Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

 

 

 

Rechercher

24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 18:51

22 janvier 2010
Gabon Eco


L’opposition dénonce le budget 2010

La Coalition des groupes et partis politiques de l’opposition a publié le 20 janvier un communiqué pour dénoncer le budget 2010 défendu par le gouvernement devant le Parlement, avec notamment ses 900 milliards de francs CFA dédiés à l’investissement. L’opposition dénonce notamment le lancement de projets sur le budget 2010 avant que celui-ci n’ait été validé par le Parlement, ou encore les incohérences des enveloppes attribuées à certains département.

La Coalition des groupes et partis politiques de l’opposition a réagi avec virulence à la présentation du budget 2010 par le gouvernement, en dénonçant des pratiques illégales du nouveau pouvoir et un budget incohérent et suspect.

L’opposition se demande par exemple si «les taxes douanières et la TVA qui sont payées depuis le 1er janvier 2010, tout comme l’Impôt sur le revenu qui sera prélevé aux salariés et aux fonctionnaires à la fin de ce mois ont-ils une base légale ?», étant donné que le budget n’est pas encore voté.

Concernant la commande de 50 bus et la pause de la première pierre de l’échangeur de Nzeng-Ayong, le gouvernement «n’est-il pas en train d’exécuter un budget 2010 qui n’est pas encore voté par le parlement ?», renchérit le communiqué.

Ces dépenses ont de fait été engagées sans autorisation budgétaire et en violation du Code des marchés publics puisque qu’aucun appel d’offres n’a été lancé», ajoutent-ils.

Ils estiment par ailleurs que «Le budget 2010 n’est pas réaliste parce qu’il repose sur une prévision de croissance de 6,5% qui contredit celle du Fonds Monétaire International qui table plus prudemment sur un taux de croissance 2,6% dans son rapport sur les perspectives économiques régionales publié en octobre 2009. Alors qu’en 2009, les estimations de croissance admises par le Gouvernement sont de -1%, la prévision du Gouvernement laisserait croire que le Gabon gagnerait 7,5 points de croissance en une année, ce qui est au plan économique inimaginable».

L’opposition relève également que «le service prévisionnel de la dette publique, mis à jour le 30 septembre 2009, est estimé pour l’année 2010 à un total de 274,6 milliards de Fcfa. À notre grande surprise, ce montant a été porté à 444,8 milliards de Fcfa dans le projet de loi de finances présenté devant le Parlement, soit une augmentation de plus de 170 milliards de frans CFA».

«Que s’est-il passé entre le 30 septembre et le 11 décembre 2009 pour que le service de la dette publique du Gabon soit porté à un niveau aussi élevé ?», interroge la coalition.

Au chapitre des grands travaux engagés par le gouvernement, la coalition indique qu’«il n’existe aucune information sur le coût global des projets, ni sur leurs durées de réalisation. Sauf à imaginer que tous les projets inscrits seront entièrement réalisés en 2010, il est à craindre que ces projets ne soient que virtuels».

Pour appuyer son argument, la coalition donne l’exemple de la construction de 5 échangeurs prévue en 2010 sur la voie express à Libreville, pour un montant de 4 milliards de Fcfa chacun. «Qui pourra faire croire aux Gabonais qu’il est possible en 10 mois de mettre à jour les études et réaliser les travaux de construction de ces échangeurs ?», s’insurge l’opposition.

Et au chapitre de la CAN, «le pouvoir entend consacrer près de 92 milliards de francs CFA à la seule réfection du stade omnisport, soit plus que ce que la CAN a couté au Burkina Faso !».

«Le pouvoir annonce la réduction du train de vie de l’État, et voila que le budget de fonctionnement de l’Intendance des Palais Présidentiels passe de 3,8 milliards en 2009 à 5,4 milliards en 2010, soit une augmentation de 1,6 milliards de Fcfa qui ferait envie à tous les hôpitaux et à toutes les écoles du Gabon», dénonce enfin le communiqué.

«Plus de 5 milliards de Fcfa d’investissements sont consacrés à la résidence du Président de la République qui pourtant vient d’être refaite à neuf», s’insurge également la coalition.

De même, «le pouvoir annonce la réduction du train de vie de l’État, et voila que le budget de fonctionnement de l’intendance de la Primature a été augmenté de 150 millions de Fcfa. Le même Premier Ministre se voit octroyer des crédits de plus de 10 milliards de Fcfa pour l’évaluation des projets et 1 milliard pour des projets de développement imprévus. Au total, 11,45 milliards de Fcfa sont mis à la disposition du Premier Ministre sans objet déterminé. Soit 3,45 milliards de plus que celui qui l’a fait roi. Jamais Premier Ministre n’a disposé d’autant de moyens budgétaires pour des projets non identifiés !».

Enfin, «le budget du Secrétaire Général de la Présidence de la République connaît un bond spectaculaire en passant de 24 millions de francs CFA en 2009, à 620 millions de francs CFA, soit 26 fois plus que le budget de l’année précédente ; 520 millions de Fcfa sont consacrés aux seuls frais de missions du Secrétaire Général, soit 43 millions de Fcfa chaque mois», indique le document.

La coalition conclu en affirmant que «le pouvoir trompe volontairement le peuple en masquant la vérité derrière des projets dont la réalisation est plus qu’hypothétique, et des mesures populistes prises à la va vite. En réalité, ils sont en train de se partager le gâteau et ils ne prennent pas de gants! Tout se passe comme si ce Gouvernement, conscient de ce que sa durée de vie pourrait s’avérer courte, s’attelait à se constituer un "Trésor de Guerre" pour des desseins inavoués»
.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
commenter cet article
24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 18:49

23 janvier 2010
Gabonews

 

La Commission de lutte contre l’enrichissement illicite accueille deux nouveaux membres


Deux nouveaux membres de la Commission nationale de Lutte contre la Corruption et l’enrichissement illicite ont prêté serment ce vendredi au tribunal de première instance de Libreville, en présence du président de la Cour de Cassation et des membres du gouvernement.

Au cours de cette cérémonie, les deux impétrants ont solennellement juré de « servir l’Etat avec fidélité », de mener avec « probité » leurs nouvelles fonctions, d’observer le « respect de la confidentialité et la déclaration de fortune », avant de promettre de se « conformer aux lois et règlements en vigueur », ayant trait a la lutte contre l’enrichissement illicite.

Aussi, lors de son allocution de circonstance, l’un des hauts dignitaires de l’Institution, Louis Marie Nguié Essono, a souhaité voir aboutir les premières poursuites judiciaires en rapport avec l’enrichissement illicite.

Celui-ci d’indiquer : « Après sept ans de création, d’organisation et de fonctionnement de notre condition, le moment est venu pour que nous puissions vivre les premiers procès dont les enquêtes ont été diligentées par notre condition ».

Cette prestation de serment des membres de ladite Commission intervenait après l’annonce du gouvernement réuni en Conseil des ministres le 14 janvier dernier, d’un projet de décret portant institution d’une Journée Nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite.
La célébration de cette journée, fixée au 9 décembre de chaque année vise notamment : « à sensibiliser, conscientiser, prévenir et susciter chez l’agent public et le citoyen, des comportements tendant à rejeter la corruption et l’enrichissement illicite, et « à impliquer les pouvoirs publics, la société civile et les populations », dans la lutte contre ce même phénomène.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
commenter cet article
21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 01:02

20 janvier 2010
Murphy Ongagna
Gabonews

Journée nationale de Lutte contre la corruption : Les Librevillois s’expriment

Quelques jours après l’annonce par le gouvernement, réuni en Conseil des ministres, le 14 janvier dernier, d’un projet de décret portant institution d’une Journée Nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, les Librevillois, à la faveur d’un micro-trottoir réalisé ce mardi par GABONEWS, ont exprimé leur opinion sur la question.

« INITIATIVE POSITIVE »

Exprimant son adhésion à l’initiative, Pamphile, jeune fonctionnaire confie : « Tout le monde n’a pas les mêmes moyens. Certains arrivent avec des portefeuilles garnis de façon malhonnête, et tout est tellement facile pour eux. Par contre, d’autres plus honnêtes, n’ont pas grand chose. Il faut que cela cesse, et la mise en place d’une journée du genre est plus que salutaire ».

« C’est une initiative positive, et je pense qu’elle est à même de changer les mentalités et les comportements de certaines personnes », a indiqué pour sa part Cédric, non sans enthousiasme. « Nous sommes malheureusement habitués à une certaine manière de faire qui n’est pas toujours très catholique », a-t-il poursuivi.

Dans son sillage, Léonce, sans emploi, a dit, lui a aussi, la pertinence d’une telle journée visant à lutter contre la corruption. « C’est une bonne chose d’avoir lancé ce processus. Cela va quand même diminuer les élans malhonnêtes. Parce qu’au vu de nos habitudes, il était nécessaire d’agir ».

NECESSITE D’AGIR EN AMONT

Toutefois, faisant montre de réserve, George, banquier de profession, s’est interrogé : « Cela n’est pas une mauvaise chose. Mais est-ce que cette journée va réellement changer la donne ? Toute la question réside là. Il devrait y avoir des mesures d’accompagnement qui vont véritablement dans le sens de la sensibilisation de la population ».

En effet, si une majorité des Librevillois estiment convenable d’initier une journée consacrée à la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, nombre d’entre eux ont également considéré que des actions devraient également être menées en amont pour endiguer ce phénomène.

Ainsi, Pamphile de déclarer : « Je crois qu’il devrait y avoir des mesures qui puissent soutenir cette initiative. Il faut plusieurs journées de la sorte pour que la corruption cesse réellement. Un seul jour par an, ce n’est pas suffisant ».

Abondant dans le même sens, Cédric s’est lui aussi interrogé sur la pertinence d’une journée annuelle et ponctuelle. « On ne peut pas s’arrêter à une seule journée, il faut qu’il y ait une sensibilisation de fond à l'adresse de la population gabonaise. Cela prendra beaucoup de temps pour que tout le monde adopte une attitude plus juste ».

« CONSCIENTISER LA POPULATION ET LES POUVOIRS PUBLICS »

Pour Georges, il revient aux autorités de sous-tendre une telle initiative par de vastes actions de communication. « Il faut que les gouvernants arrivent à éduquer les populations. La corruption n’est pas dans les quartiers. Elle se trouve dans les ministères et les administrations, il faut le signaler », a-t-il indiqué.

S’il a exprimé son adhésion à la chose, Guy Roger, jeune actif, a également remis en question le bien-fondé d’une unique journée de sensibilisation. « Pour moi, citoyen gabonais, je trouve que ça part d’une bonne idée, mais pourvu que ça aille jusqu’au bout. Comme le Gabon, je pense, est l'un des pays où la corruption est très élevée, pourvu que ça aille de l’avant. Mais une seule journée ça n’en vaut pas vraiment la peine ».

Le 14 janvier, le gouvernement réuni en Conseil des ministres, sous la présidence du Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, annonçait un projet de décret qui « porte institution d’une Journée Nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite ».

La célébration de cette journée, fixée au 9 décembre de chaque année, vise notamment : « à sensibiliser, conscientiser, prévenir et susciter chez l’agent public et le citoyen, des comportements tendant à rejeter la corruption et l’enrichissement illicite et à cultiver les valeurs d’éthique et d’intégrité » et « à impliquer les pouvoirs publics, la société civile et les populations, dans la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite »..

 

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
commenter cet article
12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 22:00

12 janvier 2010
Alpha Barry
RFI

Ali Bongo en tournée en Afrique de l'Ouest


Le président du Gabon  a entamé, ce mardi 12 janvier 2010, une tournée en Afrique de l’Ouest, la première depuis son arrivée à la tête de l’Etat en 2009. Ali Bongo devait se rendre, dans l'après-midi, en Côte d’Ivoire mais il a tenu à faire un détour par Ouagadougou. Deux visites dites d’amitié et de travail.

Comme le veut la tradition, Ali Bongo Ondimba a été accueilli par le président Blaise Compaoré et tous les corps constitués de l’Etat. Il y avait aussi de nombreux ambassadeurs accrédités au Burkina Faso et un petit groupe de la communauté gabonaise vivant ici, des étudiants notamment, qui ont vivement acclamé leur président.

Le président gabonais était accompagné par des proches comme le ministre des Affaires étrangères, Paul Toungui, et Laure Olga Gondjout, la ministre de la Communication.

Accolades et ambiance détendue entre Blaise Compaoré et son hôte : « Je suis venu remercier le président pour son soutien lors des épreuves que le Gabon a traversées », a déclaré Ali Bongo en référence au décès de son père Omar Bongo en juin dernier. « Après avoir rendu visite aux chefs d’Etat d’Afrique Centrale, il fallait venir en Afrique de l’Ouest », a ajouté le président gabonais qui précise « qu’il fallait bien commencer par le Burkina et par Blaise Comparoé ».

Les deux chefs d’Etat ont eu un entretien, en tête à tête, à la résidence de Blaise Compaoré suivi d’un déjeuner, avant le départ d’Ali Bongo pour la Côte d’Ivoire.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
commenter cet article
7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 01:02

6 janvier 2010
Infosplusgabon

 

Le désengagement partiel du Groupe Shell en Afrique ne concerne pas le Gabon


Dans une vingtaine de pays, la compagnie pétrolière anglo-néerlandaise va vendre ses activités de raffinage, de stockage, ainsi que ses ventes de produits comme le gaz et les lubrifiants. Cette mesure ne concerne pas le Gabon. De sources recoupées, Shell Gabon n’est pas impliquée dans la vente de Gaz, la Raffinerie ou la Distribution. Le Gabon n’est donc pas concerné par cette décision qui n’a aussi aucun impact sur l’Exploration Production au Gabon dans laquelle Shell est impliquée depuis 50 ans.

Créée au Gabon en 1960, Shell Gabon célébrera cette année ses 50 ans de présence continue au Gabon, note-t-on.

Rappelons que le Groupe Shell opère un retrait partiel en Afrique, puisque l’entreprise garde ses branches les plus juteuses : l’exploration et la production. Déjà en 2008, le groupe s’était retiré d’une quinzaine d’Etats africains. A l’époque, la direction déclarait vouloir se concentrer et développer ses activités dans les autres pays du continent. Changement de stratégie : finalement Shell plie bagages. Reste à savoir maintenant qui reprendra ses activités.

L’information était restée confidentielle. Entre les quatre repreneurs potentiels avec lesquels le géant pétrolier négociait depuis quelques mois. Mais aujourd’hui elle fait grincer les dents surtout chez les employés du groupe. Car Shell cède toute son activité avale dans la vingtaine de pays où il opère encore.

Ayant décidé de faire ses offres à seulement quatre partenaires, la stratégie du groupe est claire : privilégier la session de tout son patrimoine en un seul lot.

Une mission bien difficile car tous les géants pétroliers qui ont à la fois les moyens financiers, la vision stratégique, sont tous dans des positions inconfortables, à commencer par Total-Elf-Fina, dont la stratégie est plutôt de consolider ses récentes acquisitions sur le continent.

Et on imagine mal les américains Mobil et Chevron Texaco, également le britannique BP, tous partis du continent débourser le moindre dollar pour y revenir. Reste donc cette option à Shell : tout céder en deux voire trois blocs régionaux.

Plusieurs candidats sont déjà sur les rangs. Le Libyen Oilibya et le marocain Afriquia pour l’Afrique du Nord. Les Sud-africains Sasol et Engen semblent également intéressés pour leur développement en Afrique australe.

Enfin, des entreprises indiennes pour les pays de l’Est, des sociétés locales comme Elton Oil au Sénégal ou encore le Nigérian MRS pourraient prétendre à des rachats (avec diverses sources dont Reuters).

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
commenter cet article
7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 00:56

6 janvier 2010
Afriscoop


Quand tout rapproche et divise Ali Bongo et Faure Gnassingbé

Abbo (Ali Ben Bongo Ondimba) et Faure Essozimna Gnassingbé ont succédé à leurs pères respectifs à l’issue d’élections contestées. Quand bien même l’accession du premier à la magistrature suprême a été encadrée d’un semblant de légalité que celle du second. L’heure est maintenant aux projections dans le futur pour Abbo alors que Faure Gnassingbé est pratiquement à la fin de son premier mandat. Le locataire du Palais du bord de mer de Libreville va-t-il mieux réussir pour autant son séjour présidentiel qui a commencé à la mi-octobre que son pair togolais ? Rien n’est moins sûr car tout dépend de lui… seul.

En prêtant serment à la mi-octobre, Abbo s’est engagé à œuvrer « pour un Gabon exempt de toute corruption ». Dans un pays disposant d’énormes ressources naturelles comme le pétrole et le bois dont l’exploitation profite inégalement à la population gabonaise, on ne peut pas prétendre matérialiser une promesse contraire à celle citée dans les lignes précédentes. Au risque de faire sortir davantage de leur gond les habitants de ce pays d’Afrique centrale épargné par les conflits armés sous-régionaux. Lorsque le Gabon a connu son boom pétrolier au cœur des années 70, il a été un pays de cocagne. Il a, par conséquent, attiré un grand nombre d’attentions des candidats à l’immigration dans la région des grands lacs et en Afrique occidentale. Aujourd’hui, le fait que les garde-frontières du pays du défunt Bongo continuent d’arraisonner des bateaux transportant des immigrants clandestins en route vers leur territoire montre que cette République de 267.667 km² exerce toujours un attrait sur les immigrants de l’Afrique.

D’ailleurs selon plusieurs analystes, cette population d’immigrés joue un important rôle dans l’économie gabonaise et représente une part non négligeable dans l’estimation du nombre d’habitants de ce pays pétrolier, nombre évalué généralement à moins d’un million cinq cents mille âmes. Autant d’atouts internes sur lesquels peut jouer le jeune président dandy du Gabon pour faire rebondir le bilan socio-politique et économique du Pdg (Parti démocratique gabonais, au pouvoir). Une donne que ne démentent pas les réformes socio-économiques enclenchées par Abbo. Comme celles autour de l’administration publique et du cumul de fonctions !

Sur le plan externe, contrairement à Faure Gnassingbé en 2005, Abbo n’a éprouvé aucune difficulté pour s’attirer la sympathie des dirigeants des Etats limitrophes de la République gabonaise (à l’exception de la Guinée équatoriale), tout comme celle de Paris. Abbo bénéficie en outre de sa longue expérience politique à l’ombre de la dictature et de la superpuissance du Pdg créé par son père. Une habileté politique qui peut l’aider à tendre sans détours la main à l’opposition pour être le président de « tous les Gabonais » comme lui-même le clame. Un rapprochement avec l’opposition qui ne devrait pas, a priori, constituer de la mer à boire pour lui car la plupart des opposants de ce pays ont déjà travaillé avec le défunt Bongo. La principale inconnue de la gouvernance Abbo sera donc sa réelle volonté et détermination de diriger autrement ce territoire qui dispose également d’importantes réserves d’uranium, de manganèse et de phosphates.

En devenant en 2005 dans un bain de sang le premier magistrat du Togo, Faure Gnassingbé avait promis à ses compatriotes une batterie de changements dans leur quotidien. A l’heure du bilan et à quelques semaines de la présidentielle de 2010, même les Togolais qui ont cru à un moment donné à un probable déclic dans la conduite des affaires publiques sur leur terre natale déchantent. L’héritier d’Eyadema Gnassingbé a sans doute été rattrapé par les réalités du pouvoir togolais qui tiennent entre deux pans : la prépondérance du poids de l’ingérence de l’armée dans la politique locale et la survivance des caciques du parti présidentiel, le Rpt (Rassemblement du peuple togolais) !

Au Gabon, c’est plutôt Abbo qui a la mainmise sur les patrons de l’armée tout en se faisant respecter par les proches collaborateurs de son père qui l’ont vu grandir. Les règles du jeu dans ces deux Etats qui ne demeurent des Républiques que de nom sont donc diamétralement opposées. Quand bien même une dictature reste une dictature, de même qu’un scrutin fraudé. La balle est donc dans le camp du fils aîné du défunt Bongo. Il a le choix d’engager progressivement son pays sur le sentier du développement en le maintenant dans l’autocratie créée par son père, ou de le développer en y créant l’ère d’une véritable justice sociale. Les Gabonais lui seront infiniment gré s’il parvient à réaliser la seconde gageure. On ne passe pas du jour au lendemain de la dictature à la justice sociale
.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
commenter cet article
4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 01:50

3 janvier 2009
Afrik.com


Les candidats malheureux à la présidentielle du 30 août dernier, remportée par le candidat du parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) Ali Bongo Ondimba, s’organisent. Ils préparent la création d’un grand parti d’opposition. Ils ont annoncé ce projet mercredi au cours d’une conférence de presse à Libreville.

Les animateurs du vaste mouvement politique d’opposition, parmi lesquels l’ancien ministre de l’intérieur, André Mba Obame, l’ex-premier ministre, Jean Eyeghé Ndong, Casimir Oyé Mba, Bruno Ben Moumbamba, Zacharie Myboto, Jean Noutoume Nguéma et Pierre Claver Nzeng, espèrent à travers ce futur grand parti constituer une alternative crédible au parti démocratique gabonais (PDG), au pouvoir depuis plus de 40 ans.

Il s’agit également pour ces leaders politiques de l’opposition, qui dénoncent le recul démocratique au Gabon, de former un front commun contre le PDG, en perspective des élections législatives de 2011. "Le processus de démocratisation est aujourd’hui menacé’’, ont-ils lancé, avant de fustiger le comportement des partisans du PDG, qui selon eux, ont confisqué le pouvoir par des méthodes obscurantistes, en tuant les espoirs des Gabonais.

Le porte-parole des opposant, Jean Eyéghé Ndong, a reconnu par ailleurs la responsabilité des ses pairs qui ne jouent pas toujours franc jeu lors des batailles électorales. Ce qui souvent, selon lui, arrange le parti au pouvoir. L’ancien Premier ministre a dénoncé dans ce sens, "la duplicité", "l’égoïsme", "l’égocentrisme" et les "volte-faces" qui caractérisent bon nombre d’entre eux.

Les leaders de ce nouveau mouvement politique dont le nom n’est pas encore connu, et lesquels n’ont pas encore réussi à rallier l’opposant historique Pierre Mamboundou de l’Union du peuple gabonais (UPG) à leur cause, entendent ne pas baisser la garde, en continuant la lutte pour "l’instauration d’une véritable démocratie au Gabon’’.

Note de Juliette: Mis à part le fait que nous assistons manifestement à une chasse acharnée à la tranche de gâteau juteux, la classe politique gabonaise a au moins compris que l'union fait la force...! Quand est-ce que les autres aussi comprendront qu'à la place de multiples oppositions qui se tirent mutuellement dans les jambes, il n'y a qu'une coalition diversifiée qui peut avoir des chances de s'opposer efficacement au système bulldozer au pouvoir...

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
commenter cet article
18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 22:38

17 novembre 2009
Source: Koaci.com

L’opposant Pierre Mamboundou, pressenti au poste de vice président d'Ali Bongo

L’incapacité d’Ali Bongo Ondimba à asseoir son autorité depuis le hold up électorale de la présidentielle du 30 Août dernier, et ce malgré une série de mesures précipitées rentrant dans un vaste programme de séduction de la population, contraint ce dernier a composer avec les véritables âmes incarnant l’espoir du peuple gabonais, et en qui, la population s’était clairement identifiée lors de la dernière confrontation politique électorale, c\'est-à-dire l’élection du président de la république.

S’il reste difficile de se prononcer sur l’identité exact de vainqueur du scrutin, disons tout de même que les ‘’vrais’’ résultats en possession des représentants de l’opposition, et dont la cour constitutionnelle s’est refusé de confronter avec ceux qui donnent curieusement vainqueur le candidat du parti démocratique gabonais au pouvoir, sont ces résultats, édifiants à plus d’un titre, et ne placent qu’à la troisième position Ali Bongo Ondimba, très loin derrière les candidats Pierre Mamboundou et André Mba Obame, dont les revendications de victoire de l’élection au soir du 30 Août dernier sont loin d’être fortuites.

Mais comme gagner une élection au Gabon, n’est pas encore synonyme de gagner le pouvoir, Pierre Mamboundou et Paul Mba Abessole visiblement aguerris aux hold up électoraux, ont vraisemblablement été les moins surpris, alors que le néophyte à cet exercice, André Mba Obame n’a vue que du bleu dans la détermination de la France, qui, mon œil, n’a eu aucun candidat, de maintenir à la tête de ce riche pays à la population très pauvre, un valet de plus, à même de défendre encore pour longtemps la position du Gabon comme vache à lait au libre service à satiété. Un rôle dans lequel ne semblaient pas s’accommoder Pierre Mamboundou, encore moins André Mba Obame, dont le trait commun des programmes de société s’articulait autour du concept ’’rendre le Gabon aux gabonais’’, même si une pâle copie tente d’être exécutée depuis peu.

Après le hold up électoral, le bon sens commande de composer avec les véritables dépositaires de la confiance du peuple, afin d’espérer gérer un pays jusqu’ici ingouvernable, et ce n’est pas l’important dispositif militaire déployé depuis ce passage en force qui nous le démentira. Une fois l’armée ayant réussi à mater les velléités de contestation du président désigné, la seconde phase avait consisté à prendre attache avec les représentants légitimes du peuple et à qui il a été refusé toute légalité, prise d’attache,en vue de les associer à la soupe.

Le compromis politique, n’aurait pas eu assez de résistance dans la camp du leader de l’union du peuple gabonais. A cette époque, déjà les spéculations vacillaient entre les postes de premier ministre et de vice président. Les plus avisés ne sont d’ailleurs pas restés médusés face aux soudaines invitations à la population au calme émanant du porte parole du candidat de l’UPG et leader de l’union pour la nouvelle république Maître Louis Gaston Mayila, qui faisait montre d’un zèle inhabituel dans les invitations aux peuple à avaler la pilules.

Par contre le camp André Mba Obame est resté jusqu’ici inflexible. Même les tentatives de médiation d’Alain Joyondet, invité à Libreville pour la caution de l’Elysée à l’investiture d’Ali Bongo Ondimba, sont restées vaines. Et pour avoir osé braser l’ordre établi par la princesse, André Mba Obame a été sévèrement châtié lors de la parodie de recomptage des voix du scrutin par la cour constitutionnelle, en ayant été simplement recalé tel un mal propre, de la deuxième à la troisième place selon les résultats officiels.

Pour sceller ce partage du gâteau Gabon, Ali Bongo Ondimba doit se rendre cette fin de semaine en France, pour la dernière dictée de la suite à donner, dans le cadre de l’arrivée prochaine de Pierre Mamboundou aux affaires, sinon de l’un de ses proches à un niveau élevé de la république, après la récente phase de ballon d’essai, marqué par l’entrée de son porte parole en France dans le premier gouvernement de Bongo Ondimba fils.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
commenter cet article
18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 22:33

18 novembre 2009
La Voix Du Peuple Gabonais - LVDPG




Gabon-France : Ali Bongo Représentant des intérêts Français au Gabon à l’Elysée jeudi


Ali Bongo Ondimba, effectuera du 19 au 20 novembre prochain sa première visite officielle en France où il sera reçu à déjeuner jeudi à l’Elysée par Nicolas Sarkozy.

Avant la France, Ali Bongo Ondimba était en Italie où il a pris part au sommet mondial de la lutte contre la faim, organisé par le Fonds des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Depuis son coup d'Etat électoral, Ali Bongo Ondimba a instauré une dictature émergente au Gabon, toutes les libertés individuelles sont convisquées, pourquoi ? . Tel père, tel fils adoptif.

Le 23 novembre prochain, une grande opération de recensement des fonctionnaires sera lancée sur toute l’étendue du territoire national par son gouvernement afin d’avoir une visibilité réelle sur les effectifs de l’administration de son Etat.

L’administration demeure le grand employeur du Gabon avec près de 40 000 agents, indique t-on. Qui vivra, vera . Affaire à suivre...

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
commenter cet article
17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 19:05

16 novembre 2009
Achille Ngueti
Source :  AfriSCOOP


Huit partis d’opposition ainsi que des candidats malheureux à la présidentielle du 30 août ont annoncé la création d’une Coalition des groupes et partis politiques pour l’alternance (Cgppa), a constaté dimanche, un correspondant d’AfriSCOOP à Libreville.

Ils évoluaient après la présidentielle du 30 août, de manière informelle mais, depuis dimanche, ont décidé de se constituer en alliance. Eux, ce sont huit partis d’opposition et candidats malheureux gabonais. Avec la Cgppa, ils entendent contester la légitimité de Ali Ben Bongo élu à la suite de son père, le défunt président Omar Bongo Ondimba.

Au sein de cette coalition, se retrouvent d’anciens barons du Parti démocratique gabonais (Pdg, au pouvoir), des opposants et des candidats indépendants. Le plus virulents reste André Oba Mbame, l’ex-ministre de l’Intérieur et ex-ami d’enfance du nouveau président. Classé deuxième puis troisième par la Cour constitutionnelle, lors de la présidentielle, ce dernier n’est pas prêt de s’entendre avec ses anciens « amis ». « Messieurs et mesdames du pouvoir, on se connaît bien (rires et applaudissements). La chasse aux sorcières méprisable à laquelle vous vous livrez, loin de décourager le désir profond du changement des Gabonaises et des Gabonais, renforce la détermination qui habite désormais chacun d’entre nous ! », lançait-il à Libreville.

Plus encore, pour la Cgppa, le nouveau pouvoir est une « dictature émergente ». Les opposants en veulent pour preuve, le fait de n’avoir pas obtenu l’autorisation d’organiser un grand meeting pour annoncer la création de leur coalition. « Ali prouve qu’il n’est pas mieux que son père. Pis, il veut imposer une dictature qui ne dit pas son nom au Gabon. Nous ne saurons jamais accepter cela et sommes prêts à le dénoncer partout où besoin sera », martèle un membre de la coalition.

Déjà, des observateurs indiquent que la Cgppa part sur une mauvaise base. En effet, l’absence de l’opposant historique Pierre Mamboundou et l’ancien maire de la capitale, Paul Mba Abessole (des poids lourds de l’opposition traditionnelle gabonaise) fait douter de son impact sur l’échiquier politique de ce petit pays de l’Afrique centrale.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
commenter cet article

Textes De Juliette