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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 15:54

28 juillet 2009
Felix Ebagamonio
Zenga-Mambu


L’unité et l’étroite coordination contre la dictature et à la misère au Congo

Le dictateur du Congo Brazzaville, Mr Sassou Nguesso et sa clique n’ont cessé de parler de paix pendant la campagne des élections du 12 juillet 2009 et après celles-ci. Le paradoxe en tout ceci est que ce président au pouvoir autocratique qui achète massivement les armes avec l'argent du pétrole, qui entretient une milice privée, des mercenaires de tout genre et qui a l'armée, la police entre ses mains, est avec sa clique, les premiers à mettre réellement en danger la paix.

Si les élections n’ont pas été manipulées et ont été sincèrement gagnées par Sassou, pourquoi cette peur, cet acharnement d'aller contre les journalistes qui couvrent des élections et ses suites? Pourquoi cette brutalité des forces de l'ordre contre des groupes de personnes de citoyens qui marchent pacifiquement pour exprimer leur désaccord avec des résultats qu'elles ne trouvent pas justes? Quelle est cette méthode de vouloir garantir la paix et la démocratie?

En vérité les élections n'ont pas été du tout transparentes. La présidentielle du 12 juillet 09 n’a été «ni juste, ni transparente, ni équitable» comme le témoigne beaucoup d’observateurs indépendants. Les élections n'ont pas été gagnées par Sassou Nguesso malgré tant d'argent des Congolais gaspillé aveuglement, malgré le bourrage des urnes, le transfert des électeurs non enregistrés d'un bureau de vote à un autre. Le taux d’abstention a en réalité dépassé les 90%. Beaucoup d'habitants de Brazzaville ayant fuient massivement leur localité à la veuilles des élections et les bureaux de vote étant restés quasiment vides à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie qui représentent presque 3/4 de la population. Dans beaucoup de localité du Pool, les élections n'ont pas eu lieu. Comment est on venu au score que l'on prétend attribuer à Sassou.

Sincèrement ce dictateur qui raffole de crèmes blanchissantes pour s’éclaircir la peau comme femme en mal d’amour propre et sa clique ont été désavoués par le peuple n’a pas du tout été réélu à la tête du Congo avec, officiellement, 78,6 % »pour un taux de participation s'élevant officiellement à 66% ». Le mécontentement contre lui et son régime est notable dans tout le pays. Les preuves sont palpables. En tout cas avec les seuls deux faits: la distribution d'argent pendant la campagne, pendant l'élection au Congo et à l’étranger, le bourrage des urnes et transfert des électeurs payés, non enregistrés d'un bureau de vote à un autre, Sassou et ses proches collaborateurs sont passibles de répondre devant le tribunal pour haute trahison.

En dehors des interdictions de tout genre faites à l'opposition de tenir des meetings, il y a eu le mercredi 15 juillet 2009 des tirs à l’arme automatique, des blessés, des gens tabassés, des cameras, des portables des journalistes étrangers confisqués par des agents de la sécurité à Brazzaville pendant une marche pacifique pour contester les fraudes électorales massives et la victoire irréaliste de Sassou. La journaliste Catherine Ninin de Radio France Internationale qui avait commencé à ne faire que son travail quelques jours avant les élections, a reçu des «menaces».

Elle a été à la fois intimidé part des agents de renseignement et de responsables du pouvoir". Dans le Congo" au régime autocratique, où l'opposition n’est pas autorisée de s'exprimer aux antennes des médias publiques, où des journalistes, des intellectuels, de gens instruits vendent leur âme et leur conscience pour de l’argent et où le tribalisme, le népotisme, le clanisme, la corruption" font ravage, le harcèlement des journalistes, des médias indépendants est une pratique courante, il ne peut y avoir de progrès. Le pouvoir s'appuie sur des journalistes nationaux et internationaux, des faux observateurs à sa solde pour diffuser des contre vérités. Pour la dite élections du 12 juillet 09, il s’est par exemple octroyé du service d’un organisme inconnu appelé » COFA. Coordination des observateurs franco-africains représenté par « L’ex député européen UMP Jacques Toubon ; ancien ministre de Chirac et Jean-Michel Fourgous, également député UMP et président du groupe Amitié France-Gabon de l'Assemblée nationale vus le jour de l’élection en compagnie de Sassou Nguesso sur les rangs des invités d'honneur, alors que l'UE n’a pas envoyé d'observateurs à cause de manque de "justice, de transparence et d’équité " nettement visible. On connaît la suite et on a pu remarquer comment ces dits observateurs se sont lancé à des déclarations flatteurs à la faveur de Sassou le jour de l’élection Par la voix de Mr Jean-François Mancel, député UMP également, COFA s’est permise de critiquer malhonnêtement Mr Miguel Amado le patron de l’UE qui n’a pas voulu envoyer des observateurs à cette mascarade. La chaîne de télévision Télé Sud s’est aussi fait avocat de Sassou Nguesso en faisant passer de n’importe quoi sur les écrans pour brouiller les faits. Cette pratique connait heureusement aujourd'hui ses limites.


Les élections présidentielles contestées

Le dictateur Sassou Nguesso qui raffolent de crèmes blanchissantes pour s’éclaircir sa peau comme femme en mal d'amour propre, conduit depuis plus de 25 ans la république du Congo; 4e producteur du pétrole brut de l'Afrique dans le chao, dans la gestion macabre. La rente pétrolière du Congo est gérée depuis des années par Sassou et sa famille. Lui et sa famille sont les plus riches du Congo. Oui la Famille Sassou compte parmi les plus riches familles de l'Afrique et le peuple du Congo malgré les ressources naturelles gigantesques du pays compte parmi les plus pauvres, les plus laissé pour compte de l’Afrique." Le Congo est l’un des pays du monde les plus incapables à créer des richesses eux-mêmes "en prenant ici la pensée du regretté André Milongo.

Sassou Nguesso a placé ses nombreux enfants, ses neveux, nièces à des postes clé qui leur permettent de voler sans état d’âme beaucoup d'argent de la république du Congo. Sassou Nguesso et son clan, ses amis ; les faux riches du Congo se construisent et achètent au Congo ainsi qu'à l'étranger des impressionnantes maisons, villas, châteaux sans oublier les véhicules de luxe, les comptes bancaires, le paiement mensuel des salariés fictifs avec l’argent du pétrole, du bois, du trésor public. Beaucoup de multinationale, des hommes d'affaires, des agences de public relations sans foi ni loi en complicité avec Sassou Nguesso et sa clique se partagent des richesses du Congo.

En dehors des crimes économiques, Sassou et son régime sont responsables de nombreux assassinats politiques, de nombreuses guerres civiles, des génocides qui ont endeuillé le Congo ; tel que celui des disparues du Beach. Avec la gouvernance du Congo par Sassou dont ses propres intérêts celui de sa famille, de sa clique et de ses maîtres passent avant ceux du peuple, l’avenir du Congo reste hypothéqué à jamais.

Le malheur de ce pays est que depuis presque la moitié du siècle," ce sont les mêmes individus qui se succèdent au pouvoir, en y introduisant de temps à autres des jeunes parents, amis, ex opposants opportunistes. La corruption, la dépravation des mœurs sont à tel point qu'il faut s'atteler "d’installer un vrai changement au Congo, si l’on veut aller vers le progrès. Si on arrive maintenant à mettre fin au Régime pourri de Sassou Nguesso, il faut arriver aussi à changer les mentalités, sinon le Congo est encore perdu pour des décennies .Le Congo Brazzaville a un besoin urgent d'une équipe d'opposants sincères et soudés, décidée à conduire la transition jusqu'aux nouvelles élections sans les tous vautours qui collaborent avec Sassou. Une chose à se mettre à l'esprit et qui n’a pas été bien comprise par beaucoup de Congolais, est le message du discours circonstanciel d'Obama à Accra. Le peuple est le seul à prendre son destin en main pour se débarrasser de régimes corrompus et dictatoriaux. Aide-toi et le ciel t'aidera. En résumé, Sassou Nguesso et sa clique ne sont pas si bêtes pour quitter d’eux même le pouvoir avantageux pour eux. Ils ne peuvent pas prendre le risque de s'exposer à des poursuites judiciaires qui les conduiraient pour la plupart d'entre eux droit à la CPI. Cet ici au peuple congolais de prendre ses destinées en main pour mettre un terme à la dictature, Système mafieux de Sassou.

Les Congolais de toutes les régions doivent mener dans l'unité une lutte commune contre l'exploitation éhontée de Sassou, sa clique et ses maîtres de l'occident. Cet à cet occasion que la dite opposition radicale doit jouer son vrai rôle. Il faut mener sans trop attendre, une série de conférences de presse à Paris, Londres, à Washington USA de l'opposition, la désobéissance civile, la grève générale, les manifestations soudées, suffisamment soutenues. Il est important de contacter des association, nombreux ONG de droit de l'homme à Paris, aux USA, Royaume Uni pour mener des manifestations pacifiques assez importants devant les chancelleries du Congo à l' étranger, devant l'Élysée, les sièges de UE, L'ONU, les Bureaux de Total/ Elf, AGIP. Ce sont la, les seuls voies pour arriver à faire partir lentement et sûrement Sassou Nguesso et sa clique. Il faut chercher à détruire ensuite par des méthodes pacifiques son régime axé sur la corruption, l'intimidation. Les massacres qui ne cessent de détruire le tissu social, à condamner le peuple à la mendicité, au chômage sans fin. L’action, l’unité et l’étroite coordination sont d’urgence requises pour mettre fin à la dictature et à la misère au Congo.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Congo Brazzaville
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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 15:40

27 juillet 2009
Mwinda

Sassou le candidat de Sarkozy ?

Le mutisme assourdissant observé par Paris à la suite de l’élection présidentielle au premier tour de Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville témoigne de l’embarras qui agite les cercles élyséens. Le désarroi de la France est proportionnel à l’ampleur du chaos électoral. Faudrait-il donner un quitus à une élection présidentielle sans électeurs ?

Voilà le dilemme auquel sont confrontés à la fois l’Elysée et le Quai d’Orsay. Un choix cornélien qui impose à Paris d’adopter un profil bas. Une attitude iconoclaste dans les us et coutumes diplomatiques de la France. Cette relative discrétion contraste avec l’appétit médiatique habituel de Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner. Est-ce le signe avant-coureur d’un désamour entre Paris et Brazzaville ? Serait-ce le « commencement des douleurs » (pour reprendre Sony Labou Tansi) du régime de Sassou ?

Mal emmanchée au Congo-Brazzaville à cause de l’incurie du pouvoir, l’élection présidentielle a mal fini pour Sassou Nguesso. Malgré la distribution de liasses de billets, malgré les appels répétés au vote, malgré tout, le taux d’abstention a atteint des sommets. Un taux d’abstention record que le pouvoir du Congo-Brazzaville refuse d’admettre. Sassou Nguesso et ses sbires du chemin d’avenir sont K.O debout. Après une campagne électorale assourdissante, on peut dire à la suite de Shakespeare que c’était : « beaucoup de bruit pour rien ». Toutefois, ses affidés se battent comme diable dans un bénitier pour faire reconnaître la victoire de Sassou-Nguesso à la communauté internationale visiblement rétive. Les autorités du Congo-Brazzaville ont les yeux désespérément rivés vers Paris dans l’attente d’un message de félicitation qui couronnerait leur victoire. Rien à faire : motus et bouche cousue à l’Elysée.


La démocratie ira mieux à l’Iran qu’au Congo

« Le peuple iranien mérite mieux que les dirigeants d’aujourd’hui » dixit Nicolas Sarkozy (Le Monde, 17 Juillet 2009). Pourtant l’actuel homme fort iranien a été aussi mal élu que le tyran de Mpila. A-t-on vu la France monter au créneau comme elle l’a fait pour désavouer les élections iraniennes ? Si l’actuel tyran iranien n’a pas de mérite, les populations du Congo-Brazzaville méritent-elles alors les dirigeants d’aujourd’hui ? Il y a deux poids deux mesures. Les raisons de cette discrimination sont évidentes. Elles relèvent des enjeux internationaux. Les Iraniens sont en voie de posséder la bombe atomique capable de menacer la sécurité d’Israël tandis que le Congo possède le pétrole qui garantit la puissance énergétique de la France. Toute cette différence de traitement se situe là.


Sassou garant et gérant des intérêts français

Pourtant au Congo-Brazzaville comme au Gabon, Nicolas Sarkozy avait martelé : « La France n’a pas de candidat » dans les futures élections dans ces deux pays. Une déclaration empreinte de bonnes intentions qui avait suscité quelques lueurs d’espoir dans le contexte de la rupture prônée par le Chef de l’Etat français. Aujourd’hui, le thème de la rupture a fait long feu. Sarkozy a rompu avec la rupture. Le sixième président français après Charles de Gaulle veille comme ses prédécesseurs aux intérêts de la France. Tout comme Sassou Nguesso qui se bombe le torse affirmant qu’il est le meilleur garant des intérêts de la France au Congo-Brazzaville. Paradoxalement aucun message de félicitation n’a été adressé à ce « pion de la Françafrique » au Congo (pour reprendre le titre du récent livre de la Fédération Congolaise de la diaspora FCD)

Pourtant dans les milieux d’affaires et les groupes d’analyse politique, le message de garantie de Sassou Nguesso était reçu 5 sur 5. Le Congo-Brazzaville regorge de richesses minières et sylvestres. Pourquoi alors, se sont dit ces hommes d’affaires (au premier rang desquels Bolloré et Pandino), se débarrasser d’un cheval qui les a toujours fait gagner ? Pour eux depuis 25 ans, Sassou ans est un formidable ticket.


Qui ne dit…maux

Pourquoi, dans ce cas, le mutisme de Paris pour féliciter son poulain congolais ? Hypocrisie ? Vaste fumisterie ! En réalité, c’est un juste renvoi d’ascenseur ! Le mal congolais convient aux Français. Qui ne dit…maux consent. De toute façon (même s’il faut se méfier de l’eau qui dort) à Brazzaville règne un calme absolu. La répression exercée par Ndenguet, Adoua, Alakoua, Ntsourou et Dabira produit ses effets. Alors les affaires peuvent continuer. Business is business !

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Published by Juliette Abandokwe - dans Congo Brazzaville
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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 09:39

20 juillet 2009
Reporters sans Frontières


Reporters sans frontières condamne une véritable chasse aux journalistes étrangers orchestrée par des policiers durant l'élection présidentielle. Selon l'un des reporters français agressés, interrogé par l'organisation : "Nous faisions simplement notre travail et la police anti-émeute s'en est pris à nous en saisissant notre équipement." "Une telle brutalité en période électorale est de nature à semer le doute sur la régularité du scrutin. Agressés, menacés, harcelés, les journalistes ont subit les humeurs des militaires. Nous demandons aux autorités de sanctionner tout abus de pouvoir envers les professionnels des médias commis au cours de ce vote", a déclaré l'organisation. 


A Brazzaville, le 15 juillet 2009, jour des résultats des élections présidentielles, Arnaud Zatman et Marlène Rabaud, envoyés spéciaux pour la chaîne de télévision France 24 et Thomas Fessy, journaliste correspondant pour BBC World Service ont été agressés par la police alors qu'ils couvraient une manifestation d'opposition. Sommés de quitter les lieux, les journalistes ont été violentés et leurs équipements leur ont été confisqués. 

Contacté par téléphone, Thomas Fessy s'est déclaré choqué par ces agissements: "Ils m'ont ceinturé et tiré les cheveux afin que je lâche des mains mon enregistreur qu'un policier en civil a immédiatement récupéré. Un autre policier m'a arraché mon sac." De retour à leur hôtel et constatant qu'ils étaient sous surveillance, les trois journalistes ont décidé de se mettre à l'abri. 

Le 12 juillet, jour des élections, quelques heures avant le début du scrutin, une douzaine d'agents de sécurité menés par le colonel Thomas Bakala Mayinda, de l'agence des renseignements congolais, ont fait irruption à l'Hôtel Saphir et prétextant une interview, ont demandé à voir Catherine Ninin, de Radio France Internationale (RFI), envoyée spéciale à Brazzaville. L'hôtel a refusé l'accès aux soldats. Une heure plus tard, la journaliste recevait des menaces par téléphone d'un assistant du Président tandis que deux groupes supplémentaires d'agents de sécurité ont monté la garde au pied de l'hôtel toute la nuit.

Les élections présidentielles au Congo se sont déroulés sans surprise avec la réélection à un second mandat de Denis Sassou N'Guesso. 

http://www.ifex.org/republic_of_congo/2009/07/20/journalists_attacked_in_brazzaville/fr/

Pour tout renseignement complémentaire:

Reporters sans frontières
7, rue Vivienne
75002 Paris
France
rsf (@) rsf.org
tél: +33 1 44 83 84 84
téléc: +33 1 45 23 11 51

http://www.rsf.org

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 10:38

15 juillet 2009
AFP


Congo : Denis Sassou Nguesso réélu président avec 78,61% des voix

Juliette: En d'autres terme, des 10% de congolais environ qui ont voté, encore 21% ont encore réussi à voter contre lui!
Cela ne s'appelle pas une réélection messieurs les journalistes d'Agence France Presse, mais plutôt d'une autoproclamation contre le gré de plus de 90% de la population congolaise! 

Le pétrole congolais va donc continuer à tranquillement couler dans les pipelines des pilleurs que sont les multinationales pétrolières, protégées par leur gouvernement, et Sassou Nguesso et sa clique, sous les yeux complices de l'entière communauté internationale. 

Comment les congolais et les africains peuvent-ils se battre contre une conspiration tentaculaire pareille!!!

M. Obama, qu'en pensez-vous....!



Denis Sassou Nguesso a été réélu président du Congo avec 78,61% des voix lors du scrutin du 12 juillet, dont le taux de participation a dépassé les 66%, selon les résultats complets provisoires proclamés mercredi, contestés avant même leur publication par l'opposition.

M. Sassou Nguesso, 66 ans dont près de 25 à la tête du pays, était considéré avant le vote comme le grand favori d'un nouveau septennat, face à douze adversaires.

Il a obtenu 1.055.117 des 1.342.242 voix (78,61%) alors que le taux de participation a été de 66,42%, selon ces chiffres lus devant la presse par le ministre de l'Administration du territoire Raymond Mboulou.

Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, candidat indépendant, se classe deuxième avec 7,46% des voix, devant l'opposant modéré Nicéphore Fylla de Saint-Eudes (6,98%) tandis que l'opposant radical Mathias Dzon, considéré avant le vote comme le principal adversaire du président-candidat, a eu 2,30%.

Pour être définitifs, ces résultats doivent être proclamés par la Cour constitutionnelle après d'éventuelles contestations.

"En définitive, les opérations de vote ont eu lieu (...) dans la paix et la tranquillité et en toute transparence", a déclaré Mboulou, dont les services ont co-organisé le scrutin avec la Commission d'organisation nationale des élections (Conel).

"Le gouvernement salue le patriotisme de certains candidats et déplorent que d'autres n'aient pas su saisir l'occasion (...) pour donner la preuve de leur amour pour la patrie", a-t-il ajouté.

Six candidats n'ont pas voté et avaient appelé au boycottage du scrutin, après avoir réclamé plusieurs fois sans succès le report de la présidentielle.

Si tout le monde convient que les opérations de vote se sont déroulées dans le calme à travers le pays, après deux semaines de campagne électorale sans heurts, le processus a été marqué par plusieurs points de désaccord.

D'abord sur le nombre d'électeurs: officiellement, 2,2 millions de Congolais - sur 3,6 millions d'habitants - étaient appelés à voter, chiffre contesté par l'opposition selon laquelle le fichier électoral a été "gonflé".


La participation, ensuite, a été au centre de la polémique.

Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, les six candidats "boycotteurs" avaient annoncé une "abstention record", à "plus de 90%". Taux "farfelu", avait répondu le porte-parole du gouvernement, Alain Akouala Atipault.

Mboulou avait assuré que ce taux serait "au-dessus de la moyenne", tandis que le président de la Conel le qualifiait de "globalement très satisfaisant", sans donner de chiffre. Plusieurs ONG locales ayant déployé des observateurs du vote avaient confirmé la faible participation, confortant des situations vues à Brazzaville par des journalistes de l'AFP et des témoignages recueillis à l'intérieur du pays.

"On sera surpris si le taux de participation dépasse 20% et même 15%", avait notamment affirmé au lendemain du scrutin Roger Bouka Owoko, directeur exécutif de l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH).

Mardi, l'Association des droits de l'Homme et de l'univers carcéral (Adhuc) et la Rencontre pour la paix et les droits de l'Homme (RPDH), deux ONG congolaises, avaient aussi convergé sur la forte abstention motivée, selon elles, par la peur.

Les six boycotteurs, qui avaient aussi appelé le 12 juillet à "faire constater l'illégitimité de Denis Sassou Nguesso" et réclamé une nouvelle présidentielle, ont affirmé mercredi après-midi avoir été empêchés de tenir une conférence de presse. La police, jointe par l'AFP, a fait état d'une "manifestation publique" non autorisée.


"Je suis le président de tous les Congolais" déclare Sassou Nguesso

APA-Brazzaville

«Je suis le président de tous les Congolais», a déclaré, mercredi à Brazzaville, le président congolais Denis Sassou Nguessso, après l’annonce de sa victoire à la présidentielle de dimanche dernier.

 «Cette victoire n’est pas une victoire d’un camp sur l’autre mais c’est la victoire de la démocratie congolaise», a souligné Sassou Nguesso, réélu avec 78,61 des suffrages, selon les résultats provisoires du scrutin rendus publics par le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Raymond Mboulou, chargé de l’organisation du scrutin.

Le président réélu a remercié le peuple congolais pour lui avoir fait une fois de plus confiance, et la communauté internationale qui «a permis le bon déroulement de cette élection».

Il a décerné une mention spéciale aux observateurs internationaux qui, selon lui, n’ont ménagé aucun effort pour aider le Congo à asseoir sa démocratie.

Brazzaville, la capitale congolaise, a été prise de panique, après l’annonce, mercredi après-midi, des résultats de la présidentielle de dimanche dernier donnant le président Denis Sassou Nguesso vainqueur du scrutin.

Des tirs à l’arme légère ont été entendus à Bacongo et à Ouenzé qui ont semé la panique dans la population.

On ne sait si c’est pour saluer la victoire de Sassou Nguesso que les hommes en uniforme ont tiré où c’est la manifestation d’un mécontentement de l’opposition qui a été empêchée de tenir une conférence de presse, mercredi après-midi, avant l’annonce des résultats.

 Le calme est cependant revenu dans la ville après ces tirs. Mais des attroupements sont visibles sur les grandes avenues de la capitale telles que l’avenue de paix située, au centre, dans l’arrondissement 3 de poto-poto.

Aucun candidat en lice dans cette élection n’a encore officiellement réagi à la victoire de Sassou Nguesso. 

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 13:08

16 juillet 2009
Jean-Jacques Dikongué


Denis Sassou Nguesso : camer.beBandeko ! Le Congo de monsieur Denis Sassou Nguesso vient, une fois de plus, faire un grand bond dans la stabilité ce faisant, dans la démocratie. Stabilité, cette plante qui décidément, ne saurait et ne pourrait pousser en terre africaine francophone qu’avec la présence non imposée de ces initiés, les seuls à avoir le secret de la faire pousser dans une terre nous dit-on réfractaire parce que, pas suffisamment entrée dans l’histoire à travers ses populations.

A en croire la cacophonie du silence des médias hexagonaux qui suit l’annonce de ces résultats et avait précédé ce scrutin, le Congo-Brazaville vient de faire la démonstration d’élections libres et sans couac aucun. Silence média qui contraste avec la bronca et l’overdose des images qui ont succédé aux élections présidentielles en Iran. Le Congo Brazzaville évite ainsi le chaos qui échoit aux populations qui, dans leurs velléités, dans leur exigence de liberté, osent contrarier le bon déroulement des choses, ici symbolisées par des ersatz et simulacres d’élections. Ne dit-on pas dans certains milieux que la stabilité et la paix vont de pair avec la misère en Afrique ? La misère étant moins pénible au soleil informait un chanteur populaire et le Congo de monsieur Denis Sassou Nguesso vient une fois de plus le confirmer.

L’élection à 78,61% ou à la chiraquienne de monsieur  Denis Sassou Nguesso vient si besoin était, appuyer le peu d’intérêt que la quête, la soif de liberté des populations africaines francophones suscite dans les médias du monde et de la chère patrie amie de l’Afrique. En d’autres termes, elle symbolise le choix fait par les capitales des puissances occidentales et à l’occurrence de Paris de ne plus interférer dans les affaires internes. C’est pour cette raison qu’elles n’envoient d’ailleurs plus des observateurs pour superviser et avaliser le bon ou le mauvais déroulement des élections en Afrique. En africain on dira quelle pantalonnade !

Rappelons en passant qu’au nom de cette non ingérence, avec plus de 6 millions de morts au Congo Kinshasa, le coltan et tous les autres minerais sont convoités, exploités et pillés par les puissances occidentales grâce à la complicité de leurs bras armés africains, reléguant ces morts dans l’indifférence totale. Un holocauste programmé qui rapporte gros, et dont la qualité des victimes n’intéresse pas même pas ceux des humanistes qui s’agitaient ou s’agitent pour le Darfour. Pourquoi ? Parce qu’au Congo Kinshasa, les adeptes de la non-ingérence contrôlent l’approvisionnement en matières premières qui inondent son sous-sol au point de qualifier ce pays de « scandale géologique ». Que pèse donc un scandale humain face à un lucratif scandale géologique ?

De Brazaville à Yaoundé, en passant par Libreville, celui qui le mieux dessert les intérêts de sa population à les faveurs et les grâces des médias occidentaux quand il n’est pas encensé par la chape de plomb qui couvre les exactions et les spoliations qu’il exerce ou exercera sur sa population. Toute opposition ne fera l’objet de mansuétudes des médias. Pourquoi scier la branche sur laquelle on est assis ? Et le feu Omar Bongo exprimait bien cette relation qui prévaut, comme bien d’autres chefs d’état en exercice en Afrique francophone. Croire un seul instant que l’une de ces capitales occidentales, fût-elle amie de l’Afrique, se fera l’écho de la parole devenue souffrance des populations africaines, est une illusion qui expose ces combattants de la liberté à la brutalité des services d’ordre de ces capitales surtout lorsqu’il est question de recevoir le bras armé en chef. Et en la matière, Paris est bien connue par les africains pour ne pas les laisser dire leur mécontentement comme les iraniens ou les chinois le feraient et le font. Et pour cause ? On s’en fout des nègres à Paris, même si c’est pour venir siffler le négrier en chef qui plus, représente les intérêts de ces capitales.

Achille Mbémbé rappelait, « L'Afrique se sauvera par ses propres forces ou elle périra. Personne ne la sauvera à sa place, et c'est bien ainsi. .. » . Pour autant, il faut faire le choix de ses combats, car la férocité de l’hôte en ces moments est sans commune mesure.

Le Congo Brazzaville bénéficiera encore de quelques années d’accalmie, de stabilité grâce à monsieur Denis Sassou Nguesso dont l’histoire, lorsqu’elle nous sera contée, retiendra la dextérité et l’aplomb politiques et pendant ces années, la population goutera davantage aux bienfaits de cette stabilité (paupérisation, déliquescence sociale, etc.) au nom de l’identité fondatrice de l’Afrique francophone selon la sauvegarde des intérêts occidentaux : Paix et Stabilité = Pauvreté.

i l’Iran et la Chine s’en sortent c’est parce qu’ils ont compris que la résonnance se fait chez eux et non par le soutien de quelques capitales occidentales et encore moins hexagonale, promotrice des dictateurs en Afrique francophone. Prendre pour référence la résonnance faite en occident aux manifestants iraniens ou chinois pour essayer de déstabiliser les dictateurs africains en visite est faire preuve d’un manque d’appréciation exacte de la situation ce, sans prétention aucune de faire de leçon à quiconque. L’élection de monsieur Sassou Nguesso nous en livre la preuve.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Congo Brazzaville
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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 09:34

13 juillet 2009
APA - Brazzaville


Dans cette déclaration commune lue par le doyen de ces observateurs, Dieudonné Kombo Yaya, ancien ministère des Affaires Etrangères de la République centrafricaine, les observateurs « félicitent le peuple congolais pour sa maturité politique et son calme, invitant les acteurs de la vie politique congolaise à poursuivre le dialogue et la concertation en vue de consolider la paix ».

Ils lancent en outre un appel aux différents candidats à l’élection présidentielle du 12 juillet pour leur demander d’accepter les résultats des élections et les encourage à poursuivre la consolidation de la démocratie au Congo.

De manière spécifique, les observateurs de la CEEAC déplorent le fait que l’ensemble des candidats n’aient pas adhéré au processus jusqu’à terme et qu’un dépit des appels lancés au peuple congolais, le corps électoral n’a pas répondu avec l’enthousiasme espéré, en allant massivement exercer son droit de vote ».

La CEEAC réitère son « entière disponibilité à témoigner de façon constante sa solidarité envers le peuple congolais ».

Ces deux missions internationales électorales regroupées qui ont évoluées au sein d’une même coordination étaient composées de 29 personnalités de l’UA et de 12 de la CEEAC.

Elles ont sillonné 9 des 12 départements du Congo.

Au niveau national, l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH), qui a observé les élections avec l’aide de la Fondation nationale pour la démocratie (FND) dénonce de nombreuses irrégularités et relève que le taux de participation sera très faible malgré l’effectivité du vote sur toute l’étendue du territoire national.

Sept candidats sur treize ont participé à cette élection présidentielle, six de l’opposition ayant appelé au boycott pour « manque de fiabilité du fichier électoral et absence de véritable commission indépendance pour organiser ce scrutin.


L’Union africaine salue le bon déroulement du scrutin

Le chef de la délégation des observateurs de l’Union africaine, Dieudonné Kombo-Yaya, ancien ministre centrafricain des Affaires étrangères, a déclaré, le 12 juillet, aux Dépêches de Brazzaville, peu avant la clôture des bureaux de vote, que le scrutin s’était déroulé dans le calme ; aucun incident n’a été signalé.

Néanmoins, a-t-il indiqué, «après avoir sillonné l’ensemble des bureaux de vote de plusieurs communes de Brazzaville, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait eu, dès l’ouverture des bureaux, un petit retard dans l’acheminement du matériel électoral, ce qui a ralenti un peu les choses avant que cela ne s’accélère en mi-journée».

Invité à donner son appréciation quant au fichier électoral jugé fictif par certains candidats à la présidentielle, le chef de la délégation s’est montré très réservé sur ce point, précisant cependant qu’il dirigeait une mission d’observateurs et non de contrôle ou de suivi. «Nous ne pouvons que nous prononcer sur ce que nous avons vu et le fichier électoral relève du processus d’organisation des élections. En ce qui nous concerne, nous aurons à nous prononcer dans un compte-rendu pour dire ce que nous avons vu et constaté», a précisé Dieudonné Kombo-Yaya.

Pour ce qui concerne le taux de participation qui serait faible à en croire certaines sources, Dieudonné Kombo-Yaya a souligné que ce n’était pas le moment de se prononcer sur ce point : seuls le dépouillement et le comptage donneront avec certitude le taux de participation.

Dieudonné Kombo-Yaya s’est dit satisfait du fait que le vote s’est déroulé dans le calme. Il a souhaité que la paix se consolide au Congo et dans toute l’Afrique. Il a toutefois tenu à faire une mise au point quant aux propos d’une certaine presse ayant qualifié les observateurs de «touristes». La mission à la tête de laquelle il se trouvait, a-t-il affirmé, était entièrement prise en charge par l’Union africaine : elle tient à garder son impartialité.

La délégation des observateurs de l’Union africaine a été reçue, le 11 juillet, par le Premier ministre, Isidore Mvouba.


Polémique au Congo au lendemain de l'élection présidentielle


Les autorités du Congo centralisaient lundi les résultats du scrutin présidentiel de la veille, dont la participation faisait débat entre gouvernement et opposition alors que des observateurs ont ajouté à la polémique avec des conclusions discordantes.

Le vote s'est déroulé dans le calme, le dépouillement des bulletins était "fini" lundi matin, selon le ministre de l'Administration du territoire, Raymond Mboulou, dont les services co-organisent le scrutin avec la Commission d'organisation nationale des élections (Conel).

"On est à l'étape de la centralisation des résultats", leur date de publication n'était pas encore arrêtée, a déclaré M. Mboulou à l'AFP.

"Le taux de participation sera au-dessus de la moyenne", a-t-il ensuite assuré devant la presse.

Selon des résultats parcellaires, ce taux a atteint entre 40 et 92% dans certains quartiers de Brazzaville et des arrondissements de l'intérieur du pays, tandis que "des localités (...) ont voté à 100%", a-t-il indiqué.

D'après ces chiffres, le candidat Denis Sassou Nguesso, président sortant, a obtenu 84% des voix dans l'arrondissement de Lumumba (Pointe noire, sud), devançant largement l'opposant radical Mathias Dzon (3%), qui apparaissait avant le vote comme son principal adversaire parmi les douze autres candidats.

Ces données tendent à confirmer le sentiment général, accordant l'avantage à M. Sassou Nguesso, 66 ans dont près de 25 cumulés à la tête du pays.

Si aucun candidat n'obtient plus de 50% des suffrages exprimés, un second tour sera organisé.

Le scrutin est contesté par Mathias Dzon, 62 ans, et cinq candidats alliés qui, après avoir appelé in extremis au boycottage de la présidentielle, ne se sont pas rendus aux urnes et ont fait état de fraudes dès dimanche soir.

"Le peuple congolais s'est massivement exprimé par une abstention record de plus de 90%", ont soutenu les six candidats dans une déclaration commune.

Ils ont aussi dénoncé des votes multiples effectués, selon eux, par "des militaires attachés au président sortant" et d'achat de voix par des autorités locales, ce qui avait aussitôt été jugé "inexact et incohérent" par le porte-parole du gouvernement, Alain Akouala Atipault.

"Le taux d'abstention de 90% avancé par l'opposition est farfelu", a redit lundi à l'AFP M. Atipault, assurant que la participation avait été plus importante à l'intérieur du pays, sans fournir d'estimations.

Sollicité lundi soir par l'AFP, le président de la Conel, Henri Bouka, a refusé d'annoncer un chiffre. "Mais du point de vue de la Commission le taux de participation est globalement très satisfaisant", a-t-il simplement indiqué.

Auparavant, des missions d'observation déployées sur le terrain avaient rapporté des conclusions divergentes, ajoutant à la polémique.

Selon les 47 observateurs déployés par l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH), une ONG, "le taux de participation a été très faible" et le scrutin émaillé de "fraudes et irrégularités".

Au regard de tous ces éléments, "cette élection (...) n'a été ni juste, ni transparente, ni équitable", ont-ils estimé.

Les 29 observateurs de l'Union africaine, et les douze de la Communauté des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, 10 pays) ont exprimé le sentiment inverse. Pour eux, le vote s'est déroulé "dans la sérénité, la dignité et la transparence", et le scrutin a été "régulier, libre et transparent".

Officiellement, 2,2 millions de Congolais - sur 3,6 millions d'habitants juste- étaient appelés à voter dimanche, chiffre contesté par l'opposition qui a régulièrement dénoncé un fichier électoral "gonflé".

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 15:35

 

Lundi 13 juillet 2009
AFP (Agence France Presse)


Juliette: "L'opposition crie à la fraude"..... On écrit cela quand on veut donner l'impression que les-dits cris sont injustifiés!
Voyez les nuances de vocabulaire des médias français!! 

"Les élections se sont déroulées dans le calme"... On ne mentionne pas la militarisation excessive de ces derniers jour. On peut bien être calme quand une mitraillette peut tirer sur vous à tout moment!!

Les médias français soutiennent les intérêts français... illicites ou pas!! 


Plusieurs candidats opposants à Denis Sassou Nguesso dénoncent une abstention record et des fraudes lors des opérations de vote. 

Après le scrutin présidentiel de dimanche au Congo-Brazzaville, qui s'est déroulé dans le calme, plusieurs candidats de l'opposition dénoncent des fraudes. Dans une déclaration commune plus tôt dans la soirée, six candidats -trois opposants radicaux, trois indépendants- ont fait état d'«une abstention record de plus de 90%» et de fraudes lors des opérations de vote.

«Des militaires attachés au président sortant» et candidat Denis Sassou Nguesso «ont voté plusieurs fois dans différents bureaux de vote» et des autorités locales, administratives et municipales notamment ont distribué de l'argent «pour inciter la population à voter», ont soutenu ces six candidats, dont Mathias Dzon, principal adversaire en lice de du président sortant Denis Sassou Nguesso.


L'opposition demande un nouveau scrutin

Le porte-parole du gouvernement a répondu: «On ne peut pas parler de fraude à partir du moment où nous avons eu près de 170 observateurs internationaux sur le terrain». «C'est même trop tôt pour parler de ces fraudes, parce que c'est à partir de 23H00 (22H00 GMT) seulement que nous pourrons avoir les premières tendances» du dépouillement du vote, a-t-il ajouté.

Officiellement, 2,2 millions de Congolais -sur 3,6 millions d'habitants- étaient appelés à voter, un chiffre contesté par l'opposition selon laquelle le fichier électoral a été «gonflé».

Dans leur déclaration, Mathias Dzon, Guy Romain Kinfoussia, Clément Mierassa de l'opposition radicale, et les indépendants Bonaventure Mizidy Bavouéza, Jean François Tchibinda Kouangou et Marion Matzimba Ehouango ont appelé à «faire constater l'illégitimité de Denis Sassou Nguesso». Ils réclament un nouveau scrutin présidentiel «organisé consensuellement (...) dans un délai raisonnable».

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 15:29

13 juillet 2009
Joseph Bafoua Nsoni
CongoInfos
 


Denis Sassou Nguesso est populaire à 20% et son opposition l'est à 80%

Le peuple congolais s’est exprimé massivement contre la mascarade, ils ont dit non à Denis Sassou Nguesso et à son gouvernement.

Entre une opposition radicale qualifiée d’impopulaire qui ne déplaçait pas des foules lors de leurs meetings et le candidat Denis Sassou Nguesso le pacificateur qui traçait le chemin d’avenir pour les congolais, les congolaises, ils ont plutôt répondu à l’appel de l’opposition qu’à celui de Denis Sassou Nguesso à en croire les chiffres sorties des urnes.

Chose curieuse les hommes de dieu se sont mêlés à la danse du ventre de madame Antoinette Sassou Nguesso, multipliant les appels aux fidèles d’aller massivement accomplir leur devoir citoyen. On peut constater que Denis Sassou Nguesso n’est pas Georges Bush qui avait réussi en 2004 un hold-up  parfaitement sur les voix des évangélistes américains.

L’enjeu était de taille. Un taux de participation de plus de 50% serait interprété par le Prince de Mpila comme un plébiscite, une adhésion des populations à sa politique, voir à sa candidature.

Sassou Nguesso avait selon lui et ses griots (Ossebi, Ibovi, Kakou, Mavoungou et Moungala) répondu à l’appel du peuple congolais qui lui a obligé d’aller contre sa volonté lui représenter aux urnes le 12 juillet 2009, pour quelle raison ce même peuple aurait boudé les urnes ?

Les grands travaux et la municipalisation accélérée n’auront pas suffi pour dissuader les congolais de leurs envie de changement.

Il s’agit là d’un cri de détresse d’un peuple qui veut consolider la paix retrouvée, qui veut poursuivre les grands travaux mais qui exige plus de démocratie et de justice sociale, des valeurs que n’incarne pas le Président sortant. La corruption, l’impunité et la pauvreté au Congo Brazzaville ont atteint des sommets. En vingt cinq ans de règne les congolais ont connu l’homme, sa politique et ses méthodes, ils ont refusé de lui accordé un chèque en blanc. L’industrialisation dont Sassou parle, la France n’arrive plus à la maintenir chez elle. Les délocalisations se compte par centaine et les dépôts de bilan par millier.

A juste titre les congolais attendaient un véritable débat qui devait les éclairés sur la gestion des recettes pétrolières de ces dernières années car on parle de plusieurs milliards de FCFA. Ils ont eu droit à un auto satisfecit leur donnant l’impression d’être exclus de cette manne. Les institutions de la république ont préféré fuir le débat avec l’opposition en multipliant les embûches sur le long chemin de l’opposition. Sourd aux appels incessants de l’opposition et aveuglé par des vautours politiciens dont l’ambition affichée était la réélection quelque soit la forme de celui qui devait leurs ouvrir les portes de Canaan, Sassou Nguesso a manqué une occasion d’entrer dans l’histoire du pays comme celui qui aurait sauvé la démocratie congolaise.

Le pouvoir a organisé son élection, il est incontestable que Sassou Nguesso sera le gagnant de cette consultation boycottée par l’opposition. Mais quelle légitimité peut avoir un président élu avec 20 ou 25% des malheureux congolais ?


Quel est l'homme fort de cette opposition ?

L’opposition parlera t-elle au nom des 85% de nos compatriotes ayant répondu à leur l’appel  au boycotte ? ou bien Sassou Nguesso parlera t-il au nom des 15 à 20% de nos autres compatriotes qui ont choisi la continuité dans l’anarchie et le tâtonnement.

Voilà à ce stade de l’élection les questions que se posent les internautes qui nous adressent par milliers leurs inquiétudes.

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 15:25

13 Juillet 2009
APA-Brazzaville 



Deux députés français ont, dans un communiqué publié dimanche soir à Brazzaville, accusé le chef de la délégation de la commission européenne au Congo, M. Miguel Amado, d’avoir tenu des propos partisans qui frise une immixtion inadmissible dans la politique intérieure du Congo. Observateurs de l’élection présidentielle de dimanche au Congo, MM. Jean François Mancel et Jean Michel Fourgous, ont estimé, dans leur communiqué, que les propos tenus à la veille du premier tour du scrutin par M. Amado « dénotent une immixtion inadmissible de l’Union européenne dans la politique intérieure d’un pays indépendant comme le Congo ».

Dans une interview accordée à la presse internationale à Brazzaville, M. Miguel Amado aurait déclaré que « l’UE n’avait pas envoyé d’observateurs à l’élection présidentielle congolaise parce que le Congo n’était pas sa préoccupation ». M. Amado a précisé que l’une des raisons pour laquelle de l’UE n’avait pas envoyé d’observateurs à la présidentielle congolaise était « le gonflement du fichier électoral."

Selon lui, le fichier électoral a été gonflé de plus de 60% (2,2millions d’électeurs) par rapport à la population congolaise qui est de 3,6 millions. Le fichier électoral « doit être en dessous de 50% de la population. D’où le manque d’intérêt de l’Union européenne pour cette élection », a ajouté le chef de la délégation de la commission européenne.

Les députés français ont promis de saisir, à leur retour à Paris, le ministre français des affaires européennes, M. Pierre Lelouche, pour lui demander de réclamer à la Commission européenne des sanctions contre M. Amado, pour ses « déclarations irresponsables ».

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 15:13

13 juillet 2009
Marie-Louise Abia


« Issus d’un peuple qui a beaucoup souffert, nous sommes issus d’un peuple qui ne veut plus souffrir… Passons ce message à nos voisins »


A tous les compatriotes,

 

 

Peuple jadis endormi, tu t’es réveillé

Peuple autrefois enchaîné, tu t’es libéré

Peuple naguère muselé, tu as rugi ton courroux

 

Bravo à tous nos frères, sœurs et parents au Congo qui, malgré la faim et la misère endurées au quotidien, malgré les menaces, les intimidations, le musellement, les tentatives d’intoxication et d’assombrissement intellectuels subis, vient de donner une belle leçon de dignité à tous ces pseudo politiciens qui vendent leur âme au diable pour une poignée de francs CFA.

Vous venez de prouver que vous pouvez être libres si vous le voulez, vous pouvez 
PRENDRE VOTRE DESTIN EN MAINS si vous le désirez et rien ni personne ne pourra jamais vous l’en empêcher.


Le pire reste à venir car tout est à construire au Congo Brazzaville.

Des écoles et des hôpitaux modernes, dignes du 21ème siècle, à bâtir, des villes à assainir, l’eau potable et l’électricité à fournir de façon permanente à toute la population des moindres recoins du pays, des routes à construire, la population à éduquer proprement, des mentalités à changer, etc….

Tout reste à faire et c’est pour quoi je me permets de dire que notre lutte ne fait que commencer.

Le Congo Brazzaville nous appartient, ses richesses aussi. Nous sommes un peuple libre. Ni la France, ni la Franc-maçonnerie, ni les marionnettes que ces deux institutions nous ont toujours imposées, ne PEUVENT NOUS ANEANTIR car UNIS, nous sommes un peuple fort.

 

Congolais, debout

Fièrement, partout

Proclamons l’union

De notre nation

Oublions ce qui nous divise

Soyons plus unis que jamais

Vivons pour notre devise :

Unité, Travail, Progrès

 

Et c’est maintenant où jamais.

Il est dit qu’un peuple n’a que les dirigeants qu’il mérite. Nous n’avons pas mérité  SASSOU NGUESSO à qui nous refusons le droit de se faire appeler « Président des Congolais » ; il n’est pas notre président pour la simple et bonne raison que nous ne l’avons pas choisi.

Nous avons résisté à sa suffocante et aveuglante pression médiatique, nous avons résisté à son insolente humiliation de vouloir nous anesthésier à coups de billets de banque, NOUS ALLONS RESISTE A SA DIABOLIQUE POLITIQUE DE DESTRUCTION DU CONGO ET DES CONGOLAIS jusqu’à ce qu’il parte.

Mes frères et sœurs, soyons plus vigilants que jamais car SASSOU NGUESSO n’est pas l’unique mal du Congo. Le Congo est très riches et tous ceux qui veulent diriger le savent, nous pouvons facilement deviner leurs vrais objectifs car jusqu’ici, le peuple n’a pas bénéficié des richesses du pays alors que les politiciens s’enrichissent à notre détriment.

Soyons sans pitié pour tous ceux des politiciens qui voudraient parler en notre nom tout en oubliant de nous respecter et de respecter nos DROITS. Qui que ce soit, ils doivent tous comprendre que le Congolais est un citoyen libre qui a des Droits inaliénables. S’ils les oublient, 
VOUS SAVEZ CE QU’IL FAUT FAIRE !  Un peuple n’a que les dirigeants qu’il mérite.

Peuple Congolais, je te respecte et t’affectionne encore plus pour ce que tu viens de faire, tu as été une petite fourmi dans la trompe de l’éléphant et tu l’as terrassé !

Bravo ! Bravo ! Bravo !

A tous ceux des politiciens qui voudraient avoir le droit de parler au nom du peuple Congolais : 
SOYEZ AUSSI BIEN INTELLIGENTS QUE HUMAINS . SI NON, inutile de présenter votre candidature, elle ne sera pas retenue.

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