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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 22:16

29 mai 2010

Blog de Wallys Kimbatsa

 

 

Silence radio chez Massengo Tiassé à Brazzaville: Radio forum suspendue pour deux mois !

 

La série noire continue pour la presse privée! Après la suspension du Choc et du Trottoir, deux hebdomadaires paraissant à Brazzaville, le Conseil supérieur de la liberté de communication que préside Jacques Banangandzala a encore frappé ce mercredi, mettant un coup de massue, pour deux mois, à la Radiotélévisioon Forum de maître Massengo Tiassé, une radio basée sur les droits de l'Homme. L'autorité de régulation reproche à cette radio émettant de Brazzaville d'avoir parlé de l'ancien président Abbé Fulbert Youlou, dans une mesure extrapolée. La Radio forum, véritable "voix des sans voix", était suivie par de nombreux Brazzavillois et Kinois, surtout dans ses micros trottoir et sa discothèque pleine de beaux et vieux souvenirs, qui n'ont été surpris de ne plus capter depuis mercredi soir.

Lorsque le Choc, journal proche du pouvoir de Brazzaville, était suspendu, SEVERIN NEWS annonçait déjà la mise en branle d'une stratégie qui clouerait la presse privée, parfois pour des queues de cerises. Alors que de nombreux lecteurs de SEVERIN NEWS n'ont pas encore fini de lire cet article, voilà que la prophétie se réalise : En l'espace d'un mois, trois organes de presse ont été chiquotés par Banangandzala. Les éditeurs et le personnel de ces médias ont donc pris du repos, largués sans parachutes en chômage technique.


C'est quoi cette affaire Radio forum? Il s'agit en fait d'une diffusion sur le tout premier président du Congo, l'abbé Youlou. Le journaliste et les auditeurs auraient  critiqué le gouvernement qui n'a rien fait pour cet ancien président. "On aurait pu construire un monument pour monsieur Youlou", avait-on dit tout haut lors d'une diffusion sur les antennes de Radio forum.

Avec le style qui est le sien, en laissant balancer les éléments recueillis dans leur état naturel, Radio forum laisse le libre court aux auditeurs d'interpréter à leur manière. Le journaliste, quasiment inexistant, n'ajoutant rien sur ce que déclarent les populations, encore moins ne retrace pas le contexte. Toutes les plaintes et les déclarations des populations tombent un peu comme du ciel.

En fait, cette affaire de Youlou est une vieille histoire, apparentant à bien d'autres hommes d'Etat congolais comme celle du président Alphonse Massamba-Débat, deuxième président du Congo, porté disparu (pas de tombe) depuis 1977. Et pour Youlou des voix se sont élevées sur Radio forum, la chaîne nationale et ses autres pravda n'étant pas habilitées à diffuser ce genre d'opinions, réclamant plus de visibilité sur l'ancien président.

Mais ce que les gens ne savent pas, et certainement ce qui a mis en colère les membres du Conseil supérieur de la liberté de communication, c'est le fait que le gouvernement avait déjà entrepris un certain nombre de choses pour la réhabilitation de la mémoire du président Youlou. Un monument a été bâti, à coup de millions, devant même la mairie centrale de Brazzaville où il a été le tout premier maire congolais, élu aux suffrages universels, et de la très bonne manière. En plus, d'après certaines indiscrétions officielles, le président Denis Sassou Nguesso aurait sorti de sa profonde propre poche une bagatelle de 15 millions de F CFA pour permettre à la famille Youlou de rebâtir la tombe leur parent, de faire le monument et de retaper la maison familiale de Madibou où il a été enterré. Tout ça, semble-t-il, les Congolais n'ont pas vu. Et comme ils ne savaient pas ce qui s'était passé en coulisse, ils s'acharnent sur le gouvernement et son chef qui n'auraient alors rien fait !


Voilà que Radio forum s'est mise à diffuser tout cela dans la ville, et les auditeurs intervenaient sens dessous dessus, crachant tous azimuts ce qu'ils avaient comme rage contre le pouvoir. Ha, les Congolais, pourquoi vous êtes comme ça, vous ne vérifiez pas avant de raconter wowowowo ?

Mais suspendre Radio forum pour cet incident, laisse perplexe SEVERIN NEWS. Pourquoi ? He, bien ces radios sont l'émanation de la volonté du pouvoir de Brazzaville. Tout le monde sait qu'elles n'ont aucun statut. Privée ? Etatique ? Quelle est la jauge pour définir ?

Faisant du faux dans le vrai, le gouvernement et le Conseil supérieur ont laissé naître sur tout le Congo des radios sans statut législatif réel. Les militaires, les juristes, les députés et les ministres proches du pouvoir ont créé leur radio : Radio Nkeni, Radio Louvakou, Radio Pemba, Radio Sibiti, Radio Fanion, Radio Moka, Radio...Radio..., Radio Mouanda Mpassi, radio CBS, radio DRTV, radio Top TV, et quoi encore radio Moudoumango, radio Makakou, radio Mboto, radio Mbouata, radio Nseba... Et de quel droit ? Personne ne sait.

Mais les organisations religieuses et politiques ou régionales qui demandent depuis longtemps l'autorisation de la mise en place d'une vraie entreprise de presse au Congo ne sont pas satisfaites. Le cadre législatif libéralisant la presse, reste incomplet sinon muet pour la presse audiovisuelle. Alors, chacun à sa manière et selon ses relations à la présidence et au gouvernement ouvrent sa radio ou sa télévision.

L'Etat et le Conseil sont pris dans leur propre piège. Tous les vautours et les prédateurs de la presse vont s'y retrouver bientôt alors que les professionnels des médias que nous sommes, sont privés du droit normal et réel de créer les entreprises de presse audiovisuelle (avec l'aide des mécènes-politiques ou économiques), en l'absence des textes d'application.

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 13:33

30 avril 2010

Les Dépêches de Brazzaville

Thierry Noungou

Le Sénat soutient la mise à jour de certains textes relatifs au secteur des mines
 

La plénière de la chambre haute, présidée par André Obami Itou, a examiné et adopté tour à tour trois projets de lois visant à organiser et réadapter l'activité minière nationale. 

En l'absence du ministre de tutelle, Bruno Jean Richard Itoua, ministre de l'Energie et de l'hydraulique, a soutenu ces textes devant la réunion plénière de l'institution. Ils concernent notamment : la création du Centre de recherches géologiques et minières, la fixation des taux et règles de perception des droits sur les titres miniers, ainsi que les équipements sous pression. Tous ont déjà été discutés et adoptés par l'Assemblée nationale.

Le projet de loi portant création du Centre de recherches géologiques et minières vient en complément de certaines dispositions du code minier. Cet établissement public vise à pallier : le manque d'information sur le potentiel minier des zones inexploitées, l'impossibilité pour le pays d'obtenir des données précises sur les activités des sociétés minières transnationales, l'insuffisance des moyens matériels, humains et financiers pour la mise en valeur des ressources, ainsi que la dépense vis-à-vis des sociétés étrangères.

Les 66 sénateurs présents qui ont poursuivi le débat amorcé entre les membres de la commission économie et finances et le ministre Pierre Oba, ont fini par adopter le projet à l'unanimité et avec amendements. Ils ont aussi adopté à l'unanimité, le projet de loi sur les équipements sous pression. Celui -ci est pris pour répondre aux besoins de se conformer aux nouvelles techniques de conception et de contrôle des appareils à pression de gaz et de vapeur, et d'adopter la nouvelle terminologie. Les textes antérieurs inhérents à ce domaine s'avèrent caducs du fait du développement des techniques.

Le dernier texte adopté par les sénateurs concerne les taux et les règles de perception des droits sur les titres miniers. Suite aux évolutions du contexte économique mondial et sous-régional caractérisé par la mise en place des taux concurrentiels dans le secteur minier, le gouvernement a initié ce projet de loi. 

Il consacre la révision de certaines dispositions du code minier relatives à l'augmentation des taux de titres miniers, l'augmentation et l'allongement de la validité des titres miniers concernant les exploitations de type industriel, la réduction de plus de 50% des taux concernant l'exploitation de type artisanal, l'octroi ou le renouvellement de la carte d'artisan bijoutier, enfin, l'octroi ou le renouvellement de la carte d'exploitant artisanal d'or.

D'autres taux concernent les opérations de mise en place d'une installation de traitement non intégrée à une mine ou une carrière, l'ouverture des dépôts de substances explosives et radioactives et l'octroi de la carte de négociant en matière de diamant.

En répondant aux questions des sénateurs, le ministre Bruno Jean Richard Itoua a insisté sur l'intérêt pour le gouvernement de soutenir le développement de l'activité minière au moment où notre pays recherche la diversification de son économie. 

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 20:42

6 mars 2010

Modeste Boukadia

Source: Congo-Sangha

 

La préoccupation qui m'anime, après que notre Pays ait atteint le Point d'Achèvement de l'IPPTE, est de redémarrer le Pays. Le « Chemin d'avenir » doit aboutir au « Congo na biso », le NOUVEAU CONGO aux fins de répondre aux exigences de la CEMAC, de la CEEAC, du NEPAD, de l'APE UE-ACP, des OMD et de l'OMC.

 

L'objectif principal est de créer les conditions nécessaires à l'élévation du niveau de vie des populations installées dans notre Pays. Pour atteindre cet objectif, la bonne gestion de nos finances publiques constitue la stratégie fondamentale.

 

 Les moyens à mettre en œuvre s'articulent autour de la performance de l'Administration Publique et des Entreprises.

LES FINANCES PUBLIQUES

Une bonne gestion de nos finances publiques nécessite :

  1. L'exécution effective des Prévisions Budgétaires dans le respect des Lois et Règlements relatifs à l'émission, au recouvrement, à l'encaissement et au décaissement des recettes et dépenses publiques.
  2. L'élargissement de l'assiette fiscale par le respect des Lois et Règlements relatifs aux activités du Travail et du Commerce.
  3. Une Epargne Budgétaire pour financer les investissements publics.
  4. La promotion du Porte-feuille de l'Etat et des Collectivités locales pour répondre au déficit des entreprises, créer des emplois et valeurs ajoutées, résorber le chômage, assurer une croissance interne hors pétrole et augmenter les recettes budgétaires ; ce Porte-feuille sera mis en gérance.
  5. Une adéquation des prévisions budgétaires avec :

  6. - les composantes de l’offre et de la demande global ;
    - les balances commerciale et des paiements ;
    - la situation monétaire.

LES MOYENS

  1. L'administration Publique
  1. La Décentralisation des services de l'Etat et la mise en place de la Fonction Publique Territoriale sont une nécessité pour mieux gérer notre Economie et les Personnels de la Fonction Publique.
  2. Les services décentralisés doivent bénéficier, de l'Etat, les ressources nécessaires à leur meilleur fonctionnement.
  3. L'efficacité de l'Administration Publique doit être matérialisée par la mise en place de l'homme qu'il faut à la place qu'il faut pour que notre Pays ne soit plus géré dans l'ignorance.
  4. En effet, pourquoi l'Etat participe-t-il à la culture de la paresse en autorisant les populations sans revenus de s'installer dans les cités urbaines, avec pour conséquence le développement de la délinquance et du banditisme alors qu'il faut favoriser l'activité dans les zones rurales dans des conditions modernes.
  5. Le respect strict des Lois et Règlements de notre République constitue la clé de Performance de l'Administration Publique.
  1. Les entreprises
  1. Face à l'absence d'un système bancaire qui doit concourir à la promotion et au développement des Entreprises, la Consommation et l'Epargne intérieures doivent constituer les ressources de financement des Entreprises installées au Congo.
  2. Cette stratégie exige de l'Administration Publique le paiement à bonne date de ses engagements. Cela est possible par la suppression ou la réduction des dépenses : pléthore des membres du Gouvernement et des séminaires, paiements des marchés publics fictifs. 
    Un Etat décentralisé de moins de cinq (5) millions d'habitants peut-il compter 37 ministres ?
  3. Peut-on parler de l'Economie sans Entreprise ?
  4. Des Entreprises doivent être créées dans chaque Région ou Département en utilisant la population locale et en tenant compte des potentialités du terroir en vue de développer le commerce intérieur.
    Il s'agit de substituer les importations des produits alimentaires, assurer l'auto-suffisance alimentaire des populations et exporter la production alimentaire BIO.
  5. L'existence de tout Pays moderne dépend des activités des Entreprises. Elles ont une fonction économique et sociale. L'Entreprise, c'est le TRAVAIL. L'Etat, en sa qualité de principal employeur, doit mettre donc l'accent sur le travail qui est un DROIT inaliénable inscrit dans la Constitution. Ne dit-on pas qu'il faut travailler pour VIVRE ? DIEU, Lui-même, n'a-t-il pas dit à ADAM « c'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain » ?

LePrésident Modeste BOUKADIA
Brazzaville, le 06 Mars 2010

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 00:12

1er mars 2010
Benjamin BILOMBOT BITADYS

En Afrique, en matière militaire, la France souffle le chaud et le froid. Par un tour de passe-passe, Paris ferme les bases militaires sans pour autant les quitter. Ainsi, par le jeu de déploiement-reploiement, la France perpétue sa présence militaire en Afrique. Avant son élection, Nicolas SARKOZY avait promis de moderniser les relations de la France et l'Afrique. S'il semble bien décidé à faire évoluer la carte militaire et à jeter par dessus bord l'encombrant képi de "gendarme de l'Afrique", on ne peut pas en dire autant de sa diplomatie.

Formé à l'école de Charles PASQUA, le chef de l'Etat continue de recourir aux réseaux parallèles et aux rapports personnels avec les dirigeants locaux. Sa visite au Gabon, où la France a été accusée de cautionner l'élection contestée de BONGO en août dernier, le démontre une fois de plus. Cette troisième visite à Libreville n'est pas le moindre des paradoxes dans une politique élyséenne qui n’en manque pas.


Partir en restant ou rester en partant

Le concept de base militaire a vécu. Exit l’opération "Barracuda". Exit l’opération sur Kolwezi. Place désormais à la doctrine de "coopération militaire" inspirée du Livre blanc de la défense publiée au printemps 2008.
Après la base militaire d'Abidjan, dont la fermeture a été décidée sans tambours ni trompettes, la France poursuit donc la réorganisation de sa présence militaire en Afrique francophone. La France  a annoncé, le 20 février 2010, son intention de fermer ses bases militaires au Sénégal, fortes de 1 200 hommes et qui constituent une de ses trois installations permanentes en Afrique.

Toutefois, elle souhaite conserver à Dakar un "pôle de coopération militaire à vocation régionale".
Et, c’est là l’ambiguïté. "Les bases militaires françaises vont quitter Dakar en vertu d'un accord qui sera signé avant le 4 avril (date de l'indépendance du Sénégal) par les deux parties", a déclaré  le porte-parole du président sénégalais Abdoulaye WADE (AFP, 20 Février 2010).

C'est une diminution de la présence militaire française  au Sénégal, ce n'est pas une disparition.
Quelques semaines auparavant, sans moins de panache, le Congo-Brazzaville annonçait l’arrivée prochaine des instructeurs militaires français. Pour une mission de formation  en génie militaire.

L’école nationale à vocation régionale (ENVR) spécialisée dans les travaux publics et le bâtiment devrait être fonctionnelle en septembre 2010.
L'accord relatif à l'implantation de cette structure de formation venait d’être signé entre le ministre philosophe congolais à la présidence, chargé de la défense nationale, Charles Zacharie BOWAO et l’ambassadeur de France au Congo-Brazzaville, Jean-François VALETTE (AFP, 9 Février 2010).

Simple coïncidence de date et des faits ? Pur hasard ?

Le Congo-Brazzaville et la France revitalisent les accords de défense au moment où la coopération en matière culturelle et d’éducation est au plus mal.

Que cache donc ce regain de coopération militaire ? Cette école masque-t-elle un centre de formation de combattants endoctrinés à la défense des intérêts français dans un environnement mondialisé ? Ces accords servent-ils des ambitions peu avouables telles des clauses secrètes ? Pourquoi la présence de troupes étrangères au Congo-Brazzaville n’a-t-elle pas fait l’objet d’un débat parlementaire ?

La France a certainement serré les fesses lors des élections gabonaises, en perdant BONGO son allié de toujours. Il lui manque désormais l'appui inconditionnel que Bongo père lui offrait.
L’Elysée cherche certainement une autre base en Afrique centrale. L'implantation de cette école à Brazzaville en présente peut-être les contours. Denis SASSOU NGUESSO au Congo-Brazzaville en compétition pour le leadership de la sous-région avec Paul BIYA du Cameroun, fort tenté supplanter BONGO, est sans doute pour Paris le meilleur garant de la continuité de sa très honteuse politique africaine.

Ce centre d’instruction n’est, vraisemblablement, pas l’arbre qui cache la forêt. Car on peut rêver éveillés en se demandant : à quand une école Polytechnique, HEC, une école d’Informatique sous-régionale financées par la France à Brazzaville ? 

A lire également l’article sur l’importation via la Chine par le Congo Brazzaville d’armes de guerre en Corée du Nord en violation de l’embargo imposé par les Nations unies.
A noter à ce sujet la déclaration d'Hillary CLINTON, secrétaire d'Etat américain qui se félicite que la Chine collabore aux sanctions imposées à la Corée de Nord : "les Sud-africains ont arrêté un navire transportant des armes de la Corée du Nord à destination du Congo-Brazzaville, pour causer plus de violences et tuer encore plus de gens là-bas comme dans le passé, tout ceci parce que nous avons le soutien de la communauté internationale, et c'est ce que nous cherchons" a-t-elle déclaré. Tiens, Mme Hillary CLINTON connaît donc bien la nature du régime de Brazzaville ! Tant mieux.

Cette dernière information est à mettre en parallèle avec la déclaration publiée jeudi 25 février à Brazzaville par Alix LORISTON, représentant local du Programme alimentaire mondial (PAM).
Ce dernier a révélé que selon une étude sur la sécurité alimentaire au Congo Brazzaville environ 41% des Congolais sont sous alimentés.

Que Alain AKOUALA vienne nous expliquer maintenant que les armes achetées par le Congo Brazzaville en Corée du Nord contenaient en réalité du lait infantile...

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 22:43

15 Février 2010
Sylver Ikama
Congo-Site Actualités



La France entend apporter un appui logistique et culturel à la célébration du cinquantenaire de l’indépendance de la République du Congo le 15 août prochain. Cette volonté a été exprimée le 15 février à Brazzaville par l'ambassadeur de France au Congo, Jean François Valette au terme d'un entretien avec le ministre de la culture et des arts Jean Claude Gakosso.

Selon le diplomate français, ce sera l’occasion de revisiter l’histoire commune de la France et du Congo avant, pendant et après l’indépendance.

Les deux personnalités ont évoqué la possibilité pour la France de présenter des documents d’archives audiovisuels et visuels sur les périodes immédiates qui entourent celle de l’indépendance.

La France voudrait offrir au cours des festivités du cinquantenaire de l'indépendance du Congo, un espace de débat sur la thématique de sa relation avec l’Afrique.

«Pour nous, c’est très important parce que votre histoire est un peu aussi la nôtre, les deux se confondent et donc cette continuité historique entre la France et le Congo est quelque chose de très important pour nous. De façon générale, plusieurs pays ont manifesté le souhait de voir la France, ancienne métropole être présente pour leur cinquantenaire d’indépendance. Mais, le Congo est pour nous une priorité», a indiqué Jean François Valette.

Il a rappelé aux journalistes que l'année 2010 consacrait aussi le 70ème anniversaire du ralliement de l’Afrique équatoriale française(AEF) à la France Libre. Brazzaville ancienne capitale de la France Libre sera à l’honneur.

«Nous souhaitons le manifester de façon importante avec une délégation très importante des autorités françaises au mois d’octobre à Brazzaville», a déclaré l'ambassadeur de France au Congo.

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 22:41

16 février 2010
Les depeches de Brazzaville



Ce cinquantième anniversaire de l'accession du Congo à l'indépendance sera, bien évidemment, l'occasion de nous remémorer la longue et difficile marche qui fut la nôtre pour construire une nation libre, démocratique, viable, qui ne dépende plus que d'elle-même et soit donc en mesure d'assumer pleinement son destin.

Mais il sera aussi l'occasion de rappeler à la France et aux autres pays de la vieille Europe ce que le Congo et ses frères des empires coloniaux leur apportèrent tout au long des siècles précédents: ces travailleurs qui leur permirent de s'affirmer comme des puissances industrielles, ces matières premières qui alimentèrent continûment leurs ateliers et leurs usines, ces tirailleurs qui par deux fois moururent sur leur sol pour faire triompher la liberté contre la tyrannie.

Les peuples du vieux continent ont oublié ce qu'ils doivent à l'Afrique. Repliés égoïstement sur eux-mêmes, ils ne se préoccupent aujourd'hui que de préserver les richesses accumulées tout au long des siècles antérieurs sans songer à les partager. Alors qu'ils doivent aux peuples du Sud une bonne part de ce qu'ils possèdent aujourd'hui, ils ne voient en eux que des migrants potentiels dont il convient de se protéger en élevant partout des centres de rétention et des murs de la honte. Pire encore, ils relèguent dans des cités sans âme, dans de véritables ghettos, les descendants des hommes et des femmes qui les aidèrent jadis à construire leur économie, à défendre leur sol contre l'envahisseur, à faire triompher la liberté sur l'oppression.

Comme la France, pour ne parler que d'elle, ne semble guère se mobiliser autrement qu'en paroles pour la célébration de ce cinquantenaire qui nous tient tant à cœur, il convient ici de lui rappeler sans plus tarder tout ce qu'elle doit à l'Afrique. Et nous sommes, nous Congolais, mieux placés que quiconque pour le faire puisque, chacun s'en souvient, c'est à Brazzaville que le Général de Gaulle entreprit de rendre à son pays l'honneur que celui-ci avait perdu lors de la débâcle de 1940 et c'est aussi à Brazzaville que furent posés par lui les premiers jalons de notre indépendance. Deux évènements majeurs de l'Histoire contemporaine qui seront célébrés solennellement à Paris, le 14 juillet prochain, lorsque les soldats africains descendront nombreux l'avenue des Champs Élysées sous les vivats de la foule.

Pour toutes ces raisons et bien d'autres encore, l'année 2010 doit voir les nations européennes, qui tirèrent un si grand profit de la colonisation, se réapproprier l'Histoire, retrouver la mémoire, prendre conscience de leurs devoirs envers les pays émergents. Elle doit être ce moment unique où les évènements enfouis dans le passé resurgissent avec force et s'imposent à chacun, où les sacrifices consentis par les peuples africains trouvent enfin leur juste compensation.

Alors que se préparent les fêtes du Cinquantenaire, se trouvera-t-il de grandes voix sur notre continent pour dire ces vérités avec mesure et autorité ?

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 22:09

3 février 2010
Source: Patrick Eric Mampouya


La révolte est un sentiment d’indignation et de réprobation face à une situation donnée, la révolte est aussi, dans un sens plus précis, le refus actif d'obéir à une autorité ; Elle correspond donc à une large gamme de comportements : non respect des normes sociales, désobéissance, tentatives d’insurrection, mutineries, rébellions…

La révolte a pour objectif de réduire une inégalité sociale, économique, politique, religieuse, nationale en obtenant de nouveaux droits. Elle se fait dans une perspective réformiste, la révolte a un objectif révolutionnaire et cherche à promouvoir de nouveaux dirigeants, mieux à même de représenter le groupe en révolte.

La révolte de mai 1968 reste le plus important mouvement social de l'Histoire de France. Enclenchée par une révolte de la jeunesse étudiante parisienne, puis gagnant le monde ouvrier et pratiquement toutes les catégories de population sur l'ensemble du territoire, la révolte de mai 68 à été un accélérateur formidable des mœurs, des us et des coutumes en France et même au-delà.

Tout jeune privé de futur ne peut avoir de salut que dans la remise en cause du système établit ; c’est donc la jeunesse qui doit être aux avants postes de toutes les revendications pour mettre à mal "les conservatismes" des ainés (car passer un certain âge tout individu devient plus ou moins conservateur).

En Palestine, dans les territoires occupées ce sont les jeunes qui sont aux avant postes de la lutte ; inlassablement les jeunes palestiniens se révoltent et se battent avec pour seules armes des cailloux contre la puissante armée israélienne : c’est l’intifada ou la guerre des cailloux. Les jeunes palestiniens sont conscient qu’ils ont beaucoup à perdre dans le statut quo et tout a gagner dans le changement…

La jeunesse iranienne, ouverte comme elle le peut sur le monde, riche de sa culture ancestrale se fatigue de voir ses espoirs étouffés par l'obscurantisme. Trente ans après la révolution, la jeunesse iranienne se bat vaillamment pour ses droits fondamentaux.

La révolte des jeunes Grecs et le soutien qu’elle recueille laisse espérer que les mentalités sont profondément en train de changer sur le vieux continent et que le temps des idées et des pratiques nouvelles est enfin arrivé.
Partout dans le monde, les jeunes sont aux avants postes de toutes les luttes car le statu quo n’est jamais en leur faveur, chaque génération à le droit et le devoir de se trouver des leaders et surtout d’accomplir sa mission disait l’autre…

Quant à la jeunesse du Congolaise, gangrenée par l’oisiveté, elle attend on ne sait trop quoi pour se faire une place au soleil. Le traumatisme des guerres récentes et la militarisation excessive du pays par SASSOU NGUESSO n’explique pas la passivité indécente de cette jeunesse réduite à la mendicité ou à la débrouillardise de la plus petite enfance jusqu’à l’âge adulte.

Les raisons de cette passivité sont à rechercher assurément dans l’éducation et aussi dans la résignation des adultes (il n’y a pas meilleure école que l’exemple).
Les pays stagnants sont le produit de peuples stagnants, d’où émergent très logiquement des dirigeants médiocres. Année après année Denis SASSOU NGUEESO à réussit à faire des congolais le peuple le plus médiocre d’Afrique.(un ami ouest africain me demandait récemment comment les congolais peuvent être aussi passif alors que leur pays s’enfonce dans l’abîme).

Au Congo Brazzaville l'école qui devrait éduquer et conscientiser les jeunes pour en faire des citoyens est une machine à fabriquer du rebut social, des "inadaptés" qui attendent leur tour pour être pistonné et se fondre dans les méandres d’un système sclérosé où le mérite et la compétence ne veut plus dire grand-chose.

Les jeunes congolais se réveilleront ils un jour pour revendiquer leurs droits comme les jeunes des autres pays ? A l’heure de la mondialisation on est en droit de se demander si les jeunes congolais ont les mêmes rêves que les jeunes des autres pays ?

La jeunesse congolaise semble ne pas avoir d’ambition si ce n’est celle de remplacer ceux qui s’empiffrent pour faire exactement comme eux ; dans tout le pays les jeunes, diplômés ou pas se contentent des rapines qu’on veut bien leur laissé ; les bras ballants, toute honte bue les jeunes congolais sont devenus des zombis, des pots de colle que les parents n’arrivent pas à se défaire ; l’âge moyen pour quitter le domicile des parents au Congo Brazzaville est passé à 38 ans.

Au campus de l’université Marien NGOUABI on trouve des jeunes 35 à 45 ans, éternels étudiants qui vivent de la sous location des chambres qu’ils occupent depuis des années avec leurs femmes et leurs enfants sans que les autorités y trouvent quelque chose à redire ; quand à ceux qui ont réussit à quitter le pays, nombre d’entre eux se contentent des miettes que les autochtones veulent bien leur laisser.

Résignée, sclérosée, abrutie par la débrouille, le verbe haut, sans ambition pour eux même, pour la société et pour leur pays par manque de courage, la jeunesse congolaise a confiée son avenir aux églises de réveils qui pullulent au Congo Brazzaville, à paris et dans toute les grandes villes. Chacun sait pourtant que les prières n’ont jamais suffit à réformer un système politique ou a faire une révolution (ne dit on pas aides toi et le ciel t’aidera ?).

Grande gueule, donneurs de leçons et adeptes de l’indignation sans action, les congolais, jeunes ou moins jeunes aiment trouver des boucs émissaires tout comme leurs dirigeants pour se donner le bon rôle et se dédouaner de leurs responsabilités.(c’est toujours la faute des autres...).

Jeunesse Congolaise, ne vous faites aucune illusion, les autres ne vous émanciperont jamais, votre souffrance durera aussi longtemps que durera votre passivité (en ce moment Dieu s’occupe de Haïti ; les Congolais peuvent encore attendre). Le 14juillet 1789, le peuple de paris affamé et misérable avait pris la Bastille, décapité le roi et instauré la république ; au Congo Brazzaville tout semble se passer comme si le pire n’était pas encore atteint.

50 ans après l’indépendance le Congo Brazzaville est devenu un concentré de tous les maux de la planète et de l’humanité. niveau de vie très faible, manque d’eau potable, corruption, prostitution , difficultés d’accès aux soins, à l’éducation, misère sociale indicible, chaque jour que Dieu fait, le nombre de misérables et de pauvres augmente.

Les apprentis sorciers qui adorent les courtes échelles et les esprits simplistes parlent maintenant de l’industrialisation du Congo Brazzaville avec "le chemin d’avenir" ; industrialisation auquel eux-mêmes ne croient pas.

S’il est vrai qu’avant d’acquérir une conscience politique, il faut d’abord se nourrir, se soigner et surtout s’éduquer, pour la jeunesse congolaise cela ne semble pas suffisant (le Congo Brazzaville est le seul pays en Afrique qui n’a pas de radio libre ou radio d’opposition). Les opposants, les associations, les partis et surtout les jeunes sont suspendus aux miettes de liberté que le pouvoir veut bien leur accorder.

Denis SASSOU NGUESSO est dans son rôle de dictateur de ne jamais céder un pouce de terrain ; tous ceux et toutes celles qui espèrent qu’il pourrait faire un geste de bonne volonté en direction de l’opposition, du peuple ou de la jeunesse peuvent d’ores et déjà commencer à manger leurs chapeaux.

Un dictateur ne cède que si le rapport de force est en sa défaveur et, seul la jeunesse détient cette capacité de pouvoir renverser le rapport de force parce que la jeunesse est inconsciente et qu’elle n’a rien a perdre. Les meilleurs leaders du monde ne peuvent rien s’ils ne sentent pas le souffle de la jeunesse et du peuple leur demander d’avancer encore et encore.

En 25 ans de règne sans partage Denis SASSOU NGUESSO à déjà consommé une génération entière de Congolais ; ces personnes qui ont maintenant 60 ans et plus n’ont plus rien à attendre car leur vie est derrière eux.

S’ils ne veulent pas être à leur tour des laisser pour compte alors les jeunes congolais devront enfin se prendre en main au lieu de chercher des coupables et des responsables à leur situation, "la valeur d’un individu n’a rien a voir avec son âge" dit-on.

Jeunesse Congolaise, les droits fondamentaux ne se quémandent pas, on se bat pour les arracher!

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 18:07

2 février 2010
Communiqué de presse
Sherpa, ACAT-France, CCFD Terre Solidaire, Survie, Committee to Protect Journalists


Lutte contre la corruption au Congo-Brazzaville

Il y a tout juste un an, le journaliste franco-congolais Bruno Jacquet Ossebi
disparaissait dans des circonstances à ce jour non élucidées.

Jacquet Ossebi, journaliste franco-congolais qui avait fait de la lutte contre la corruption au Congo-
Brazzaville un combat personnel.Bruno-Ossebi.jpg

Que s’est-il passé dans la nuit du 1
er au 2 février 2009 ?

Rapide retour en arrière:

Le 21 janvier 2009 au petit matin, à Brazzaville, un incendie se déclenche dans la maison qu’occupe
Bruno Jacquet Ossebi, avec sa compagne et les deux petites filles (11 et 9 ans) de cette dernière. Toutes trois périssent brûlées vives tandis que Bruno est transporté à l’hôpital militaire de Brazzaville. Alors même que son état semblait s’être stabilisé et que le ministère français des Affaires étrangères préparait son rapatriement vers la France, Bruno décède subitement dans la nuit du 1er au 2 février.

***

Bruno Jacquet Ossebi dénonçait de longue date la corruption au sein du régime de Denis Sassou
Nguesso, en listant notamment ses « biens mal acquis »
1. Il avait affiché une détermination sans faille à voir aboutir la plainte pour recel de détournement de fonds publics déposée en France le 2 décembre 2008 contre les familles dirigeantes de trois pays africains, dont celle de Denis Sassou Nguesso. Dès le lendemain du dépôt de cette plainte, Bruno avait sollicité Sherpa afin de savoir de quelle manière il lui serait possible de rejoindre la procédure.

Outre son soutien à l’action menée en France contre les Biens Mal Acquis, Bruno avait peu avant son
décès mis en ligne un article sur le journal d’opposition congolais Mwinda.org. Selon cet article intitulé «
Pétrole contre poignée de dollars », le Congo et le groupe français BNP Paribas s’apprêtaient à mettre au point un préfinancement pétrolier En ce 2 février 2010, les associations signataires entendent commémorer la disparition de Bruno pour un montant de 100 millions de dollars. Cette pratique est au coeur du pillage des ressources pétrolières congolaises depuis 25 ans3, et les autorités congolaises se sont engagées à ne plus recourir à ce type de financement de manière à bénéficier de l’aide du Fonds monétaire international (FMI). Bruno avait d’ailleurs pris soin d’alerter la Banque Mondiale par un courrier électronique en date du 19 janvier 2009 (soit 2 jours avant l’incendie déclenché à son domicile).

Selon l’enquête menée par Reporters sans frontières
4, le domicile de Bruno a été rasé moins de quatorze heures après l’incendie alors même qu’aucune expertise n’avait été pratiquée sur les lieux du sinistre. Le corps de Bruno Ossebi n’a fait l’objet d’aucune autopsie. Tous les éléments qui auraient permis de comprendre ce qui s’est passé dans les nuits du 20 janvier et du 1er février ont donc été effacés. D’après le Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ)5, les autorités congolaises refusent de fournir la moindre information sur les résultats de l’enquête ouverte le 25 février 2009.

Les associations signataires restent extrêmement préoccupées par les circonstances de son
décès, par l’inertie dont font preuve les autorités judiciaires congolaises, et par le silence des autorités françaises s’agissant d’un ressortissant français. sarko_sassou2.jpgElles dénoncent le contexte de répression qui sévit au Congo-Brazzaville à l’encontre des acteurs de la société civile. Elles appellent Nicolas Sarkozy à s’engager personnellement pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire, et ce, avant la venue programmée de son homologue congolais lors des festivités du cinquantenaire des indépendances africaines, le 14 juillet prochain.

Sherpa, Survie et le
CCFD-Terre Solidaire s’inquiètent des modalités selon lesquelles le FMI et la Banque mondiale ont décidé, le 28 janvier 2010, de procéder à l’annulation de la dette congolaise, à hauteur de 1,9 milliard de dollars. Cette décision, véritable chèque en blanc à un régime toujours aussi opaque et autoritaire, sonne comme une insulte à la mémoire de Bruno Ossebi un an après sa mort.

Contacts presse:

Association Sherpa | Maître Bourdon | 06 08 45 55 46 | Maud Perdriel-Vaissière | 06 83 87 97 34
CCFD-Terre Solidaire | Jean Merckaert | 01 44 82 81 23 - 06 81 84 30 64 


1
Il animait le site congo-biensmalacquis.over-blog.com et avait eu des contacts avec le CCFD-Terre Solidaire qui élaborait alors son rapport sur les biens mal acquis (www.ccfd.asso.fr/BMA).

2 Un préfinancement pétrolier consiste à accorder un prêt à un Etat moyennant un droit de gage sur la production de barils de pétrole brut à venir.3 Voir sur le sujet : http://www.dette2000.org/data/File/France-Congo___Des_cadavres_dans_le_placard.pdf

4
Reporters Sans Frontières : République du Congo, Mort du journaliste franco-congolais Bruno Jacquet Ossebi : mystères et négligences, juillet 2009-

5
Comité pour la Protection des Journalistes : République du Congo: Un Incendie Mortel qui Suscite Beaucoup d'Interrogations, Avril 2009

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 01:03

1er février 2010
Roger Ngombé
Les depeches de Brazzaville



Alors que le ministre d'État, ministre de la Justice et des Droits humains, Aimé Emmanuel Yoka, avait suspendu en septembre dernier la procédure d'instruction ouverte contre les responsables du Front des partis de l'opposition congolaise, les mardi 26 et mercredi 27 janvier, le juge d'instruction Roméo Priva Itoua a entendu sur procès-verbal MM. Clément Mierrassa et Guy Romain Kinfoussia.

Indigné, le collège des présidents du Front a organisé le 29 janvier un point de presse au cours duquel ils se sont interrogés sur les raisons exactes de la relance de cette procédure judiciaire. De plus, ils se sont dit étonnés des chefs d'accusation portés contre eux : coups, blessures, détention et port illégal d'armes de guerre.

Le Front des partis de l'opposition congolaise rappelle qu'il est une opposition politique profondément attachée au libre exercice de la démocratie. Il se bat pour accéder au pouvoir par des voies démocratiques. Toutes les autres supputations ne sont que des machinations montées de toutes pièces par le pouvoir. L'opposition n'entretient aucune milice privée et ne détient aucune arme de guerre.

Rappelons que cette procédure judiciaire a été entamée après la marche organisée le 15 juillet dernier, au cours de laquelle des échanges de coups de feu avaient fait deux blessés graves parmi les militants de l'opposition.

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 00:59
1er février 2010
Zenga Mambou.com


I- LE RAPPEL DES THÈSES EN PRÉSENCE :

Le 12 juillet 2009, il s’est tenu au Congo-Brazzaville une élection présidentielle qui a suscité une vive polémique aussi bien entre les acteurs politiques qu’entre les quelques observateurs qui ont cru devoir veiller au bon déroulement de cette échéance.

Cette polémique portant aussi bien sur les conditions d’organisation de ce scrutin capital que sur le taux d’abstention qui en a résulté doit être éclaircie au plus vite car il y va de la stabilité politique du Congo-Brazzaville.

Il va sans dire, que le peuple Congolais tout entier souhaitait l’organisation d’une élection présidentielle libre, démocratique, transparente et régulière.

Toutefois, le débat sur l’organisation de cette élection présidentielle a suscité des divergences accrues entre les partis dit d’opposition et le pouvoir en place.

En effet, les partis dit d’opposition soutenaient qu’au regard de l’histoire récente du Congo et de ses engagements internationaux sur l’organisation des élections, la tenue des élections libres, démocratiques, et transparentes devait passer par la mise en place d’une commission électorale indépendante.

Du côté du pouvoir de Brazzaville, l’organisation de cette élection était de la seule compétence du ministère de l’intérieur et n’impliquait donc pas que les partis de l’opposition soient nécessairement associés à toutes les étapes d’organisation de cette élection.

Le scrutin présidentiel a été finalement organisé par le pouvoir de Brazzaville, contrôlant ainsi tout le processus électoral.

C’est dans ces conditions que des irrégularités graves ont étés constatées tout le long de l’organisation de cette élection présidentielle, aboutissant à une abstention massive du peuple Congolais.

Abstention massive que le cercle de réflexion LA RUPTURE considère comme l’aspiration du peuple congolais à rompre avec la culture politique d’enrichissement illicite, de détournement de l’ethnie à des fins politiques, de violence, et de refus du contradictoire, sous tendant le système politique actuel.

Dès lors, il est de notre devoir d’apporter, autant que faire se peut, la démonstration que l’élection présidentielle du 12 juillet 2009 n’a été ni transparente, ni régulière, et n’est pas l’expression de la volonté du peuple Congolais, par conséquent, nulle de tout effet juridique susceptible de générer une quelconque légitimité politique du régime actuel.


II- DESCRIPTION DES GRIEFS ATTESTANT DE L’ABSENCE DE TRANSPARENCE ET DU CARACTÈRE NON DÉMOCRATIQUE DE L’ÉLECTION DU 12 JUILLET 2009 :

L’élection présidentielle du 12 juillet 2009 peut être qualifiée de non libre et non démocratique pour des raisons relatives à la fiabilité du fichier électoral ( A), pour des raisons liées à l’organisation de ce scrutin ( B), et sur le taux d’abstention relatif à celle-ci (C).

A- Griefs relatifs à la fiabilité du fichier électoral :

Aux termes du troisième point de la déclaration de principes relative à l’observation internationale d’élections, souscrite par l’union africaine, dont le Congo est membre, et commémorée à l’organisation des nations unies le 27 octobre 2005 :
« La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics. Cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.Ces élections doivent garantir le droit et la possibilité de voter librement et d’être élu à l’issue d’un scrutin régulier, et leurs résultats doivent êtres rigoureusement établis, annoncés et respectés. La tenue d’élections honnêtes et démocratiques implique donc le respect d’un nombre considérable de droits, de libertés, de procédures et de lois, ainsi que l’intervention de certaines institutions. »

Ce faisant, le respect de certaines procédures et des textes qui les instituent dans le cadre de l’organisation d’un scrutin régulier est une donnée fondamentale pour la transparence et le caractère démocratique d’un scrutin électoral.

Parmi ces procédures, celle relative au recensement de la population afin d’établir un fichier électoral fiable, occupe une place importante.

Notre pays a connu trois recensements généraux de la population et de l’habitation respectivement en 1974, 1984 et 1996.

Toutefois, le recensement de 1996, dont la collecte des données a été réalisée en juillet 1996, a été interrompue, en phase d’exploitation informatique, par les guerres civiles qui ont secoué le pays de 1997 à 1999.

Le régime politique succédant à la guerre civile du 5 juin 1997, issu du coup d’Etat, a invalidé les résultats provisoires de cette opération au motif qu’ils étaient trop parcellaires.

Ainsi, le décret n° 2003-108 du 7 juillet 2003 décrivant les attributions du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, prévoyait que celui-ci était chargé entre autres, de la préparation et de l’exécution du recensement administratif annuel.

Dans le même sens, le décret n°2004-242 du 24 mai 2004 portant organisation du recensement général de la population et de l’habitat prévoyait l’organisation sur toute l’étendue du territoire national de cette opération en 2005.

Contre toute attente, ces opérations ne se sont pas déroulées comme prévues, générant de ce fait le doute sur la volonté réelle du pouvoir de Brazzaville, d’organiser un recensement reflétant le taux réel de la population Congolaise, et de tenir un fichier électoral fiable.

C’est dans ce contexte que le gouvernement Congolais organisera en 2007 un recensement de la population dans le but d’établir un fichier pour les élections législative, locale et présidentielle.

Ce recensement détermina que la population Congolaise s’élevait à 3 695 579 habitants avec un taux de croissance démographique annuel de 2, 41%.

Par extraordinaire, il ressort des chiffres communiqués par le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, que le fichier électoral s’élevait en juin 2008, lors des élections locales, à 2.277.144 pour une population estimée à 3.784.670 d’habitants.

Il est constant qu’au regard de la structure de la population Congolaise, ce fichier électoral correspond à une projection de la population de 4.712.632 habitants.

Au demeurant, les inexactitudes sur le fichier électoral transparaissent dans les différentes communications des ministres du gouvernement congolais.

En effet, le 9 juillet 2009, le ministre du territoire et de la décentralisation indiquait que le corps électoral pour l’élection présidentielle s’élevait à 2.200.000 habitants, alors que le 11 juillet ce chiffre a été contredit par le président de la commission nationale d’organisation de l’élection présidentielle qui avançait un corps électoral de 1.800.000 électeurs, le 15 juillet lors de la proclamation des résultats, le fichier électoral est finalement estimé à 2.078.802 électeurs.


Ces différentes contradictions du gouvernement sur le nombre d’électeur contenu dans le fichier électoral utilisé pour l’élection présidentielle du 12 juillet 2009 sont significatives du caractère non transparent de celle-ci.

Ces irrégularités et contradictions sont contraires à la déclaration de Bamako qui prévoit dans son titre relatif à la « tenue d’élections libres, fiables et transparentes », la nécessité de mettre l’accent sur l’établissement d’un Etat civil et de listes électorales fiables, seule garantie de la pleine participation des citoyens au scrutin.

Dans ces conditions, il apparaît clairement que le pouvoir de Brazzaville a méconnu aussi bien les principes directeurs d’organisation d’élections édictés par les nations unies que les principes relatifs à la tenue d’élections libres, fiables et transparentes, émanant de la déclaration de Bamako.

Ainsi, les résultats de l’élection présidentielle du 12 juillet 2009, n’expriment pas la volonté du peuple Congolais, seul habilité à conférer la légitimité politique au chef de l’Etat.

Par conséquent, Monsieur Denis Sassou Nguesso ne jouit d’aucune légitimité de chef d’Etat car son élection a été faite avec un fichier électoral non fiable.


B- Grief relatif aux conditions d’organisation du scrutin :

Aux termes du point 8 de la déclaration de Bamako relative à la tenue d’élections libres, fiables et transparentes, le gouvernement organisant des élections doit : « Impliquer l’ensemble des partis politiques légalement constitués, tant de la majorité que de l’opposition, à toutes les étapes du processus électoral, dans le respect des principes démocratiques consacrés par les textes fondamentaux et les institutions, et leur permettre de bénéficier de financements du budget de l’Etat »

L’obligation faite à tous les Etats membres de la Francophonie, signataires de la déclaration de Bamako, tous membres de l’union Africaine, de faire participer tous les partis de l’opposition à toutes les étapes du processus électoral et de les financer, est un gage de la pérennité de la démocratie et du renforcement de l’Etat de droit.

Cette exigence qui participe à la consolidation de l’Etat de droit dans le cadre même de la convention internationale de la protection des droits civils et politiques, est loin d’être la préoccupation du régime de Brazzaville.

En effet, tous les partis de l’opposition n’ont pas été associés à toutes les étapes du processus électoral, de l’établissement du fichier électoral à la composition de la commission nationale chargée de l’organisation de l’élection du 12 juillet 2009.

Au contraire, le régime de Brazzaville, en totale méconnaissance des dispositions précitées, n’a jugé bon, ni d’associer l’opposition à tout le processus électoral, ni encore de respecter les principes démocratiques consacrés par les textes fondamentaux.

Pour contourner ces dispositions, le pouvoir le Brazzaville a trié sur le volet une infime partie de l’opposition acquise à sa cause, marginalisant les plus grands partis de celle-ci.

Ce faisant, le régime de Brazzaville a méconnu les dispositions de la loi électorale du 24 novembre 2001 qui prévoit dans son article 18 que « La commission nationale d’organisation des élections est composée des représentants de l’Etat, des partis politiques et de la société civile. »

L’organisation de l’élection présidentielle exigeant pour sa transparence, la présence des représentants des partis politiques, il est certain que l’absence des représentants des partis politiques constituants le front de l’opposition, est un élément significatif et indubitable de la non transparence de l’élection du 12 juillet 2009.

Enfin, l’article 17 de la même loi attribue à la commission nationale d’organisation des élections les prérogatives de :

-Vérifier les listes électorales ;
-Veiller au bon déroulement de la campagne électorale ;
-Assurer le suivi des opérations électorales ;
-Proposer à l’administration toute mesure susceptible de contribuer à la bonne tenue des élections ;
-Centraliser les résultats électoraux en provenance des commissions locales ;
-Transmettre les résultats au ministre de l’intérieur et au juge constitutionnel.

Il est constant que cette commission nationale n’a pas vérifier la fiabilité des listes électorales en ne décelant pas les anomalies qu’elles contenaient, elle n’a pas assurer le bon déroulement de la campagne électorale en ne permettant pas aux leaders du front de l’opposition, d’intervenir dans les médias pour y faire campagne.

Au demeurant, il n’est pas démontré que cette commission eut fait des propositions à l’administration susceptible de contribuer à la bonne tenue de l’élection présidentielle du 12 juillet 2009.

Ainsi, les conditions d’organisation de l’élection présidentielle du 12 juillet sont entachées de plusieurs atteintes aux principes d’une élection libre et transparente.

Par conséquent, l’élection du 12 juillet 2009 doit être déclarée nulle et non avenue car elle s’est déroulée dans des conditions d’organisation contraires, aussi bien aux principes issus de la déclaration de Bamako, de la convention internationales des droits civils et politiques, qu’aux principes issus de la loi électorale du 24 novembre 2001.


C- GRIEFS RELATIFS AU TAUX D’ABSTENTION :

Aux termes du préambule de la déclaration de principes relative à l’observation internationale d’élections adoptée par les nations unies:
« L’observation internationale d’élections est l’expression de l’intérêt que la communauté internationale porte à la tenue d’élections démocratiques s’insérant dans le cadre du développement démocratique, notamment le respect des droits de l’homme et de la primauté du droit visant à garantir le respect des droits civils et politiques, l’observation internationale des élections est un élément de la surveillance internationale du respect des droits de l’homme et, à ce titre, doit répondre aux plus hautes exigences d’impartialité concernant les forces politiques nationales et ne tenir compte d’aucune considération bilatérale ou multilatérale contraire à ces exigences. Elle consiste à évaluer les processus électoraux conformément aux principes internationaux qui gouvernent les élections honnêtes et démocratiques et au système juridique du pays où ils se déroulent,étant entendu que, en dernière instance, ce sont les citoyens qui déterminent la crédibilité et la légitimité d’un processus électoral. »

Ce faisant, l’intérêt porté par la communauté internationale à la tenue d’élections libres et transparentes, se manifeste à travers la présence d’observateurs internationaux sur les lieux où se déroulent les élections.

Le fait que l’élection présidentielle du 12 juillet 2009 n’ait pas suscité l’engouement des observateurs internationaux en dehors de ceux de l’union africaine, triés au volet, est significatif de la volonté de la communauté internationale à ne pas apporter de caution à un scrutin dont l’organisation laissait à désirer.

Pour s’en convaincre, l’union européenne qui est le premier partenaire du Congo-Brazzaville n’a pas jugé pertinent d’envoyer ses observateurs à ce scrutin dont les irrégularités d’organisation étaient patentes.

Les observateurs internationaux présents sur les lieux pendant l’élection, ont tous rendus des rapports attestant le fort taux d’abstention de la population Congolaise à cette élection.

Il en est ainsi de l’observatoire congolais des droits de l’homme qui a déployé 47 observateurs dont 10 répartis dans différents départements, et les autres à Brazzaville.

L’observatoire congolais des droits de l’homme, au terme de sa mission d’observation, a conclu que l’élection présidentielle du 12 juillet 2009, au vu du faible taux de participation, des fraudes et irrégularités, n’a été ni juste, ni transparente et équitable et n’a pas exprimé la volonté du peuple Congolais.

Ce faible taux de participation ne permet en aucun cas, au regard des conventions internationales, de considérer monsieur Sassou Nguesso comme étant investi de la souveraineté du peuple Congolais.

Ainsi, monsieur Sassou Nguesso n’est pas au regard du droit international qui fonde toute légitimité sur l’expression de la volonté de la majorité du peuple à travers des élections libres et transparentes, le chef de l’Etat de la république du Congo.

Son maintien au pouvoir ne peut se justifier que par la force brute et la peur qu’il distille au peuple congolais dont il tient en otage par ses miliciens et autres mercenaires, ainsi que par la corruption d’une frange importante de la classe politique congolaise.

La fabrication d’une légitimité de façade en achetant certains opposants congolais, en incitant d’autres opposants par des intimidations à reconnaître cette légitimité, ou encore en consacrant des millions de dollars de lobbying en Europe et aux Etats unis, ne change aucunement la réalité de fond : Monsieur Sassou Nguesso n’est pas le président issu de la volonté librement exprimée du peuple Congolais.

Par conséquent, le Cercle de réflexion LA RUPTURE, invite les associations et partis politiques patriotiques, toutes les personnes éprises de la démocratie et des droits de l’homme, à rester fidèle à l’expression de la volonté de notre peuple, qui a manifesté son désir ardent de RUPTURE, en s’abstenant de participer et d’accompagner un système politique liberticide, moribond, et soutenu par une culture politique aux antipodes des rêves des pères de notre indépendance.

PAR CES MOTIFS,

- DIRE ET PUBLIER QUE L’ELECTION PRÉSIDENTIELLE DU 12 JUILLET 2009 N’A ETE NI LIBRE, NI TRANSPARENTE, ET NI DÉMOCRATIQUE ;
- DIRE ET CONSIDERER QUE MONSIEUR SASSOU NGUESSO NE JOUIT D’AUCUNE LEGITIMITÉ DE CHEF D’ETAT;

EN CONSÉQUENCE :
-
- GENERER LE RAPPORT DE FORCE NÉCESSAIRE POUR QUE SOIT ORGANISER UNE CONFERENCE NATIONALE AVEC TOUTES LES FORCES VIVES DE LA NATION, ET CE, AFIN DE RELANCER LE PROCESSUS DEMOCRATIQUE ET REFONDER NOTRE PAYS.



PIECES JOINTES :

1- La déclaration des principes pour l’observation internationale d’élections.
2- Déclaration de Bamako.
3- Loi électorale du Congo-Brazzaville en date du 24 novembre 2001
4- Communiqué de l’observatoire congolais des droits de l’homme
5- Analyse statistique sur le corps électoral Congolais.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Congo Brazzaville
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