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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 19:27

16 mars 2010
Source: Romandie.com

L'Union nationale (UN), formation de l'opposition gabonaise créée par trois partis et six candidats battus à l'élection présidentielle de 2009, a réclamé mardi un débat sur la gestion du pétrole et une revue des textes régissant l'activité pétrolière au Gabon.

L'UN réagissait aux "mesures d'urgence" annoncées le 4 mars par le président Ali Bongo à l'issue d'un Conseil des ministres tenu à Port-Gentil (ouest), capitale pétrolière du pays.

Parmi ces mesures, figure la création d'une société nationale appelée Gabon Oil Company (GOC), qui va désormais contrôler "les participations de l'Etat dans les sociétés pétrolières" et gérer l'exploration, l'exploitation et la distribution du pétrole, selon le gouvernement.

L'Union nationale "(exige) que cette création soit précédée par un débat parlementaire de fond sur la gestion du pétrole dans notre pays", dans une déclaration lue devant la presse à Libreville par Pierre-Claver Zeng-Ebome, un de ses vice-présidents, en présence de plusieurs responsables du parti.

"L'opacité et les mystères entourant cette gestion ont souvent permis des libertés dans la manipulation des recettes pétrolières, et il convient dès aujourd'hui de s'en préserver", affirme-t-elle, sans fournir d'estimations chiffrées.

L'opposition demande également que la mise sur pied de la société pétrolière annoncée soit "précédée d'une revue du dispositif légal et réglementaire régissant l'activité pétrolière au Gabon", et conduise à "une réorganisation du rôle et des missions des différentes entités publiques et privées intervenant déjà dans le secteur pétrolier".

Elle considère par ailleurs qu'"il est anormal que l'Etat gabonais n'ait pas la maîtrise des rouages de la commercialisation de la part du pétrole qui lui revient dans le cadre du partage de production".

"Il est temps aujourd'hui que le Gabon se dote de moyens adéquats pour vendre son pétrole et maximiser ses recettes, tout en redéfinissant ses rapports avec les acteurs intervenant dans ce domaine", estime-t-elle encore.

L
e pétrole est la principale richesse du Gabon, qui en produit entre 220.000 et 240.000 barils par jour. Officiellement, l'or noir devrait rapporter au pays 1,5 milliard d'euros en 2010, soit environ 42% de son budget.

D'après les chiffres officiels et la Banque mondiale, en 2009, sa production de pétrole a été de 12,6 millions de tonnes, assurée à plus de 60% par le groupe français Total et l'Anglo-Néerlandais Shell.

Le brut gabonais est exporté à près de 95%, le reste est transformé par la Société gabonaise de raffinage (Sogara).
cs./bmk

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 12:30

1er décembre 2009
Survie



L’information est passé inaperçue début novembre : la condamnation à quatre ans de prison ferme et à 50 000 euros d’amende d’un pied nickelé de la françafrique, Olivier Bazin.


L’affaire remonte à l’été 2002. Selon l’accusation, Olivier Bazin, fils d’un gros chef d’entreprise du BTP de Vienne (Isère), consultant pour certains mais surtout mercenaire et« aventurier du jeu africain » (La lettre du continent, 29 mai 2003), se disait « mandaté par Ali Bongo pour vendre d’importantes quantités d’or ». Il avait alors organisé des transactions à Paris durant lesquelles de l’or était échangé contre des espèces, par l’intermédiaire d’un avocat, Stéphane Boulin (
Billets d’Afrique, novembre 2004).

Au cours de la procédure, Bazin a reconnu avoir organisé une demi-douzaine de transactions, chacune d’un montant de 100 000 euros contre 10 kg d’or, avec une commission de 5% à Me Boulin. A deux reprises, ces transactions ont dérapé. Les acheteurs, hommes d’affaires et industriels parisiens, se voyant dévalisés en sortant du cabinet de Me Boulin et quelques jours plus tard, dans le cabinet d’un autre avocat, Me Guillaume Rebut. Si Bazin a toujours nié le vol, le tribunal correctionnel de Paris a jugé ses dénégations « bien peu convaincantes » et son implication parfaitement « établie ». Son complice, Pascal Peyrac, a été condamné à 30 mois ferme, assortis également d’un mandat d’arrêt, tandis Me Boulin est rayé du barreau. Durant un temps, les enquêteurs avaient pensé qu’ Olivier Bazin avait cherché à doubler la famille Bongo, en gardant l’argent des transactions pour lui avec l’aide d’hommes de main. Curieusement, cette piste n’a pas été évoquée à l’audience. Autre bizarrerie, le tribunal s’est montré très peu curieux sur la provenance de l’or, jugeant qu’il« importait peu de savoir si l’or objet des transactions a ou non existé » (AFP, 4 novembre).

« Colonel Mario »

Bazin alias « Colonel Mario » n’est pas tout à fait un inconnu dans le marigot françafricain. Familier du pouvoir tchadien, il cogérait à N’Djaména un casino et deux boîtes de nuit. Il a passé une bonne partie du printemps 2003 à Bangui, dans le sillage des troupes tchadiennes qui ont permis au général Bozizé de renverser Patassé : il était chargé d’obtenir pour le clan Déby des places dans les filières du diamant et du bois centrafricain. Échec. Ces places-là étaient trop bien tenues. Bazin est donc reparti, via Paris, « en compagnie de deux diamantaires d’Anvers » (Billets d’Afrique, juillet 2003). En 2007, on le retrouve dans l’affaire du vrai/faux coup d’État au Cameroun avec Robert Dulas, employé de la société militaire privée Secopex, ex-conseiller spécial de Robert Gueï en 2000, chargé des Affaires étrangères du président ivoirien, dans le cadre d’une affaire de soi-disant coup d’État, basée sur les salaires exorbitants de certains militaires. Sur le fond, il semble que l’affaire soit liée à une lutte autour d’un pactole lié à une vente « légale » d’armes destinées à la douane camerounaise.

En 2007, c’est dans l’affaire du cercle de jeux parisien Concorde que le nom de Bazin est cité. « Cette affaire, où se côtoient la finance prédatrice et le grand banditisme, révèle les agissements de toute une faune pittoresque  : du paisible retraité, Roland Cassonne qui, dans sa somptueuse propriété provençale, tond sa pelouse avec un gilet pare-balle et un pistolet chargé à la ceinture, au monsieur sans histoire, Marcel Ciappa, hospitalisé pour une fracture, exécuté par deux faux médecins, en passant par le banquier suisse, François Rouge – cela ne s’invente pas – acquéreur de la banque de la loge P2, l’ex-gendarme hâbleur du GIGN, vedette des médias, Paul Barril soi-même et enfin le cerveau, directeur artistique d’établissements de jeux et de restauration, Paul Lantieri, en fuite. Rajoutons la fusillade contre des caïds arabes dans un bar marseillais et d’autres ingrédients dont on trouverait l’accumulation caricaturale dans un scénario. La réalité dépasse la fiction »(Billets d’Afrique n°165, janvier 2008). D’après la justice, l’un des clans du Cercle, le couple Paul Lantiéri- François Rouge, avait fait appel à Bazin et Barril pour menacer leurs rivaux qui les avaient évincés de la gestion de la « poule aux oeufs d’or ». Olivier Bazin lors de son audition de première comparution : « J’ai proposé à Rouge de m’occuper de ses problèmes au cercle pour obtenir son entremise dans des opérations avec l’Angola », (Backchich Info).

En novembre 2007, François Rouge emmène Bazin dans ses bagages rencontrer le ministre angolais du pétrole à Dubaï, en compagnie de Jack Sigolet, un des miraculés de l’affaire Elf, ancien bras droit d’André Tarallo, le fameux Monsieur Afrique du groupe pétrolier.

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 12:16

14 mars 2010
Survie


Après une période de flottement, les recommandations du Livre blanc ont finalement été suivies : la base militaire du Sénégal sera finalement fermée, la France ne conservant sur la façade ouest que la base de Libreville. Rappelons, à l’attention des journalistes tout particulièrement, qu’il restera donc encore trois bases militaires françaises en Afrique et non seulement deux : au Sénégal, à Djibouti et… au Tchad. Même si c’est sous couvert d’une opération extérieure que mille hommes sont présents dans ce dernier pays depuis 1986, appelons un chat un chat et une base militaire une base militaire.

L’armée française ne se retire pas non plus complètement du Sénégal : 400 hommes y demeureront sous la forme (mystérieuse pour l’instant) d’une «  plate-forme régionale de coopération ». «  La France conserve ses escales (aérienne, maritime) qui lui permettront, en cas de besoin, de remonter aussitôt en puissance », nous confirme aussi Le Monde du 25 février. Loin de se désengager d’Afrique, il s’agit bien de poursuivre un processus engagé de longue date visant à diminuer les garnisons permanentes au profit de dispositifs plus légers et d’une augmentation des moyens de projection depuis la France. Le président Wade, qui souhaitait simplement déplacer la base française pour des raisons foncières et la renommer pour des raisons politiques, a tenté de s’attribuer le mérite de cette décision et de faire croire à un soudain sursaut de souveraineté nationale.

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 12:13

14 mars 2010
Xinhua


L'ancien ministre de l'Interieur et candidat malheureux à l'élection présidentielle du 30 août dernier au Gabon, André Mba Obame, a déclaré dans une interview à la presse française depuis Paris qu'un coup d'Etat était possible au Gabon avant la fin de l'année.
"Si ça continue comme ça, on va au coup d'Etat avant la fin de l'année. Un coup d'Etat à la nigérienne", a déclaré M. Mba Obame dans les colonnes du journal l'Express du 10 mars.


Secrétaire exécutif du nouveau parti de l'opposition dénommé Union nationale (UN), M. Mba Obame a justifié ses propos en l' inscrivant dans le cadre des récentes manifestations dans le secteur de l'éducation.


"Récemment, les étudiants sont descendus dans la rue pour ré clamer le versement de bourses en souffrance depuis deux mois. On leur a envoyé la gendarmerie. Il y a eu des blessés, et peut-être même un tué. Les enseignants ont certes mis un terme à quatre mois de grève, mais je ne serais pas surpris que le mouvement reprenne", a-t-il dit avant d'ajouter : "on a l'impression que le gouvernement s'en fout, qu'il laisse sciemment pourrir les conflits. Même topo dans le secteur de la santé. Si ça continue comme ça, on va au coup d'Etat avant la fin de l'année. Un coup d'Etat à la nigérienne".


Dans un mémorandum de l'opposition remis au chef de l'Etat fran çais, Nicolas Sarkozy en visite au Gabon, l'opposition avait déjà prédit un soulèvement populaire en gestation contre le régime qu' elle accuse d'arrogance.


Dans un communiqué du conseil des ministres, le gouvernement gabonais a "marqué sa profonde indignation" suite à ces propos et pris l'opinion à témoins "au regard de telles dérives verbales".


Le gouvernement a également dénoncé "la très forte obsession de l'ancien ministre de l'intérieur à vouloir revenir aux affaires mê me au prix de son propre reniement".


"Des instructions ont été données aux ministres concernés pour que tout individu, seul ou en groupe, instigateur, organisateur, auteur ou complice, de toute atteinte à la sécurité des Gabonaises et des Gabonais, à celle de leurs biens ainsi qu'à l'encontre de tous les non nationaux en séjour ou de passage au Gabon, soit mis hors d'état de nuire, conformément à la loi, dans cette ère nouvelle du règne de l'Etat de droit", a averti le gouvernement.

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 10:16

13 mars 2010
AFP

Le gouvernement gabonais a dit "sa profonde indignation" après des propos tenus en France par l'opposant André Mba Obame, ayant évoqué l'éventualité d'un putsch "à la nigérienne" au Gabon, et mis en garde contre toute"atteinte à la sécurité" dans un communiqué diffusé samedi.

Le Conseil des ministres tenu vendredi à Libreville s'est penché "sur des propos graves et particulièrement tendancieux d'un Gabonais, M. André Mba Obame, à l'occasion de son séjour en France" et le gouvernement "marque sa profonde indignation", déclare le compte-rendu de cette réunion.

Ce texte fait référence à un entretien accordé au journal français L'Express par l'ex-ministre de l'Intérieur qui séjournait cette semaine en France.

Classé 3e à l'élection présidentielle d'août 2009, M. Mba Obame conteste la victoire d'Ali Bongo, en fonction depuis mi-octobre. Il est secrétaire exécutif de l'Union nationale (UN), créée en février par trois formations et six candidats battus à la présidentielle.

"Le mécontentement est général. La pilule de l'élection frauduleuse n'est pas encore passée. Même si nous faisons tout pour calmer le jeu. Il n'y a pas eu de marches ou d'appels à la désobéissance civile. Nul doute que, dans cette hypothèse, le pouvoir n'hésiterait pas à tirer sur les gens. Il y aurait des morts et la situation échapperait à tout contrôle", déclarait notamment André Mba Obame dans cet entretien mis en ligne jeudi par L'Express.

"(...) Si ça continue comme ça, on va au coup d'Etat avant la fin de l'année. Un coup d'Etat à la nigérienne. Voilà peu, plus de 300 militaires ont donné 24 heures au gouvernement pour que leur soit enfin versée la solde due. Et ils ont obtenu gain de cause", ajoutait-il.

Au Niger, l'armée a déposé le 18 février le président Mamadou Tandja, au pouvoir depuis plus de dix ans, après plusieurs mois de crise politique. M. Tandja, qui devait quitter la tête fin 2009, avait obtenu son maintien au pouvoir jusqu'en 2012 grâce à un référendum constitutionnel controversé.

Dans son communiqué, le gouvernement gabonais fustige des "dérives verbales, troubles du comportement" et "la très forte obsession de l'ancien ministre Mba Obame à vouloir revenir aux affaires".

Il met en garde contre toute atteinte à la paix, "bien le plus précieux légué au Gabon" par le président Omar Bongo Ondimba, père d'Ali Bongo, décédé en juin 2009 alors qu'il était au pouvoir depuis 41 ans.

"Instructions ont été données aux ministres concernés pour que tout individu, seul ou en groupe, instigateur, organisateur, auteur ou complice, de toute atteinte à la sécurité des Gabonais et des Gabonaises, à celles de leurs biens ainsi qu'à l'encontre de tous les non-nationaux en séjour ou de passage au Gabon, soit mis hors d'état de nuire, conformément à la loi", assure-t-il.

André Mba Obame est persuadé qu’un nouveau rapport de force politique subviendra après les législatives de 2011


(Infosplusgabon 13/03/2010)

LIBREVILLE - L’ancien ministre de l’Intérieur et candidat à l’élection présidentielle du 30 août 2009 au Gabon, André Mba Obame, a déclaré lors d’un entretien accordé à l’Express que « si rien ne change au Gabon, on va au coup d’Etat avant la fin de l’année ».
M. Mba Obame, secrétaire exécutif de l’Union nationale (UN-opposition), un nouveau parti créé par la fusion de trois formations politiques de l’opposition, avait été interdit de voyage durant sept mois mais finalement obtenu un nouveau passeport début mars.

M. Mba Obame précise que « s’il y a eu chez nous un coup d’Etat électoral, on ne peut l’imputer à Paris. L’opposition n’a jamais cherché à se retrancher derrière un paravent français. Il s’agit d’abord d’une affaire gabono-gabonaise ».

L’ancien candidat à la présidentielle a rappelé que « l’opposition ne reconnaît pas l’élection à la tête du pays d’Ali Bongo Ondimba », fils de l’ancien président Omar bongo Ondimba décédé en Espagne en juin 2009.

L’opposition gabonaise avait rencontré le président français Nicolas Sarkozy lors de son séjour au Gabon, le 24 février, pour lever des malentendus nés de cette élection présidentielle.

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 22:23

20 février 2010
Thomas Hofnung


On se demandait pourquoi Nicolas Sarkozy avait décidé d’ajouter une étape au Gabon, la semaine prochaine, à son voyage au Rwanda destiné à sceller la réconciliation avec Kigali, le 25 février. Depuis son élection, en mai 2007, c’est en effet la troisième fois qu’il se rendra à Libreville. Depuis vendredi soir, on a la réponse. Paris a décidé de fermer sa base militaire à Dakar pour ne conserver qu’une seule emprise permanente sur la façade atlantique du continent africain, au Gabon. En rendant visite à Ali Bongo, le fils du défunt président Omar Bongo, élu dans des conditions contestées l’été dernier, Nicolas Sarkozy vient souligner l’intérêt stratégique que revêt le Gabon pour la France.

Sarko Vendredi, c’est le ministre français de la Défense, Hervé Morin, qui est venu annoncer la nouvelle au président Abdoulaye Wade à Dakar. Il était porteur d’un message personnel de Nicolas Sarkozy à son homologue sénégalais. Histoire de faire passer la pilule, Morin a annoncé que les 1200 hommes déployés à Dakar seraient remplacés par un «pôle de coopération militaire à vocation régionale», aux contours vagues. Mais c’est bien une page d’histoire qui va se tourner entre les deux pays. Le Sénégal fut une colonie française durant trois siècles avant d’accéder à l’indépendance, voici 50 ans. Dakar fut la capitale de l’AOF (Afrique occidentale française). Les liens historiques et culturels entre Paris et Dakar sont infiniment plus riches et étroits que ceux qui peuvent exister entre la France et le Gabon.

Après la base militaire d’Abidjan, dont la fermeture a été décidée en catimini, la France poursuit donc la réorganisation de se présence militaire sur le continent. Libreville présente un avantage considérable: la base militaire française est attenante à l’aéroport. A Dakar, elle est distante d’une dizaine de kilomètres. Par le passé, l’aéroport de Libreville a servi à évacuer des ressortissants français fuyant des crises au Congo-Brazzaville, au Tchad ou en Centrafrique. De la capitale gabonaise, il est aussi aisé d’envoyer des renforts militaires en Afrique centrale, ou encore en Côte d’Ivoire.

Avant son élection, Nicolas Sarkozy avait promis de moderniser les relations de la France et l’Afrique. S’il semble bien décidé à faire évoluer la carte militaire et à jeter par dessus bord l’encombrant képi de «gendarme de l’Afrique», on ne peut pas en dire autant de sa diplomatie. Formé à l’école de Charles Pasqua, le chef de l’Etat continue de recourir aux réseaux parallèles et aux rapports personnels avec les dirigeants locaux. Sa visite au Gabon, où la France a été accusée de cautionner l’élection contestée de Bongo en août dernier, le démontre une fois de plus. Ce qui n’est pas le moindre des paradoxes de cette troisième visite à Libreville.

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 22:37

16 février 2010
Gabon Eco 


Née le 10 février dernier de la fusion de l’Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD), du Mouvement africain pour le développement (MAD) et du Rassemblement national des Républicains (RNR), l’Union nationale (UN), nouveau parti gabonais d’opposition qui compte six anciens candidats à la dernière élection présidentielle, a organisé son premier meeting le 14 février à Libreville. Dénonciations, répliques et ambitions.

Porté sur les fonts baptismaux le 10 février dernier, l’Union nationale (UN), formation politique d’opposition composée par trois partis et six anciens candidats à la dernière élection présidentielle, a effectué sa première sortie officielle le 14 février dernier à Okala dans le Nord de Libreville.

Pour contourner le refus des autorités administratives de lui accorder des espaces publics, le meeting a été organisé dans une très grande église servant parfois de salle fête dans la banlieue nord de Libreville. La loi gabonaise n’interdit pas, en effet, les rassemblements dans les lieux privés et clos. Plus de 2000 personnes, drainées par le bouche à oreille, ont assisté à ce meeting. Zacharie Myboto, président de la formation, et tous les autres leaders de la formation y ont pris part, à l’exception de Bruno Ben Moubamba, établi en France.

La plupart des personnalités qui forment l’UN se sont donc succédé sur la scène pour clamer leur unité, dénoncer le nouveau pouvoir gabonais taxé de «démocratie émergeante» et afficher la détermination de ce parti à obtenir une alternance au sommet de l’Etat dans les meilleurs délais.

Le leader et patriarche de cette formation politique, Zacharie Myboto, a martelé que « l'UN c'est l’engagement et la volonté d'œuvrer pour l'unité nationale». Il a rappelé que «c'est la première fois dans notre pays que des partis politiques, de l'opposition de surcroit, cessent d'exister au profit d'un seul parti. C'est la preuve s'il en est que les uns et les autres sont guidés par l'intérêt supérieur du pays en préférant taire leurs égos. » Sans angélisme ou triomphalisme prématuré, le député de Mounana et ex-président de l’UGDD, a tenu à préciser que cette «union a été scellée de manière libre. Certes, la relation qui unit AMO (André Mba Obame – Ndlr) et moi est désormais forte, mais nous ne pouvons pas réussir sans votre apport. C’est pourquoi nous attendons des adhésions massives de votre part (le public).»

Zacharie Myboto s’est également prononcé sur les attaques dont a fait l’objet son nouveau parti politique. Notamment de la part de Paul Mba Abessole taxé d’adepte du va-et-vient entre l'opposition et la majorité. «Son positionnement politique est en tous points hybride et ses attaques ne nous empêcherons pas de continuer notre chemin», a martelé le leader de l’UN avant de s’attaquer à Faustin Boukoubi : «Il nous traite de charognards alors qu'il n'est qu'un triste et vil courtisan qui cache sa peur d'être débarqué du PDG.»

André Mba Obame, secrétaire exécutif de l’UN, a usé de ses talents de communicant pour mettre la foule en ébullition tout en restant sérieux. «Nous avons su procéder au dépassement pour lancer cette dynamique unitaire inédite chez nous (…) Nous atteindrons notre but, à savoir l'alternance et l'instauration d'une démocratie véritable au Gabon, et pour parvenir enfin à une répartition équitable des richesses entre tous ses enfants.»

Dénonciateur, l’ex-candidat à la présidence a tenu à préciser : «Depuis le 3 septembre dernier, nous avons enregistré une série d’épreuves et de faits jamais connus dans notre pays. En termes de violation des principes démocratiques et des libertés publiques on n’a jamais atteint ce niveau-là. Charge contre des leaders et des populations non armées, mise au pas des personnels de commandement, violation systématique de textes, usage immodéré des forces de défense, confiscation des média publics, destruction de média privés, traque et interpellation de journalistes, répression sauvage des manifestations, fichage des fonctionnaires, chasse aux sorcières dans la fonction publique et j’en passe.»

En réponse à ceux qui voient que l’UN ne sera qu’un feu paille, l’ancien ministre de l’Intérieur a déclaré : «Certains proclament dans les salons feutrés du pouvoir et dans les médias aux ordres du régime que l’Union Nationale serait fragile, parce que Messieurs Myboto et Mba Obame ont eu jusqu’à un passé récent des divergences politiques. À ceux-là, qui souvent nous connaissent bien l’un et l’autre, je réponds : Je comprends la peur qui désormais vous habite (…) Le Président Myboto et moi avons trois points essentiels en partage : 1. Nous plaçons le Gabon notre pays au-dessus de tout et surtout au-dessus de nos humbles personnes ; 2. Nous sommes attachés aux valeurs de la République et à la libre expression de la démocratie ; 3. Nous avons une réelle ambition de développement du Gabon au service de chaque Gabonaise et de chaque Gabonais. Et c’est parce que nous avons en partage ces valeurs et l’ambition de faire du Gabon un grand pays démocratique au service de tous et de chacun, que nous sommes parvenus à la conclusion que ce qui nous unissait était bien plus grand, bien plus fort et bien plus noble que ce qui pouvait nous séparer. C’est fort de cette ambition partagée pour notre pays que je peux inviter les Gabonaises et les Gabonais de toutes les ethnies et de toutes les provinces à devenir UN, comme le Président Myboto et moi sommes UN.»

L’UN est née de la fusion de l’UGDD de Zacharie Myboto, ancien baron du régime Bongo passé dans l’opposition en 2005, du Mouvement africain pour le développement (MAD) et du Rassemblement national des Républicains (RNR). En sus de Myboto, cinq autres ex-candidats à la dernière présidentielle en font partie : André Mba Obame, Bruno Ben Moubamba, Casimir Oyé Mba, Jean Eyéghé Ndong, Jean Ntoutoume-Ngoua. Des membres non moins éminents de l’ex-parti unique ou des anciens ministres sont également sociétaires de la formation, à l’instar de Paulette Missambo ou de Pierre-Claver Zeng-Ébome
.

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 22:31

17 février 2010
Neuf Radio



Les étudiants de l’Université Omar Bongo (UOB) de Libreville (capitale du Gabon) ont décidé de procéder au gel des cours depuis le 15 février 2010 au lendemain des altercations avec les éléments de la gendarmerie nationale pour réclamer le paiement d’arriérés de bourse et les meilleures conditions de vie au sein de la cité universitaire.


Par «solidarité» aux 18 étudiants blessés lors des affrontements avec les forces de l’ordre le 11 février, les autres ont décidé de perturber sérieusement le déroulement des cours au sein de la plus grande université du Gabon depuis le 15 février 2010.

Dénoncée par le rectorat de l’université comme irresponsable certains étudiants ont décidé mettre hors des amphis ceux qui suivent des cours.

«C’est un petit groupe d’étudiants qui fait le tour des salles. Nous sommes en train de faire le point avec l’ensemble de la hiérarchie. Nous sommes en situation de quasi-crise», affirme le secrétaire général-adjoint de l’UOB, Dieudonné Obanga.

Les étudiants s’insurgent à travers leur mouvement «contre la violation de la franchise universitaire par les forces de l’ordre» en ce que certains de leurs camarades ont été blessés dans le campus lors des accrochages avec les forces de l’ordre.

Au cours d’un mouvement d’humeur le 11 février dernier, les étudiants réclamaient le versement de la prime de trousseau scolaire de 288 000 francs CFA et le paiement des bourses mensuelles de janvier et février, payables chaque 10 du mois.

En outre ils réclamaient les meilleures conditions de travail ou encore une meilleure lisibilité dans l’application du système Licence-Master-Doctorat (LMD), qui a du mal à trouver ses marques depuis son entrée en vigueur en 2007.

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 01:02

12 février 2010
Afriscoop


Violents affrontements sur le campus universitaire de Libreville

De violents heurts ont opposé jeudi, les étudiants réclamant le paiement de leurs bourses aux forces de l’ordre à l’université Omar Bongo (Uob) de Libreville, a constaté un correspondant d’AfriSCOOP. Dix-huit personnes ont été blessées au cours de ces affrontements.

Atmosphère surchauffée jeudi sur le campus universitaire Omar Bongo. Des étudiants mécontents du retard accusé dans le payement de leur bourse ont battu le pavé.

« Nous ne voulons qu’une seule chose, que le gouvernement nous donne notre bourse pour survivre dans ce pays. Tout le monde est en crise et nos parents peinent à subvenir à nos besoins », a affirmé un manifestant sous couvert de l’anonymat.

Dans la tradition universitaire au Gabon, les étudiants perçoivent en décembre, un « trousseau scolaire » de 288.000 F CFA (440 euros) encore appelé le « gros lot ». Puis, l’Etat leur verse 66.500 F CFA (100 euros), tous les 10 du mois jusqu’à la fin de l’année universitaire.

« Le mois passé, nous avons attendu en vain. Nous sommes en février et les autorités ne réagissent toujours pas. C’est pourquoi nous avons décidé de nous faire entendre », ajoute un autre étudiant le corps dégoulinant de sueur croisé sur l’avenue Leon Mba. En effet, les forces de l’ordre ont chargé à coup de gaz lacrymogènes, les manifestants.

« La force publique s’est heurtée à l’hostilité et la résistance (...) des étudiants » qui ont « interdit l’accès à l’université et érigé des barricades. Ces mouvements anti-republicains ont conduit les forces de sécurité à les disperser », se justifie le gouvernement dans un communiqué lu dans la soirée sur la télévision nationale.

Selon des sources médicales contactées par les confrères de l’AFP, ces violences ont fait dix-huit blessés du côté estudiantin. Comme consolation, les autorités annoncent que « les allocations de bourses sont disponibles à travers tous les réseaux du Trésor de Libreville. Chaque étudiant en possession d’une carte peut entrer en possession de son allocation ».

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 00:30

30 janvier 2010
AFP



Le Gabon a adopté des dérogations à son interdiction d'exporter le bois en grumes décidée en novembre, "pour faire face à l'impossibilité du marché intérieur à absorber" les arbres abattus avant le 1er janvier, a annoncé vendredi la présidence gabonaise.

Le président Ali Bongo a demandé au gouvernement l'autorisation de sortie "pour les bois présents dans les ports et parcs" de la Société d'exploitation des parcs à bois du Gabon (SEPBG), a affirmé lors d'un point de presse le porte-parole de la présidence, Guy-Bertrand Mapangou.

Ces bois doivent toutefois disposer de permis d'embarquement ("bons à embarquer") délivrés par les douanes.

Selon M. Mapangou, M. Bongo veut également "organiser exceptionnellement les conditions d'évacuation" des grumes déjà stockées dans les parcs pour les "bénéficiaires dans un délai de trois mois".

Ces dérogations ont été décidées "pour faire face à l'impossibilité du marché intérieur à absorber les volumes de grumes présents au 31 décembre 2009 sur les différents parcs à bois répartis sur l'ensemble du territoire national", a expliqué le porte-parole.

L'interdiction d'exporter du Gabon du bois en grumes a été adoptée lors d'un Conseil des ministres le 5 novembre pour favoriser, selon lui, la transformation locale des essences forestières notamment pour juguler le chômage et exporter des produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée.

Des syndicats du secteur forestier avaient jugé que cette politique demanderait du temps et des mesures d'accompagnement.

En dehors de la Fonction publique, le bois est le principal employeur au Gabon, avec environ 10.000 emplois directs et deux fois plus d'emplois indirects selon différentes estimations.

Officiellement, la quasi-totalité de la production forestière est exportée sous forme de grumes. Une faible proportion (7 %) est transformée localement.

D'après la Société nationale des bois du Gabon (SNBG), dans laquelle l'Etat est majoritaire, la forêt (80% du territoire) rassemble "plus de 60 essences commercialisables sur les 400 espèces répertoriées", la plus prisée étant l'Okoumé
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Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
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