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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 12:37
La CENAP en concertation avec les partis politiques
Gabon Eco 26/02/2008

Le président de la Commission électorale nationale autonome et permanente, René Aboghe Ella a rencontré le 23 février dernier à Libreville les responsables des partis politiques pour harmoniser les points de vue sur les modalités de dépôt des listes des candidatures à l'occasion des élections locales d'avril prochain.

La rencontre le 23 février dernier à Libreville entre le président de la Cenap, René Aboghe Ella et les responsables des partis politiques avait pour but d'échanger sur les modalités pratiques liées à l'organisation des élections locales prévues au mois d'avril prochain au Gabon.

Cette rencontre fait suite au séminaire à l'intention des membres de la Cenap qui avait pour objectif de donner à chacun des participants des outils nécessaires afin d'organiser des élections libres, démocratiques et transparentes comme le souhaite les partis gabonais de l'opposition.

Selon monsieur René Aboghe Ella, président de la Cenap "Nous avons jugé utile de faire une sensibilisation particulière à l'endroit des responsables politiques par rapport aux différentes étapes et au x différentes activités qui jalonnent le processus électoral pour mieux expliquer ce qui va être fait, les positions de la Commission électorale nationale autonome et permanente notamment sur les questions techniques".

Le président de la Cenap et les responsables politiques ont examiné la représentation des partis politiques au sein des commissions électorales locales, l'exercice du droit de vote. Ces échanges ont eu le mérite de mieux clarifier les préoccupations des uns et des autres afin de rectifier un certain nombre de chose avant les prochaines élections locales en avril 2008.
 

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Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 12:24
Le Pays 25/02/2008

Franchement, quelle gloire y a-t-il à tirer de son statut de doyen des chefs d’Etat africains, dans ce contexte de plus en plus difficile où les dieux de la popularité semblent vouloir déserter les petits mondes de dirigeants trop longtemps restés au pouvoir ?
Quelle fierté y a-t-il à tirer de ce statut particulier alors que, l’un après l’autre, sont indexés tous ces dirigeants africains, qui conçoivent le pouvoir comme un costume taillé uniquement à leur mesure ? Voilà 40 ans que la flore politique gabonaise est dominée par un baobab nommé Omar Odimba Bongo.

Un baobab dont une certaine opinion se plaît à présenter comme le plus ancien d’Afrique, et renfermant, par conséquent, selon elle, les meilleurs trésors de sagesse sur le continent. Il faut cesser cette comédie. En quoi Bongo a-t-il plus de mérite et de clairvoyance que des anciens chefs d’Etats africains comme le Malien Alpha Omar Konaré, le Béninois Mathieu Kérékou ou les Sénégalais Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf qui se sont fait une telle philosophie du changement qu’ils ne se sont pas opposés à l'alternance, refusant ainsi d’être les otages de courtisans soucieux de leurs seuls intérêts ? Les temps changent et il faudra bien que Omar Bongo se rende à l'évidence ; mais surtout, qu’il ait enfin la force morale de s’imaginer hors du pouvoir.

Il y aura certainement des gens pour dire que, même à 80 ans révolus, Bongo a toujours des ressources suffisantes pour encore offrir le meilleur de lui-même. Cela est peut-être vrai. Mais ce qui souffre moins le doute, c’est que l’exercice du pouvoir d’Etat en Afrique est l’un des rares domaines où l’on n’éprouve curieusement pas le besoin de se permettre un repos bien mérité après avoir passé de longues années à servir la Nation.

Cheick Beldh’or SIGUE

© Copyright Le Pays

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Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 15:18

7 février 2008

 

Dans le nouvel ordre mondial qui a suivi la fin de la Guerre froide, les puissants imposent toujours plus leur puissance, au moyen de technologies de plus en plus sophistiquées pour communiquer et accéder aux marchés du monde entier en un clic de souris, ainsi que de lois du marché de plus en plus iniques imposées par des structures non démocratiques, au service de la haute finance internationale (OMC, FMI…)

 

Le 3è millénaire a donc commencé avec une nouvelle guerre de type darwinien. Du tyrannosaure américain au mammouth européen, du vélociraptor asiatique au brontosaure africain, toute la création lutte : le prédateur pour dominer et les proies pour leur survie. Il est loin, le temps des idéologies, celui des conservateurs qui voulaient que « tout change pour que rien ne change », des progressistes qui prônaient que tout le monde change pour que le monde change, des utopistes qui avaient foi en un monde meilleur et plus juste, des anarchistes qui voulaient repenser les pouvoirs et des nihilistes qui espéraient tout changer pour que tout change.

 

Tout change donc dans notre quotidien. On glose énormément sur les révolutions technologiques, mais la plus importante de ces dernières décennies est la hot money, l’argent virtuel. Nous vivons désormais dans un prétendu village planétaire où les seules frontières qui doivent désormais subsister et se renforcer sont celles qui doivent mettre fin aux migrations économiques, politiques et écologiques vers les pays riches. Le terme « frontière » s’applique désormais aux seuls humains, d’où la profusion de murs (aux Etats-Unis, à la frontière mexicaine, à Bagdad, en Palestine, aux portes africaines de l’Europe…) A l’inverse, les pays riches imposent la suppression des barrières douanières, tarifaires et financières chez les plus faibles, en pratiquant un protectionnisme déguisé sous la forme de subventions, de normes sanitaires et de divers autres artifices.

 

La définition communiste de l’« impérialisme, stade suprême du capitalisme » est ringardisée par une mondialisation, stade suprême de l’impérialisme. Et le désespoir des plus faibles les amène, pour survivre, à adopter de nouvelles formes de luttes : constitution de zones d’intérêts, revendications de la société civile, guerres asymétriques de toutes sortes. Les producteurs de banane camerounais, de coton malien ou burkinabè, de cacao ivoirien, de médicaments indiens, de nombreuses personnalités politiques d’Amérique du Sud, d’Afrique et d’Asie, des associations ont compris que si le monde a changé, ce n’est pas quant au fond, mais dans l’intensité de sa férocité.

 

Le secrétaire d’Etat Bockel, a, récemment, affirmé la nécessité d’en finir avec la Françafrique. Dans Le Monde, il a affirmé que : «la rupture [promise par le candidat Sarkozy avec la Françafrique] tarde à venir. Il y a encore trop de rentes de situation, trop d’intermédiaires sans utilité claire, trop de réseaux parallèles pour permettre un partenariat assaini,décomplexé, d’égal à égal. La “Françafrique” est moribonde. Je veux signer son acte de décès. Il ne s’agit pas de faire la morale, mais d’aider au développement. Or, à cause de défauts de gouvernance dans certains pays, notre politique de coopération, malgré de multiples réalisations, ne permet pas des progrès à la hauteur des efforts consentis. »

 

Le pouvoir français nous a habitués à ce genre de déclarations. Lorsqu’on pense à l’autodétermination de De Gaulle, à « l’Afrique aux Africains » de Giscard et au discours de La Baule de Mitterrand, force est de constater que le pouvoir gabonais est à la bonne école : effet d’annonce et… flop ! Dès lors, la déclaration du renégat socialiste revendiquant la rupture s’inscrit, elle-même, dans la continuité. J’ai déjà dit ici que la vision de la Françafrique varie chez Sarkozy selon qu’il se trouve à Paris, à Dakar ou à Libreville.

Qui n’est pas resté perplexe devant la fracture qui a existé entre son discours de Dakar et celui de Libreville? Alors qu’au Sénégal, pays d’immigration, l’adresse à la jeunesse, perçue comme injurieusement moralisatrice et postcolonialiste par nombre d’entre nous, consistait, entre les lignes, à dire aux Africains que la France ne veut plus être le paradis, qu’elle aussi a des problèmes et que les Africains doivent rester chez eux pour résoudre eux-mêmes les leurs, moyennant, au besoin, une assistance de la «métropole» (s’adressant à ses compatriotes à Dakar, il a employé ce terme qui s’utilisait par opposition aux territoires français d’Outre-mer pendant la colonisation!) Dans sa diatribe de Dakar, le président français a dénoncé, entre autres, la mauvaise gouvernance et ce qu’il considère comme un immobilisme viscéral des Africains, incapables de concevoir la moindre forme de progrès, handicapés mentalement par la recherche d’un paradis précolonial perdu ainsi que par les poussiéreuses et rétrogrades références à la tradition.

 

A Libreville, rien sur la mentalité africaine, rien sur la mauvaise gouvernance. Au contraire, quelques jours après avoir accepté de réduire de 20% la dette bilatérale de cet ancien « émirat d’Afrique centrale » réputé pour sa rente de situation pétrolière et son PNB/h qui rend extraordinaire son incapacité à sortir du sous-développement, le président français a renoué avec la posture de l’avocat pour trouver « injuste » que le Gabon soit considéré comme un pays à revenu intermédiaire. Il est vrai qu’il a reconnu que le Gabon ne constitue pas un danger pour l’immigration en France.

 

La politique africaine de Nicolas Sarkozy, en réalité, tourne uniquement autour du problème crucial de l’immigration.

 

N’a-t-il pas, aussi bien à Dakar qu’à Libreville, affirmé qu’il ne voyait absolument aucun mal à ce que l’Afrique francophone multiplie ses partenaires économiques? Il développait cette opinion pour asseoir l’idée que le pré-carré français, avec lui, c’est fini, car il prône désormais un « partenariat » avec les anciennes colonies qui, pourvu qu’elles retiennent leurs ressortissants, sont libres de traiter avec qui elles veulent.

 

«Trop d’intermédiaires sans utilité claire, trop de réseaux parallèles pour permettre un partenariat assaini », ditesvous? Pourquoi, bien avant qu’il soit président de la République, Sarkozy était-ille visiteur le plus assidu d’Omar Bongo à chaque passage, même privé de ce dernier à Paris? Pascaline Bongo était-elle militante de l’UMP pour assister, au premier rang, à la cérémonie d’investiture du candidat Sarkozy?

 

Si le paternalisme n’est plus aussi apparent, si le contexte international a changé, si le monde d’aujourd’hui n’est plus le monde de De Gaulle, si le concept de Françafrique est rageusement fustigé à Paris, il n’en demeure pas moins que, quel que soit son bord politique, l’Etat français perpétue les « relations privilégiées» toujours fortement personnalisées, avec les pays africains que sont censés incarner leurs dirigeants. Sarkozy est conscient que les réseaux franco-gabonais tissés dans certaines loges maçonniques affairistes et dans la corruption sont loin d’être des réseaux dormants.

 

Ni De Gaulle, Pompidou et Giscard (dont les services spéciaux maîtrisaient toute la Françafrique sauf le Gabon où Elf et les « forestiers » étaient les seuls maîtres à bord), ni Mitterrand, ni Chirac n’ont osé cette bonne blague que réclame le secrétaire d’Etat français à la coopération.

 

Par ailleurs, plus que jamais, une plateforme stratégique de la Défense française: évacuations des ressortissants français lors des rébellions successives en RCA et au Tchad, Récamp, élections en RDC, …  

 

Certes, Sarkozy, qui ne gouverne qu’avec la com, fera quelque chose. Mais si rupture il y a, ce ne sera pas dans le fond, mais dans le style. S’il reste donc un seul précarré, ce sera le Gabon. Jean Ping est le nouveau patron de l’Union africaine? Cette organisation sera donc, de fait, présidée par Omar Bongo. Donc par Nicolas Sarkozy.

 

©  Gregory Ngwa Mintsa

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Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
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