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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 02:12

10 octobre 2009
Patrick Mampouya

Le Congo Brazzaville est une dictature qui est géré par un "Saigneur" de guerre nommé Denis SASSOU NGUESSO ; ce "Saigneur" de guerre, à fait du Congo Brazzaville une prison à ciel ouvert pour tous ceux qui osent le contredire et un îlot de misère pour tous les Congolais qui ne peuvent pas s’exilés.

Quand les opposants ont épuisés tous les moyens politiques dans leur pays pour mettre en place une alternance politique démocratique, il ne leur reste plus que l'exil ou la prison et la mort pour certains...
Un Gouvernement en exil est un outil de combat ou un groupe politique qui revendique le fait d'être le gouvernement légitime d'un pays, mais qui pour diverses raisons n'est pas capable de mener son combat politique ou d'exercer son pouvoir et réside dans un pays étranger.

Les Gouvernements en Exil partent généralement du principe qu'il retourneront un jour dans leur pays d'origine et reprendront le pouvoir.

Les Gouvernements en exil surviennent fréquemment dans les pays dictatoriaux ou dans les pays qui sont sous occupations militaires. Par exemple, pendant l'expansion Allemande de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux Gouvernements et Monarques trouvèrent refuge au Royaume-Uni.

Un Gouvernement en Exil est essentiellement un outil de communication pour tenir en éveil et organiser les exilés, puis sensibiliser et informer la communauté internationale.
Un Gouvernement en Exil est aussi un outil démocratique efficace pour déstabiliser les gouvernements dit "légitime" en tenant un autre discours aux différentes chancelleries et en offrant des solutions et une alternative possible pour le pays à la communauté internationale.

En France, les instances de la France libre adoptèrent plusieurs appellations successifs avant qu’à la libération, le Gouvernement en Exil devint le gouvernement effectif du pays. Le nom de Gouvernement provisoire de la République Française fut adopté quelques jours seulement avant le débarquement en Normandie.

Souvent les opposants politiques organisent dans leur pays d'accueil la lutte pour le changement dans leur pays via des associations, des organisations de résistance ou de gouvernement en exil (comme la résistance Tibétaine qui a organisé un gouvernement en exil en Inde).

Certains pays limitent le droit des réfugiés politiques a exercer un travail de déstabilisation des gouvernements étrangers, cela est très dépendant des relations diplomatiques entre le pays d'accueil et le pays de départ car certains pays démocratiques soutiennent ouvertement des dictatures selon leurs intérêts économiques ou géopolitiques.

Le pays d'accueil peut être un pays appliquant le pluralisme politique, mais il peut aussi être un autre pays autoritaire mais hostile au pays d'origine.

De nos jours, plusieurs groupes de résistant ou de patriote ont adoptés l’appellation de Gouvernement en Exil pour continuer leurs combats loin des frontières de leurs pays ; les plus connus ou les plus actifs d’entre eux sont :  

-        Le Gouvernement Tibétain en exil, conduit par le DALAÏ LAMA à Dharamsala en Inde, qui a pour mission à la fois de prendre en charge les réfugiés Tibétains, de restaurer la liberté au Tibet et surtout de communiquer tout azimut sur les exactions que subissent les Tibétains.

-        La Monarchie d'Iran, dirigée par REZA Cyrus Pahlavi.

-        La République Tchétchène d'Itchkérie, gouvernement indépendantiste en exil de la Tchétchénie

-        La République Arabe Sahraouie Démocratique, gouvernement en exil du Sahara occidental, basé dans la région de Tindouf en Algérie.

-        La République de Cabinda, revendique la juridiction sur l'ancien protectorat portugais de Cabinda, administré par l'Angola depuis 1975

 

L'Exil Politique consiste à devoir quitter son pays d'origine en raison de répression ou de risques de répression exercées contre soi ou ses proches. Ces exilés qui proviennent en général de pays n'appliquant pas le pluralisme politique cherchent a fuir ce pays et se réfugier dans un pays disposé a les accueillir.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Congo Brazzaville
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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 01:52

10 octobre 2009
Me Tony Moudilou,
Premier Ministre du gouvernement en exil


REPUBLIQUE DU CONGO

Unité * Travail * Progrès

Gouvernement de la Convention des Congolais en Exil

1- Premier Ministre Chef du Gouvernement en charge des affaires étrangères et des grands travaux et de la Défense nationale. Maître TONY GILBERT MOUDILOU

2- Ministre de la Justice, Garde des sceaux : Eric Patrick MAMPOUYA

3- Ministre de la sécurité et des questions stratégiques Adèle MAMA NGOUDI.

4- Ministre de l'économie et des finances Gilbert MBOUSSOU-NESSE

5- Ministre de l'Education Nationale et de la Santé Publique : Professeur Théodore MOUSSOKI

6- Ministre du travail, de l'emploi et de la fonction publique Jean-Félix OBA OSSENGUE

7- Ministre de la construction, l'urbanisme et l'habitat : Maître Gaston ABEMAN

8- Ministre de l'agriculture et de l'élevage Professeur Aimé Romain NKOMBO

9- Ministre de la justice Florent IBAYI

10- Ministre de la jeunesse, des sports du tourisme, des loisirs et de l'environnement Yves NGALIBA

11- Ministre de la culture, des arts, de la communication des PTT, porte parole du gouvernement Marine Carine NZABA

12- Ministre de l'artisanat, du commerce des PME et du développement industriel : Charles Pascal TSIBA

13- Ministre des mines, des hydrocarbures de l'énergie et de l'hydraulique, Edmond Clément NZAOU

14- Ministre de l'administration du territoire et de la décentralisation, Bernard MABOUSSO

 

Déclaration de Me Tony Moudilou


AUTOPSIE : DES QUARANTE NEUF ANS D’INDÉPENDANCE OU QUARANTE NEUF ANS D’IMPASSE

Bien Chers compatriotes, Mesdames, Messieurs, L’heure est grave, très grave. Nous utilisons ce ton délibérément choisi pour bien stigmatiser les enjeux car la situation que connaît notre bien cher pays depuis, en tout cas un temps non prescrit, nous pousse à ne plus tergiverser et à ne plus biaiser avec les mots.

Bien chers compatriotes, notre Congo indépendant a 49 ans depuis le 15 août dernier. Une indépendance acquise sous la sueur de nos parents qui ne transigeaient pas avec ceux qui pillaient nos richesses. Nos parents s’y étaient battus ardemment afin d’atteindre l’excellence et la grandeur de notre pays. Ils ont fait face à un colonialisme sans cœur et malgré sa force, malgré tout ce qu’il avait dressé sur leurs chemins, nos parents ne se sont pas résignés. Ils ont tenu bon. Oui au moins eux s’étaient battus pour nous laisser un pays libre, riche et prospère.

En 49 ans, notre pays a connu six (6) Chefs d’Etat et un Premier ministre de Transition jouissant des pouvoirs élargis. Quarante neuf ans ponctués par deux grandes périodes : de 1960 à 1991 (de l’indépendance à la Conférence Nationale Souveraine ; de la Conférence Nationale Souveraine à maintenant.

Du 15 août 1960 au 15 août 1963.


Première République avec le Président l’Abbé Fulbert Youlou : Budget 3 Milliards en 1963 à 7 Milliards en 1963.

Petit budget de 3 Milliards en 1960 et de 7 milliards à la fin du mandat soit trois ans après. Trois milliards qui représentent aujourd’hui la petite somme que détourne un petit ministre sans que ceci n’affecte le fonctionnement de son ministère. Trois ans de pouvoir, trois ans d’apprentissage pendant lesquels nous n’avons pas beaucoup de choses à dire. Si ce n’est qu’après moult turpitudes et un comportement arrogant de la part des dirigeants de l’époque, nous avons connu la première révolution dans notre pays et la première en Afrique pour dénoncer l’arrogance que nos ministres, députés, manifestaient à l’endroit des populations qui ne savaient même pas ce qui se passait exactement, car malgré cette arrogance constatée, les populations mangeaient, se soignaient, vivaient normalement. Trois ans seulement après notre indépendance, le gaspillage des fonds et des deniers publics inquiétait déjà. D’où la Révolution arrivée à juste titre pour, semble-t-il mettre fin à une gabegie arrogante. Trois jours ont suffi pour mettre fin à une dérive, pas en tout cas assez marquante, comparée à ce nous vivons actuellement mais hélas, en politique comme en toute action, « il ne faut jamais rater les débuts » ceci pour ne pas porter préjudice à la suite de l’action et surtout pour dire : comme l’avait dit le Dr Martin Luther King : « que vous qui précédez, réussissez ceci pour que ceux qui vous suivent prennent exemple ».

C’est dans cette atmosphère plus ou moins délétère que commencèrent les premières années de notre République et qui accouchèrent notre petite « Révolution » amenant la deuxième République ; celle conduite par le Président Alphonse Massamba-Débat ou la naissance du « Socialisme Bantu ». Ni à gauche, ni à droite ; une espèce de « Non alignement à la Congolaise. »

Du 15 août 1963 au 4 sept 1968.


La deuxième République : Avec le Président Alphonse Massamba-Débat : Budget de 7 Milliards en 1964 à 14 Milliards en 1968

C’est une période charnière, déterminante ponctuée par un grand bon en avant en matière de développement et d’avancée du point de vue éducatif, de la santé, du logement, de la culture ; de l’ensemble de la vie sociale ainsi que du développement industriel. Une grande période pendant laquelle, le Congolais pouvait se permettre de rêver car tous les espoirs étaient permis. Avec un budget allant de 7 milliards : de décembre 1964 atteignant 14 Milliards en 1968, le Congo a joui pour la première et la dernière fois, d’une gestion plus que sérieuse, saine, responsable dont la lisibilité et la transparente marquèrent plus d’un congolais ou simple observateur patenté ou pas.

Aujourd’hui, quand on regarde l’ensemble des réalisations effectuées dans notre pays depuis l’indépendance, les ¾ sont issues de cette période dont la plus marquante est la place qu’occupa notre pays en matière d’éducation et l’alphabétisation : deuxième au monde soit 98% de notre population savait lire et écrire. A cela, il faut ajouter le développement économique très marqué par une industrialisation plaçant notre pays à la quatrième place de l’Afrique au Sud du sahara. Le Président Alphonse Massamba-Débat fut un grand artisan, un Président qui aura marqué l’état d’esprit de notre population. Il était et resta le premier Président de la République qui vivait, respirait, rêvait un seul idéal : la grandeur du Congo. Il n’avait qu’un seul objectif : le Congo qu’il fallait servir avec beaucoup patriotisme, de respect, de loyauté, d’amour, de courage, d’abnégation, de conviction et un pragmatisme sans pareil.

Mais comme les bonnes choses ne durent jamais, confronté à un problème de dignité, de morale, de conviction, d’amour propre et pour épargner l’effusion de sang à son peuple alors qu’il pouvait faire comme le font aujourd’hui beaucoup de Chefs d’Etat indignes et ramenant tout à leur petite personne, il démissionna le 4 septembre 1968 à 14 h 20 à la suite d’un coup d’Etat dirigé par le capitaine Marien Ngouabi.

Du 4 sept 1968 au 18 mars 1977


La troisième République : avec le Président Marien Ngouabi ou le premier « Coup d’Etat militaire » Budget de 15 Milliards 1969 à 50 Milliards en 1977. Il aurait pu mieux faire s’il ne s’était pas entouré d’arrivistes politiques venus de toute part, des escrocs à la solde de leur ventre, ne jouissant d’aucun amour propre. Le Président Marien Ngouabi fut un grand patriote, un républicain qui aima son pays avec un amour fort ; ce qui lui vaudra sarcasme, jalousie et haine. La présence à ses côtés des opportunistes et tristes personnages de renom comme Yhombi et Sassou, avait terni l’image de l’homme : le patriote et le républicain qu’il fut. Il aimait vraiment son pays qu’il tenta, avec les moyens de bord, les tentations de ses frères d’arme ou de la région qui n’avaient jamais vu mieux, vinrent avec un seul objectif à l’esprit : l’égocentrisme ; se servir et s’enrichir le plus rapidement du monde.

Il fit tout pour éviter les dérapages, les maux fâcheux mais devant des tristes personnages qui ne vinrent que pour atteindre un seul objectif : s’en mettre plein les poches, il ne put empêcher les dérives ô combien très marquantes, entachant ainsi son mandat d’une salissure, ternissant ainsi l’image, celle d’un homme ; pourtant très dévoué, chose rare pour quelqu’un venu de cette contrée qui, jusqu’à ce jour, nous montrent, que face à l’argent, ils ne sont pas comme les autres fils de la République.

Il n’hypothéquant rien, ne cédant rien ; bravant tous les maîtres chanteurs du monde entier ainsi que ceux de sa contrée ; refusant de transiger, de céder un moindre millimètre carré de notre souveraineté et de notre Territoire. Il est assassiné en grand combattant et grand patriote « l’arme à la main » par le représentant local de l’impérialiste français le 18 mars 1977 et qui n’est autre que Sassou Nguesso. C’est le deuxième coup d’Etat militaire que connut notre pays. Mais celui-ci fut caractérisé par sa fureur bestiale, sa sanguinité, sa barbarie qui marqua tout congolais qui a connu cette période triste.

Du 18 mars 1977 au 5 février 1979


La quatrième République avec le Général Yhombi Opango Joachim ou la continuité du marxisme léninisme. Budget 50 Milliards en 1977 à 52 Milliards en 1979.

Ce n’est pas lui qui devrait être là. Mais plutôt Sassou Nguesso. Mais quand celui-ci vit les choses se détériorer brusquement ; les approbations suscitées par un assassinat répugnant, monstrueux du Président Marien Ngouabi, suivi de celui du seul cardinal que le pays posséda alors ainsi que celui du prédécesseur du Président Marien Ngouabi ; le Président Alphonse Massamba-Débat le 25 mars ; le meilleurs d’entre eux que notre pays ne connut. Sassou paniqua et trouva qu’à ces instants là, il était dangereux de prendre le pouvoir bien que la cause de son assassinat fut celui là : ne pas voir le « Pouvoir »partir chez les Bakongos ce qui les ramènerait à la case de départ, perdant tous les avantages, les privilèges acquis sans avoir versé une seule goûte de sueur.

Le Général Yhombi Opango qui faisait partie des conspirateurs de la Cuvette et qui, devant l’argent ne s’est jamais posé une seule question de la morale et de la conscience, accepta de diriger et de réchauffer provisoirement le fauteuil présidentiel devenu non alléchant. C’est la suite logique de ce qu’ils conspirèrent contre Yhombi à savoir : « nous lui cédons le pouvoir mais nous ne lui laisserons pas le temps de s’asseoir ». Conformément aux déclarations faites le 21 mars à la Cafétérias de la Mairie par les membres du Cabinet de Sassou dirigé par le capitaine Florent Ntsiba et tombées dans les oreilles du soldat Mouhounou. Ce n’était pas pour très longtemps car le 5 février 1979, après l’avoir accusé de tous les « rages » afin de mieux l’abattre : embourgeoisement, achat à Conforama, semble t-il d’un lit qui berçait, enrichissement illicite etc…). Pour couronner le tout, Sassou n’hésita pas à envoyer son complice et co-auteur des assassinats des Présidents Marien Ngouabi et Massamba-Débat et du cardinal Emile Biayenda, le Général Joachim Yhombi Opango en prison pendant 11 ans sans mettre son nez dehors et sans avoir vu un seul petit juge d’instruction lui signifiant les griefs de son inculpation. Mais contrairement au premier coup d’Etat perpétré contre le Président Alphonse Massamba-Débat, celui-ci se caractérisa par une effusion de sang très particulière. Beaucoup et beaucoup de sang des innocents dont ceux des deux Présidents de la République : l’ancien et le nouveau ainsi que le seul cardinal que notre pays ait eu.

Du 5 février 1979 au 26 août 1992


Avec Sassou Nguesso. Budgets : 1OO Milliards à plus de 1.000 Milliards en 1991.

Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, le budget dépassa 100. Milliards de F cfa. pour atteindre la vitesse de croisière de 1.000 Milliards de Fcfa. Pour la première fois dans notre pays, le pétrole, à l’origine de l’assassinat du Président Marien Ngouabi, coula à flots. Et Sassou commença à nous imposer des gadgets du genre : « vivre durement to day pour mieux vivre demain ».

L’euphorie de la folie passée, Sassou commença à vaciller, ne maîtrisant plus rien. Tout commença à lui échapper. Devant la concrétisation de la politique et l’immature politique, il paniqua et l’idiotie aidant, il céda aux turpitudes et à la manipulation en commençant à monter des scénarios macabres. Des attentats virent le jour. Pour la première fois chez nous, des arrestations arbitraires prirent naissance : Thystère Tchicaya, Claude Ernest Ndalla, le Colonel Blaise Ndzalakanda, Michel Le Cornec, Bouissou, Idi Lala, Biampandou, Kewane, Ndollo : c’est l’affaire des bombes.

Dans la lancée, le Cinéma Star sauta sous l’effet d’une bombe : bilan 9 morts et plusieurs blessés ; l’Aéroport International de Maya-Maya lui non plus n’échappa pas au comportement barbare de l’homme prêt à tout faire exploser pour se faire entendre et montrer qu’il existe car il a besoin de se faire entendre par tous les moyens. Et comme pour le cinéma Star, l’explosion de l’Aéroport International de Maya-Maya fit plusieurs morts et plus de 200 blessés.

Le pétrole qui resta la clé de voûte de son pouvoir, commença à montrer ses limites. Son prix commençait à baisser et Sassou ne savait plus où mettre sa petite tête. Encore une fois, il paniqua et pour couronner tout ça, il commença à égorger des jeunes pour le besoin de leur sang que ses services spéciaux commencèrent à kidnapper dans le quartier bien choisi de Moukondo. La Conférence Nationale Souveraine enregistra plus de 280 enlèvements et meurtres.

Pierre Anga le meurtrier du Président Marien Ngouabi se rebella à son tour ne voyant pas les choses s’arranger pour son compte vu tout le travail abattu. Il est quand même le meurtrier et par conséquent, mérite un peu plus d’attention et d’égard. Ce que Sassou lui refusa et le fut remercier par une arrestation intempestive et avec lui, une partie de la population d’Owando ainsi que de son leader charismatique le Général Joachim Jacques Yhombi Opango. La riposte fut fulgurante : plus de 3000 personnes sont massacrées. Le capitaine Pierre Anga, son oncle et leur nièce réussissent à s’éclipser et rentrer dans la forêt la plus proche. C’est le maquis d’Ikongo. Quelques mois plus tard, celui-ci sera assassiné avec l’aide complice et très active de Jacques Chirac, devenu Premier ministre en France par le biais de la cohabitation. C’est lui qui envoya les hélicoptères partis de Libreville, de chez le Président Bongo qui deviendra trois ans plus tard, son gendre. Sassou n’est plus capable de payer ses fonctionnaires dont le nombre a été multiplié par 20.

L’opportunité viendra de Libye car dans ce pays, un opposant centrafricain nommé Jean Claude Gouandzi vient de contacter ses autorités pour solliciter une aide financière. Laquelle aide lui est accordée mais à une condition. Il fallut l’aider à punir la France car étant trop impliquée dans le conflit l’opposant au Tchad sur la bande d’Aouzou.

Pendant ce temps à Paris en France, Maître Tony Gilbert MOUDILOU, à la tête de la Coordination des Elèves et Etudiants Congolais de France, harcèle, poussant jusqu’à son dernier retranchement, un Sassou qui ne maîtrisait plus rien et qui finit par accepter sur la force des choses, la tenue de la Conférence Nationale Souveraine.

Février 1991 se tient à Brazzaville la Conférence Nationale où Sassou est dépouillé de tous ses pouvoirs. Il est réduit à la plus simple expression. Juste le pouvoir d’inaugurer le chrysanthème. Tous les pouvoirs sont confiés à un Premier ministre de Transition, André Milongo qui organise les élections présidentielles que Sassou perd loyalement par Ko. Il ne s’en remit pas car le choc est percutant.

DU 10 JUIN 1991 AU 26 AOÛT 1992. LA TRANSITION CONDUITE PAR ANDRÉ MILONGO


Une période très mouvementée de 13 mois ponctuée par une agitation qui faillit enflammer le pays, n’eût été la perspicacité d’un Premier ministre qui ne lâcha pas sur l’essentiel et les recommandations de la Conférence Nationale Souveraine. C’est un Premier ministre averti qui ne transigeait pas, qui ne se laissait pas manipuler. Il sut incarner l’autorité de l’Etat. Certes sa tâche n’était pas facile car dès la mise en fonction du Gouvernement, on vit apparaître de l’autre côté, de l’autre Institution mise en place par les Conférenciers, une espèce du dualisme où on observa les pros et les anti du gouvernement. On croit apercevoir la main de Sassou qui ne s’avouera pas vaincu pour autant et qui pensait qu’il avait encore la maîtrise des Institutions.

Le Colonel Jean Marie Mokoko, qui vient de recevoir un bon paquet de milliards de Francs cfa des mains de ELF, en perdant Sassou, voulut créer un autre pantin. Mais il échouera lamentablement. C’est le coup de janvier 1992 qui sonna le glas : bilan deux morts.

Entre les deux Institutions, on vit naître une véritable guerre des tranchées tout ça pour opposer les deux responsables de la transition issus de la même région. C’est ce qui s’appelle : « diviser pour régner ». Mais quoi qu’on ait pu faire, le gouvernement à la tête de laquelle on plaça un Milongo : imparable et dopé par la force populaire que lui donna la Conférence Nationale Souveraine, il ne céda sur aucun compromis ; exécutant scrupuleusement les recommandations émises par celle-ci. Il ne céda ni sur le fond, ni sur l’essentiel, ni même sur la forme des valeurs qui incarnèrent la transition.

Le 26 août 1992 au 13 octobre 1997


Le 26 août 1992, le Président Pascal Lissouba, premier Président de la République élu au suffrage universel, prête serment.

Cinq ans de pouvoir, cinq Premiers ministres. Cela signifie « instabilité politique et sociale ». Cinq ans aussi des guerres interminables. Réapparitions des milices car le Chef de l’Etat, qui n’a jamais eu confiance en notre armée nationale comme en 1965 lors de la première naissance des Milices (création de la JMR), préféra encore cette fois, des forces cousues et confectionnées à son image, à ses mesures : Zoulous, Cocoye, Mamba etc firent apparition. Cinq ans de courses aux milices.

Le régime du Président Pascal Lissouba : il n’y a pas meilleur connaisseur du régime que le Secrétaire Général de l’UPADS, Parti du Président et du pouvoir qui, s’exprimant dans un livre époustouflant et moqueur, intitulé : « 30 ans de révolution pour rien » La fin d’une illusion. Edit Condor, dépeça son propre pouvoir et l’homme qu’il servit, pas finalement avec loyauté mais avec opportunisme épatant et meurtrier. Il écrit ce qui suit : « Accaparé par de projets chimériques, il n’eut pas le temps de s’occuper des dossiers urgents de l’économie, dont un slogan de son parti avait donné l’espoir de la relance : « Le défi d’un continent, l’espoir d’une génération », fait aujourd’hui sourire. Pour que le rêve connût un commencement de réalisation, peut-être, eût-il fallu qu’il ne montât pas si haut. En tout cas, qu’au terme de cinq ans de pouvoir, il ne se soit construit ni routes, ni ponts, ni usines d’aucune sorte, ni tout autre petite réalisation sociale, le tout resté en promesse, donne toute la mesure du peu de souci que Pascal Lissouba semble avoir eu de l’économie du pays. Jamais sorti des promesses jamais tenues. »

A cet enfant gâté de la nature, Dieu n’avait pas tout donné. L’intelligence oui. Et quelle intelligence ! Brillante, pénétrante. Un don de synthétisation rapide, extraordinaire – du moins avant qu’il n’accède à la magistrature suprême…Sans sa clairvoyance et son pragmatisme, il n’est pas d’homme politique ou d’Etat qui compte, qui soit capable de gérer correctement la citée. Il peut être technocrate brillant, mais qui fait des bêtises si la sagesse, cet art de vivre, ne dirige sa pensée et n’inspire sa décision. Lissouba appartient à cette catégorie. Ou du moins il est plus technocrate qu’homme politique. Plus à l’aise lorsqu’il s’agit d’appliquer une décision qui vient d’ailleurs que lorsqu’il doit la prendre lui-même. Lissouba a souvent laissé l’ambiguïté s’installer au détriment d’une solution immédiate et claire. Il lui a manqué le sens de l’anticipation. On comprend qu’il ait été l’excellent Premier ministre qu’on sait. Président de la République, il a été plus dans les dossiers techniques qu’il n’a réfléchi aux moyens de résoudre, sans état d’âme, les problèmes politiques qui se sont posés à lui. Non qu’il ne connaisse pas la politique. Il la connaît même très bien. Mais il ne sait pas la conduire. Parce que la conduire relève de l’art. Et Lissouba n’est pas artiste. Il ne sait pas jeter les ponts entre les choses pour les faire jouer ensemble harmonieusement…

No comment !

Et le tout sera couronné par un coup d’Etat spectaculaire bien planifié, organisé et préparé à Paris avec la bénédiction, et l’implication politique et financière de l’Etat français au plus haut niveau : l’Elysée et Matignon. Un coup d’Etat pourtant qu’on aurait pu et dû éviter puisque 4 mois auparavant, alors que je suis reçu par le Président de la République entouré de tout son Etat Major, je lui indiquai et faisais savoir que Sassou Nguesso était aux portes du Territoire avec plus de 2000 mercenaires dont 580 envoyés rien qu’au RDC. Mais rien ne fut fait pour contrecarrer ce coup de force dont je lui avais donné tous les détails et contours. Et là, je donne raison à Christophe Moukouéké, comme quoi, « l’homme ne savait pas anticiper les événements et n’était pas préparé pour diriger notre pays pour lequel, il fallait protéger son peuple ».

Du 13 octobre 1997 à Now


TROISIÈME COUP D’ÉTAT DE SASSOU NGUESSO :

- Budget 800 Milliards à 2.500 milles Milliards de F cfa.
- Entre 2004 et 2008 notre pays encaissa 11 milles Milliards de F cfa de redevances pétrolières. Sassou aura été le Président qui aurait pu faire mieux au regard de tous les moyens dont il bénéficia et eut. Malheureusement, né dans l’explosion et le sang, il régna dans le sang dont le bilan encore exhaustif est plafonné et couronné par plus de 200.000 morts dont les événements les plus marquants et plus saillants sont la déportation des populations du Sud de Brazzaville dans les forêts occasionnant un génocide et les rafles au Beach de Brazzaville soit plus de 4000 jeunes extraits par la Garde présidentielle dès leur arrivée, venant du Congo Kinshasa. Ils furent purement et simplement mis dans des conteneurs et jetés dans le fleuve Congo.

Des documents en notre possession remis par le Général BOUISSA MATOKO qui était chargé par Sassou d’aller chercher et convoyer les victimes sur Brazzaville en disent mieux. Chargé d’aller convaincre les réfugiés dans le Bas Congo notamment à Mbanza Ngoungou afin de rentrer au pays, il affirme dans ses derniers écrits testamentaires qu’il avait bien voulu nous adresser, à notre demande ceci pour mieux écrire notre histoire. Il affirme que les rafles ne s’arrêtent pas seulement à ces 353 jeunes mais à plus de 4000 individus. Car les 353 ne concernent que ceux dont les parents ont fait des réclamations. Ceux que l’on croit encore au Congo Kinshasa et qui sont pourtant déjà morts, ceux-là qui n’ont eu personne pour les réclamer ; représentent plus de 4.000 individus et on sait que les rafles ont duré plus de deux semaines. Les rescapés de ces massacres réfugiés en France, sont clairs et nets et leurs déclarations ne souffrent d’aucune ambiguïté.

LE FIASCO SUR TOUS LES PLANS DES 49 ANS D’INDEPENDANCE


« Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde. Le fait est que la civilisation dite « européenne », la civilisation « occidentale », telle que l’ont façonnée deux siècles de régime bourgeois, est incapable de résoudre les deux problèmes majeurs auxquels son existence a donné naissance : le problème du prolétariat et le problème colonial ; que, déférée à la barre de la « raison » comme à la barre de la « conscience », cette Europe-là est impuissante à se justifier ; et que, de plus en plus, elle se réfugie dans une hypocrisie d’autant plus odieuse qu’elle a de moins en moins de chance de tromper. L’Europe est indéfendable ! » Aimé Césaire : Discours sur le Colonialisme.

Il en va de la civilisation occidentale dont parle Aimé Césaire dans son ouvrage que des différentes politiques menées dans notre pays et qui ont conduit notre pays dans l’impasse. Cette politique criminelle et aventureuse menée ainsi ; leurs auteurs doivent répondre des drames occasionnés par celle-ci. Quarante neuf ans (49) après les indépendances, dix huit ans (18) après la Conférence Nationale Souveraine, le Congo est dans une véritable impasse.

Dans ces quelques lignes se trouvent rassemblés quelques faits et dates qui peuvent expliquer l’étrange et courageuse explication qui nous a poussés à nous rebeller ; de la situation chaotique qui en résulte si invraisemblable qu’elle ait été. Les raisons à ne plus les tolérer. Le manque de compétence politique et l’amour de pouvoir réaliser les projets. Le manque d’autorité de l’Etat, lequel Etat ne remplit plus ses prérogatives. Une situation, bien chers compatriotes, qui ne saurait nous laisser indifférents tout au moins pour nous qui aimons notre pays.

Je vous prie, bien Chers compatriotes, de bien vouloir recevoir ces quelques mots en toute charité, n’abandonnant pas les mots à eux-mêmes ; à leur simple expression, mais leur accorder vie, oubliant les fautes et les faiblesses que j’ai pu laisser subsister, ça et là, partageant l’amour de ma foi et de ma passion, et vous efforçant de reconnaître la graine de vérité, d’amour pour notre patrie.

Me hasardant alors à fouiller plus profondément dans les détails, j’ai, dans ce que nous vivons depuis, les luttes et de rendre claires les relations actuelles des fils et filles de notre pays. Délaissant alors le monde politique à l’origine de nos différents maux, je me suis avancé à l’intérieur du voile, le soulevant pour que vous puissiez entrevoir ses profonds replis – la signification de sa politique, la lutte de ces grandes âmes ; celles qui sacrifièrent leur vie pour nous léguer un pays merveilleux.

Dois-je dire ici que moi qui parle, suis le sang du sang et la chair de la chair de ceux qui vivent à l’intérieur du voile ?

LE FIASCO DANS TOUTE SA SPLENDEUR, SON AMPLEUR, SON IGNOMINIE.


Même en données corrigées des conjonctures, les 49 ans d’indépendance de notre pays, n’ont été qu’un FIASCO. Qu’est-ce que cela veut dire : Faire fiasco, c’est rater son effet. On attribue cette expression à un certain Dominique Biancolelli, un acteur italien très célèbre qui fut au XVI è siècle l’un des pionniers de la « commedia dell’arte ». Improvisant une composition burlesque pour le personnage d’Arlequin, il déboula sur scène, une fiasque à la main, passablement éméché. Cela ne fit rire personne.

Il y a des événements qui créent des vagues, des moments qui suscitent de l’engouement, de l’enthousiasme et de l’adhésion. Il y en a par contre qui passent inaperçus, qui ne rident rien et ne font aucune vague.

L’arrivée du « Général » Sassou Nguesso et de son PCT n’a pas produit l’effet escompté. C’est le moins qu’on puisse dire. Il avait promis un vrai changement. A la méthode prudente, réfléchie, précautionneuse de Alphonse Massamba-Débat, le courage et l’audace ; Sassou n’offrit rien. On constate alors que le Président Alphonse Massamba-Débat a su imprégner et imprimer sa marque déposée dans le bon sens du terme ; ce qui fit Sassou aussi mais dans les pleurs et les lamentations, le sang et les morts.

Aujourd’hui, avec la présence de Sassou Nguesso au pouvoir, les congolais sont plus pauvres qu’hier alors que le pays s’est plus enrichi : sonder les désirs profonds des congolais, pressentir leurs attentes, décoder leurs réactions.

Hier avec un petit budget de 7 Milliards de F cfa, les congolais vivaient mieux et le Congo allait bien. Aujourd’hui avec un budget qui dépasse 1.000. Milliards de F cfa, le congolais est plus que pauvre et le pays va de mal en mal. L’espoir escompté et attendu, la rupture avec la mauvaise gestion, le vol, le gaspillage, les détournements, le pillage systématique ont pris le dessus sur le patriotisme. Ou du moins, n’a pas été à la hauteur des attentes du peuple congolais. Il en résulte un immense sentiment de frustration et de mépris.

Certes, la situation est difficile. Mais justement ! Et ce qui provoque l’émoi et le dégoût, c’est que les différents pouvoirs arrivés après le 4 septembre 1968 n’ont jamais commencé à redresser la barre, à briser le cercle infernal de la pauvreté, du chômage, l’on peut aussi déplorer qu’il le fasse de manière aussi pusillanime et sans flamme car ici les gens n’ont aucune approche intellectuelle de la politique.

« Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience. »René Char.

Comment peut-on s’attendrir à des mauvais sorts ? En effet, la question demeure. Avec la nouvelle espérance, il s’agit de remettre le congolais sur les grandes priorités. Redonner l’espoir à ceux qui l’ont perdu. Remettre le Congolais au cœur de notre économie car pour notre Mouvement, le progrès économique n’a en effet d’autre finalité que le progrès social, celui des congolais. « Il faut gagner la guerre, ensuite il faudra changer les conditions de vie » a dit Jean Moulin, le Chef de la France libre. Il s’agit du principe de la répartition et de la participation des Congolais aux bénéfices de leur usufruit. Repartir plus équitablement les fruits de notre économie, de notre richesse.

Il nous faut faire vivre et permettre de vivre notre ambition aux Congolais. Ce n’est pas de l’utopie comme l’ont pensée au XIX è siècle, Charles Fourier, Joseph Proudhon ou Félix Cadet. C’est pourquoi, face au grand désordre économique, aux spéculations sur la pensée existentielle, il faut l’opposer à une philosophie de l’action porteuse d’une aspiration sociale, d’une exigence héritée de la résistance, et d’une éthique de partage. C’était la politique du Président Alphonse Massamba-Débat et nous faisons nôtre, celle-ci ; elle répond à nos aspirations, c’est notre culture. Nous sommes l’incarnation du Président Alphonse Massamba-Débat. Et maintenant, il ne nous reste que de mettre en exécution, la magie du verbe. Quarante neuf ans après les indépendances, dix huit ans après les Conférences Nationales Souveraines et la chute du grand Mur de Berlin, les intellectuels sont sonnés. La réflexion s’est tarie, elle n’alimente plus la vie politique.

Tonneau vide ! Séduits par un discours volontariste qui affirmait que l’emploi allait être une priorité, que la feuille de paie ne serait pas l’ennemi de l’emploi, les congolais se sont sentis abusés. Et c’est comme si après plus de 35 ans de pouvoir, après l’échec retentissant du pouvoir du PCT et de ses dirigeants, ils auraient encore des projets à nous présenter. Non, ça serait infamant, injurieux et un manque de respect à notre peuple ! Le mythe de Sassou et de son système pécétiste s’est avéré incapable de relever les défis les plus élémentaires : le droit de l’homme le plus essentiel : l’eau. Oui l’eau est une denrée rare au Congo, un pays arrosé et dont le plus fleuve coule dans sa capitale et curieusement aucune goutte d’eau ne coule dans nos robinets. Paradoxe vexatoire. Ils n’ont apporté aucune réponse au déchirement social que tous les acteurs politiques même les plus imbéciles auraient apportée.

Une société fragilisée et fracassée : Le congolais vit dans une société fragilisée et fracassée. Aujourd’hui, il ne croit plus en personne. Il a perdu tout espoir. Il a même arrêté de rêver car tout chez lui, n’a été transformé qu’en cauchemar. Le congolais a besoin aujourd’hui d’être rassuré, sécurisé, redynamisé dans un véritable pacte patriotique et républicain en secouant les vieux privilèges, en redistribuant le fruit de notre sueur et la richesse du pays. « Il faut ruiner les sentiers » disait Alain Madelin, ancien Ministre des Finances français et porter assistance aux plus démunis ruinés par la pauvreté imposée.

« On ne pleure pas sur la soupe renversée. » Il faut savoir mépriser les hauts et repriser les bas. Il y a des monarques qui se sont installés comme des héritiers du trône au temps de la monarchie absolue, quand le roi n’avait d’autre souci que d’assurer sa notoriété posthume, d’égaler ou de dépasser ses prédécesseurs, de laisser une trace dans l’histoire. Dans la grande tradition régalienne, il a fait ériger des monuments à sa gloire. Ils entretenaient leur légende, se sont construits une image de protecteurs, mais ont laissé un Etat ruiné, un peuple au chômage, des jeunes sans avenir. On ne laisse pas le trône à un collatéral. C’est une vision épique car comme le classe Chateaubriand, l’aristocratie a trois âges bien distincts : l’effort, la responsabilité et la prétention. Le premier correspondit à son ascension, le deuxième à sa domination, le dernier enfin à son effondrement. Sassou et son PCT font partie du troisième âge : l’effondrement.

« La démocratie, plus qu’aucun autre régime, exige l’exercice de l’autorité. »Saint John Perse. Pour gouverner, il faut être capable de tenir le cap car la politique ce n’est pas une partie de plaisanterie ou un jeu d’enfants. « La politique est une chose tellement importante, qu’il ne faille pas la confier à n’importe qui » avait dit Jean Pierre Cot, ancien Ministre du Président François Mitterrand.

LA GRANDE DÉCEPTION !

« On ne fait pas ce qu’on veut », dit-on souvent. C’est « On ne fait pas ce qu’on peut », qu’on devrait dire. » Jules Renard.

C’est la plus grande déception politique que notre pays ait connue. Tout cela paraît évident puisque l’intrus, l’imposteur n’a jamais été élu normalement par notre peuple. Il ne s’est jamais remis en cause. Il n’a jamais cherché à s’interroger. Il n’a jamais compris qu’il fallait une rupture avec les mauvaises pratiques : corruption, vol, détournement, pillage, escroquerie, hypothèque, etc… « Heureux ceux qui ont une vérité, plus heureux et plus grands que ceux qui ont fait le tour des choses et ont assez approché la réalité pour savoir qu’on n’atteint jamais la vérité » disait Anatole France.

POURQUOI IL FAUT S’OPPOSER À SASSOU ET À SON SYSTÈME ?

Je m’oppose au PCT depuis 1968 mais plus particulièrement depuis 1970 à la suite du coup d’Etat de Lieutenant Kiganga. Je suis au Lycée Savorgnan De Brazza et j’ai vu comment le PCT a géré ce coup d’Etat. Et deuxièmement quand en 1974, le Président Marien Ngouabi vient demander l’aide des Etudiants que nous étions pour défier la France qui, à la suite du Discours que ce dernier prononça à la Place de la Mairie, dans lequel il la fustigea « trop arrogant et qui avait oublié que leurs libérateurs étaient partis de Brazzaville où était venu pleurer le Général De Gaulle et que sans nous, ce pays serait enseveli sous les gravas des bombes allemandes ». Ensuite j’étais Professeur dans le Collège le plus huppé de la Place (Mafoua Virgile) où tous les enfants de tous les dignitaires y fréquentaient.

J’étais le Professeur et le meilleur ami de toute la famille (nièces et neveux) du Président Marien Ngouabi dont quatre d’entre eux furent mes cas, c’est-à-dire : que c’est par mes soins qu’ils rentrèrent à Mafoua Virgile. J’allais dispenser des cours à l’Etat Major où résidaient beaucoup d’entre eux. J’avais adopté le Président Marien Ngouabi après que je venais de lui écrire une lettre pour lui exprimer ma tristesse quant à la façon dont le pays était dirigé, mais surtout lui présenter notre cas d’étudiants que nous étions, et qui étions oubliés sur les listes des bourses. Nous étions 84 étudiants et dès réception de ma lettre, il m’invita à l’Etat Major, à sa résidence ; accéda à notre requête en nous rappelant la bourse de 9 mois ; ce qui fut la grande joie de mes collègues étudiants. J’aime bousculer les « à priori ».

Une simple lettre et le Président de la République pose sa griffe pour payer nos bourses, soit plus de 9 mensualités ; c’est extra. Il me reçut avec une chaleur indescriptible dont je garde le plus grand souvenir. Les Koumou, Essendé Célestine, les Costa Nevès Sylvie étaient tous sous ma protection. A travers le Président Marien Ngouabi, je sympathisai avec le Lt Pierre Anga son aide de camp. C’est lui qui vint me chercher à Mafoua Virgile à la demande du Président de la République. Epatant tous mes collègues dont le Directeur Diambomba alors membre du PCT, furent subjugués et jaloux que je puisse avoir une telle relation. « Le Chef de l’Etat ». Kengué Wa Dondo avait raison de dire que « MOUDILOU était un homme de relations et sera une grand poteau africain ! ».

A un de nos entretiens, le Président Marien Ngouabi m’a appris qu’il était mal entouré. Que beaucoup d’entre eux ne lui rendaient pas service. Qu’ils cherchaient à l’induire en erreur en l’opposant à ses parents du Sud. Il était très inquiet de l’avenir du pays. Il avait des difficultés souvent causées par ses collaborateurs les plus immédiats. Quand je pointe Sassou et Yhombi, ce n’est pas innocent. Je sais ce que m’a dit le Président Marien Ngouabi à leur sujet. J’avais longuement discuté avec cet icône, cet homme très percutant et foncièrement patriote et républicain et j’avais beaucoup appris lors de nos différents entretiens comme avec le Président Alphonse Massamba-Débat, mon Père spirituel.

Quand le colonel Dénis Ibara vint dire à la Conférence Nationale Souveraine que « le Président Marien Ngouabi devait faire face à un coup d’Etat tous les deux jours ». Ce colonel, Directeur de la Police savait de quoi, il parlait. Et on sait aujourd’hui qui pondait ces « coups d’Etat ». Et le colonel d’ajouter : « et depuis le 5 février 1979, il n’ y a plus eu de coups d’Etat » Pourquoi, tout simplement parce que celui qui les « pondait » était devenu Chef de l’Etat. Vous avez compris de qui il faisait allusion !

J’AI OSÉ LE FAIRE !

En septembre 1977, Je venais de traverser le Pool Mayébo pour aller rencontrer l’Ambassadeur de la 1ère Puissance du monde (les USA) : lui demander de nous aider à nous débarrasser du pouvoir marxiste léniniste d’en face ; de chez moi alors que Sassou venait d’assassiner mon frère et patriote, le Président Marien Ngouabi. L’Ambassadeur qui me reçut n’en croyait pas à ses yeux. Trop jeune mais trop audacieux me dira t-il et avoir un tel courage : aller proposer un tel marché à la Représentation de la Première Puissance du monde, il fallait reconnaître que c’était sans précédent, incroyable même, une aventure pleine d’audace et de courage révolutionnaire. Voyant que j’étais seul, sans Parti ni groupe ni même Association ; après m’avoir longuement entendu, il me demanda simplement de rentrer à la maison et de revenir quand nous nous aurions mieux organisé. Cependant il était très sensible de ma démarche, maladroite certes, mais responsable et très osée.

Est-ce que ce moment où il me demanda d’aller « le revoir quand nous nous aurions mieux organisé » : est-il déjà arrivé ? Dieu seul sait. Ce qui est sûr, c’est que hier n’est plus comme aujourd’hui et demain ne sera plus comme hier. Les erreurs d’hier sont devenues le progrès d’aujourd’hui et ne pourront plus jamais se répéter. Et Sassou n’a pas le monopole des armes et des relations. C’est ça la leçon à tirer. Mais en ce mois de septembre là à Kinshasa, toujours après avoir rencontré le représentant des Etats-Unis d’Amérique, je rencontrai l’Ambassadeur de France, et le Directeur du C.N.D. (Centre National de la Documentation) Sécurité de l’Etat Congolais en la personne de Kengue Wo Dondo, devenu le dernier Premier ministre du Général du Président Mobutu. En compagnie d’un grand frère de sang (Mukongo) alors grande personnalité d’alors, j’ai été reçu fastidieusement avec tous les égards dus à un homme courageux. Aujourd’hui Président du Sénat à Kinshasa, je l’ai rencontré à Bruxelles, lui posant la question de savoir si ce qu’il avait dit de moi, il y a 33 était une prémonition ou pas. Sa réponse était encore plus pertinente que ses premiers propos.

Depuis que le bandit a assassiné mes deux Présidents bien aimés, les seuls qui auraient fait avancer notre pays, j’ai juré à ne pas laisser des imbéciles politiques de sa taille à nous dicter leur idiotie. Et depuis, plus rien ne m’arrête. Que ceux qui ont aimé les deux Présidents les plus intègres et les plus congolais de nous tous, me rejoignent pour mettre hors d’état de nous nuire, l’usurpateur, l’imposteur, le putschiste Sassou Nguesso et avec lui, tout le système pécétiste.

Il y a des opposants de façade qui le matin, crient avec nous et la nuit tombée, mangent avec notre bourreau, se partagent notre linceul, se moquant de nous. Nous avons des indices, des rapports accablants de nos services qui prouvent que : « tout ce qui brille n’est pas or » ; que tous ces gens là, ne sont pas des opposants. Nous les connaissons tous. Nous avons dit ici que : « même la propre ombre de Sassou est notre indicateur ». Et je sais très sincèrement de quoi je parle. On nous a toujours dit que Sassou était très futé. Qu’il est très malin. Mais « à malin, malin et demi ». Ce que lui sait faire en tant qu’imbécile, pourquoi des gens aussi instruits et intelligents qui sommes passés par les Grandes Universités françaises, ne feront pas mieux ?

Sassou aime les coups d’Etat, pourquoi nous ne pourrions pas emboîter ses pas et faire mieux ? Il aime les armes. Pourquoi nous, on s’en offusquerait ? Sassou n’aime pas la démocratie, allons dans son sens car le tango se danse toujours à deux. Ne le laissons pas seul occuper « la piste des coups d’Etat » comme cet aveugle qui se l’est accaparée pour en faire sienne Sassou aime les défis. Défions-le sur tous ses terrains ! Ne lui laissons pas le monopole de la violence car lui comme tous les hommes que nous sommes, avions tous deux couilles. Pourquoi les siennes seraient-elles plus actives alors qu’il a le Sida ? Voilà la vraie vérité.

QUE FAIRE ?

Ça va être dur ! Oui, ça va être dur. Il y aura des pleurs, des lamentations, du sang et des larmes. Et la liberté est à ce prix. 1789, le 14 juillet, est là pour nous apprendre que la liberté coûte cher et même très cher. Même les esclaves, en s’affranchissant ont payé cher leur liberté. Et nous avons tout à gagner en faisant quelques sacrifices. C’est un investissement à court et à long terme ; le faire si nous voulons mieux être demain. Ce que nous devrions refuser, c’est de traiter notre pays comme ils le font. Nous prendre pour ce que nous ne sommes pas.

POURQUOI VOUDRIONS-NOUS NOUS DÉBARRASSER DE SASSOU ET DE SON SYSTÈME ?

1°- Il faut « libérer » le Congo des griffes des pillards sans scrupule ;
2°- Le remettre sur les rails dans une mobilisation générale ;
3°- Redonner l’espoir aux congolais en les remettant au travail ;
4°- Reconscientiliser l’homme congolais en lui inculquant la notion de grandes valeurs ;

L’électrification des villes et de l’eau potable pour tous, font partie des premières priorités et des objectifs à atteindre dès notre arrivée aux affaires de la République et des congolais.

Les grands travaux :
1°-Reconstruire le Congo : baisser tous les prix des matériaux de construction.
2°-Les infrastructures : il faut ouvrir le Congo aux Congolais afin de mieux se connaître ceci en créant des infrastructures dans l’ensemble du territoire national.
3°L’Agriculture ; il faut remettre la jeunesse au travail par l’agriculture en créant de grands pôles de développement agricole : objectif militer pour l’autosuffisance alimentaire au bout de 5 ans.
4°-L’éducation : le Congo doit impérativement retrouver sa place des années 60-70. L’école doit être gratuite et gérée par l’Etat.
5°- La santé comme avec le Président Alphonse Massamba, doit reprendre ses lettres de noblesse. Elle doit être gratuite et construire des dispensaires dans chaque arrondissement des grandes agglomérations ainsi que dans le milieu rural.
6°- Assainissements urbains de grande envergure des grandes villes dont Brazzaville : un cœur saint dans un corps saint. Nos urbanistes doivent nous imaginer une capitale plus digne et plus saine.
7°-L’Etat doit impérativement récupérer tous les terrains, maisons spoliés par les voleurs dans les grandes villes : Brazzaville, Pointe-Noire, Loubomo, Nkayi, Owando etc…
8° -Un grand audit national doit être fait pour savoir comment les uns et les autres se sont arrogamment et avilisamment enrichis, acquis telles ou telles richesses : maisons. Ont acquis tels ou tels terrains, acheter telles ou telles voitures de tel cylindré. Il s’agit à tout un chacun de voir qui a fait quoi. Ce sont là des thèmes sur lesquels travaillent nos experts ; les grands savants sortis des Grands Ecoles africaines, européennes et américaines. Ici le congolais n’attend la clairvoyance, la lumière.

MES GRANDES RÉALISATIONS NATIONALE ET FRANÇAISE.

Qu’on ne se méprenne pas. Je suis et je reste le parrain de l’arrivée des Conférences Nationales chez nous au Congo et dans toute l’Afrique. Je m’explique. Nous sommes les seuls et les premiers qui occupions les rues de Paris quand il s’est agit de revendiquer ce droit. Comme l’ont fait avant nous nos parents au sortir de la deuxième guerre mondiale quand, requinqués et regaillardis par leur détermination et leur fougue dans les combats sur les différents fronts à la deuxième guerre mondiale. Ils revendiquèrent l’autonomie. C’est nous que le Président François Mitterrand reçut pour lui exprimer notre vœu. C’est à partir de nous qui occupions les rues depuis 1988, avec le RDC du Dr Bakouma Séraphin et Guy Menga suivi de la redoutable « COORDINATION DES ÉLÈVES ET ÉTUDIANTS CONGOLAIS DE France » dont je suis l’inventeur et l’animateur principal que le Président François Mitterrand nous promit et réalisa la tenue des Conférences Nationales en Afrique. Membre du Parti Socialiste qui réalisa les prouesses les plus inimaginables et inimaginées pendant les campagnes électorales, j’ai été tout de suite introduit auprès du Président F. Mitterrand, qui me promit un poste honorable que je refusai et lui demandai simplement qu’il nous aidât à obtenir la Conférence Nationale que les congolais appelaient de tous leurs vœux.

C’est donc nous et non les travailleurs congolais de Bokamba Yangouma, qui ont permis la tenue de la CNS car ceux-ci ; ne nous ayant rejoints que très tard vers juin 1990 alors que tout était déjà acquis ; que François Mitterrand avait déjà dicté à Sassou d’accepter la tenue de la CNS sous notre pression.

Cette grande expérience qui est la nôtre : 29 ans de présence au PS et en France, côtoyant les plus grands dignitaires de cette nation expérimentée, nous aimerions mettre toute cette richesse à la disposition de notre pays pour réaliser et continuer l’œuvre commencée par ceux qui ont aimé notre pays : les Présidents Alphonse Massamba-Débat et Marien Ngouabi. Réaliser l’irréalisable car nous avons les amis ; de très grands amis à travers le monde ainsi que les moyens et nous avons un Congo riche et des Congolais prêts à relever le défi.

Vive notre Congo libre ! Vive la démocratie ! Vive « le peuple mur qui défend sa cause coûte que coûte jusqu’au bout ! » « Vaincre ou mourir ! »

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Published by Juliette Abandokwe - dans Congo Brazzaville
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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 16:14

10 septembre 2009 
Source: ANR 



Film sur la corruption au Congo, sur Al Jazeera !

Voici comment ce film est annoncé :


" Le Congo Brazzaville est l'un des pays les plus pauvres au monde, malgré le fait qu'il produit presque 300 000 barils de pétrole par jour.


Au cours de ces trente dernières années Denis Sassou Nguesso a été au pouvoir vingt-cinq ans, depuis son coup d’Etat militaire de 1979.
 

On l'a longtemps suspecté de siphonner une grande partie des recettes pétrolières mais de simples soupçons on est passé à des certitudes quand des documents produits devant le tribunal ont prouvé que le pétrole, propriété de l’Etat avait financé les dépenses personnelles de son fils à Hong Kong, à Paris et à Barcelone, et ses propres séjours dans les hôtels de luxe de New York.

Beaucoup des quatre millions de Congolais sont exaspérés que les richesses nationales soient perdues dans des dépenses de luxe quand la majeure partie de la population vit avec moins d’un dollar par jour "...


Le film est diffusé, en anglais, sur la chaîne de télévision Al Jazeera. Espérons que TéléCongo récupérera ce qui ne manquera pas d'être qualifié par la propagande du régime de tissu de mensonges et de calomnie, et le montrera à la population congolaise afin que celle-ci se fasse sa propre religion. TéléCongo, chaîne d'information indépendante du pouvoir de M. Sassou le fera sans doute, nous prenons les paris...

1ère partie:  http://www.youtube.com/watch?v=VpGU1hsuSpU
2ème partie:  http://www.youtube.com/watch?v=8TcxdSbL0-E

 

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Published by Juliette Abandokwe - dans Congo Brazzaville
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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 16:12

10 septembre 2009
Source: ANR 


Tous les Congolais devraient avoir lu ce numéro de notre confrère Témoignage Chrétien. Même si l'on éprouve de la nausée à voir s'étaler pleines pages l'étendue de l'irresponsabilité des derniers dirigeants qui se sont succédé à la tête du pays. Avoir confirmation du cynisme avec lequel des fils du pays creusent la fosse dans laquelle ils enseveliront les générations futures, nos enfants, est proprement révoltant. De quoi s'agit-il ?


  " Du jamais vu ", s'étrangle Henrik Lindell rédacteur de l'article. " Comment prêter encore de l'argent à un État surendetté " comme l'est le Congo, pays le plus endetté au monde par tête d'habitant où plus de 70 %° de la population vit en dessous du seuil de pauvreté ? s'interroge t-il. Eh bien ! " La Société générale et BNP-Paribas ont trouvé le bon filon : gager les prêts sur le pétrole ". Rien de nouveau, pourrait-on se dire… avant qu'on ne découvre les conditions dans lesquelles s'effectue le grand gaspillage.


Au début de l'histoire se trouve donc le Congo Brazzaville, " pays meurti par le surrendettement chronique et la mauvaise gestion ". Ici chaque année, suivant le calcul de Global Witness, 250 millions de dollars (plus de 200 millions d'euros, soit plus de 136 milliards de F. Cfa) disparaissent sans laisser de trace. C'est-à-dire un tiers des revenus du pétrole, une ressource dont la vente représente 90 % des recettes de l'Etat. Comment cela est-il possible ? Simple, comme la promotion d'un membre du PCT au sommet de l'Etat. Le système fonctionne grâce aux " prêts gagés ", un système mis en place par les autorités congolaises et les créanciers.


Pour comprendre, explique Henrik Lindell, il convient de savoir " de quoi est fait la dette ". D'un côté il y a la partie publique de la dette, celle qui est dûe à des Etats ou à des institutions officielles. Au Congo elle représente 6 milliards d'euros (plus de 7 milliards de dollars ou près de 4 mille milliards de F. CFA, sauf erreur). Celle-ci a été contractée en majeure partie sous Sassou I, dans les années 80. Le pays consacre 37 % du budget de l'Etat à rembourser cet argent dont peu de Congolais ont vu la couleur.


A côté de cette dette publique, il y a les créances privées. A la différence de la première, cette dette est difficile à annuler car les prêteurs privés ne sont pas connus pour pratiquer la charité chrétienne. Les autorités congolaises ont fait un recours massif à l'emprunt privé car à l'inverse de l'emprunt public, il n'est soumis à aucune condition d'utilisation (2). " Je vous prête de l'argent, faites en ce que vous voulez ! ". Intéressant pour les dirigeants congolais. Mais comment les prêteurs peuvent-ils faire confiance à un Etat surrendetté qui pourrait ne pas rembourser ? La réponse : il existe une sécurité qui n'a pas échappé aux prêteurs. C'est que l'emprunt est gagé sur le pétrole. En d'autres termes, je te paie sur la vente future de mon pétrole, j'hypothèque les revenus de ce qui me rapporte le plus d'argent, donc le pétrole. Sassou et Lissouba ont eu un " recours massif " à ce procédé inconnu avant l'avènement du PCT.


Les créanciers ont d'autant plus incité les autorités à emprunter de cette manière que ce genre de prêts est bien rémunéré et surtout ils sont sûrs d'être remboursés grâce aux livraisons du pétrole : chacun sait que même quand les Congolais s'entretuent sur le continent, le pétrole continue de couler au large de la mer, comme si de rien était. Un tel pays qui vénère son pétrole même en temps de guerre est, de ce point de vue, un pays d' " hommes mûrs ", un pays sûr malgré les apparences, trompeuses… Pas trop de risques donc.


Le Congo a donc emprunté des milliards et des milliards à ces conditions. A qui empruntait-il ? A des traders de pétrole, à des investisseurs, à des hommes d'affaires et à Elf, devenu Total, via sa banque, la FIBA, le tout à des taux d'intérêts prohibitifs. La créance de Elf s'élèvait en 2003 à 197 millions d'euros. D'après le FMI, " 75 % des emprunts contractés entre 1995 et 2000 étaient gagés sur le pétrole ".


Mais, précise Henrik Lindell, " les plus grands créanciers sont… nos bonnes vieilles banques françaises. Les noms de BNP-Paribas et Société générale reviennent systématiquement. L'Etat congolais, tel un ménage surrendetté, doit, selon nos calculs, au moins 400 millions d'euros à nos banques ! Qui se payent franchement sur la bête ". (3)


Et ce n'est pas tout. Quand les banques françaises concèdent des prêts gagés au Congo, où atterrit l'argent ? Au Trésor public ? Peut-être. Toujours est-il que cet argent fait un petit détour par " la caisse noire " du pouvoir, une société d'un genre " inconnu " dénonommée SNPC " qui agit au nom de l'Etat " et commercialise par ailleurs 20 % du pétrole du pays. La SNPC aurait pour particularité, selon les témoignages (Global Witness), de ne pas avoir versé le moindre centime d'impôt à l'Etat entre 1999 et 2001. Au contraire, ainsi que l'a révélé André Milongo au grand public " le projet du Budget 2004 propose des subventions à la SOCOTRAM (5 milliards de F.CFA), à la CORAF (8 milliards de F.CFA), SNPC (14 milliards de F.CFA) [alors que] ce sont des entreprises d'Etat en position de monopole qui gagnent de l'argent : on s'attendait à les voir contribuer au Budget National. Décidément, le Trésor Public n'est qu'une vache à lait ! " , concluait le chef de l'opposition lors de son intervention à l'assemblée nationale.


Témoignage Chrétien ", décidémement bien informé, s'interroge : " l'argent s'est-il évaporé ? Certains n'hésitent pas à faire le lien familial entre le PDG, Bruno Itoua, et celui qui l'a nommé, le président Sassou ". Et le journal français de rappeler l'épisode du journaliste de " l'Observateur ", condamné à une lourde amende pour avoir évoqué le salaire d'un montant de 115 000 euros mensuels (138 000 dollars, soit plus de 75 millions de F. Cfa) dont bénéficierait le directeur de cette société.


Au total, conclut le journal chrétien, " le président Sassou pratique le népotisme à outrance. Les secteurs clés de l'économie sont dirigés par les membres de sa famille ". Un mode de gouvernement qui a même le don d'irriter y compris des membres de l'administration congolaise qui se sont empressé de fournir des documents à notre confrère. Dans ces documents, reproduits par le journal, on apprend par exemple qu' " un prêt a été accordé à la SNPC en juin 2000 via l'intermédiaire de la Société générale ". Celle-ci porte sur le " coquette somme de 200 millions de dollars ". Ou que " la banque et le prêteur ont touché plus de 6 millions de dollars […] pour quelques exercices d'écriture ! " sur un des nombreux prêts accordés.


" A quoi ces prêts immenses - correspondant au revenu de l'Etat sur neuf mois - ont-ils donc pu servir ? " s'interroge gravement le journaliste. Réponse de Henrik Lindell. " En 2002, année électorale, les dépenses " hors budget " étaient très élevées. Pour se faire élire, Sassou devait renforcer son assise populaire, limitée au Nord. Or il ne faut jamais avoir mis les pieds au Congo pour penser que cet homme, qui passe pour un fauteur de guerre, aurait pu gagner une élection sur ses simples vertus démocratiques. Pour obtenir 89 % des voix au premier tour, nous avons constaté sur place que l'élection avait été précédé par des dépenses faramineuses en communication, en poses de " premières pierres ", pour des travaux interrompus après l'élection, en règlements d'arriérés pour les fonctionnaires, en " conférences internationales " dans des hôtels de luxe, etc. D'où venait cet argent ? D'un préfinancement de la Société générale ? ".


En conclusion de cette remarquable enquête, le journaliste de " Témoignage Chrétien " constate : au vu de la situation d'endettement du Congo " même un gouvernement parfaitement honnête aurait aujourd'hui une marge de manœuvre très étroite ". Mais " le gouvernement actuel n'a que faire des préoccupations des petites gens. Les dettes gagées seront remboursées. Les Congolais n'auront leurs yeux que pour pleurer " (4). Fermez le ban !


 (1) Si le journal (N° 3122 du 16 septembre 2004) n'est pas disponible en kiosque, on peut le demander à l'adresse suivante : 49, rue Faubourg Poissonnière - 75009 - Paris, tel : 01 44 83 82 82.


 (2) Selon le témoignage du directeur de la FIBA, banque de Elf, rapporte Témoignage Chrétien " Lissouba a financé l'achat d'un hôtel particulier à Paris, en partie grâce à l'argent de son ministère des finances. Une résidence qui appartient toujours à sa famille ".


 (3) On se rappelle qu'il y a quelques jours Andély, le ministre des Finances, déclarait : " Cinq créanciers, parmi lesquels les banques françaises BNP et Société générale (SGE), détiennent la totalité de la dette gagée congolaise. Leur bonne compréhension nous a permis d'obtenir un rééchelonnement. Nous avons payé l'an dernier 155 milliards de FCFA au titre de la dette gagée dont 75 milliards à la BNP et à la SGE ".


 (4) Face à la gabegie et à l'irresponsabilité, les initiatives réclamant plus de transparence dans la gestion du pétrole émanent de l'association Survie, de la Fédération de la diaspora congolaise et de la campagne " Publiez ce que vous payez ", cette dernière s'adressant aussi bien aux pays du sud producteurs de biens stratégiques qu'aux compagnies pétrolières. Au Congo, l'épiscopat fait le lien entre le pétrole, la corruption, la guerre et les injustices sociales. 

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 16:06

10 septembre 2009
Terre Noire de Diangala 



Sinon l'après Sassou Nguesso sera catastrophique !


Ce message s'adresse au peuple meurtri du Congo Brazzaville qui a le droit de savoir les intrigues du coup d’Etat qui se trament en coulisses pour les assujettir davantage après le décès du Président Sassou Nguesso !


De quoi s'agit-il ?


Il y a quelques jours (le 14 août 2009), le Président Sassou Nguesso, se portait encore bien, il était en vie. Aujourd’hui, les rumeurs de son décès ne cessent de déferler la chronique sur la toile et sur les téléphones. Il est encore en vie nous dit-on ! Nous nous préparons à recevoir le chef de l'État, même si nous ne sommes pas encore fixés sur la date de son retour disent les membres du gouvernement congolais.


Adada est rentré précipitamment de sa mission semble t-il arrivée à son terme, Denguet s’est mis à expulser les frères congolais d’en face : (les zaïrois) qu’elle honte ! But apparent de toutes ces manœuvres, donner l’impression que tout fonctionne à merveille au Congo.


En réalité, c'est pour s'entendre sous une organisation militaire qui va diriger le pays à l’annonce du décès du Président Sassou Nguesso, question de piétiner par un coup d’Etat militaire, l’article 70 de la constitution congolaise: (En cas de vacances de la présidence de la République par décès, démission ou toute autre cause d’empêchement définitif, les fonctions de Président de la République,(…) sont provisoirement exercées par le Président du Sénat(…) que, les «mêmes» qui, avaient tués Marien Ngouabi le 18 Mars 1977 pour la conservation du pouvoir  « Mais n’empêche que pour moi, mieux vaut perdre un Kouyou que de perdre le pouvoir. Et, c’est clair … » avait précisé un certain (…) et, avaient mis en place le CMP (Comité Militaire du Parti) pour masquer leur forfait.


Pour le même mobile : la conservation du pouvoir pour le pouvoir, entre les mains d’un Mbochi ou d’un Kouyou etc… les «mêmes», qui ont peur de la démocratie (respect de l’article 70),  ne veulent pas dire la vérité sur l’état de santé aggravant du Président Sassou Nguesso. Aucun d’entre eux, n’ose révéler au peuple congolais le fait qu’il se trouverait que le Président Sassou Nguesso soit mort. Ils gardent jalousement le secret de sa souffrance ou de son décès. L'aveu risque d'ouvrir les plaies des dissensions entre prétendants au trône au sein de la famille Sassou Nguesso et, entraîner la mobilisation de certains charismatiques opposants congolais qui auraient la chance de l’emporter haut la main s’il nous faut  repartir aux urnes. C’est pourquoi les «mêmes», ont décidé de pratiquer l’omerta sur la maladie ou le décès du Président Sassou, le temps d'aiguiser les velléités putschistes de l’armée, ( tout planifier) afin d’organiser le passage en force par un coup d’Etat militaire pour la confiscation du pouvoir par les armes et pourtant, acquis « hier » par les urnes par le Président Sassou Nguesso.


Pour cela, ils ont commencé à mettre graduellement leur plan en pratique : Ils ont commencé par interdire à tous les opposants congolais de sortir du territoire dans le but de les faire arrêter ou les zigouiller comme dans leur habitude en 1977, à l’annonce du décès du Président Sassou. Sous prétexte, qu’ils auraient tenté de fait un coup d’Etat comme le dit déjà Akouala. Ensuite, Ils empêcheront au Président Lissouba et autres congolais en exil de rentrer au pays toujours, sous le fallacieux prétexte qu’ils pourraient éventuellement menacer la paix au Congo foulant ainsi aux pieds l’article 9 de la constitution : La liberté de la personne humaine est inviolable. Nul ne peut être arbitrairement accusé, arrêté ou détenu (…) Tout, cela, leur permettrait de mettre en place un CMP bis 32 ans après pour s’assurer de garder pouvoir.


La maladie du chef de l’Etat, prévue dans la constitution congolaise, doit être respectée et révélée au peuple congolais. Dans cette espèce de vacances de pouvoir qui ne dit pas son nom mais heureusement, constatée par l’opinion internationale, et tout le peuple congolais. Ne pourrait-on pas alors se demander, à juste titre, qui sont les décideurs et les véritables détenteurs du pouvoir au Congo à ce jour, pendant l’agonie du président Sassou Nguesso ?


C’est pourquoi, pour une vigilance républicaine et démocratique, les Congolais qui se réclament  de sensibilités très diverses et qui, ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes mais, sur la maladie ou le décès de notre Président de la République, ils ont malgré tout en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu'ils entendent réaffirmer avec force à la communauté internationale et à tous ceux «les mêmes» qui entourent le Président Sassou Nguesso.


Leur attachement au principe républicain édicté par la constitution congolaise adoptée par le Peuple Congolais par référendum le 20 janvier 2002, promulguée par le Président de la République Denis Sassou Nguesso en personne et, en conséquence, leur refus de toute dérive monarchique et de toutes velléités putschistes de la part des éternels assoiffés du pouvoir et de l’hémoglobine du sang du peuple congolais.


Leur attachement à la ferme volonté de bâtir un Etat de droit et une Nation fraternelle et solidaire. 


Nous, Peuple Congolais, Condamnons le coup d’Etat, l’exercice tyrannique du pouvoir et l’usage de la violence politique sous toutes ses formes, comme moyens d’accession au pouvoir ou de sa conservation ; Adhérons aux valeurs universelles de paix, de liberté, d’égalité, de justice, de tolérance, de probité et aux vertus de dialogue, comme références cardinales de la nouvelle culture politique sur le « chemin d’avenir»  qui est appelé à faire passer le Congo de l’espérance retrouvée à la prospérité soutenue. C’était la vision d’un candidat nommé Denis Sassou Nguesso. C’est désormais le projet de tout le pays. C’est notre projet pour lequel Denis Sassou Nguesso a été élu le 12 juillet 2009.

Au lendemain de la célébration le 14 août 2009 du 49ème anniversaire de l’accession du Congo à la dignité d’Etat souverain et indépendant, Nous, Peuple Congolais, rappelons  qu’un tournant décisif vers le « chemin d’avenir » venait d’être pris par le Président Sassou Nguesso lui même, notamment par la cristallisation de l’espérance collective dans le devenir de la Nation.  Les expériences vécues à travers les différents régimes politiques qui se sont succédés au Congo depuis l’indépendance, ainsi que celles des autres peuples, ont conduit le peuple congolais à faire le choix de la démocratie pluraliste comme socle des valeurs devant orienter le développement du pays, stimuler son épanouissement moral, culturel et matériel et répondre à la demande collective d’un mieux-être social.

Nous, Peuple Congolais, Réaffirmons notre attachement indéfectible à la culture démocratique au Congo : au respect et l’application stricte de l’article 7O de la constitution de janvier 2002 en cas de vacances de pouvoir s’il advenait que le Président Sassou Nguesso venait à en mourir. 

Nous, Peuple Congolais, Proclamons haut et fort la MORT DU COUP D’ETAT dans notre pays le Congo. Nous disons NON A LA MORT DES INSTITUTIONS après Denis Sassou Nguesso et mettons en garde les «mêmes» qui sont habitués à enjamber les cadavres des congolais pour accéder au pouvoir par les armes, du risque qu’ils encourent eux-mêmes devant l’opinion internationale, devant l’histoire et, du risque qu’ils font encourir au Congo tout en entier qui n’est pas leur propriété, s’ils venaient à mettre à exécution, leur plan machiavélique : le coup d’état militaire contre les institutions de la République pour la conservation du pouvoir pour le pouvoir.

Nous ne sommes ni le Gabon, ni le Togo, ni le Congo d’en face. Nous sommes le Congo, le vrai Congo et nous avons cessé d’avoir peur et disons aux «mêmes» : «On ne marche pas deux fois sur les testicules d'un aveugle ».


Sur le « chemin d’avenir » pour lequel nous avons élu le Président Denis Sassou Nguesso, nous ne voulons que d’une seule chose : rien que d’une chose : marcher vers un «chemin d’avenir démocratique» en toutes circonstances. (Décès ou survie) du Président Sassou. Peut-être certains «mêmes» de bonne foi l'ignoraient !


C’est pour cela que, nous appelons le peuple Congolais à la vigilance tout azimut pour barrer la route à ces «mêmes» sinistres personnages qui pensent que le pouvoir au Congo leur appartient et veulent le conserver à tout prix.


Si le Président Denis Sassou Nguesso meurt, rendez à nous le peuple, notre pouvoir. Le pouvoir au Congo n’appartient pas aux mbochis, kouyous, laris, Bembés, tékés, Nzabis etc… le pouvoir appartient au peuple Congolais. RENDEZ NOUS LE POUVOIR. Nous le confierons à qui méritera notre confiance comme le Président Denis Sassou Nguesso car le pouvoir est la propriété du peuple Congolais et non d’un clan fut-il celui des Mbochis. CONGOLAISES CONGOLAIS, SOYEZ VIGILANTS.


L’histoire jugera.

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 15:51

10 septembre 2009

L. Clarisse Ngakossoh

La Voix du Peuple

 


Une perspective envisageable : Une autre élection présidentielle est de plus en plus à l’ordre du jour


Par son mot d’ordre de boycott à la présidentielle de juillet dernier, l’opposition a magistralement et habilement sorti le grand jeu, preuve d’une maîtrise politique. Comme on l’a vu, la stratégie de boycott a profondément perturbé et déstabilisé un pouvoir pris à son propre piège de logique de guerre à l’opposition pour contrer le «il n’y aura délections pour personne si les conditions n’étaient pas réunies ».


L’opposition a ainsi de façon responsable, évité le pire au pays : une guerre inutile de plus. 


En effet, seul le dialogue fonde la paix dans notre pays ; n’en déplaise à tous ceux qui dans une curieuse impatience, ne pensent et ne rêvent qu’affrontement dans la manière de résoudre toute contradiction politique.


Hélas ! L’heure n’est plus et n’est pas à la guerre entre congolais et la guerre n’arrange jamais rien, l’histoire de notre pays nous l’enseigne. L’arrestation programmée des leaders de l’opposition, est un 2è coup d’état électoral, donc une faiblesse et une honte manifestes pour ce pouvoir de Brazzaville déjà mis à nu devant la communauté internationale depuis le 12juillet 2009. Les fils de notre beau pays doivent apprendre à se parler afin d’oeuvrer ensemble, pas à s’entretuer !


En ces temps où des rumeurs sur l’état de santé de Sassou Nguesso agitent les états majors politiques, perturbent et excitent à l’extrême le clan, j’invite chacun à ne pas s’agiter comme ces voyageurs de nuit, mais plutôt à demeurer Vigilants, Attentifs, afin de barrer la route à toute entorse au processus démocratique, aux violences et troubles qui pourraient bien naître de l’arbitraire gestion de cette situation par les jusqu’auboutistes sans sommeil et chauds dans les contacts menés dans les grandes métropoles.


Montrons au clan Sassou que sur le chemin de la concorde nationale, on ne privilégie pas l’affrontement physique ni le coup d’état permanent, car les vrais bâtisseurs ont toujours porté la sagesse qui elle seule, invite au dialogue, unit, ne tue pas et ne divise pas.


Voilà pourquoi chers Compatriotes et Amis, où que nous soyons, les rumeurs sur la santé de sassou Nguesso qui occupent maintenant la rue, exigent profondément attention et nous questionnent sur nous-mêmes, car l’arbitraire conduit toujours à la bêtise et au chaos.


En effet, aujourd’hui, le clan est essentiellement préoccupé par l’unique question de la conservation du pouvoir. Si cette question se pose avec une tonalité particulière à peine le serment fêté et le pays de façon suspecte, abandonné sans gouvernement légal, suspendu de toute activité, c’est incontestablement, qu’il y a comme un non dit au sommet de l’Etat, un mystère..


Aussi, si la « force opposition » dans notre pays apparaît aux yeux du clan et du pouvoir comme l’équation posée du moment, et dont les solutions sont l’assignation sur le territoire national et l’arrestation de ses leaders comme dans l’exécution d’un plan, c’est que le clan et le pouvoir ne sont pas rassurés et ont peur de voir la réalité du 12 juillet dernier les rattraper.


Il y a donc véritablement un sérieux problème au sommet de l’Etat car les curieux contacts et discussions entretenus par certains « héritiers » dans les milieux politiques Parisiens pendant que l’« oncle », (selon toujours les rumeurs), serait intensément soigné en Espagne, ne sont pas un hasard et permettent de comprendre toute l’agitation au sein du clan et étalée au grand jour En d’autres termes, l’arbitraire qui caractérise sassou : l’acharnement, les provocations, les intimidations, les multiples interpellations, arrestations injustifiables, et autres assignations des leaders de l’opposition sur le territoire national, témoignent forcément d’une situation incertaine et toujours explosive au Congo, d’un feu qui couve toujours devant la porte du pouvoir.


Au surplus, une panique totale, un embarras indescriptible, le désespoir, l’angoisse, la peur de perdre le pouvoir, la peur de tout perdre avec surtout un gros mensonge (accusation d’achat d’armes en Israël par l’opposition ! voir Jeune Afrique à paraître fin août) habitent le clan et le pouvoir qui croient mieux s’en sortir en empruntant le raccourci, le coup de force contre l’opposition, la bêtise.


Lorsqu’on apprend aussi et curieusement que le président du sénat, monsieur Obami Itou, investi par la constitution pour assurer une éventuelle transition est surveillé dans tous ses déplacements et gestes, on est obligé de s’interroger sur ce qui se passe réellement au sommet de l’Etat, dans la tête de nos « héritiers », sur tout ce grand désordre, et surtout, si les rumeurs sur la santé de « Saint Denis » ne présagent pas déjà de leurs crainte et peur des rebondissements à venir, c’est à dire une autre élection présidentielle.

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 10:01

19 août 2009
Ici Cemac
Bienvenu MABILEMONO
Secrétaire général du Mouvement pour l’Unité et le Développement du Congo (M.U.D.C)


Malgré l’abstention massive qui a entaché la crédibilité du scrutin du 12 juillet dernier, M. Denis Sassou-Nguesso continue de boucher ses oreilles, refusant ainsi d’entendre ce nième massage de désaveu que vient de lui infliger à nouveau le peuple congolais. Et bien que ce rejet va croissant dans tout le pays à mesure qu’on avance dans le temps, il refuse obstinément de voir cette réalité en face et continue de s’accrocher à son fauteuil doré.


 Envers et contre tous, il poursuit le seul but qu’il semble s’être fixé et qu’il poursuivra contre vents et marées, celui de se maintenir au pouvoir jusqu’à sa mort. Pire, il continue de braver les signes du temps en refusant de relancer le processus démocratique par l’ouverture d’un large dialogue national que tous les congolais appellent pourtant de tous leurs vœux. 

Nous au M.U.D.C, nous disons qu’avec une abstention aussi massive (plus de 90%), le scrutin du 12 juillet 2009 a perdu en crédibilité et donc la légitimité de M. Sassou-Nguesso est remise en question. Et pour cause, aucun chef d’Etat des grandes démocraties telles que la France ou les Etats-Unis d’Amérique n’a pris le risque de le féliciter. Et ce, d’autant plus qu’au regard d’importants moyens matériels et financiers qu’il avait mobilisé, tout laissait penser qu’il aurait voulu que ce scrutin ressembla à un plébiscite pour lui, et donc du coup, le taux de participation devait être la question clé de cette élection. C’est autant dire que s’il était vraiment un homme d’honneur comme il a toujours prétendu l’être, doté d’un minimum de clairvoyance, Denis Sassou-Nguesso aurait immédiatement accepté un dialogue national dès le lendemain du 12 juillet. On ne le répétera jamais assez, le dialogue national reste le seul moyen qui nous permettra de sortir de l’impasse dans laquelle se trouve englué le Congo depuis le coup d’Etat sanglant du 5 juin 1997.

Même si Sassou-Nguesso continue de fermer les yeux, refusant de voir la réalité en face, le monde entier a compris que les congolais dans leur écrasante majorité ne veulent plus de lui à la tête du pays. Et ses discours flatteurs qui invitent le peuple congolais à préserver la paix, l’unité nationale, promouvoir les valeurs de solidarité, fraternité et le culte du travail bien fait, n’y changeront rien. Et encore moins ses belles promesses (qui resteront des lettres mortes comme d’habitude) de ne laisser aucune bonne volonté en marge de son fameux projet de société, « Le chemin d’avenir ». Après 25 années d’exercice de pouvoir sans partage et de prédation sans répit, Sassou ne convainc plus personne.

Par exemple lorsqu’il appelle les congolais à, je cite : «Vivre ensemble, bâtir ensemble, dans la paix : telle est la condition sine qua non pour assurer la promotion et le renforcement de la démocratie, de l’Etat de droit, des libertés, de toutes les libertés. Telle est la condition pour consolider les acquis de l’indépendance nationale» ; estimant que chaque Congolais était appelé à jouer sa partition en vue de contribuer au développement socioéconomique du pays, eh bien son message peine à convaincre tant le peuple a été massacré et négligé pendant trop longtemps. En effet, depuis 25 ans qu’il gouverne ce pays d’une main de fer, Sassou-Nguesso n’a jamais pensé qu’avec ses 342.000km2 de superficie, la République du Congo avait besoin de l’apport de tous ses ressortissants pour susciter son développement tous azimuts.

Il a toujours privilégié sa famille et ses proches et ne s’est jamais appuyé sur les valeurs cardinales que sont la compétence et le strict respect de l’éthique républicaine et de la bonne gouvernance. Alors serait-il subitement devenu ce digne fils dont rêve le Congo ? Difficile d’y croire. 

Et même quand il annonce en grande pompe l’amnistie du Président Pascal Lissouba (le seul Président que les Congolais aient jamais élu), chacun comprend que Sassou-Nguesso veut non pas montrer qu’au-delà des clivages et divergences idéologiques, les Congolais ont quelque chose de commun : la nation, mais que ce ne sont là que des feux qu’il allume pour tenter d’entrer dans les bonnes grâces du peuple congolais qui l’a rejeté à plus 90% le 12 juillet. En vérité depuis ce jour-là, l’homme est sonné et il ne dort plus tranquille. Lui qui, très sûr de lui et avec l’arrogance qu’on lui connaît, avait affirmé dans l’hebdomadaire Jeune Afrique : « boycott ou pas, l’élection aura bien lieu. Et elle sera crédible », vit ce désaveu massif du peuple comme une blessure profonde. Il y a donc fort à parier qu’il fera tout pour essayer (en vain) de caresser les Congolais dans le sens du poil.

C’est dire que les effets d’annonces et les déclarations flatteuses de ce genre il y en aura beaucoup dans les mois à avenir. Mais malheureusement pour lui, les Congolais ne sont pas dupes. Ils savent que bien qu’en ayant atteint un âge où on est censé avoir la sagesse, l’homme de Mpila a le mal en lui et il ne changera jamais. Il est habitué à la violence politique, il en a fait sa marque de fabrique, et les congolais le considèreront toujours comme une menace existentielle. Sassou-Nguesso a fait trop de mal à ce pays, il n’inspire plus confiance aux congolais. Ils savent en effet qu’il ne sait pas dire la vérité et à cause de lui, le Congo est engluée dans une crise politique sans précédent. Pour cela, quoi qu’il fasse, quoi qu’il promette, il ne remontera jamais dans l’estime des congolais. Et d’ailleurs, ne dit-on pas que l’amitié se nourrit de vérité ?

Bien qu’aujourd’hui âgé de 67 ans (un âge où d’aucuns seraient habités par la sagesse), M. Sassou-Nguesso n’a pas su rompre avec la rhétorique du clivage et de l’affrontement politique qu’il affectionne tant. Comment expliquer autrement que pendant qu’il annonce en grande pompe l’amnistie de Pascal Lissouba, il refuse d’amnistier les Moungounga, Koukebéné, Bikikita ; continue d’arrêter et d’interdire les opposants de sortie ? Sassou-Nguesso caresse le rêve de prendre la place du feu-Président Omar Bongo Ondimba, mais Bongo, lui, était un homme de dialogue et de tolérance. Habité par le mal, incapable de se remettre en question, M. Sassou-Nguesso n’aura jamais la sagesse et l’étoffe d’un Bongo.

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 00:53

2 août 2009
Patrick Abel KONGO


Nécessité de mettre fin à l’illégitimité : Dialogue inclusif au Congo Brazzaville

Au lieu de se résigner, de pleurnicher, de mendier à longueur de journée, les Congolais et les Congolaises doivent se réveiller pour s’assumer afin de prendre leur destin et celui du Congo en main.

Dans un pays dit démocratique tel que le Congo Brazzaville, le pouvoir ne devrait pas être validé sans le consentement explicite de tous et de chacun, puisque l’autorité du pouvoir démocratique est fondée sur la reconnaissance du peuple. Certes, la notion de pouvoir est partout présente dans la sphère sociale dans le cadre des rapports individuels et collectifs, mais la question du consentement au pouvoir prend toute son acuité dans la sphère politique.

Le consentement implique une adhésion active, plus ou moins formalisée, dans laquelle le citoyen s’engage délibérément. En ce sens, il est fondé sur la volonté libre. De toute évidence, il n’est de juste pouvoir que consenti par celui sur lequel il s’exerce. Ce qui justifie donc que SASSOU NGUESSO soit dans l’obligation, pour sa légitimité, d’organiser à échéances régulières des élections, même s’il sait d’avance qu’il va les remporter par les moyens que nous savons.

Le principal objectif est de rappeler au peuple sa souveraineté qu’il à tendance à ignorer. En effet, le paradoxe du pouvoir, aussi fort et tyrannique soit-il, est qu’il doit trouver une légitimité qui le plus souvent passe par un consentement libre ou non des citoyens. Dans le cas de notre beau pays, bien que aujourd’hui terni par l’exercice d’un pouvoir sans partage, le peuple devrait veiller à ce que SASSOU NGUESSO et d’autres n’usurpent pas ce droit.


L’illégitimité du pouvoir de SASSOU NGUESSO

En matière de consentement ou de consensus, ce pouvoir pose problème dès son avènement en octobre 1997 car nous connaissons les conditions dans lesquelles SASSOU NGUESSO est revenu au pouvoir. Je ne vais pas ici redistribuer les responsabilités des uns et des autres protagonistes dans le conflit fratricide qui a démarré le 05 juin 1997.

J’aimerais juste savoir pourquoi SASSOU NGUESSO qui a pris les armes au motif de remettre la jeune démocratie Congolaise sur le droit chemin, n’a-t-il pas formé un gouvernement d’union nationale en octobre 1997?

Et pourquoi a-t-il remplacé la constitution 1992 par un acte fondamental en parfaite contradiction avec le consensus issu de la Conférence nationale souveraine (CNS) ?

La préférence accordée à un acte fondamental plutôt qu’à la Constitution consensuelle de 1992, permet de qualifier simplement l’acte posé par SASSOU NGUESSO en octobre 1997 de coup d’état rétrograde, brisant l’élan de la jeune démocratie Congolaise. Ce qui nous renseigne sur les véritables intentions de ce monsieur qui, bien que se réclamant social démocrate, n’a jamais accepté sa défaite démocratique en 1992.

Alors, pourquoi les Congolaises et les Congolais, libres par nature, se soumettent-ils à un pouvoir qui limite leur liberté et les opprime ? L’histoire nous enseigne que la soumission inconditionnelle d’un peuple au tyran qui l’opprime reste l’un des mystères humains les plus étranges. Déjà, La Boétie dans le "Discours sur la servitude volontaire", était scandalisé par la passivité des peuples face au tyran.

Je n’irais pas jusqu’à taxer le peuple Congolais de passif car je n’ignore pas que les filles et fils du Congo se sont toujours investis dans le devenir de leur pays, par la lutte pacifique parfois hautement risquée, qui a permis des avancées qui constituent notre héritage républicain commun. La lassitude affichée aujourd’hui par les populations Congolaises à l’égard de la politique n’est aucunement synonyme de renonciation de leurs droits.

Même si elle s’explique par la situation sociale et économique difficile qu’elles traversent, elles doivent veiller à ne pas tomber dans la résignation, au risque de ne plus faire douter le dictateur et de faire germer dans son esprit pervers des idées de monarchie.

Je sais que tout pouvoir non consenti se réduit à la force que l’on peut exercer sur autrui. Ainsi, le despotisme décrit par Montesquieu dans "L’esprit des lois" en est une figure, qui dessine la résignation craintive devant un maître tout puissant ; l’anéantissement des volontés transforme les citoyens en une foule d’esclaves.

C
’est cette logique meurtrière, qui dégrade les citoyens autant qu’elle freine le développement du pays, que SASSOU NGUESSO a choisie pour se maintenir au pouvoir grâce à une domination par la terreur, exercée par son régime qui cherche délibérément à manipuler et terroriser les citoyens.

Mais, il importe de rappeler à SASSOU NGUESSO que quelque soit la durée de la nuit, le jour finit par poindre et que la terreur n’aura pas raison de la détermination du peuple Congolais ainsi que de sa soif de démocratie.

Il convient de rappeler qu’un consensus est l’accord d’une large majorité de l’opinion publique, le compromis sur lequel est conclu, explicitement ou non, un accord provisoire, dans un contexte de contradictions d’intérêts et d’analyses. La Constitution de 1992, plébiscitée par le peuple Congolais, représentait le contrat social fondateur de la société politique Congolaise, assis sur des valeurs démocratiques fondamentales : liberté, justice, égalité, solidarité.


L’impératif du consensus politique

Exercer un pouvoir sur autrui, de quelque nature qu’il soit, implique que l’autre jouisse d’un libre arbitre. Or, l’exercice du pouvoir est conditionné par la manière dont l’autorité est acquise: soit par la soumission, soit par la reconnaissance, soit par le consentement.

Aussi, quels sont les degrés de l’acceptation du pouvoir et pourquoi consentir à un pouvoir ? La soumission implique une acceptation passive d’un pouvoir auquel on obéit parce que son autorité n’est pas remise en cause ; on se soumet aussi devant la force ou la violence. Les régimes autoritaires comme la dictature se contentent de la soumission des citoyens, alors que le pouvoir totalitaire semble être le seul qui exige des citoyens une acceptation inconditionnelle voire aveugle, avec un goût immodéré pour la propagande comme instrument d’autojustification. A contrario, un pouvoir est reconnu s’il est considéré comme investi d’une autorité légitime; il reçoit des légitimations qui peuvent être intérieures ou extérieures, implicites ou explicites.

Ces légitimations varient selon les types d’autorité, tels que Max Weber les définit dans "Economie et société". Dans une autorité traditionnelle comme la monarchie de droit divin, le roi est considéré comme légitime, son usage de la force comme légal. La reconnaissance du pouvoir va de soi, alors que la question du consentement des sujets n’est guère posée : le souverain respecte un droit coutumier, le plus souvent non écrit, il n’a aucun compte à rendre à ses sujets. La légitimation est fondée sur des arguments extérieurs au pouvoir, comme la tradition ou le droit divin.

Dans l’autorité charismatique, la reconnaissance du chef est globale, spontanée, liée aux qualités du chef et à la confiance qu’on lui accorde ; elle relève de l’affectivité plus que de la rationalité.

Même s’il se plaît à se comporter comme un souverain ou comme une quelconque autorité charismatique, SASSOU NGUESSO est censé être le premier à savoir que le Congo Brazzaville n’est pas et ne sera jamais une monarchie. Il sait pertinemment que le Congo Brazzaville doit suivre la voie démocratique tracée de façon consensuelle lors de la Conférence Nationale Souveraine de 1991, même s’il gère ce pays en véritable tyran depuis octobre 1997. Il sied donc au peuple de ne jamais oublier le fait que, même s’il est méprisé par SASSOU NGUESSO et ses courtisans, il reste le peuple souverain, seul détenteur de la légitimité de tout pouvoir.

Au regard de sa pratique du pouvoir, faut-il penser que SASSOU NGUESSO se voit en disciple de Machiavel, au point de se voir dans la peau du Prince ? Si tel était le cas, on pourrait comprendre pourquoi le consentement populaire n’a aucune place dans son système de pensée. En effet, dans le "Prince" de Machiavel, la notion même de consentement des citoyens au pouvoir est absente.

SASSOU NGUESSO devrait savoir que, ce que l’on appelle un Etat fort, parce qu’il manifeste de la violence ou de la terreur, est en réalité le plus faible des Etats. Le réel Etat fort jouit d’une légitimité qui est à ce titre l’accomplissement de la puissance : c’est le pouvoir sans la force, la puissance sans l’exercice de la terreur.

Il convient aussi de se rappeler qu’il ne peut y avoir de pouvoir légitime dans un Etat que lorsque la force est transformée en droit et non en arbitraire. Car, "le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme pas sa force en droit et l’obéissance en devoir" comme le disait si bien J.J.ROUSSEAU dans le "Contrat social".

En effet, le contrat social doit préserver et protéger les valeurs démocratiques fondamentales de telle sorte que si à un moment l’Etat outrepasse ses droits, le contrat est rompu : il n’y a plus de consentement ni de consensus. Le contrat ne saurait devenir un pacte de servitude où le consentement se révélerait n’être plus qu’une résignation à l’iniquité.

Alors, comment ne pas comprendre que le fossé né entre le pouvoir, la classe politique et le peuple Congolais souverain impose un nouveau contrat social voire sociopolitique ?
Le pouvoir, quand il faillit à sa mission, autorise la résistance de l’ensemble de la communauté contre une tyrannie avérée.

Un premier moyen est donc la Désobéissance Civile prévue par la Constitution de 1992. Un autre moyen, est l’organisation d’un Dialogue raisonnable, une espèce d’espace public, comme aurait dit Jürgen HABERMAS où des Congolais de l’intérieur comme de la Diaspora, bénéficiant des mêmes droits de participation, auront pour mission d’échanger et argumenter autour de la chose publique. Dans le contexte Congolais actuel, seul un tel espace d’intersubjectivité raisonnable pourra faire naître un nouveau consensus largement partagé. Le Congo a besoin de ce renouveau démocratique.

Au reste, j’en appelle solennellement aux responsables politiques, de l’opposition comme de la majorité présidentielle, pour qu’ils mettent entre parenthèses l’organisation de l’élection présidentielle afin de mobiliser leurs énergies en trouvant des voies et moyens pour bâtir un contrat fondateur de la vie politique Congolaise.

Leur irresponsabilité impliquera assurément une abstention massive et sans précédent puisqu’en l’absence d’un dialogue national préalable, l’élection présidentielle ne servira qu’à légitimer un pouvoir à bout de souffle et aux abois. D’ailleurs, les ministres de SASSOU NGUESSO se sentent obligés de prôner bon gré malgré une certaine franchise sur la gravité des problèmes qui caractérisent le quotidien des Congolais.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage a déclaré que: "Le Congo est un pays à déficit vivrier chronique. Il est en urgence alimentaire et a besoin de construire une réponse en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle". Cette franchise contagieuse a aussi touché son collègue de l’Economie et du Budget qui a affirmé que: "26 % des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique ; 39 % des ménages ne sont pas capables de couvrir leurs besoins alimentaires et n’ont pas accès à l’apport calorique minimum de 2400 calories par jour".

Ce n’est donc point faiblesse de constater que ce sont là, parmi d’autres, les signes de la faillite de l’Etat. Tout Congolais, las d’un pouvoir sans partage et inquiet du sombre avenir qui pointe à l’horizon, ne pourra faire l’économie de s’inquiéter du devenir des femmes, des hommes et des enfants livrés à eux-mêmes et juste capables de contempler sans les saisir leurs richesses confisquées par une minorité dont la première jouissance est de les savoir dans le dénuement total.

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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 20:16

1er août 2009
Michel Madzou


Vives tensions au Congo Brazza

Hanté par une victoire au goût de l’échec, Denis SASSOU NGUESSO poursuit son escalade et multiplie les actes de provocations.

En effet, l’échec qu’il vient de subir au dernier scrutin, par le refus massif du peuple Congolais de le réélire (95% de refus de vote) lui tourne tellement la tête qu’il est à la recherche d’un bouc émissaire et d’un conflit ouvert avec l’opposition qui lui permettrait d’utiliser sa milice, son armada d’armes acquises auprès de la Chine et de la Corée, pour supprimer les opposants et donner la mort aux nombreux Congolais.
Le prétexte qu’il recherche lui est donné par la marche pacifique organisée par l’opposition Congolaise le 15 juillet 2009 au cour de laquelle un élément de sa horde, le nommé SABIN, dirigée par le général NDENGUET a tenté d’assassiner une personnalité de l’opposition. N’eut été la chance et la protection des éléments de sa sécurité, le candidat Mathias DZON aurait été touché par une balle réelle, qui malheureusement a éraflée le cou d’un jeune militant marcheur.

Ce dernier est d’ailleurs recherché activement par la garde présidentielle et la garde républicaine. on ne sait pourquoi !
Ainsi, après l’arrestation du lieutenant GALOUO, chef de la sécurité affectée auprès de Mathias DZON par le commandement militaire, un autre élément de la sécurité du candidat, le sergent DOUNIAMA vient à son tour d’être arrêté.

Nous mettons en garde Denis SASSOU NGUESSO et sa bande de cobra de type NDENGUET et autres, contre toutes provocations et toutes menaces contre l’intégrité physique des personnalités de l’opposition.
Le peuple Congolais  suit avec un intérêt particulier l’évolution de cette situation parce qu’il ne laissera plus les mains assassines opérer impunément.


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La Radio la plus écouté à Brazzaville et à Kinshasa est sous Silence
 

Par Arsène SEVERIN
Comme par hasard, la fréquence de RFI à Brazzaville n'est plus captée… A la place, une radio pirate. 
 .
Brazzaville est sous la brouille avec Radio France internationale (RFI). On la capte presque plus. A l’endroit habituel, la 93.20 FM, une chaîne pirate s’y est installée et bombarde de la musique jusqu’à vous boucher les oreilles. Les autorités de Brazzaville marquent leur étonnement devant cette "main noire", disent avoir ouvert une enquête pour tout tirer au clair. Que faire ? Il faut passer maintenant et provisoirement à la 93.50, nous conseille un journaliste, et ç’a marché. On sait que depuis quelques, Kinshasa, la capitale voisine, a suspendu les émissions de RFI en ondes modulées. Pourquoi Brazza aussi ne capte plus "la radio mondiale" ?
 
Les populations de Brazzaville ne savent plus comment capter la RFI. Chaque matin, elles se plaignent toutes de n'avoir pas suivi la radio qui dit la "vérité", et mal aimée des autorités, comme l'a révélé la dernière élection présidentielle dans le pays.
 
Qu'est-ce qui se passe ? Kinshasa qui gère la quasi-totalité des fréquences radio et télé disponibles sur les deux rives, aurait-il injecté une radio pirate pour faire disparaître le signal de RFI à Kinshasa. Car, en effet, RFI peut être captée à Brazzaville sur 105.00FM qui est la fréquence de Kinshasa, tout comme on peut l'avoir à Kinshasa sur 93.20, qui est la fréquence de Brazzaville.
Couper Kinshasa et laisser Brazzaville, c'est comme si on n'avait rien fait. Solution : tout sectionner et saisonner. Comme ça plus rien. Ni Catherine NININ, ni Ghislaine DUPON ne pourront déranger le sommeil de nos deux gars. RFI à Brazzaville et à Kinshasa, c'est le silence total !
 
Mais à Brazzaville, on a trouvé une fréquence, la 93.50. Elle est provisoire, et ne marche pas toujours comme on le souhaite. Ce vendredi 31 juillet 2009 matin par exemple, on a pas pu capté le signal.
Bon, mais, on écoute la propagande inlassable de la Radio Congo, notre pravda audio!
 
Comme par hasard, de l'autre côté du fleuve, le gouvernement n'est pas allé par quatre chemins. Il a suspendu le signal de RFI dans les principales villes de la République Démocratique du Congo (RDC).
Il s'agit de quatre signaux, coupés sur l'ensemble de la RDC. Selon le ministre de la communication, presse et médias de ce pays, Lambert MENDE OMALANGA, RFI sape le moral des troupes militaires engagées dans la guerre contre les rébellions de la Law resistance army (LRA, armée de résistance du seigneur) de l'Ouganda, ou du Front pour la démocratie et la libération du Rwanda (FDLR).
 
D'après les autorités de la RDC, RFI s'amuse à mettre de l'huile sur le feu, disant certaines choses prêtes à révolter les soldats, et minimisant les efforts du gouvernement, notamment dans l'opération "Tolérance zéro" initiée dans le cadre de la lutte contre les violences sexuelles.
 
Pour se mettre à l'abri des attaques éventuelles des militaires ruinés par le front de la guerre, les autorités de ce pays ont préféré sacrifier "la radio mondiale", captée en Fréquence modulée (FM) dans les principales villes. Le signal a été coupé à Kinshasa, à Lubumbashi, à Kisangani et à Goma.
Il y a quelques semaines déjà, la RDC a coupé le signal de RFI à Bunia, dans l'Est.
 
La direction de RFI a logiquement protesté contre cette mesure, rappelant qu'elle détient ces informées de la Mission des Nations unies au Congo (MONUC). Mais le gouvernement ne s'en est pas pris à la MONUC, partenaire incontournable, amère, mais très important dans la stabilisation de cette partie du pays en proie à de multiples rébellions.


Nous Sommes le Congo !
Cessons d'Avoir Peur !
 


Pour un Etat de Droit au Congo ! 


"Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission"
Celui qui lutte peut gagner ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !


Patrick Eric Mampouya
http://mampouya.over-blog.com/

 

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 16:08

27 juillet 2009
Le Monde


Denis Sassou Ngesso confirmé à la présidence du Congo


La Cour constitutionnelle du Congo a validé, samedi 25 juillet, les résultats de l'élection présidentielle du 12 juillet, confirmant la réélection de Denis Sassou Nguesso et rejetant les requêtes d'annulation déposées par cinq candidats. "Le candidat Denis Sassou Nguesso ayant obtenu 1 055 117 voix, soit 78,61 % des suffrages exprimés, est élu président de la République au premier tour du scrutin", selon une décision de la Cour annoncée par son président.


Cette institution judiciaire n'a modifié aucun des résultats publiés le 15 juillet par le ministère de l'administration du territoire, qui a coorganisé le scrutin avec la Commission d'organisation nationale des élections (Conel). "La décision de la Cour [étant] irrévocable et sans appel", en vertu de la loi, les résultats deviennent définitifs. Denis Sassou Nguesso, 66 ans dont près de 25 à la tête du pays, était considéré avant le vote comme le grand favori pour un nouveau septennat.


Affirmations non étayées

Selon la Cour constitutionnelle, quatre des cinq requêtes déposées étaient "recevables en la forme" mais ont été jugées "non fondées", tandis que celle d'un cinquième candidat a été jugée "irrecevable" parce que déposée au-delà des délais prescrits. "Les allégations des requérants, qui procèdent par de successives affirmations non étayées, manquent de pertinence", a estimé le président de la Cour.

Les cinq candidats qui avaient déposé des requêtes, sur les douze qui faisaient face au président sortant, avaient tous appelé au boycottage de la présidentielle, après avoir réclamé sans succès son report. Après le vote, ils avaient dénoncé des cas de "fraude, tricherie, bourrage d'urnes" et un fichier électoral "gonflé à volonté". Des rassemblements de ces cinq opposants, pour lesquels les autorisations nécessaires ont été obtenues, ont été interdits par le ministère de l'administration du territoire, selon un des opposants, Clément Miérassa.

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