jour avant son évacuation médicale en France.

Le porte-parole de la police nationale du Congo, le Colonel Jean Aive Alakoua, a expliqué que les circonstances et la cause de l'incendie n'avaient pas encore été déterminées, soulignant cependant que certaines indications plaideraient pour une origine électrique.

Le procureur de la République du Congo, Alphonse Dinard Mokondzi, aurait également abondé dans ce sens en brandissant la déclaration d'un témoin oculaire faisait état de l'explosion d'un téléviseur au domicile de monsieur Ossébi.

L'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH) a par ailleurs annoncé qu'il mènerait des investigations indépendantes sur l'incendie et la cause du décès de Bruno Ossébi.

«Nous déplorons la mort de Bruno Ossébi et présentons nos sincères condoléances à sa famille et ses amis. Nous appelons les autorités congolaises à veiller à ce qu'une enquête approfondie et transparente soit menée», a déclaré le directeur de la section Afrique du CPJ, Thom Rhodes.

Le ministre congolais de la Communication, Alain Akouala, a déploré la mort du journaliste et indiqué qu'une enquête officielle était en cours. «C'est triste, car c'était quelqu'un qui participait à sa manière aux débats d'idées », a déploré monsieur Akouala.

Le CPJ a par ailleurs relevé que l'incendie du 21 janvier chez Bruno Ossébi avait coïncidé avec un incident identique au domicile du dissident politique congolais exilé en France, Benjamin Toungamani.

Ces incendies s'étaient produits trois jours après la publication par Mwinda d'une interview exclusive de monsieur Toungamani dans laquelle ce dernier accusait le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, de corruption, relève le CPJ.

L’organisation de défense de la liberté de la presse précise par ailleurs que messieurs Ossébi et Toungamani envisageaient tous les deux de se porter partie civile dans une plainte internationale contre les présidents congolais Sassou-Nguesso, équato-guinéen Obiang Nguéma et gabonais Bongo Ondimba, relative à leurs biens immobiliers en France.

Bruno Ossébi avait publié en janvier dernier un scoop révélant que la société nationale des pétroles du Congo aurait sollicité un financement d'un montant de 100 millions de dollars américains auprès d'une banque française du fait de la mauvaise gestion des profits pétroliers par le gouvernement congolais.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) est une organisation indépendante à but non lucratif basée à New-York depuis 1981 et vouée à défendre la liberté de la presse dans le monde.

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 17:14

2 février 2009
Zenga-Mambu.com
Maître Tony Gilbert MOUDILOU.
Membre du MCDDI,
Président de l’A.E.D.R.A. (Agir pour des Espaces Démocratiques et Républicains en Afrique)

Aller aux élections avec Sassou, c’est aller le plébisciter et légitimer son imposture : c’est criminel et impardonnable

Préalable : N’attendez pas de moi Tony Gilbert MOUDILOU, fils de Diambaka, que j’appelle « Sassou » par M. le Président de la République. Ça, jamais ! Car en effet ce monsieur n’est pas Président de la République. Je ne lui concède pas cet honneur, ce privilège. « Chef de l’Etat » est une appellation contrôlée.

Sa fonction est noble. Ceux qui l’exercent sont des gens nobles qui méritent respect et considération. Or Sassou n’a jamais respecté le peuple congolais ni notre pays comme il ne se respecte pas lui- même d’ailleurs. Il ne s’est jamais pris au sérieux et n’a jamais respecté la fonction de Chef de l’Etat. C’est normal puisqu’il ne connaît pas son éthique, sa valeur, son essence car il pense qu’il suffit d’avoir des armes pour être Chef de l’Etat. Il ne sait pas que n’est pas Chef de l’Etat qui veut.

Vous remarquerez que je traite ce vulgaire personnage de moins que rien avec moins de considération que mes … Car ce bonhomme qui est obligé d’enjamber des milliers et des milliers de corps de mes parents pour qu’il se hisse au sommet de notre Etat, ne mérite que dégoût et mépris. Aucune considération, aucun égard pas en tout cas de ma part. Donc pour moi Sassou n’est plus ni moins qu’un petit délinquant primaire, un voyou et bandit de grand chemin, un voleur patenté, un imposteur.

J’ai fait un rêve.

J’ai fait un rêve. Le jour où Sassou et son Antoinette se sont mis à courir, courir et courir sans interruption et sans savoir quelle direction prendre car tout leur échappant. Il a tourné autour de lui comme un chien quand il se torche, cherchant à vouloir attraper sa queue comme si celle-ci lui échappait. Il a regardé à gauche, à droite. Personne pour lui tendre la bouée de sauvetage. Tout s’est effondré autour de lui. Et il a été égorgé comme le monde qu’il a fondé depuis le 18 mars 1977. Un monde où ne règne que de l’horreur : du sang, des cris et des larmes.

Il a tenté de se rappeler ce que les congolais lui disent depuis la date du 18 mars 1977 qui l’a façonné ; mais c’est trop tard. Aussitôt, comme dans un reflet de spasme, un grand miroir s’est dressé devant lui pour voir défiler tous les images de ses crimes. Le reflet est quasi automatique, resplendissant, éblouissant et insaisissable. Certaines tentaient de retenir sa conscience mais ça passait tellement vite que tout s’échappait comme si celles-ci ne voulaient pas qu’il les saisisse.

Le sang giclait de partout. Et comme dans un regard cauchemardesque, il voyait les images défiler. Les visages des Présidents : Marien Ngouabi, Alphonse Massamba-Débat, du Cardinal Emile Biayenda, du Capitaine Kimboula Nkaya, de Mizélé Germain, Ndoudi Ganga, Kinkonda, Kanza David, Samba dia Nkoumbi, Kinkouba Etienne, Kianguila Daniel, Kouba Grégoire, Dianzénza Pierre, Sissoulou Simon, du Capitaine Kikadidi, du sergent Ontsou, des Lieutenants Anges Diawara et Ikoko ; du sergent Samuel Bakékolo, du colonel Ntsika Kabala, des Ministres Oxance Ikonga et Xavier Katali, ceux des attentats de l’aéroport de Maya-Maya, les 9 morts du cinéma Star, du capitaine Pierre Anga et les 3.000 morts d’Owando ; les 232 jeunes disparus de Moukondo pour le besoin de leur sang, des 171 victimes du DC 10 UTA du 19 septembre 1989 ; les plus de 10.000 morts de son coup d’Etat du 5 juin 1997 ; les missionnaires religieux massacrés à Mindouli en octobre 1998 ; les plus de 200.000 morts du génocide sur les populations du Pool du 18 décembre 1998 à Octobre 1999 ; les plus de 352 disparus au Beach de Brazzaville et beaucoup de milliers d’anonymes dont nous ignorons les noms : toutes ces images Sassou tentait d’en retenir quelques unes mais celles-ci s’échappaient car même les images ont peur de l’homme.

Aujourd’hui, comme dans un film où tout le monde a perdu ses repères, sa mémoire, on nous dit : « allons aux élections organisées par Sassou » le vampire. Tout d’un coup, les congolais ont tout oublié. Comment est-ce possible ? Comment peut-on autant trahir un peuple que ceux-là qui y vont, sont sensés demain diriger ? Comment des congolais peuvent-ils faire ça à leur pays pour de l’argent. La seule réponse est que ces gens là, n’aiment pas notre pays, notre peuple. Ils sont comme Sassou, ne pensant qu’à leur petit ventre.

D’ailleurs tous ceux qui y vont en se précipitant, n’y vont pas, par conviction ou par vocation. Iles vont pour leur égocentrisme. Et c’est la pire des choses. C’est ce qui est même criminel, ignominieux et répugnant. Et c’est dans cette logique que tous les ex réfugiés qui inondaient et grouillaient dans toutes les rues de Paris de 1997 à 2001 sont tous rentrés pour aller vendre leur âme. Tous sont allés faire allégeance au vampire qui se gave du sang de nos compatriotes.

Comment peut-on alors, aller aux faux-semblants d’élections avec un homme qui ne s’aime pas lui-même et pire notre pays et son peuple ? Un homme bourré d’autant de contentieux ? Et encore, nous ne parlons pas des crimes économiques pour lesquels il est responsable ; lui et ses ministres qui sont devenus comme des abeilles autour d’une cruche. Ce personnage a réduit notre pays au plus petit dénominateur commun. Il a tout ravagé, tout pillé, tout détruit, tout volé, tout détourné à son seul profit. Sassou ne pourra jamais épurer des comptes.

Donc chercher à le hisser encore au sommet de notre Etat, c’est être complice et comptable de toutes les malversations qu’il est entrain de commettre. Et pour ces gens là, nous serions sans pitié. Car ce pays là doit être arraché des mains des fous et ceci quel qu’en soit le prix à payer. Nous les pendrons tous et les jugerons et ce jour là qui est imminent, qu’on ne vienne pas nous dire « qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient, qu’ils étaient de pauvres victime de la paranoïa de Sassou ».

Aller aux élections organisées par Sassou, c’est aller le plébisciter, le légitimer. Et il n’attend que ça. Quand il voit toutes les listes des candidats s’allonger, il est très content car il se dit : « je les ai eus encore une fois ». Tous les congolais savent comment Sassou manipule tout le monde. Hier il nous a fabriqués André Milongo sur qui le peuple congolais a compté. Mais finalement cet homme n’était ni plus ni moins qu’un escroc qui s’amusait avec la naïveté des congolais. La journée, il était opposant. La nuit tombée, il était avec Sassou pour lui dire qu’il n’avait pas besoin de s’inquiéter. On sait comment à chaque fois ça s’est terminé. La veille André Milongo renonçait, il retirait sa candidature moyennant des milliards de Fcfa. On voit encore comment Sassou est entrain de nous fabriquer des soit disant opposants.

On en a vus défiler ici à Paris : des Généraux qui dans leurs fonctions des années durant, ont été comptables des milliers de morts et enfin d’autres simples prestidigitateurs ; escrocs, voleurs, assassins et c’est dans ce lot que sont nés : les Dzon un autre gros voleur et détourneur de nos milliards de nos francs qui, aujourd’hui, quand on l’écoute sur RFI où il est interviewé par Christophe Boubouvier, s’étonne où va l’argent du pétrole. Mais pour qui se prend-il ce voyou qui dans ses fonctions avait mis la Banque dont il était le Président à genoux. DZON doit être menotté et jeté en prison.

Et des voyous comme lui, ne devrait pas trainer dans les rues de Brazzaville. Sa place est en prison. Dommage notre pays est devenu comme le pays des aveugles où les borgnes sont devenus rois. Comme au village des ananas, tout le monde porte une huppe. Vous êtes nombreux à nous rendre compte avant de parler au nom du peuple congolais. Sassou et toi, c’est bonnet blanc, blanc bonnet. Et puis, il faut d’abord demander à Maître Jacques Okoko si le temps est venu pour toi aussi de commander le Congo, mon Congo, celui des intègres.

Il nous prend pour des imbéciles mais, il se trompe. Des gens comme lui, à qui veulent-ils faire boire l’eau par les narines ? Pas en tout cas à moi Moudilou, fils de Diambaka dont mes pères spirituels sont Alphonse Massamba-Débat et Marien Ngouabi, deux Présidents et les seuls qui ont aimé notre pays. Comment Dzon peut-il penser qu’on ne le connaît pas. Qu’il nous ramène d’abord les centaines des milliards qu’il avait détournés quand il était ministre des Finances et après, nous jugerons de son cas. Et la Banque que vous avez mise à genoux ? Vous voulez encore le Congo ? Mirez-vous si vous ne voyez pas votre bosse, monsieur le bossu.

Ce qui est une vérité irrémédiable c’est ce que disent les vieux du Pool : « un cafard a beau se vautrer dans du foufou, dans de la merde, la mère poule le reconnaît et le reconnaîtra toujours ». Alors Mister DZON, c’est raté. Et aussi, pourriez-vous nous dire comment dans la livraison de vos Tee shirt, la semaine dernière, il y avait entre autres ceux de Sassou ? Travaillez-vous ensemble ? Etes-vous ces candidats que Sassou a multipliés dans toute la République pour faire le nombre et surtout faire croire qu’il y a eu des opposants contre lui ? Vous ne nous aurez plus.

Et ensuite ce fut la déferlante : Anges Poungui, T. Makita, Engombé, Tchibinda, Kinoumbi, Pasteur Ntoumi, Modeste Mboukadia, Bedel Soussa, Nguitoukoulou, …. et ce n’est pas fini. Ils sont tous des charlots qui savent pourtant qu’ils ne pissent loin et que leurs pets ne s’entend même pas à un centimètre de distance. Alors n’allez pas faire semblant et finir demain à aller s’agenouiller aux pieds de Sassou pour dire : «nous te soutenons au deuxième tour. Mais nous vous mettons en garde, demain, nous vous rangerons dans le même sac que Sassou et subirez le sort des mauvaises herbes (être brûlés au feu).

A les regarder tous, il semble qu’il y ait des gens intelligents. Mais pourquoi courent-ils derrière un lièvre qu’ils ne pourront jamais attraper malgré leur vitesse et leur intelligence ? De grâce, pourquoi peut-on aller se mixer dans l’idiotie et ce qui doit s’appeler la manipulation de Sassou ? Nous savons comment ça se termine au pays de Sassou. Et comment fabrique t-il des faux candidats. Demain, ceux-ci s’aligneront derrière sa personne et comme ça, il aura atteint son objectif. Faire croire à la communauté internationale qu’il y a eu démocratie, que les candidats étaient libres et diversifiés.

Et après au deuxième tour, ils s’aligneront tous derrière lui comme l’ont fait tous les Nordistes : Yhombi, Lefouoba, Bakamba Yangouma, Okoko, sans oublier OKOLELAS, l’homme qui a avalé ses « couilles et ses couleuvres ». Devant un tel tableau d’irresponsabilité quelle légitimité donner à une telle élection, montée et manipulée de bout en bout depuis le début ?

Il est enseigné dans les grandes académies militaires que : « quand tu sais que ton ennemi va te battre, il ne faut pas aller à la bataille ». Le pire pour le Congo, ce n’est pas que Sassou soit le plus fort et qu’il peut remporter une seule élection. Mais parce que c’est un tricheur né, un manipulateur, un corrupteur, un assassin né qui ne tire sa force que dans ces ignobles comportements de magouilles et de tricherie. Et pour ça, il n’y a rien à dire ; il reste imbattable. Alors, sommes-nous devant une naïveté ou une candeur ? Sommes-nous sérieux en cherchant à aller le toiser dans son terrain de prédilection ?

La question que se pose tout un peuple est celle de savoir comment des gens aussi intelligents, instruits, qui savent tout ça, qui et ont toutes les données sur l’homme, connaissant son machiavélisme criminel, peuvent-ils un seul instant penser qu’en allant aux élections avec lui, ils gagneraient. Est-ce de la naïveté ou ils sont devenus comme des aveugles dans la nuit ?

La seule réponse à cette seule question, c’est que ces gens qui vont à ces élections organisées par Sassou, financées par lui, truquées et manipulées par lui, ne s’aiment pas et n’aiment pas notre pays. Ils ne nous rendent pas service ? Aucun sursaut moral, patriotique et républicain !

Et quand on a dit non à aller aux élections avec Sassou, qu’est ce qu’il faut faire pour arc-bouter le voleur et assassin né ?

Notre résignation serait une lâcheté, une incompréhension et un refus de regarder les problèmes en face. La libération de notre pays aux mains d’un grand délinquant comme Sassou, s’impose. Il est et doit être un idéal, une incitation à la concrétisation d’un labeur pour le bien être de notre peuple. Et il faut tout faire pour travailler dans ce sens.

Le Président Yasser Arafat disait : « quand un peuple végète dans la misère, il s’allie à n’importe quel diable, pourvu qu’il trouve ce qu’il cherche ». Et devant un homme aussi irrévérencieux que Sassou qui a pris notre peuple et notre pays en otage. Devant un homme incapable de comprendre ne fut ce que le minimum de la vie. Face à quelqu’un doué d’une arrogance, d’un mépris sans limite. Devant un homme cynique, grotesque, répugnant, ignoble, repoussant, révoltant, il faut imaginer une autre utopie concrète. Il reste une seule solution et la seule qui vaille. Ceux qui, comme nous aiment notre pays, doivent y songer tous les jours quand on voit le comportement des hommes au pouvoir.

En effet, comment nés d’un pays immensément riche, Sassou et ses amis ministres, tous voleurs ont-ils pu rendre les congolais si pauvres ? Comment, alors que le fleuve le plus puissant d’Afrique et le deuxième au monde coule dans notre capitale, il puisse manquer de l’eau dans nos robinets ? Comment l’électricité peut-elle devenir une denrée rare alors que les barrages, ce n’est pas ce qui manque au Congo.

Comment peut-on laisser mourir une population alors qu’à Paris les enfants des dignitaires s’amusent en achetant pour des centaines de milliers d’euros, des sacs Louis Vuitton, Lancer etc… Comment peut-on aller dans une élection avec un homme qui ne sait pas ce que ce mot veut dire. Qui considère que le Congo est un legs, que c’est son usufruit, que les autres congolais sont ses sujets, qui n’ont droit à rien. Et à qui il peut distribuer la mort selon son état d’humeur. C’est lui qui distribue, qui choisit selon qu’on lèche bien ses pieds ou pas. Les congolais sont devenus des pauvres mendiants, des quémandeurs qui sont obligés d’aller pleurer à ses pieds souvent très sales ceci pour se faire une petite pièce de monnaie pour nourrir ses enfants.

Le concept du Président Pascal Lissouba qui disait : « je n’organise pas les élections pour les perdre » trouve ici un véritable écho. Mais Sassou l’a tellement dépravé qu’il a perdu toute sa substance, son contenu. Puisque Sassou, au lieu de faire élire, nomme plutôt. C’est ce qu’il nous a démontré aux législatives de 2007 en nommant à l’Assemblée Nationale ? les Christophe Moukouéké, Kolélas et toute sa famille… où il a éliminé sous sa plume les vrais élus.

Devant un parano comme Sassou, comme disait le Président Hamed Sekou Touré : « quand tu danses avec un aveugle sur la piste dont il a tendance à s’en approprier, il faut lui marcher sur les pieds pour qu’il sache qu’il n’est pas seul sur cette piste ».

En effet plus de 25 ans au pouvoir, Sassou a eu beau serré la main, aux Chefs d’Etat civilisés, il n’a jamais changé. Il est et reste anti-démocratique, ancré dans le putsch et ça, on ne peut rien y faire pour l’amener à l’état des civilisés. Il reste sauvage, comme le chien, il ne peut pas changer sa façon de se torcher. C’est sa nature. Il y est né et grandi et depuis, il ne quitte pas son monde. Quand le reste de toute la planète a évolué, chez nous Sassou a imposé à notre peuple à vivre comme lui : sauvage et primitif.

Le Congo doit choisir ses vrais représentants. Mais pas Sassou et sa clique. C’est pourquoi, j’invite le peuple congolais à arrêter de garder « haut les mains » qui est une forme de soumission. On nous dit que tous les chemins mènent à Rome. En tout cas et dorénavant chez nous au Congo, tous les chemins ne nous mèneront plus à Oyo.

A partir d’aujourd’hui, il nous faut libérer et arracher notre pays des mains d’un fou dangereux. Il s’agit maintenant de croiser le fer contre le fer et non le fer contre le bois ce qui a été jusque là la politique de conquête. A malin, malin et demi.

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 17:04

3 février 2009
Les Dépêches de Brazzaville

Le 24 janvier, dans la salle Gaston Monnerville du Palais du Luxembourg (Sénat de la république Française), à Paris, s'est réuni un collectif de la diaspora congolaise soucieux de consolider la paix au Congo Brazzaville. En présence du Sénateur Couderc un appel a été lancé pour l'organisation, en avril prochain, d'un forum sur la consolidation de la paix.

Ce colloque a été l'occasion, pour les Congolais vivant en France, de s'impliquer dans l'enracinement de la paix dans leur pays d'origine à la veille des élections présidentielles de juillet 2009. Les organisateurs et les participants se sont succédés à la tribune en soulignant, chacun avec sa sensibilité, sa différence et sa pédagogie, combien la réflexion sur les questions de la paix a toujours été, et est plus que jamais portée par la population toute entière.

Pour les organisateurs de la rencontre une telle initiative revêt un triple intérêt : Paris est, d'abord, un cadre idéal étant donné que bon nombre de Congolais vivent à l'étranger ; l'objectif est, ensuite, de rappeler aux différents acteurs de la vie sociale, économique, politique et culturelle du Congo, que tous appartiennent au même pays ; le forum, enfin, doit faire prendre conscience à chacun que la paix n'est pas qu'un concept, mais une réalité transcendante, fédératrice et qu'à partir d'elle tous peuvent s'unir pour la défendre, et construire l'avenir.

«La paix est le seul combat où tout le monde sort vainqueur...» a affirmé Dieudonné Binda Malanda. «Résister à la cruauté de notre indifférence, à notre lassitude des tentatives de cérémonial de paix non aboutis, à nos égoïsmes mesquins, nos mépris...», a martelé Williams Mbongo. «Cultivons une vraie culture de la paix...» a renchéri Cyriaque Malonga.

De son côté, Privat Ndéké a expliqué que le moment était venu de se donner la main. Et Serge Bouya, en sa qualité de président de séance, a conclu en invitant tous les participants à aller à ce forum : «il est temps de construire une paix homogène et durable dans notre pays...».

A l'issue de cette rencontre, le collectif a mis en place un bureau de supervision et d'organisation du forum dont le superviseur général est Serge Bouya. Cyriaque Malonga en est l'adjoint, Privat Ndéké le contrôleur général, et William Bongho contrôleur général adjoint.

Parmi les membres du collectif, on note Dieudonné Malanda Binda, Christel Sassou-Ngesso, Chris Bété-Siba, Grâce Loembé, Jeand'Arc Doniama, Isidore Costade Thitembo, Kawany Senga Bidié, Carine Bilongui et de nombreux autres congolais dévoués à la paix.

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