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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 17:07

10 novembre 2009
Les depeches de Brazzaville


Chose promise chose due : Denis Sassou N'Guesso avait promis, s'il était réélu, de faire voter par le Parlement une loi d'amnistie en faveur de l'ancien président, Pascal Lissouba, condamné en 2001 par la Haute cour de justice pour haute trahison ; il a fait adopter, vendredi dernier, par le Conseil des ministres, un projet de loi dans ce sens, projet qui sera débattu et sans doute voté avant la fin de l'année en cours. La page des évènements douloureux qui marquèrent la décennie précédente est donc en passe d'être définitivement tournée pour le plus grand bien du Congo qui n'a que trop souffert de ses dissensions internes.

Reste à déterminer si la mesure de clémence prise par le président de la République sera étendue à ceux qui furent condamnés en même temps que Pascal Lissouba et qui, à ce jour, sont toujours exilés en Europe. Des personnalités qui, de façon indiscutable, portent une lourde part de responsabilité dans le déclenchement des guerres civiles successives et qui, jusqu'à présent, n'ont pas manifesté le moindre regret pour les
terribles blessures infligées à leur peuple ; des personnalités qui ne se privent pas de souffler sur les braises depuis l'étranger afin de ranimer le brasier.

Les leaders de l'opposition dite « radicale » font ouvertement campagne pour que la mesure de clémence dont bénéficiera l'ancien chef de l'État soit étendue à ceux qui furent ses principaux collaborateurs avant et pendant les troubles. Ils estiment que si le chef est absous, rien ne doit ni ne peut s'opposer à l'amnistie des quelques hommes qui l'entouraient ; et cela même si, de façon très évidente, ces derniers sont largement responsables des agressions médiatiques dont notre pays est toujours la cible.

Le problème est qu'à ce jour, sauf erreur de notre part, aucun d'eux n'a manifesté le moindre regret pour sa conduite passée; si bien que l'on peut légitimement craindre, s'ils revenaient au pas, qu'ils tentent de recréer les tensions qui firent tant de mal au Congo. Certes, de telles tentatives n'auraient pas la moindre chance de trouver un écho dans l'opinion publique qui sait bien de quel prix elle a dû payer leur folie passée, mais elles compliqueraient la tâche d'un gouvernement tout entier tendu vers la concrétisation du « Chemin d'avenir ». C'est probablement pourquoi le Conseil des ministres n'a inscrit que Pascal Lissouba dans la future loi d'amnistie.

Pour qu'il en aille autrement, il faudrait que les intéressés, au lieu de comploter et de participer activement à la campagne de diffamation conduite en Europe contre leur propre pays, envoient en direction de la présidence du Congo des signaux forts et indiscutables de leur volonté de réintégrer la mère patrie. Alors et alors seulement leur voix pourrait être entendue à Brazzaville.

Que ceux qui en doutent se remémorent les gestes spectaculaires accomplis en faveur de la réconciliation nationale depuis le début des années 2000
.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Congo Brazzaville
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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 17:05

10 novembre 2009
Mwinda
 

Les nouveaux projets énergétiques d’ENI menacent la forêt tropicale du Congo

Selon un nouveau rapport publié aujourd’hui par la fondation Heinrich Böll, la fondation du Parti Vert en Allemagne, et appuyé par plusieurs organisations congolaises de défense des droits de l’Homme et leurs partenaires internationaux, les projets de la compagnie pétrolière ENI d’exploitation des sables bitumineux et de l’huile de palme pour l’alimentation et les agro-carburants dans le bassin du Congo risquent d’entraîner des dommages irréversibles à la biodiversité, aux populations locales et à notre climat. Les projets sont également en contradiction avec les principes de la compagnie en matière de respect des droits de l’Homme et de l’environnement.

De plus, le rapport intitulé " Avenirs énergétiques : Les investissements d’Eni dans les sables bitumineux et les palmiers à huile dans le Bassin du Congo ", soutient que de tels investissements, compte tenu de leur potentiel hautement nuisible sur le plan local et de l’énorme bilan carbone négatif, devraient être considérés comme trop risqués pour ENI ou n’importe quelle autre entreprise extractive.

C’est le premier projet d’exploitation des sables bitumineux en Afrique et le projet d’huile de palme serait l’un des plus importants du continent. Les accords étaient signés en 2008 entre Eni et la République du Congo (Brazzaville), pays riche en pétrole mais dont la population est très majoritairement pauvre, avec un niveau de transparence et de respect des droits humains minimum. Les forêts couvrent les deux tiers du Congo et sont essentielles à la subsistance des populations locales aussi bien qu’au stockage vital du carbone. Le gouvernement du Congo veut être l’un des gardiens des ressources du Bassin, mais ses performances en matière d’application des lois forestières et de la protection environnementale sont faibles.

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 13:39

26 octobre 2009
Patrick Eric Mampouya

Le
chemin d’aventure commence par la langue de bois et l’illégalité permanente

Chaque Congolais sait que, pendant la campagne de l’élection présidentielle de 2002, M. SASSOU NGUESSO avait proposé au peuple Congolais son fameux programme dit de la "Nouvelle Esperance". Mais durant son premier septennat, nous n’avons eu aucun mal à réaliser que ce programme, résultant du recours à la démagogie la plus archaïque et la plus outrancière, n’était qu’une vaste escroquerie politique.

C’est un échec d’autant plus cuisant que les Congolais ont perdu tout espoir de voir leur vie connaître la moindre amélioration. La population Congolaise continue à croupir dans une pauvreté et une misère sans précédent qui la rapproche des habitants de Calcutta et des intouchables de l’Inde.

En bon vendeur d’illusion, Mr SASSOU NGUESSO, qui n’est jamais à court d’idées inutiles, vient de sortir de sa boite à idées, son prétendu "Chemin d’Avenir", censé faire passer les Congolais de l’espérance à la prospérité. Il convient de relever tout de suite qu’il s’agit, en réalité, d’un "Chemin d’Aventure" qui n’apportera aux Congolais ni espérance ni prospérité.

Nous avons eu la preuve de la langue de bois de Mr SASSOU NGUESSO dans son discours d’investiture dont on sait qu’il n’est qu’un catalogue de bonnes intentions. Sans revenir sur l’intégralité de ce discours soporifique et indigeste, on va choisir certains de ses passages qui nous convainquent du mépris de ce Monsieur pour les citoyens Congolais.

1.  Parlant des dirigeants, il avait dit : "Que ce  soit clair pour tous que le peuple ne peut pas et ne doit pas être conduit sur le Chemin d’Avenir par des dirigeants sans scrupule ni vertu. De même que le peuple ne veut plus ne doit plus être mené par des hommes qui ne donnent pas le meilleur d’eux-mêmes pour le servir".

Certains s’étaient déjà mis à  rêver ou espérer cette fois-ci un gouvernement dont les caractéristiques essentielles seraient la nouveauté de ses membres, leur compétence et leur probité morale, mais ils ont vite déchantés en prenant connaissance de la composition du gouvernement actuel.

En effet, en lisant le décret nº2009-315 du 15 septembre 2009, on ne peut être que consterné de voir que Mr SASSOU NGUESSO a tout simplement reconduit les mêmes ministres qui sont à l’origine de la faillite généralisée dans laquelle est plongée notre pays. Certains de ces ministres à  vie, nommés ministres d’Etat, ont même vu leurs attributions renforcées. Les deux inamovibles que sont Henri DJOMBO et Pierre MOUSSA sont toujours là. Un ministre comme OKOMBI SALISSA, qui a organisé un désordre intolérable à  l’enseignement technique s’est encore vu confier le même ministère. On peut déjà imaginer le pire qui attend les élèves et enseignants de l’enseignement technique. Un ministre comme Rodolphe ADADA, qui a échoué lamentablement au Darfour, a préféré se rabaisser, en acceptant le strapontin qui lui a été proposé. Le ridicule ne tue pas, c’est leur devise.

Pour donner l’illusion du changement, Mr SASSOU NGUESSO a fait entrer certains nouveaux ministres au gouvernement. Mais cela ne changera absolument rien dans la mesure où les ministres d’Etat, qui constituent l’ossature de cette équipe et détiennent l’essentiel du pouvoir, n’ont pas changé. Mr SASSOU NGUESSO a préféré prendre les mêmes et recommencer. Pour lui, on ne change pas une équipe qui échoue. Les critères sur lesquels il a prétendu se fonder pour nommer les dirigeants n’ont pas été pris en compte.

C’est à  croire que tous les ministres qui ont été reconduits sont l’exemple même des gens scrupuleux, vertueux et ayant donné le meilleur d’eux-mêmes. Heureusement que les Congolais, qui ne sont plus dupes depuis, savent pertinemment que ces ministres, courtisans à l’excès, incarnent la mal gouvernance, l’immoralité, la corruption, la concussion et bien d’autres anti-valeurs et vices de manière inégalée.

Ceux qui se berçaient d’illusions, en espérant la nouveauté au sein de l’équipe gouvernementale sont avertis. Pendant sept (7) ans encore, le pays s’enfoncera davantage dans l’abîme, à cause de ces prédateurs et criminels qui continuent à  confisquer la richesse de tout un pays pour eux, leurs familles, leurs proches et leur maître étranger qui les a fait revenir au pouvoir par le coup d’Etat sanglant que nous connaissons de tous.

2.    S’agissant de ses compatriotes, dans le même discours, Mr SASSOU NGUESSO dit : "vous avez insisté sur le fait que ayant fini leurs études ou leur formation professionnelle, nos enfants devraient trouver assez facilement un emploi décent au Congo". Ici il feint d’ignorer le chômage devenu endémique des jeunes. C’est comme si la prise de conscience de la gravité du chômage n’a été possible que lors de ses tournées électorales de juin 2009. Mais, dans son fort intérieur, il sait bien qu’il a une lourde responsabilité dans l’ampleur prise par le chômage des jeunes, ne serait-ce que parce que c’est sous son règne que les quelques rares unités de production ou usines qui restaient au pays ont été soit fermées soit tombées en faillite. 

Quant à  l’initiative privée, rien n’est concrètement fait pour la promouvoir, en vue de la création d’emplois. En affairistes qu’ils sont devenus, la privatisation des entreprises publiques, au demeurant ratée, n’a été qu’une manœuvre pour ces sinistres personnes de s’approprier les biens publics par prête-noms interposés. Nous connaissons tous les conséquences dramatiques pour les ex-agents de l’ONPT, suite à sa privatisation sauvage. Des milliers de pères et mères de familles se sont retrouvés, du jour au lendemain, privés de leurs emplois et sans le paiement de leurs droits. La misère et la précarité dans lesquelles ils vivent maintenant ne préoccupe pas le moins du monde ces gens qui se sont quasiment déshumanisé par l’ivresse du pouvoir et l’arrogance qui caractérisent des petites gens.

Quant à la fonction publique, c’est un secret de polichinelle, pour y entrer, il faut débourser entre 300 et 400.000 FCFA, aux agents véreux qui infestent le ministère de la fonction publique. Plusieurs personnes se sont d’ailleurs fait escroquer ces sommes et n’ont pas eu l’intégration promise et attendue. Dans les hautes sphères du pouvoir, ils sont parfaitement au courant de ces pratiques répréhensibles mais ils laissent faire, l’impunité étant devenue la règle au Congo sous ce régime.
  

On ne peut pas comprendre qu’il y ait cette armée de chômeurs alors que tous les ministères ont des besoins en personnels qui se chiffrent en des centaines voire en des milliers de personnes. C’est là le vrai paradoxe ! 

De nos jours, il n’est pas rare de voir des gens dépasser cinquante ans et n’avoir jamais eu un premier emploi (c’est mon cas). Les dossiers d’intégration sont sciemment bloqués afin d’attendre les dessous de table.

3.    Toujours dans son discours, il y a un paragraphe où on peut lire exactement ce qui suit : "Mais alors, pour qu’il en soit ainsi, changez donc de mentalités. Laissez choir à jamais les mentalités d’assistés, de profiteurs, de personnes en quête perpétuelle de passe-droits et autre facilités. Adoptez des comportements nouveaux et dignes. Abonnez-vous désormais à la rigueur du gain mérité et non aux délices trop faciles et honteux de la magouille. Convertissez-vous à la rigueur du travail bien fait. Visez tous et partout l’excellence. Jetez bas la médiocrité, la tricherie et toutes les autres antivaleurs".

A  lire de genre de propos, il y a de quoi se pincer pour se rassurer qu’on ne rêve pas. Il n’est toujours pas sorti de sa phraséologie oiseuse. Faut-il encore préciser que ce n’est pas le premier discours du genre et que si un pays pouvait se développer uniquement par les bonnes intentions contenues dans les discours de Mr SASSOU NGUESSO nous ne serions pas loin d’égaler certains pays émergents. Hélas. Il continue à faire le contraire de l’Adage latin "res non verba" puisqu’il continue à  privilégier le verbe au détriment de l’action.  

Comment un système pourri, qui s’est construit et ne peut survivre que par ces anti-valeurs peut-il envisager de se saborder, en renonçant à ce qui l’alimente ?
 

Nous savons bien que c’est impossible. Ce type de propos concerne en priorité, non pas les Congolais, mais son gouvernement qui voue un véritable culte à la paresse, l’enrichissement illicite, l’incompétence, le copinage et l’immoralité.

Ce n’est pas dans la masse des pauvres Congolais qu’on trouve ceux qui détournent des millions de dollars de notre pétrole et qui détiennent des dizaines et des centaines de comptes bancaires dans les paradis fiscaux.

Ce n’est pas dans ces crève-la-faim qu’on trouvera les propriétaires des villas et châteaux acquis à  l’étranger avec l’argent public détourné.

Est-ce cela le gain mérité dont il a parlé dans son discours ? Pas du tout. Il s’agit plutôt, pour reprendre ses propres termes, des délices trop facile et honteux de la magouille. Qu’on ne se méprenne pas. Tous les anti-valeurs qu’il à feint de dénoncer dans son discours auront encore largement cours durant ce septennat et la misère des Congolais ira crescendo.

On dit souvent que le poison pourri par la tête. C’est donc à  ceux qui dirigent de donner le bon exemple à suivre. Or jusqu’alors ils ne le sont pas. C’est prioritairement à eux d’adopter de nouveaux comportements et de nouvelles mentalités. Le peuple n’a  recours à ces anti-valeurs que par mimétisme mais aussi parce que la misère dans laquelle il est maintenu ne lui donne pas d’autre choix pour survivre car, pour les fonctionnaires par exemple, le dérisoire salaire ne permet souvent pas de tenir deux semaines.


Ce n’est pas qu’on soit d’accord avec la pratique de la corruption. Bien au contraire. Il ne faut pourtant pas perdre de vue que, la corruption et la concussion, ne pourront jamais être efficacement combattues si les causes qui les génèrent ne disparaissent pas.

C’est en vain qu’on a fait adopter au Parlement une loi contre la corruption pour flatter le FMI afin d’obtenir cet hypothétique et incertain point d’achèvement. C’est une illusion de croire que la corruption ne peut disparaître que par voie législative. Un excès de législatisme ne résoudra rien. Même le Document Spécial de Résolution de la Pauvreté (DSRP) rédigé par le gouvernement à l’attention du FMI et de la Banque Mondiale n’est rien d’autre qu’une compilation de simples incantations et velléités.

"Président du Congo et de tous les Congolais, je m’engage à  ne laisser aucune bonne volonté au bord de la route ; je m’engage à  ne laisser aucune énergie disponible en marge du Chemin d’Avenir".
C’est curieux qu’un tel engagement soit pris, pour divertir le peuple, par celui dont l’action est fondée sur la discrimination, l’ostracisme et l’exclusion d’une frange de la population Congolaise. Je ne prendrai qu’un cas précis connu de tous.

Les militaires, les policiers et les gendarmes bénéficient automatiquement d’un effet financier sur bulletin de solde en cas d’avancement. Pour les pauvres fonctionnaires dont plusieurs ne sont pas loin de la clochardisation, c’est la perpétuation de la pratique injuste et discriminatoire des avancements sans effets financiers. Combien de fonctionnaires, ayant gravi tous les échelons, sont allés en retraire sans percevoir le moindre centime ?

Mr SASSOU NGUESSO a ainsi crée deux catégories de Congolais. D’un côté, les vrais selon lui, la soldatesque surarmée et brutale sauvegardant le pouvoir, à qui il accorde tous les privilèges, afin de les caresser dans le sens du poil. De l’autre, les citoyens de seconde zone, à qui on dénie le moindre droit. Peut-on, dans ces conditions, prétendre qu’on est le Président de tous les Congolais alors qu’on les divise ? Bien évidemment non. Au cas où il l’ignore, cette discrimination viole l’article 8 de notre Constitution qui prévoit l’égalité de tous les citoyens devant la loi.

S’agissant du paiement des arriérés de salaires, pourquoi ne pas l’étendre aux étudiants qui ont laissé plusieurs mois ou années d’arriérés de bourse ? Ne sont-ils pas des citoyens Congolais au même titre que les fonctionnaires ?

Il prétend qu’il ne laissera aucune énergie disponible en marge de son Chemin d’Avenir. Qui peut vraiment être naïf au point de le croire sur parole. Les critères qui président aux nominations intègrent rarement la compétence et la probité morale. C’est plutôt l’allégeance au pouvoir en place, l’appartenance au RMP, à  l’INP, à la franc-maçonnerie qui est en train d’induire beaucoup de jeunes en erreur. Ceux qui sont hors de ces cercles ne sont quasiment jamais utilisés. C’est le sort réservé à plusieurs cadres Congolais pourtant compétents mais dont le seul sort est d’être restés libres et indépendants. Pour avoir refusé d’être embrigadés, contrôlés et manipulés, ils sont laissés au bord de la route. Leur sacro-saint principe est bien connu : celui qui n’est pas avec nous est contre nous. 

Une autre discrimination concerne l’amnistie du Président Pascal LISSOUBA. Ils ont fait l’objet avec d’autres dont NGUILA MOUNGOUNGA KOMBO, des parodies de procès sur fond de règlements de compte politiciens. Ils avaient tous été condamnés par contumace. Pourquoi Mr SASSOU NGUESSO préfère des amnisties sélectives, en écartant Mr NGUILA du bénéfice de cette amnistie ? N’est-ce pas parce que cet homme continue à inspirer une peur bleue au pouvoir en place ? S’il y a un homme qui a besoin de l’amnistie, pour avoir pris les armes contre un pouvoir démocratiquement établi, avec la complicité d’une armée étrangère, c’est bien Mr Denis SASSOU NGUESSO. C’est un crime de haute trahison.   

Que dire des départements comme la Cuvette-Ouest, entièrement enclavé et abandonné à lui-même ! Les cadres intègres de ce département ne cessent d’être considérés comme des pestiférés par le pouvoir en place. On ne s’explique pas toujours la haine et la rancune de Mr SASSOU NGUESSO contre ce département qui regorge de beaucoup de potentialités. On préfère donner la priorité à ce campement des pêcheurs que fut, il n’y a pas si longtemps Oyo, qu’on est en train de vite transformer en ville. Pourtant, on ne produit rien là-bas !

Les quelques aspects de ce discours qu’on vient de voir ne sont qu’indicatifs. Il y a plusieurs autres qui traduisent aussi la même démagogie et le même populisme. Parmi les délices de la magouille, on peut citer sa réélection largement frauduleuse du 12 juillet 2009, avec un score à la soviétique qui n’a aucun rapport avec le taux de participation ridicule à  cette élection.

Mais ce qui choque et déçoit le plus, c’est la banalisation de la violation récurrente des lois et règlements de la République, érigée depuis en méthode de gouvernement par SASSOU NGUESSO et ses sinistres, car ils ne méritent vraiment pas d’être appelés ministres.

Pour ceux qui ne le savent pas, Monsieur SASSOU NGUESSO et ses sinistres sont des dirigeants illégitimes, usurpateurs et hors la loi comme nous allons le voir et, ce, depuis son premier septennat.

Le 20 janvier 2002 le peuple Congolais adoptait la nouvelle Constitution par référendum. La même année, à la suite d’une mascarade électorale, Mr SASSOU NGUESSO s’emparait du pouvoir, avec un score à  la soviétique. Déjà élu grâce à une fraude massive, Mr SASSOU NGUESSO n’avait pas de légitimité. Il avait quand même prêté serment et nommé un gouvernement au mépris de la Constitution du 20 janvier 2002.

L’article 48 de la Constitution dispose : "tout citoyen, élu où nommé à une haute fonction publique, est tenu de déclarer son patrimoine lors de sa prise de fonctions à la cessation de celles-ci, conformément à la loi. L’inobservation de cette obligation entraîne la déchéance des fonctions dans les conditions fixées par la loi".

Aux termes de cet article, la déclaration de patrimoine est donc une obligation constitutionnelle qui pèse sur le Président de la République et sur les ministres qu’il nomme. Or chacun sait qu’avant de prêter serment, en 2002, Mr SASSOU NGUESSO n’avait pas déclaré son patrimoine. Ses ministres également. En 2009, à la fin de son premier mandat, ses ministres et lui se sont bien gardés de déclarer leur patrimoine. La conséquence est que, de 2002 à  2009, Mr SASSOU NGUESSO s’est accroché au pouvoir alors qu’au regard de l’article 48 de la Constitution, il était déjà déchu de ses fonctions. Ses ministres ont aussi continué à  exercer leurs fonctions dans les mêmes conditions.

Mais la déchéance des fonctions concerne également les députés et les sénateurs qui, en 2002 à 2007 pour les premiers er de 2002 à 2008 pour les seconds, ont exercé leurs mandats sans avoir préalablement déclaré leur patrimoine. Même les membres de la Cour constitutionnelle, ceux du Conseil supérieur de la liberté de communication, du Conseil économique et social, pour ne citer qu’eux, sont également concernés par cette déchéance. 

En 2009, à la fin de son mandat, Mr SASSOU NGUESSO n’a pas aussi déclaré son patrimoine. Il s’est quand même permis d’être candidat à l’élection présidentielle de juillet 2009. Si nous avions une Cour constitutionnelle vraiment indépendante, sa candidature n’aurait pas été retenue rien que pour ce motif. D’ailleurs cette Cour elle-même continue à fonctionner en violation de l’article 144 alinéa 2 de la Constitution qui prévoit que la Cour constitutionnelle se renouvelle par tiers tous les trois ans. Or, jusqu'à ce jour, ce renouvellement n’a toujours pas eu lieu et ceux de ses membres qui auraient dû déjà quitter cette Cour s’y maintiennent comme si la Constitution était muette sur ce sujet.

Comme en 2002, le 12 juillet 2009 Mr SASSOU NGUESSO s’est cramponné au pouvoir, à la suite d’un hold up électoral, qui a été rendu possible par l’élimination arbitraire de certains candidats de l’opposition par la Cour constitutionnelle. Personne n’a la naïveté de croire ce n’était pas sur ordre de Mr SASSOU NGUESSO.

Comme en 2002, il a pris ses fonctions sans avoir préalablement déclaré son patrimoine, après avoir prêté serment devant une Cour constitutionnelle qui continue à fonctionner inconstitutionnellement, en présence de l’Assemblée nationale et du Sénat dont les membres continuent à exercer les mandats en violation de l’article 48 de la Constitution.

Mais le jour suivant, Mr SASSOU NGUESSO a commis un parjure en interdisant aux dirigeants de l’opposition de quitter le territoire national alors que, dans son serment, il avait pris l’engagement de "garantir le respect des droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques". L’article 16 alinéa 2 de la Constitution prévoit que tout citoyen a le droit de sortir librement du territoire national et d’y revenir. Or nous savons tous que, jusqu'à cette date là, aucun dirigeant de l’opposition n’avait fait officiellement l’objet des poursuites pénales. On ne leur avait rien notifié. Mais on ne peut pas, sous le fallacieux prétexte qu’il y aurait une enquête qui vise les leaders de l’opposition, porter gravement atteinte à  la liberté de sortir du territoire national reconnu à  tout citoyen congolais par la Constitution. C’est la preuve de l’arbitraire et de cet Etat de non droit. 

Pour revenir à la déclaration de patrimoine, il convient de préciser que ces dirigeants illégitimes tentent régulièrement de justifier leur refus de la faire par le fait qu’il n’y aurait pas une loi en la matière. Mais c’est de la diversion.

L’article 48 est suffisamment clair et doit être simplement appliqué. Il n’a pas besoin d’une loi. En vérité, détournant des milliards de franc CFA grâce à l’opacité, ils ne peuvent pas vouloir de la transparence et de la bonne gouvernance, en dépit de la langue de bois qu’ils manient avec un art consommé.

L’article 48 a pour finalité de combattre l’enrichissement illicite de toutes les personnes élues où nommées à une haute fonction publique. Chaque Congolais sait que l’enrichissement illicite, et les délices faciles de la magouille ou de la mafia sont quasiment devenus une institution. Ces anti-valeurs, qui sont promus par le pouvoir actuel, représentent une gangrène pour la société et entravent le développement de notre pays. Si on ajoute à cela, la promotion de l’incompétence, de la médiocrité et de l’immoralité au sommet de l’Etat, on comprend aisément pourquoi ce pays très riche demeure toujours au fond du ravin alors que ceux qui sont pauvres font de louables efforts reconnus par les institutions financières internationales.

Contrairement à une certaine presse écrite qui est la voie de son maître, l’image de notre pays n’est pas ternie à l’extérieur par les leaders de l’opposition politique, qui ne jouent que leur rôle, mais plutôt par les détournements des millions de dollars des revenus pétroliers, par la corruption, la concussion, par la misère  grandissante de la population, voulue et entretenue par le pouvoir. Notre pays n’a jamais été autant discrédité et décrédibilisé que sous le pouvoir actuel. Ce que ne dit pas cette presse, c’est que la réalité du Congo est que Mr SASSOU NGUESSO, ses enfants, sa famille et ses proches sont en train de piller et mettre à sac tout le pays et réduire la population Congolaise à mener une vie indigne de la personne humaine.

Décidément, le "Chemin d’aventure" est déjà un chemin de la croix pour les Congolais durant sept (7) ans ! 

Pauvres Congolais, implorez Dieu afin qu’il vous délivre de cette oppression satanique de ceux qui ont préféré se détourner de Dieu pour suivre leur maitre qui est le prince de ce monde des ténèbres.

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 19:29

4 novembre 2009
Source: ANR

Une partie de ce qui a été volé par Sassou est dévoilé.

Le Congo aurait encaissé 11.000 milliards de FCFA de recettes pétrolières.

 

Environ 11.000 milliards de francs CFA (environ 22 milliards de dollars US) de recettes pétrolières ont été encaissés par l'Etat congolais entre 2004 et 2009, a estimé mardi, lors d'une conférence de presse, l'opposant congolais Me Tony Gilbert Moudilou.

"Cette somme peut paraître énorme et démesurée, mais elle correspond bien à la manne pétrolière encaissée par le Congo en si peu d'années", a dit Me Moudilou, en se présentant comme le Premier ministre d'un gouvernement de 14 membres en exil à Paris.

Pour l'opposant, les recettes pétrolières auraient pu permettre de transformer le Congo "en Koweït d'Afrique" et à garantir un revenu mensuel de 100.000 FCFA à chaque Congolais sans emploi.

"Ce n'est pas de l'utopie : avec les recettes pétrolières, le Congo, qui ne compte que trois millions d'habitants, a les moyens d'assurer le bien-être de sa population. Au lieu de cela, l'argent du pays n'a servi que les intérêts d'un clan", Me Moudilou.

Il a en outre présenté un tableau sombre de la situation des services sociaux dans son pays, estimant que le moment est venu de proposer une nouvelle gouvernance aux Congolais.

"Il n'est pas normal que l'unique grand hôpital du pays, le Centre hospitalo- universitaire (CHU) de Brazzaville, soit dépourvu d'ascenseurs fonctionnels, que les élèves étudient à même le sol dans un pays exportateur de bois. Nous voulons mettre fin à toute cette incurie par des moyens pacifiques", a encore dit Me Moudilou.

La production pétrolière congolaise est estimée à près de 400.000 barils/jour. Le puits de Moho-Bilongo, mis en service en 2008 par le groupe français Total, devrait assurer une production d'environ 90.000 barils/jour en 2010.

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 12:58

 

INVITATION

 

DE LA PART DE CODICORD

(Coordination de la Diaspora Congolaise pour la Restauration de la Démocratie)

Le bureau du CODICORD vous convie à une réunion de la commission chargée d'élaborer les textes juridiques de la structure

Samedi 31 octobre 2009 à 14h00 très précises

La réunion aura lieu au

n°67 de la rue Félix Merlin

93800 Epinay sur seine

L’ordre du jour proposé est le suivant :

1.   Contrôle de présence

2.   Restructuration : Examen des statuts, modalités pour la sortie officielle

3.   Divers

 

Cette réunion est capitale pour nous tous et pour l'avenir du CODICORD

La présence de chacun est donc indispensable

 

NB : Accès par les Bus lignes : 361 (Université Paris 8/Argenteuil), 354 (Pierrefitte/Epinay Gare RER), 138, 261 : arrêt Dijon ou RER C : arrêt Epinay sur Seine

  

Contact téléphonique 06 10 42 92 64  Le Chargé de communication

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 12:35

21 octobre 2009
Linternationalmagazine


Nelson Mandela humilie le Président Sassou-Nguesso

Dans le dernier livre qu’il vient de publier, le président congolais attribue la préface à Nelson Mandela. Sauf que ce dernier n’a jamais lu le livre et vient de réagir en affirmant qu’une association avec Denis Sassou-Nguesso serait plutôt nuisible à l’image qu’il véhicule.

Nelson Mandela humilie le Président Sassou-Nguesso

L’affaire fait actuellement grand bruit. Sur la couverture et dans l’avant propos du livre "Straight Speaking for Africa ("Parler vrai pour l’Afrique")" qu’il vient de publier, le Président Denis Sassou-Nguesso revendique fièrement une préface signée de Nelson Mandela lui même : « M. Mandela, 91 ans ».

Seulement voilà, l’ancien prix Nobel affirme n’avoir jamais écrit d’avant-propos pour le livre de Denis Sassou-Nguesso et menace de porter plainte contre le président congolais.

Dans un communiqué, la Fondation Mandela affirme que "ces affirmations sont erronées". "Nelson Mandela n’a ni lu le livre, ni écrit une préface pour cela. Nous condamnons cet abus effronté de l’usage du nom de M. Mandela" déclare Verne Harris, le responsable intérimaire de la Fondation, tout en précisant consulté ses avocats sur la question, pour évaluer les préjudices causées, afin de mener une action en justice.

"C’est scandaleux le nom de Mandela est souvent détourné à des fins politiques et commerciaux, mais cette fois-ci, en affirmant qu’il apporte son soutien à quelqu’un comme Denis Sassou Nguesso, un dictateur dont les élections sont régulièrement truquées et boycottées par l’opposition et, + est encore beaucoup plus préjudiciable +" affirme encore le responsable de la Fondation. "C’est l’un des exemples les plus grossières ayant un impact négatif direct sur l’héritage de Madiba (Mandela) en Afrique", a t-il encore déclaré.

Un porte-parole de Michel Lafon, l’éditeur français de ce livre, a déclaré que "la préface nous a été fournie par l’auteur du livre, qui est le chef de l’état congolais lui-même, M. Denis Sassou Nguesso".

Pour l’heure pas de réaction du côté de la présidence congolaise.

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 22:40

14 octobre 2009
IRIN


En République du Congo, les autorités ont restreint les déplacements de plusieurs responsables de l’opposition, qui affirment que le président Denis Sassou-Nguesso a été réélu en juillet grâce à la fraude.

Au Congo, les élections ont dans le passé engendré des violences, notamment quand une guerre civile de deux ans a éclaté en 1997, après un conflit entre M. Sassou-Nguesso et l’ancien président Pascal Lissouba. M. Lissouba, qui vit désormais en exil, n’a pas pu se présenter en 2002 contre M. Sassou-Nguesso, ce qui a conduit à une reprise des violences dans la région du Pool.

Parmi ceux qui sont affectés par ces dernières mesures figure l’ancien premier ministre Ange Edouard Poungui, un membre éminent de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) de M. Lissouba. Des responsables des services de sécurité l’auraient, selon certaines informations, empêché de prendre l’avion pour la France à trois reprises.

« Moi-même et Tsaty Mabiala, le secrétaire général de l’UPADS, nous voulions nous rendre à Dolisie [ville de l’ouest du Congo] pour une réunion du parti, mais nous avons été bloqués à l’aéroport », a dit M. Poungui, se référant à un incident qui s’est déroulé début septembre. « Beaucoup de nos activités ont été interdites », a-t-il ajouté, faisant la liste de plusieurs réunions que des responsables de la sécurité avaient empêché de se tenir après les élections de juillet.

De nombreuses figures de l’opposition – dont certains ont boycotté le scrutin de juillet – disent qu’elles n’ont pas été autorisées à quitter Brazzaville, la capitale, depuis la mi-août.

Alors que des organisations de défense des droits humains ont condamné ces mesures comme étant des attaques délibérées et inconstitutionnelles des libertés civiles, des responsables proches du gouvernement les ont défendues.

Bien que le ministre de la communication Bienvenu Okiemy ne fût pas disponible pour commenter, son prédécesseur, Alain Akoulat Atipault, a dit au journal ‘Dépêches de Brazzaville’, une publication favorable à M. Sassou-Nguesso : « L’interdiction de quitter le territoire pour M. Poungui et d’autres leaders de l’opposition intervient suite à l’ouverture d’une enquête par le procureur sur la manifestation de l’opposition le 15 juillet » - le jour où la victoire de M. Sassou-Nguesso a été annoncée.

« Cette marche, que les autorités compétentes n’avaient pas autorisé, a menacé l’ordre public », a-t-il ajouté. Les partis d’opposition insistent sur le fait que la manifestation contre le truquage présumé des votes et l’intimidation avait été autorisée.

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 22:36

16 octobre 2009
Zenga-Mambu


Voici ce qu’écrivait Hellot Matson Mampouya actuel Ministre de la pêche et de l’aquaculture quand il était à l’opposition.

A tous les souteneurs de Sassou Nguesso et tous ceux qui doutent encore ….Massacres-Assassinats et Exécutions sommaires.

Nous publions ici la liste de quelques cas connus, sur des milliers, qui illustrent le drame que vit le peuple congolais après le coup d’Etat de Monsieur Sassou Nguesso, le 15 octobre 1997. Ceux qui souffrent le martyr au Congo-Brazzaville sont, aujourd’hui, en train de témoigner quotidiennement. Malgré leurs cris, leurs appels au secours répétés, personne ne semble les croire ni les entendre, encore moins les écouter. Leurs cris, leurs appels au secours se perdent dans le néant. Et quand demain, lorsqu'il sera bien sûr trop tard, l'hécatombe sera enfin constatée, les mêmes qui savent, qui se taisent par cynisme, par hypocrisie et qui peuvent, aujourd'hui, seront les mêmes et les premiers qui s'émouveront, s’en offusqueront et dénonceront cette tragédie pour crier au crime, au massacre, aux atteintes des droits de l'homme et parleront de crimes contre l'humanité (larmes de crocodile). Aujourd'hui, le nombre de victimes n'étant pas suffisant, on préfère se taire, attendre.

Néanmoins, "TRANSPARENCE" n'arrête pas, à travers cet outil de communication incontournable, d'attirer l'attention de la Communauté Internationale et de la Conscience universelle pour qu'elles ne disent pas, demain encore, qu'"elles ne savaient pas". C’est pourquoi, bien qu’à une échelle moindre par rapport à la quantité de victimes, nous n’arrêterons pas de répéter que la situation du Congo-Brazzaville doit être regardée, considérée et placée au même niveau que celle du Rwanda. Sinon, comment expliquer, qu’à la suite des résolutions de l’ONU et du Parlement Européen, le ministre congolais des Affaires étrangères, M. Rodolphe ADADA, qui avait demandé aux deux Institutions une Commission d’enquête sur le terrain, soit revenu sur ses déclarations et ait renoncé, la semaine dernière, à sa demande de Commission d'enquête dans sa déclaration à la 54ème Session de la Commission des droits de l’homme de l’ONU qui se tient en ce moment même à Genève ?

N’est-ce pas paradoxal ? Pour nous, c’est un aveu qui conforte les résolutions de l’ONU et l’Union Européenne, par la voix de son Parlement, qui disent clairement que le “CONGO-BRAZZAVILLE n’est plus un Etat de droit” et que “depuis le retour de Sassou Nguesso au pouvoir” dans des conditions inacceptables, “le Congo-Brazzaville vit une dictature” programmée, délibérée.]

MASSACRES, ASSASSINATS, EXECUTIONS SOMMAIRES

Du 16 au 17 octobre 1997: Les troupes étrangères, notamment l'armée angolaise, les mercenaires, les éléments tchadiens, les ex-Faz et les cobras ont massacré plus de cinq cents (500) civils, résidents et réfugiés des quartiers nord de Brazzaville à Bacongo, Makélékélé et environs, aménagés par le Député, Maire de Brazzaville, Monsieur Bernard KOLELAS, en zone humanitaire depuis le déclenchement de la guerre. Les corps des victimes étaient entassés au Centre sportif de Makélékélé et dans les cours de la morgue du Centre hospitalier de Makélékélé.

16 octobre 1997 :- Le ministre Gabriel MATSIONA et deux (2) membres de sa famille sont assassinés par les milices cobras, les mercenaires et les troupes angolaises de Sassou Nguesso à son domicile situé à Massissia (zone sud). Les corps des victimes furent jetés dans un congélateur.
- Monsieur BAZEBIZONZA, Professeur d’anglais au Collège de l’Amitié, en compagnie de son épouse, sa soeur et de son enfant sont abattus à bout portant dans sa voiture au niveau du Centre Sportif de Makélékélé.
- Le jeune Marien, domicilié à Nzoko (Kinsoundi, zone sud) est froidement abattu par les cobras qui l’ont achevé au carrefour de Mbouono (Madibou, zone sud) devant la population.

Octobre 1997 :- Monsieur MALANDA DIA MAYEMBO - Monsieur MOUINI-LOUAGA - Monsieur MALERCO - Monsieur LOCKO-BOUKAKA Anicet sont abattus par les milices cobras, mercenaires et soldats angolais de Sassou Nguesso à Matoumbou (localité située sur le chemin de fer CFCO), dans la région du Pool.

Novembre 1997 :- Monsieur MISSIDIMBAZI Paul et son fils Cyprien sont abattus à leur domicile par les milices cobras et les troupes de l’armée angolaise au service de Sassou Nguesso avant de piller leur domicile.
- Monsieur NTSONGA, domicilié au quartier Château d’Eau (zone sud - arrondissement 1) - Monsieur MAYELE - Monsieur MATSAMBA
- Monsieur NGANGA Charles - Monsieur NGOMA Eric - Monsieur OUMBA Jonas sont tous sommairement abattus au passage des milices cobras et soldats angolais au quartier Château d’eau.
- Monsieur LOUMBOUZI, chauffeur retraité des Services de Santé, domicilié rue Matiabou à Moukounzi-Ngouaka (zone sud, arrondissement 1) est froidement abattu au beach de “La Main-Bleue”.

13 novembre 1997 :- Monsieur ILLO est fusillé au passage des troupes angolaises. 16 novembre 1997 :- Monsieur NGUEMBO est abattu froidement par les milices cobras, les mercenaires et soldats angolais au camp de la Gendarmerie de Makélékélé (zone sud de Brazzaville).

17 novembre 1997 :- Monsieur MALANDA, domicilié à Brazzaville, est assassiné par les milices cobras de Sassou Nguesso. - Monsieur MATABA Anicet, réfugié dans son village Louingui (region du Pool, District de Louingui) situé à plus de 150 km de Brazzaville (zone sud), est abattu par les troupes angolaises en compagnie des milices cobras.

25 novembre 1997 :- Monsieur NGOUMA Joseph, exploitant forestier domicilié à Dolisie, est froidement abattu avec cinq (5) de ses enfants; tous enterrés dans sa parcelle située à côté du CEG Ho Chi-Minh, par un groupe de cobras et d’Angolais conduits par NGUESSO, neveu de Monsieur SASSOU NGUESSO.

Novembre 1997 :- Trois jeunes lycéens sont sommairement exécutés à Dolisie par les cobras, mercenaires et troupes angolaises. Il s’agit de : - MOUKOYI Albert (25 ans) - IBOUANGA Robert dit Roberto (23 ans) - MOUKOKO Parfait (27 ans).

Décembre 1997 : Enlèvement de quatre (4) jeunes filles, violées et exécutées par les cobras, mercenaires et soldats angolais dans la banlieue de Madibou (Arrondissement 1 Makélékélé - zone sud). Il s’agit de Mesdemoiselles : - MILANDOU Odile - MABIALA Carole - PANGUI Rosette - SYLVIE NENETTE.

Décembre 1997 :- Mademoiselle KIBAMBA Agnès, 25 ans, élève au lycée Lénine, habitant rue du Caire à Dolisie, est violée et assassinée par dix (10) soldats angolais, près de la base militaire.

Décembre 1997 : Enlèvement et exécutions sommaires par les milices cobras, mercenaires et soldats angolais de : - Monsieur KIBONGUI François, résidant à Pointe-Noire - Sergent TOUTI Joseph, résidant à Pointe-Noire - Sergent BOUDINGA Cyriac, Pointe-Noire - Monsieur MBOUNGOU Roland, résidant à Pointe-Noire - Monsieur DIANZINGA, demeurant à Makélékélé (Zone sud Brazzaville) - Monsieur MANTSIONA, demeurant au quartier Matouta (zone Brazzaville sud) - Monsieur MAMPIA, demeurant au quartier Matouta (zone Brazzaville sud).

25 décembre 1997 : (jour de Noël) :- Le Leutenant Franck NGOUMA est enlevé, exécuté et enterré à la sauvette dans les alentours de la base aérienne Numéro 01/20 à Brazzaville (zone sud) où son corps fut retrouvé.

2 janvier 1998 :- Monsieur NGOUILOU Joseph - Monsieur NKODIA Alexis - Monsieur MASSAMBA Siméon, demeurant tous au quartier MATOUTA (Arrondissement 1 Makélékélé, zone Brazzaville sud) sont enlevés et froidement exécutés par les milices cobras, les mercenaires et soldats angolais au service de SASSOU NGUESSO.

3 janvier 1998 :- Monsieur MALEKA Richard, militaire, est enlevé et fusillé au Stade Marchand à Brazzaville par un groupe de cobras, mercenaires et angolais au service de SASSOU NGUESSO.

27 janvier 1998 :- Le Colonel MALONDA Jean-Joseph, Directeur Général de la Police Judiciaire, est exécuté à GAMBOMA sur instruction du Colonel OMBELE, neveu de Monsieur Denis SASSOU NGUESSO.

4 mars 1998 :- Monsieur BADINGA Rodrigue et sa femme MAKISSOU Berthe sont enlevés au quartier Fond Tié-Tié, à Pointe-Noire, par un groupe de cobras, mercenaires et soldats angolais au service de Sassou Nguesso et ses souteneurs. La femme a été violée et son époux a été porté disparu. - Monsieur YOULOU Patrice, alias “La Denga”, père de sept (7) enfants, domicilié 65 rue Lounianga au quartier Météo à Brazzaville (zone sud) a été abattu sommairement par un cobra.

11 mars 1998 :- Messieurs MOUTONDA Anatole et NKAYA-MAMPASSI, tous deux retraités, parti de Mouyondzi (Région du Niari-Bouenza- Lékoumou/Niboland) pour percevoir leur pension de retraite à Brazzaville sont retrouvés morts, assassinés, derrière le Lycée Technique de Brazzaville.

Mars 1998 :- Le couple TAMBIKA Victor et Solange, avec plusieurs civils, sont froidement abattus par un bataillon de plus de deux cents (200) cobras, mercenaires et soldats angolais dans le village MATOUMBOU, région du Pool. Cette localité est située sur le chemin de fer CFCO, à 15 km de Kinkala, capitale régionale du Pool.

18 mars 1998 :- Messieurs DIAWARA et NGOUNGA, demeurant à Massina (zone sud de Brazzaville), sont assassinés par un groupe de cobras, mercenaires et soldats angolais au service de SASSOU NGUESSO. II.- ENLEVEMENTS, VIOLS.

Novembre 1997 :- Madame MOUKIMOU Célestine et ses trois (3) filles, Mesdemoiselles : IBINGA Anne, IBINGA Pierrette, IBINGA Fabienne, sont violées dans leur maison à Dolisie par les mercenaires et soldats angolais au service de SASSOU NGUESSO. - Quatre (4) filles, élèves du Collège (CEG) Central de Dolisie, revenant des cours, ont été violées par des soldats angolais, mercenaires et cobras au service de SASSOU NGUESSO. Il s’agit de : - Mademoiselle MOUKIETO Françoise - Mademoiselle KIAMA Léontine - MBEMBA Judicaëlle - MPASSI Alpha - Mademoiselle MAVOUNGOU Julie, 22 ans, étudiante, est enlevée et violée par des cobras au quartier OCH de Pointe-Noire.

30 décembre 1997 : Mesdemoiselles : - SAMBA Yvette - SAMBA Reine - SAMBA Patricia,tois soeurs habitant, toutes, la rue Berlioz à Brazzaville-Bacongo (zone sud) sont enlevées devant leurs parents, et violées par un groupe de cobras, mercenaires et soldats angolais au service de Monsieur SASSOU NGUESSO.

17 janvier 1998 :- Madame OUMBA Suzanne, âgée de 50 ans, est violée par quatre (4) soldats angolais dans sa maison sise rue Jolly à Bacongo (Brazzaville sud). III.- ARRESTATIONS - DETENTIONS ARBITRAIRES.

Novembre 1997: Arrestation et détention de :- Ministre Jacques MOUANDA-MPASSI - MOUNGONO Albert, Directeur commercial de Hydro-Congo - KIBAMBA Pierre, Directeur Général des Douanes du Congo - NGONO Emmanuel, Directeur Général de la CCA (Caisse Congolaise d’Amortissement)

Décembre 1997 : Arrestations arbitraires d’officiers supérieurs détenus dans une prison souteraine à l’Académie militaire de Djili, à 30 km de Brazzaville, sur la Nationale 2 (Route du Nord).Il s’agit de : - Général ETA-ONKA, Secrétaire Général à la Défense - Colonel EWOLO Oscar, Commandant du Génie - Colonel NKOUNKOU - ABA-GANDZION, ancien Préfet de la Région des Plateaux - MAKOUNZI-WOLO Nestor, membre du Conseil constitutionnel - DZOUMANGUELET Henri-Marcelin, Inspecteur Général d’Etat adjoint - MOUNANGA Patrick, PDG de Société - KOUASSI Georges, Commerçant Mars 1998 : Arrestations arbitraires à Pointe-Noire :- Colonel IGNE - Colonel NDZOTA - Colonel SABA - Capitaine Célestin NGANGOYE, Commissaire de Police de Pointe-Noire - Monsieur OKABE Saturnin, membre du Bureau politique du RDD, le parti de M. Jacques-Joachim Yhombi-Opango. Ainsi donc, depuis l’installation du pouvoir putschiste de Monsieur SASSOU NGUESSO au Congo, de nombreux crimes, dont les exécutions sommaires, se poursuivent impunément.

Précédemment, nous avons déjà rappelé à l’opinion et à la Communauté internationales que dans la deuxième quinzaine du mois de février 1998, les Eglises du Congo-Brazzaville ont dénoncé, par la voix de l’Archevêque de Brazzaville, Monseigneur Barthélémy BATANTOU, les exécutions sommaires qui se poursuivent au Congo-Brazzaville, plusieurs mois après la fin de la guerre publiquement annoncée.

Le 9 mars 1998, l’Observatoire congolais des droits de l’homme, par la voix de son Président, Monsieur MOUNDZEO Parfait, informait par une interview sur la BBC, l’opinion internationale sur les exécutions sommaires de deux (2) policiers fusillés publiquement par les cobras, mercenaires et soldats angolais, au service de Sassou Nguesso, au quartier Saint-Pierre à Pointe-Noire. L’un succomba sur le champ, l’autre fut transporté à l’hôpital Adolphe Cissé par les habitants du quartier. Il fut retiré (enlevé) de l’hôpital par les mêmes cobras, mercenaires et soldats angolais, au service de Sassou Nguesso, pour être achevé publiquement aux abords de l’hôpital. Bref, lorsque nous dénonçons la poursuite de la violence, des crimes au Congo-Brazzaville, nous parlons bel et bien de la dramatique réalité quotidienne sur le terrain.

Hellot Matson MAMPOUYA, Porte-Parole du Président du MCDDI, Président de l’ERDDUN, Premier Ministre du Gouvernement Constitutionnel du Congo-Brazzaville.

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 11:32

10 octobre 2009
Xinhuanet

 
Le président suspend les missions des ministres à l'étranger

Le président de la République du Congo (RC) Denis Sassou Nguesso a suspendu, dans une circulaire rendue publique jeudi, les missions à l'étranger des ministres et autres hauts fonctionnaires congolais en poste jusqu'à nouvel ordre, a appris Xinhua dont copie lui a été transmis.

"Les missions à l'étranger des membres du gouvernement, des hauts fonctionnaires et autres agents de l'Etat, hormis celles dont l'urgence et la nécessité sont avérées, sont suspendues jusqu'à la fin de l'année 2009", précise la circulaire. Cette circulaire qui porte la signature du chef de l'Etat ne donne aucune explication sur les motivations qui ont conduit à cette décision.

Cependant, de l'avis des observateurs de la vie politique nationale, la décision prise par M. Sassou Nguesso cadre avec sa volonté exprimée le 14 août dernier d'assainir les finances publiques. Cette volonté qui relève de la mesure d'austérité a pour objectif d'atteindre, dans le cadre du Programme pays pauvres très endettés (PPTE), le point d'achèvement auquel la RC aspire pour se libérer de la lourde dette qui l'étrangle. L'atteinte du point d'achèvement permettra à la RC de bénéficier de l'annulation d'au moins 90% de sa dette extérieure estimée à 9,4 milliards de dollars en 2004 par la Banque mondiale.

De retour des Etats-Unis où il a participé au sommet sur les changements climatiques et pris des contacts avec les responsables des institutions financières internationales, le président congolais s'est dit être optimiste pour l'atteinte du point d'achèvement.

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 11:22

12 octobre 2009
Zenga-Mambu.com

Le pouvoir de Monsieur SASSOU NGUESSO aux abois

Maître MALONGA Ambroise, avocat de profession, membre de l'opposition Congolaise vient d'être interdit ce jour 7 octobre 2009 à 16 heures à l'aéroport de Brazzaville, d'embarquer pour Pointe-Noire où il était attendu pour prendre part à une audience le 8 octobre 2009 à 9 heures, suivant les instructions- de Monsieur SASSOU NGUESSO.

Voilà encore le président SASSOU NGUESSO qui est rattrapé par ses mensonges habituels lorsqu'il affirme aux Etats Unis, qu'au Congo Brazzaville la liberté d'aller et de venir est garantie conformément à la constitution du 20 janvier 2002. Erreur grossière, Mensonges grossiers. Voilà bientôt un mois, les opposants sont interdits de sortie du Congo et même de Brazzaville. Comment peut-on empêcher à un avocat, profession libérale, d'exercer son ministère la où bon lui semble?

Les opposants au Congo Brazzaville sont assignés à résidence. Quelle Démocratie ?

Par ailleurs, et profitant de cette occasion, il sied de porter à l'attention de l'opinion nationale et internationale que Maître MALONGA été constitué dans le dossier qui oppose Monsieur MAGALLA Sabin, victime de la marche pacifique de l'opposition du 15 juillet 2009 contre Monsieur NDENGUE François, D.G.P.N, OBOURA BASSI Directeur de Cabinet du D.G.P.N, Colonel de la police, Monsieur NGAMPIKA, Directeur régional de-la police, colonel OBARA et autres tous poursuivis pour tentative d'assassinat, corruption et séquestration de Monsieur MAGALLA Sabin dans des geôles privées.

La plainte avec constitution de partie civile de Monsieur MAGALLA Sabin a été rédigée et déposée au secrétariat du Doyen des juges d'Instruction avec paiement de la somme de : trois cent quarante mille (340.000) Francs CFA à titre de dépôt de consignation par maître MALONGA.

L'affaire est brûlante, la victime ayant refusé de soutenir la version des faits de la police sur la marche pacifique de l'opposition du 15 juillet 2009 qui souhaitait que Monsieur MAGALLA Sabin confirme que les opposants avaient des armes lors de la marche.

Pour appuyer leur thèse, ces officiers ont fait des offres de versement de millions de Francs à la victime. Malheureusement cette version des faits par la police n'a pas été acceptée et en contre partie ces officiers lui ont sous la menace, fait avaler un verre d'eau de javel.

La victime est actuellement dans un état critique, ses jours sont en danger.

Nous lançons un appel pressant et urgent, à la Communauté Internationale, aux Organisations des Droits de L'homme ainsi qu'à tous les Etats Modernes, Démocrates, afin de ramener le dictateur du Congo Brazzaville, Monsieur SASSOU NGUESSO à de meilleurs sentiments et pour restaurer la Démocratie au Congo Brazzaville.

Fait à Brazzaville, le 07 octobre 2009

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