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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 23:10

7 octobre 2009
GabonEco


Les bleus des observateurs des élections africaines

Depuis le retour de la démocratie sur le continent, les sociétés africaines s’interrogent sur l’utilité des observateurs internationaux qui légitiment toujours le pouvoir en place, quelles que soient les irrégularités du scrutin. Dans une interview accordée à la presse togolaise, que nous publions in extenso, le président de l’ONG Plan international pour la démocratie et la paix en Afrique (PIDPA), Jean Marie Ngondjibangangte, revient sur la problématique des élections en Afrique et le rôle des observateurs, dont il estime qu'ils doivent surtout constater si les anomalies pèsent davantage que les points positifs sur la crédibilité de l'élection.

 

© D.R. L'opposition gabonaise multiplie les manœuvres pour invalider l'élection présidentielle du 30 août 2009.

 

Quels sont les objectifs de Plan international pour la démocratie et la paix en Afrique ?
«C’est une Organisation non gouvernementale (ONG) internationale qui œuvre dans le domaine de la bonne gouvernance et de la démocratie en Afrique. Nous œuvrons également dans la médiation de conflits et la communication institutionnelle en matière de paix et de non violence, l’observation des élections ainsi que la formation. Nous avons déjà couvert des élections dans 23 pays en Afrique depuis 2003. Nous avons été en Guinée-Bissau pour une mission de paix avant le renversement du président Koumba Yala, ainsi qu’au Burundi.

Quel est le scrutin le plus difficile que vous avez observé ?
Toutes les missions sont difficiles, parce que quand on parle d’élection, il y a des tiraillements. Mais, la mission d’observation la plus difficile, c’était en 2008 au Tchad peu après l’incursion des rebelles aux portes de la Présidence à Ndjaména.

Comment se passent les missions d’observation ?
Notre organisation va toujours vers les Etats, pour demander à effectuer des missions d’observation. Ce ne sont pas les Etats qui viennent vers nous. Nous adressons une demande à la Commission électorale nationale, trois mois avant le scrutin. Si elle juge que nous avons les compétences, elle nous autorise à y participer.

Quelles sont vos sources de financement ?
Nous sommes en collaboration avec des ONG-sœurs du Nord qui nous aident. Chaque année, nous élaborons également un plan d’action que nous soumettons à plusieurs institutions tels l’Union africaine, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, l’Union économique et monétaire ouest-africaine, la Communauté économique et monétaire des Etats d’Afrique centrale, le Programme des Nations unies pour le développement. Selon ce plan d’action, elles peuvent prendre en charge certaines rubriques.

En vous autorisant à venir observer des élections, ne constituez-vous pas une onction pour les pouvoirs en place ?
Ce n’est pas le gouvernement qui nous autorise à observer les élections dans un pays, mais l’institution indépendante chargée d’organiser les élections. Quand on finit la mission d’observation, on transmet un rapport à cette institution et à nos bailleurs de fonds.

Êtes-vous réellement indépendant, d’autant que vous avez besoin de ressources ?
Au Burkina Faso, lors de l’élection présidentielle de 2005, notre ONG a déployé 139 observateurs de 17 nationalités différentes. Nous n’avons bénéficié même pas d’un verre d’eau. Cela veut dire que nous avons travaillé en toute indépendance et en toute impartialité. Nous ne produisons pas des rapports de complaisance. C’est comme cela que nous travaillons partout.

D’une manière générale, les observateurs internationaux ont une bonne appréciation du déroulement des élections ?
Le jeu démocratique est une œuvre humaine, donc imparfaite. Ce qui fait qu’il y a toujours des irrégularités. Il n’y a aucune élection parfaite dans le monde, même dans les vieilles démocraties occidentales comme les Etats-Unis. Nous mettons sur la balance, les bons points et les mauvais points. Si les irrégularités pèsent plus que les régularités, nous disons que l’élection ne répond pas aux normes de la démocratie. Mais par contre, si le bon déroulement pèse plus que les imperfections, nous disons que les irrégularités ne sont pas en mesure d’entacher l’élection. Par exemple, en 2008 au Ghana, au deuxième tour, il y a eu des petits problèmes et même des casses à Tain et j’étais là-bas. Mais l’élection présidentielle s’est bien déroulée dans l’ensemble. Et nous l’avons relevé dans notre rapport d’observation.

Y a-t-il des critiques objectives faites aux observateurs ?
Il y a des gens qui disent que les observateurs viennent à trois jours du scrutin et concluent qu’il s’est bien déroulé. Et pourtant, une élection, c’est avant, pendant et après le jour du scrutin. Il faut peut-être venir au moins deux semaines avant pour constater le déroulement de la campagne, vérifier le fichier électoral. Ça c’est une critique constructive. Mais nous ne sommes pas "achetés" par les gouvernements.

Étiez-vous au Gabon et au Niger lors de derniers scrutins ?
Effectivement, nous étions au Gabon et honnêtement dit, l’élection s’est bien passée. C’est après le jour de l’élection qu’il y a eu des troubles. Il n’y a pas eu de fraudes. En Afrique, les opposants n’ont pas le courage de féliciter les vainqueurs. S’il y avait eu des fraudes, Ali Bongo allait avoir 52% des voix au lieu de 41%. Quant au Niger, le référendum s’est également bien déroulé. C’est plutôt les opposants qui ont refusé de prendre part au référendum et tentent de jeter le discrédit sur son déroulement. La politique de la chaise vide n’est pas bonne.

Comment voyez-vous la facilitation du président Blaise Compaoré pour la sortie de crise en Guinée ?
Le président Blaise Compaoré a beaucoup d’expérience en matière de médiation. On a vu son œuvre notamment au Togo et en Côte d’Ivoire. Ouagadougou a été le médicament pour un retour de la paix dans ces pays. Blaise Compaoré est un homme pétri d’expérience et de sagesse. La Guinée est un cas difficile. Après le président Sékou Touré, Lansana Conté et Moussa Dadis Camara ont pris le pouvoir par les armes et le pays secoué de violences. Le président Compaoré lors de son récent séjour à Conakry, a établi les bases solides pour une sortie de crise et toutes les parties ont convenu de se rencontrer, très prochainement, à Ouagadougou. Comme l’a dit Blaise Compaoré, la sortie de crise dépend d’abord des Guinéens qui doivent accepter de discuter franchement.

Le chef de a junte, Moussa Dadis Camara, peut-il se présenter à la présidentielle ?
Il faudra mettre sur pied une équipe gouvernementale de transition qui aura pour mission d’organiser une élection présidentielle transparente à laquelle pourront se présenter tous les Guinéens qui le veulent dont le chef de la junte Moussa Dadis Camara».

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 23:06

12 octobre 2009
GabonEco

Les enseignants défient le gouvernement

Réunie en assemblée générale le 10 octobre dernier à Libreville, la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (CONASYSED) a décidé de poursuivre son mouvement de grève repris lors de la rentrée du 5 octobre dernier, malgré les menaces du gouvernement de suspendre leurs salaires. Les enseignants ont fustigé l'attitude du gouvernement et annoncé vouloir le poursuivre devant le Conseil d'Etat.

 

© gaboneco ; Le secrétaire générale du Syndicat de l'Education nationale, Fridolin Mvé Messa

 

Le ton se durcit très vite entre les enseignants et le gouvernement, éloignant chaque jour un peu plus l'espoir d'une issue rapide et consensuelle pour la reprise des cours, paralysés dès la rentrée des classes pour la seconde année consécutive.

Après l'annonce par le gouvernement le 8 octobre dernier de la suspension des salaires des enseignants grévistes à compter du 12 octobre, la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (CONASYSED), a tenu une assemblée générale le 10 octobre dernier pour dresser le bilan des négociations et prendre une décision commune.

«Nous vous avons appelé afin de vous faire le compte rendu de la séance de travail que nous avons eu avec les responsables du ministère de l'Education nationale. Nous sommes tombés d'accord sur la mise en place de quatre groupes de travail pour le suivi des dossiers de chaque enseignant, sur les rappels, les situation administrative et la prime d'incitation à la fonction enseignante que plusieurs n'ont pas encore perçu», a rapporté la modératrice de la CONASYSED, Ozoumet Léa Isabel.

Concernant la menace de suspension des salaires lancée par le gouvernement, les enseignants ont fustigé cette décision, se disant «prêts à continuer le combat».

«Vous avez écouté jeudi dernier, la menace du gouvernement de couper les salaires des enseignants s'ils ne reprenaient pas les cours lundi, malgré leur menace nous sommes toujours prêts pour le combat, nous allons continuer la grève», a-t-elle martelé.

«Par rapport à l'attitude du gouvernement et à ses menaces, nous avons décidé d'entamer une action en justice contre ce dernier mardi prochain. Nous allons conduire le gouvernement devant le Conseil d'Etat», a-t-elle par ailleurs ajouté.

«Nous continuons notre mouvement de grève, et aucun enseignant n'ira (...) dans les salles de classes. Tant que le gouvernement n'aura pas résolu toutes nos revendications, nous ne reprendrons pas les cours. Même s'il y a année blanche ce n'est pas notre problème. Notre objectif c'est de montrer au gouvernement qu'on ne s'amuse pas», a enfin renchérit le responsable de la base de la CONASYSED.

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 00:50

11 octobre 2009
Télesphore Obame Ngomo


Cette interrogation semble banale mais elle est fondamentale pour l'avenir de notre pays. En effet, le peuple gabonais ne doit plus et ne peut plus se permettre de se laisser entraîner par des opportunistes et des plaisantins qui n'ont qu'un seul but: l'utiliser pour s'en mettre plein les poches. Cette pratique de tromperie ne peut plus continuer d' exister au moment où le Gabon écrit une nouvelle page de son histoire avec Ali Bongo comme président.


Pour clarifier ma question, je vais passer en revue les hommes que je considère comme étant des opposants, ensuite ceux qui me semblent crédibles, et ceux qui peuvent devenir crédibles.

Tout en ayant un regard purement objectif, les hommes que je classerais parmi les opposants gabonais je citerai d'abord
Jean Eyeghe Ndong, Luc Nsi Bengone, Zacharie Myboto, Pierre Mamboundou et André Mba Obame.

Mais je précise que je n'accorde pas à tous ces hommes le même degré de crédibilité car leur passé
politique impose un fort scepticisme.

Je commencerai par celui qui me paraît le plus crédible bien qu'il ne dispose pas d'une capacité de conquête très dynamique. Je cite Jean Eyeghe Ndong. Cet homme qui est aussi propriétaire du bilan négatif du PDG au même titre que ses anciens camarades dispose d'un courage qu'il faut quand même lui reconnaître. On peut dans ce cas dire « même si le lièvre est ton ennemi, reconnaît qu'il court plus vite que toi ». Il a très souvent su dénoncer publiquement certains dérives et certaines incohérences du système sans pour autant qu'il y apporte un ajustement visible. D'ailleurs, je reste convaincu que les membres du PDG qui le connaissent de très près lui reconnaissent certaines valeurs dont la rigueur. Le Gabon a besoin de rigueur, et d'actions courageuses et c'est en ce sens que je le considère comme un homme crédible.

Cependant son association avec André Mba Obame pour qui j'ai beaucoup de respect en tant qu'être humain me paraît être un mauvais choix. Car elle vient ternir fortement la crédibilité que beaucoup lui attribuait: «  dis moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es »: carton jaune à cet homme d'État qui peut encore continuer le match.

Puis parmi les hommes crédibles, je citerai Luc Nsi Bengone. Ce compatriote, combattant de la première heure, n'a cessé de critiquer les injustices et les failles du système d' Omar Bongo. Mais hélas sa notoriété lui fait un tort crucial. Ce serviteur de notre pays vient de commettre une erreur en venant livrer une information « vraie ou mensongère » au sujet d' Ali Bongo dont je doute fortement qu'il soit capable de nous en partager la preuve. Cette incapacité à se justifier clairement vient ternir sa crédibilité et d'ailleurs elle s'apparente beaucoup plus à de la diversion et à l'agitation dont le Gabon n'a pas besoin. Carton jaune pour ce grand combattant, qui doit avouer publiquement qu'il s'est trompé sur ses affirmations: faire une erreur arrive à tout le monde. Alors, je pense qu' il peut continuer le match car il faut louer le courage qu'il a toujours eu.

Passons ensuite à nos compatriotes plus visibles sur la scène bien qu'ils soient les moins crédibles.

Commençons par le cas Zacharie Myboto. Il est important de revenir sur le départ de cet aîné du PDG. Il quitte le bateau de la majorité non parce qu'il avait pris conscience du mal que le PDG faisait au Gabon mais dit-on pour des raisons d'abord familiales puis amicales. Ses rapports avec l'ancien chef de l'État n'étant plus au beau fixe, il décida de faire cavalier solitaire. C'est un courage qu'il faut lui reconnaître mais auquel il faut ajouter une touche de modération quand on juge les nombreux avantages dont il a toujours bénéficié, notamment avec l'occupation de son poste de PCA. La largesse d' Omar Bongo envers son ami n'était pas raison. Ne demeurant pas dans le secret des dieux, je vais m'abstenir de livrer des propos non vérifiés. Ni carton rouge ni carton jaune pour cet ainé mais retraite politique. Il devra s'il veut entamer une action sérieuse pour le Gabon encadrer ou former des jeunes à des valeurs contraires à celles que lui même a appliqué lorsqu'il était aux commandes de l'État. C'est à dire enseigner de bonnes valeurs.

Concernant Pierre Mamboundou, il faut d'abord louer la détermination de ce leader politique pendant de nombreuses années. Il avait su se construire une image auprès de ses compatriotes mais hélas elle fut rudement terni par son discours beaucoup plus allégé envers le système d' Omar Bongo. Ce qui lui couta très cher lors de la dernière élection présidentielle. Il n' a pas su et pu se construire une nouvelle image qui l'aurait certainement présenté comme étant le mieux placé pour battre le candidat du PDG sans le soutien des autres «  hommes de l'opposition ». Le peuple gabonais aurait compris et soutenu son combat, mais la chair est faible, c'est ce que nous confirme sa position actuelle.

Et la cerise sur le gâteau est « l'affaire des 11 milliards de Ndende »: vérité ou intox? Allons y comprendre mais ne dit on pas « il n' y a jamais de fumé par hasard? ». Ni carton rouge ni carton jaune mais il doit maintenant occuper le poste d'entraineur et non plus celui de joueur. Il devra en tant qu' ancien dans le milieu politique encadrer les plus jeunes. Donc il doit prendre sa retraite sur le terrain mais doit maintenant agir en qualité de coach.

Enfin, terminons par le cas André Mba Obame qui est le plus atypique. Le personnage est un homme très intelligent et très malin, on peut le dire mais ...

Quand on regarde aujourd'hui le système PDG, nul n'ignore que l'un de ses fervents maçon est André Mba Obame. Réussir à penser un système aussi destructeur et humiliant pour notre pays, il faut le faire. Comment peut on mettre son intelligence pour faire gagner notre pays à la course vers la pauvreté et la misère? Sachant très bien qu'il fut parmi les jeunes cadres gabonais qui dénonçaient vivement ce système pervers.

Encore y adhérer pour faire changer les choses de l'intérieur peut se comprendre mais quant à produire un socle encore plus solide de ce modèle de destruction, je salue alors l'incohérence.

André Mba Obame reste néanmoins un aîné qui doit être traité avec respect même si sa manière d'agir n'a participé en rien à l'avancée de notre Gabon.

A lire de très près le mal qui l'investit dans la possibilité de démontrer que la machine électorale, dont il est l'auteur, a été favorable à Ali Bongo, on comprend l'incohérence du personnage. C'est le serpent qui se mord la queue. On voit bien qu'il n'est vraiment pas qualifié pour venir dénoncer certaines incohérences dont il a cautionné l'existence notamment dans la relation entre Ali Bongo et Marie Madeleine Mborantsouo. Pourquoi n'avait il pas soulevé le même problème du temps d' Omar Bongo? Les irrégularités des listes électorales: se souvient il un temps soit peu des plaintes de Pierre Mamboundou en 1998 et en 2007? Les fraudes massives dont son ancien parti était la génitrice: si l'histoire échappe à certains pour ne pas dire au plus grand nombre, il faut alors savoir qu'elle ne s'efface pas de la mémoire de tous. André Mba Obame a joué un rôle très important dans la destruction de « la démocratie » au Gabon, et c'est ce qu'il réclame aujourd'hui.

Ne doutant point de son intelligence et de sa capacité à manipuler les esprits et les idées, je pense que la présence d' André Mba Obame dans l'opposition pourra faire naître un véritable challenge à Ali Bongo qui reste quand même « son frère » bien qu'il soit maintenant des adversaires politiques. Comme quoi le pouvoir fait voir des choses au peuple gabonais.

Il y a encore quelques mois, le PDG était la maison mère qui les nourrissait tous, et comme par hasard elle est devenue par un coup de baguette magique l'enfer. Non monsieur le ministre, la gouvernance de ce parti politique et ceux de l'opposition qui l'avaient rejoins, a toujours été un mal pour le peuple. Vous pouvez à ce titre comprendre le carton rouge que le peuple gabonais vous a mis lors de l'élection présidentielle dernière.

En guise d'objectivité, je précise qu' Ali Bongo Ondimba est aussi comptable de ce bilan car il a appartenu à la majorité qui a gouverné le Gabon pendant 42 ans mais son avantage fut qu'il est resté un homme cohérent d'où sa victoire indiscutable.

Cependant, même s'il a pu remporter l'élection du 30 août 2009, il s'inscrit également dans l'opposition car il aura pour mission de mettre un terme à ce système qui n'est qu'une spirale infernale pour le destin de notre pays et de ses populations. Nous espérons qu'il demeurera toujours dans la cohérence entre son programme et ses actions comme il l'est resté entre sa candidature et le bilan négatif du PDG qu'il a accepté d'assumer.

L'avenir du Gabon repose alors entre ses mains.

Pour finir, je ne considère pas comme étant des opposants des compatriotes qui font de l'agitation ou de la figurine. Le système destructeur du PDG, qui ne doit plus continuer, ne peut se combattre en vociférant comme des hommes déséquilibrés hors du sol gabonais. Le développement politique du Gabon n'a pas besoin d'agitateurs et d'opportunistes qu'on entend de moins en moins d'ailleurs: n'auraient ils pas reçu un os dans la bouche? Affaire à suivre...

Critiquer le système élaboré par la majorité présidentielle et la pseudo opposition fut l'action de milliers de gabonais. Mais le titre d'opposant et surtout d'opposant crédible, sérieux et équilibré coute très cher. On ne peut le conférer à quelques blagueurs habillés en costume cravate. Quand on veut être un leader crédible, un opposant, on doit le faire au Gabon et non pas devant les chaînes étrangères en manque de clowns. Les pays occidentaux ont assez d'émissions télévisées amusantes, inutile pour certains plaisantins de venir en plus approfondir l'image ridicule que les occidentaux se font de nos pays africains.
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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 00:45

11 octobre 2009
InfoplusGabon


Les candidats de l’opposition gabonaise déclarés battus lors de l’élection présidentielle du 30 août, n’ont pas été autorisés dimanche par le ministère de l’Intérieur à se rassembler à Libreville.

André Mba Obame, Pierre Mamboundou arrivés second et troisième lors de la présidentielle contestent toujours la victoire d’Ali Bongo Ondimba à l’élection présidentielle.

"Le ministre de l’Intérieur a envoyé sur les lieux du meeting depuis 5 heures du matin des militaires avec pour ordre de disperser tout attroupement", a dénoncé dans un communiqué cette coalition des candidats de l’opposition.

Selon le communiqué, le rassemblement avait été "autorisé par le maire du 6e arrondissement" de Libreville où il devait se tenir.

Depuis la fin de l’élection contestée d’Ali Bongo, les candidats de l’opposition sont privés de l’accès aux médias publics. Un chaîne de télévision appartenant au candidat André Mba Obame, a été depuis privé d’émettre après que ses antennes ont été à moitié détruites.

La Cour constitutionnelle doit déclarer sous peu si ou non Ali Bongo Ondimba a réellement remporté l’élection présidentielle du 30 août.

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 20:16

11 octobre 2009
Bruno Ben Moubamba

Selon nos informations, une majorité des juges de la cour constitutionnelle serait désormais en faveur de l’annulation du scrutin présidentiel du 30 août 2009 au Gabon. Cette nouvelle donne change considérablement la situation. Le pouvoir privé qui contrôle l’appareil d’Etat a désormais trois alternatives:

1.
Le passage en force par le musèlement des juges de la cour constitutionnelle et des mesures coercitives touchant les opposants présents sur le territoire national. Avec ceci, une campagne d’intimidation en direction de quelques opposants à l’étranger;

2. L’annulation de ces élections contestées suivie d’
un prolongement de la transition avec constitution d’un gouvernement d’union nationale incluant le PDG et les membres du Front du Refus, autrement dit la coalition pour le changement;

3. Le pourrissement de la situation suivi d’une désagrégation progressive de l’Etat gabonais et de l’entièreté du corps social avec des risques incalculables de
fractures ethniques entre le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest.

Le collectif des opposants à Ali menacé et interdit de manifester

Gabon: Bureau de vote gardé par des Berets Rouge dans le quartier sensible de kingele par Andriankoto

Bérets rouges en faction le 30 août 2009 à Libreville ( © Andriankoto Ratozamanana)


Le collectif des opposants organisait ce dimanche 11 octobre au carrefour Nzeng Ayong
un rassemblement pour communiquer ses intentions aux populations gabonaises. Notamment la dégradation de l’Etat de droit, les pressions sur les juges de la cour constitutionnelle, le climat social délétère et l’inaction du gouvernement de transition gangréné par le pouvoir privé.

Nous en profitons pour rappeler qu’une rencontre avec le chef de l’Etat par interim avait été annulée vendredi le 9 octobre  au dernier moment. Le but de celle-ci était pour les opposants de dénoncer officiellement les manquements de l’Etat pendant cette période de transition.

Ce dimanche 11 octobre au matin, le gouvernement gabonais a déployé les bérets rouges en nombre suffisant sur les lieux de la manifestation pour intimider les opposants. Etant donné les méfaits dont ce sont déjà
rendus coupables les bérets rouges à Port-Gentil et Libreville, le collectif des opposants n’a pas eu d’autre choix que d’annuler la manifestation. La décision a été prise de lire à la place un communiqué de presse.


L’option suicidaire du passage en force

Ces derniers événements signifient qu’Ali Ben Bongo Ondimba et le pouvoir privé ont définitivement opté pour le passage en force quoi qu’en disent les juges de la cour constitutionnelle.

Le Gabon est un trop bon gâteau aux yeux de ceux qui considèrent que l’Etat est à eux pour qu’ils comprennent la nécessité logique d’annuler cette élection, de prolonger la transition, de mettre en place un gouvernment d’Union Nationale en vue d’organiser de nouvelles élections indiscutables.

Combien de temps faudra-t-il pour que notre pays retrouve le sens de la mesure? Nul ne le sait. A moins que la France, les Etats Unis, l’Europe ou l’Union Africaine ne se décident enfin à peser de tout leur poids pour obliger le pouvoir privé qui veut nous régenter pour l’éternité à abandonner sa prétention.

Le peuple gabonais ne doit faiblir. Si Ali Ben Bongo Ondimba devient président et que le PDG continue à parasiter l’Etat gabonais, il n y aura pas d’avenir pour nous mêmes et les générations à venir.

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 15:53

6 octobre 2009
La Coordination du MCDG
Mouvement pour la Citoyenneté et le Développement du Gabon

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Suite nos précédentes manifestations pacifiques lors desquelles nous tentions de prévenir et sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur les risques de guerre civile et des déplacements de populations au Gabon, si le processus électoral manquait de transparence, nous souhaitons cette fois-ci dénoncer et condamner vigoureusement « les violations de la Constitution et de la loi électorale ainsi que les nombreuses atteintes aux Droits de l’Homme » survenus au Gabon à l’issue des élections présidentielles.

Comme nous le redoutions, le scrutin du dimanche 30 août dernier au Gabon fut une grande mascarade et une véritable parodie de la démocratie. Cette élection tant attendue n’a pas été ce grand instant historique d’expression de la liberté, rêver depuis 42 ans par tout le peuple gabonais.

C’est pour cette raison que nous, gabonais de Rennes, dénonçons ce déni de liberté et de démocratie en portant à la connaissance de l’opinion locale, nationale et internationale, les points d’actualités suivants :

- Violation de la Loi électorale (fraudes massives et falsification PV,etc.)

- Massacre des populations (à Libreville et à Port-Gentil).

- Violation des libertés (fermeture injustifiée des frontières, pressions diverses sur les médias locaux et interdiction d’entrée des médias étrangers, interdiction aux opposants de sortir du territoire etc.).

- Ingérences (milices privées constituées de mercenaires étrangers, électeurs non-gabonais à la solde du pouvoir, etc.).


Dans cette optique, réunis au sein du Mouvement pour la Citoyenneté et le Développement du Gabon (MCDG), nous vous invitons à un sit-in de sensibilisation et d’information à la place de la Mairie à Rennes, le samedi 10 octobre 2009 de 10H à 18H.

A l’attention des amis du Gabon et des militants pour les Droits de l’Homme

Objet : Invitation au Sit-in de dénonciation violations des droits de l’Homme et atteintes aux libertés individuelles et collectives au Gabon,

à la Place de la Mairie à Rennes,
le samedi 10 octobre 2009 de 10H à 18H.

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 15:36

5 octobre 2009
Auteur : pourlesmortsdugabon@yahoo.fr
Etudiant Gabonais

A l'attention de
Monsieur le Secrétaire Général de l'O.N.U,
Messieurs les Présidents du Parlement europpéen et de l'Assemblée nationale française,



NE CAUTIONNONS PAS LA DICTATURE NAISSANTE AU GABON ! (naissante!!???)


Le 30 Août 2009, a eu lieu une parodie d’élection présidentielle au Gabon.

La population gabonaise, après 42 ans de pouvoir de feu Omar Bongo, aspirait légitimement à la démocratie à travers des élections transparentes. Cela n’a pas été le cas, pire ;

Le fils de l’ancien président, Mr Ali Bongo, a été proclamé vainqueur officiel (dynastie oblige) par un semblant de processus électoral, contesté de tous, montrant déjà des prémisses pour le moins effrayantes d’une future dictature :

- Médias occidentaux jugés ‘‘hostiles’’ interdits de territoire (dont 2 français).
- Journalistes gabonais incarcérés, menacés ou réprimandés (dont un patron de presse).
- Moyens de communication verrouillés pendant la campagne (Internet,sms) .
- Candidats à l’élection menacés, mis en garde à vue et interdits de sortir du territoire .
- Mitraillage de la chaine de télévision privée d’un des candidats.
- Dispersion musclée de Sit-in par des ‘‘Bérets Rouges’’ (dont des candidats molestés).
- Répression militaire jusqu’aux domiciles de supposés partisans de l’opposition.
- Meurtres, tirs à balles réelles de l’armée sur la population à Port-Gentil (capitale économique).
- Menaces, intimidations des familles (au Gabon) des gabonais qui dénonce ces faits à l’étranger.

On dénombre déjà en deux mois plus de victimes politiques et de répression que pendant les 42 ans de pouvoir d’Omar Bongo. Ce nombre risque fort d’augmenter après les manifestations certaines qui suivront l’investiture d’Ali Bongo.

Mr Ali Bongo, pour cette élection truquée a reçu les félicitations (avant même la date limite des recours) du Président français, le seul d’un pays occidental à avoir validé cette élection.

Déjà en Juillet 2009, Mr Toubon, chargé par Sarkozy d’organiser les 50 ans des indépendances africaines était allé valider (en observateur privé) l’énième ré-élection du dictateur Denis Sassou Nguesso au Congo .

Cette politique africaine de la France aux deux visages ne peut plus perdurer car elle fait des français des complices involontaires de ces crimes et de ses expatriés des cibles potentielles.

DESOLIDARISONS NOUS de la complicité du gouvernement français en demandant l’ouverture d’une enquête internationale sur la violente répression post-électorale au Gabon.

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 13:53

6 septembre 2009
Source: ANR

Omar Bongo est mort. Son fils Ali, nouveau président gabonais, a reçu les félicitations de Nicolas Sarkozy après une élection entachée de fraude. Le Gabon, ses matières premières, ses militaires français, sa famille Bongo en ses appartements parisiens et son petit peuple en ses bidonvilles... Le triste show françafricain peut continuer.

Omar est mort, vive Ali ! La proclamation, le 3 septembre dernier, des résultats de l’élection présidentielle gabonaise à un tour de scrutin, est sans appel.
Une élection dont les autres candidats et une multitude d’observateurs gabonais et étrangers ont dénoncé le caractère frauduleux. Incriminés, le dédoublement inopiné de près de 120 000 votants, soit environ 15 % d’électeurs supplémentaires, et la non-prise en considération par la Commission électorale des différences, qu’elle a pourtant reconnues, entre les procès-verbaux d’élection reçus au soir du 30 août et ceux en possession des candidats.

UN SYSTÈME VERROUILLÉ

« Le système est verrouillé avant et après les élections et nous n’avons aucun doute sur le fait qu’il s’agit d’une élection tronquée
, assure Olivier Thimonier, de l’association Survie. La plupart des membres de cette commission électorale sont au parti présidentiel, le Parti démocratique gabonais (1). Et la Cour constitutionnelle susceptible de se pencher sur les éventuels recours est également dans les mains du régime : la présidente de cette institution a eu deux enfants avec Omar... »

Au lendemain du scrutin, les deux principaux adversaires d’Ali Bongo, en l’occurrence Pierre Mamboundou, opposant historique d’Omar Bongo, et André Mba Obame, vieil ami de ce dernier et ancien ministre de l’Intérieur, se sont eux aussi déclarés vainqueurs. Mais la tension qui s’est aussitôt installée dans le pays les a contraints à une prudente retraite, physique, de la scène.
Mi-septembre, André Mba Obame, 52 ans, assurait à l’AFP qu’il était le président élu et entendait bien poser des recours pour invalider l’élection d’Ali Bongo. Une croisade qui semble avoir peu de chance d’aboutir.

Mort le 8 juin dernier, Omar Bongo Ondimba avait construit, en quarante et un ans passés à la tête de l’Etat, un système dans lequel le clan familial tenait une large place.
L’une de ses filles est vice-présidente de Total Gabon. Et c’est son fils Ali, ministre de la Défense pendant dix ans, qui se retrouve aujourd’hui à la tête du pays. Une victoire qui, dès le 7 septembre et alors que les troubles se poursuivaient dans le pays, lui a valu les félicitations de Nicolas Sarkozy.

LA MAIN SUR LA RENTE

Cet empressement élyséen est, là encore, un gage de continuité.
La relation qui unit la France et le Gabon est considérée comme la plus emblématique de la Françafrique. Entre novembre 1973 et février 2007, Omar Bongo n’a manqué qu’un seul des 24 sommets France-Afrique, dont le dernier s’est tenu à Cannes en 2007.

Il aura incarné jusqu’au bout et jusqu’à la caricature la permanence d’un système bâti au-dessus des peuples et où se mêlaient affairisme, raison d’Etat, clientélisme, renvoi d’ascenseur etc. En quatre décennies, il a financé les campagnes électorales de nombreux partis politiques français.

Et fut l’un des premiers chefs d’Etat appelé par Nicolas Sarkozy après sa victoire en mai 2007... La place incroyablement importante prise dans la vie politique française par ce petit homme coureur de jupons est en partie due à son charisme et à un sens de la manœuvre hors pair. Mais surtout à l’ampleur des intérêts économiques qui lient les deux pays. « Il y a près de 150 filiales ou succursales d’entreprises françaises au Gabon, résume Olivier Thimonier. Notamment dans les secteurs du bois, avec Rougier, du pétrole, avec Total, et du manganèse. Et 96 % des importations françaises en provenance du Gabon concernent ces trois ressources... En 2005, la France était le deuxième client du Gabon, derrière les Etats-Unis et son premier fournisseur à hauteur de 40 %. »

Depuis son accession à la présidence du pays, en 1967, Bongo a toujours eu la main sur la rente des ressources gabonaises. Un argent avec lequel il a pu conforter son système familial, corrompre opposants et dissidents et même jouer les faiseurs de paix dans la région.

L
oin d’être une simple marionnette manipulée par l’Elysée, l’homme s’est taillé une place d’interlocuteur d’autant plus respecté qu’il était très au fait des petits secrets puants de la Ve République. Alors, dans ce pays où 900 soldats français sont prépositionnés en permanence en vertu d’un accord de défense signé en août 1960, Robert Bourgi, conseiller Afrique officieux de l’Elysée, n’a pas hésité à proclamer publiquement avant l’élection qu’Ali Bongo était « son » candidat... Celui de la continuité assurée, probablement.

Face aux propos de cette figure historique du foccardisme, la neutralité mise en avant par la Fance au moment de l’élection prêterait presque à sourire. Si ce n’était la triste situation des 1,4 million de citoyens d’un pays figurant aujourd’hui parmi les plus endettés de la planète. Avec une espérance de vie autour de 55 ans et un taux d’analphabétisme élevé (67 % chez les femmes), le Gabon est bien loin d’apparaître comme le « Koweït de l’Afrique » que beaucoup voyaient en lui.

La plainte contre les « biens mal acquis » de certains dirigeants africains (la famille Bongo possède 33 appartements, hôtels ou maisons particulières, à Paris, Nice... ) déposée en mars 2007 à Paris par trois associations avait entraîné, quelques mois plus tard, l’ouverture d’une enquête. Nicolas Sarkozy venait d’arriver à l’Elysée et ce fut interprété comme le signal d’un possible changement dans les relations franco-africaines. Las, en novembre suivant, la plainte était classée sans suite... Une autre, déposée en décembre 2008, est en cours d’instruction.

« La France est en pleine réécriture de sa relation avec l’Afrique. »
C’est Alain Joyandet, secrétaire d’Etat à la coopération, qui l’assure. Un maroquin retiré, en mars 2008, à l’imprudent Jean-Marie Bockel qui disait vouloir en finir avec la Françafrique. Ce qui provoqua les protestations indignées d’Omar Bongo. Dont le fils Ali vient donc d’acquérir, avec la bénédiction de Paris, une toute fraîche immunité diplomatique.

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 23:01

28 septembre 2009
RDPG


Pourquoi Ali Bongo Ondimba n'est pas allé en Guinée Equatoriale et en RCA

Ali Bongo Ondimba n’a pas traîné. Une semaine après l’annonce de sa victoire électorale, il s’est rendu dans six pays de la sous-région: le Cameroun, le Congo, le Tchad, la RD Congo, l’Angola et São Tomé e Príncipe.

La première étape aura été la plus marquante. Paul Biya est venu l’accueillir à l’aéroport. « Il m’a toujours considéré comme son fils », a expliqué le président élu du Gabon. Bref, alors que le contentieux électoral n’est pas encore vidé à Libreville, Ali Bongo Ondimba a été reçu comme un véritable chef d’État. Est-ce l’aveu que le président camerounais a « voté » pour lui ? Pas si simple. À Libreville, depuis le 3 septembre, l’opposant André Mba Obame, qui dit craindre pour sa vie, est réfugié à l’ambassade… du Cameroun. Sans doute le « père » a-t-il conseillé au « fils » de négocier avec ses adversaires.

Dans sa tournée, Ali a négligé deux pays. La Centrafrique, c’est normal. François Bozizé était en voyage en Chine. On s’interroge, en revanche, pour la Guinée équatoriale. Depuis sa visite médiatisée sur l’îlot disputé de Mbanié, en 2003, Ali Bongo Ondimba n’entretient pas les meilleures relations, loin de là, avec Teodoro Obiang Nguema. Pour ne rien arranger, la télévision publique gabonaise a diffusé, le 12 septembre, la vidéo d’un journaliste accusant la Guinée équatoriale d’avoir soutenu le candidat Mba Obame et d’avoir envoyé des mercenaires à Port-Gentil pour « déstabiliser » le Gabon.

Protestation et démenti immédiats de Malabo. Pour calmer le jeu, deux ministres gabonais ont reçu l’ambassadeur équato-guinéen à Libreville. Les deux pays ont réaffirmé leur « fraternité ». La première rencontre Bongo-Obiang Nguema sera observée à la loupe.

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 13:43

22 septembre 2009

Rassemblement face aux tours TOTAL et AREVA (Mercredi 23 septembre)


Le Collectif de Résistance des Gabonais de l'Extérieur,

mouvement de Résistance au coup d'Etat électoral au Gabon,

invite tous les amis du Gabon et de la Démocratie à un


Rassemblement face aux tours

TOTAL et AREVA


Mercredi 23 septembre 2009
de 11 à
15 heures

Place de la coupole à Courbevoie (92400) - Métro ou RER : La Défense

Cette action collective et publique a pour but l’information et la sensibilisation aux événements politiques en cours au Gabon suite au coup d’Etat électoral : répression, pressions et violences sur les leaders politiques et les médias, déni et violation des libertés publiques, atteintes aux Droits de l’Homme.

Le Peuple Gabonais et les Peuples d’Afrique francophone n’acceptent plus d’être dirigés par les puissances économiques. Ils veulent pouvoir choisir librement leurs dirigeants et que soit mis en place un réel partenariat « gagnant-gagnant » avec les intérêts occidentaux dans leurs pays. 

 

contact@resistancegabonaise.com
presse@resistancegabonaise.com
www.resistancegabonaise.com

 

Cette manifestation publique sera diffusée en direct sur le site internet : http://mygab-tv.ning.com

(fin du communiqué de presse)

 

Qui vient ?

Les gabonais, eux, ont compris que ceux qui les maintiennent dans la pauvreté et qui leur volent les élections sont les grosses multinationales,  françaises du coup. La Françafrique donc. Et dans françafrique y a pas que fric. Y a nous, bien obligés de s'avouer concernés par la lutte de nos amis gabonais... je dirais même plus:

Tu remarqueras citoyen français (pur beurre salé comme moi , ou pur beur comme à Sarcelles, ou pur cassoulet comme à Toulouse...), que t'es bien classé pour être l'européen le plus productif mais que les multinationales cotées en bourses, via sarkozy, ont quand-même à loisir de te donner du fouet en taxecarbonisant ton pouvoir d'achat, ta santé et l'enseignement de tes gosses...

Et qu'en période de crise c'est en siffonant le budget de ton bien-être que Sarkozy a sauvé l'usinage des voitures à essences carboniques de chez Renault pour ne pas que Total voit son chiffre d'affaire baisser (+17 milliards,
de mémoire)...Les gars de chez Mollex peuvent témoigner: ton fric c'était pas pour sauver leur emploi.

Du coup tu peux  facilement comprendre qu'aider les gabonais à démanteler la françafrique en commençant par Total ça ne peut pas nuire à ton mieux-être, camaradeauhasard.

Avoues qu'ici au milieu de cette place de la Coupole, où trônent côte-côte Total et Areva comme deux têtes couronnées, convergent les intérets égaux de luttes semblables de peuples distincts du Gabon et de la France qui veulent se défaire du joug d'un capitalisme libéral  à la sauvagerie exacerbée par la crise qu'il a engendrée...

Alors qui vient sit-inguer pacifiquement devant Total à la Coupole mercredi prochain?!
Non ? ... pas sûr, ami syndicaliste, que tu fasses le bon calcul en attendant la surprise-party du 7 septembre organisée par Jaune et Charden .
Allez qui d'autre viendra frapper à la poche de Total et Areva, qu'ont leur siège côte-côte à Paris ?

T'es éconicolashulo et penses que c'est urgent de sauver la planète, ce qui implique de trouver des sous pour investir dans
des nouveaux modes de productions et de consommations d'énergies... ?  ben t'as mieux à faire que d'aider sarko à taxer nos petites poches...

T'es socialo mais pas corrompu ? Bah  viens
Marc Vasseur ! tu ne crois quand-même pas qu'il suffit de déchirer sa carte du parti pour gagner sa liberté ...(et rammène Ségolène avec toi)

T'es du Modem et tu cherches à te rassembler avec des amis contre un truc que t'aimes pas ? bah si ce truc dépasse la (petite) personne de sarko tu peux rammener JF Kahn...(oui Bayrou aussi)

T'es du Front de gauche ou du NPA mais tu n'as pas peur de croiser un gars du modem...?  ouf !

T'es ouvrier et tu crains que ta grande taille gêne quelqu'un - ou t'es "arabe" et t'as peur que ça pose un problême - ou agriculteur et tu rêverais que ton lait soit de l'or noir.... ? Allonzenfants, viens manifester devant Total et Areva pour les obliger à nous rendre cette richesse que nous produisons tous: français et gabonais.

 

PS: non je n'ai oublié personne, puisque le PC a déjà annoncé qu'il venait. (Et quant aux militants du DAL je les sais déjà très très occupés...)

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